5 Septembre
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, SAINT BERTIN, abbé, depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Gleb;(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
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Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 5 September
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 5 Septembre
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Icones de Saints Celtiques pour l'église ou pour le coin-prière à la maison:
http://groups.yahoo.com/group/celt-saints/message/1306
Sources:
========
*******************************
Ajouts personnels :
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
Tobi 23, 1721 AM

Dimanche 5 septembre 2004 ou 31 Misra 1720
Départ de saint Malachie, le Prophète
1. En ce jour, le grand prophète Malachie, un des 12
propètes mineurs, partit. Il prophétisa au sujet du
retour du peuple de captivité de Babylone à
Jérusalem. Il réprimanda les enfants d'Israël
à cause de leurs transgressions contre Dieu et Sa Loi. Il les
admonesta aussi à cause de leurs viles offrandes, et
prophétisa à propos de l'acceptation des Gentils quand il
dit ; "Mais, du levant au couchant, mon Nom est grand chez les nations,
et en tout lieu un sacrifice d'encens sera présenté
à mon Nom ainsi qu'une offrande pure. Car grand sera mon Nom
chez les nations! dit Yahvé Sabaot." (Malachie 1,11). Il leur
fit remarquer qu'ils ne donnaient pas la dîme ni les
prémices, en disant, "Apportez intégralement la
dîme au trésor, pour qu'il y ait de la nourriture chez
moi. Et mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit Yahvé
Sabaot, pour voir si je n'ouvrirai pas en votre faveur les
écluses du ciel et ne répandrai pas en votre faveur la
bénédiction en surabondance. En votre faveur, je
tancerai le criquet pour qu'il ne vous détruise pas les fruits
du sol, et que pour vous la vigne ne soit pas stérile dans la
campagne, dit Yahvé Sabaot" (Malachie 3,10-11)
Il prophétisa au sujet de la venue de saint Jean le Baptiste
avant le Seigneur, le Sauveur du Monde, en disant, "Voici que je vais
envoyer mon messager, pour qu'il fraye un chemin devant moi. Et soudain
il entrera dans son sanctuaire, le Seigneur que vous cherchez; et
l'Ange de l'alliance que vous désirez, le voici qui vient! dit
Yahvé Sabaot." (Malachie 3,1)
Il prophétisa aussi au sujet de la venue d'Elie avant le
Seigneur lors de Son second Avènement, disant, "Voici que je
vais vous envoyer Élie le prophète, avant que n'arrive le
Jour de Yahvé, grand et redoutable. Il ramènera le coeur
des pères vers leurs fils et le coeur des fils vers leurs
pères, de peur que je ne vienne frapper le pays
d'anathème. (Malachie 4,5-6)
Ayant été agréable à Dieu par son combat,
et ayant accomplit ses jours en paix, il partit vers Dieu qu'il aimait.
Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à
Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

http://pomog.org/ochrid.html
( site de l'Eglise Russe Hors Frontières aux USA, calendrier julien )
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
MARTYR DU SAINT "PORTEUR DE LA PASSION" GLEB, DAVID DANS LE SAINT BAPTÊME (+ 1015)
Le saint prince Gleb, David dans le saint Baptême, fut un des
premiers martyrs Russes appelés "Porteurs de la Passion"
Il souffrit avec son frère le prince Boris (Romain dans le saint
Baptême). Après le meurtre de saint Boris, Svyatopolk le
Maudit envoya à son plus jeune frère le prince Gleb un
messager avec une fausse information sur leur père, le saint
Grand Prince Vladimir de Kiev, qui était mort de maladie,
utilisant ainsi le mensonge pour assassiner un autre prétendant
possible au trône de
Kiev.
Le prince trompé, Gleb, se hâta vers Kiev avec une petite
troupe. Son frère Yaroslav, craintif, l'ayant rattrapé
à Smolensk, fut incapable de retarder le saint, qui ne
soupçonnait pas une telle cruauté de la part de son
frère Svyatopolk.
Pas loin de Smolensk, les assassins abordèrent le bateau de
saint Gleb, qui n'offrit pas de résistance, mais demanda
humblement qu'ils l'épargnent à cause de son jeune
âge. Le cuisinier de Gleb lui trancha la gorge sur l'ordre des
meurtriers. Le corps du prince fut enterré dans un endroit
désert pas loin de Smolensk, "entre deux troncs d'arbre,"
c.-à-dire., dans un simple cercueil en (+1015). En 1019-1020 son
frère Yaroslav découvrit la tombe de saint Gleb. Le
corps, incorrupu, fut transféré à Vyshgorod
près de Kiev et enterré à côté du
saint prince Boris.
Plus tard, il y eut une translation des reliques des 2 frères
(fête au 2 mai) dans l'église de Saint-Basile le Grand, et
là, dans la crypte de ces saints Porteurs de la Passion, nombre
de miracles se produisirent. Le Métropolite Jean de Kiev
rédigea un office à la mémoire des princes
Porteurs de la Passion, et établit aussi le jour de fête
pour eux ensemble au 24 juillet, qui est leur date depuis la seconde
moitié du 11ième siècle.
L'Eglise russe a depuis les temps les plus reculés
vénéré ces frères, qui rendent depuis lors
d'incessantes assistances par la prière à leur pays
natal, en particulier durant les périodes gravement
troublées. Ainsi, juste avant la bataille de la Neva en 1240,
les Porteurs de la Passion Boris et Gleb apparurent en vision à
un des soldats du saint prince Alexandre Nevski (23 novembre, 30
août et 23 mai), et ils aidèrent les Russes à
vaincre.
Les chroniques sont remplies de comptes-rendus de diverses
manifestations de miséricorde, témoignée sur leurs
tombeaux, et les victoires obtenues par leur aide. Nombre
d'églises et de monastères ont été
bâtis à travers toute la Russie en l'honneur des saints
Porteurs de Passion Boris et Gleb.
Martyr Abdias [ou Habib] de Persie (5ième siècle)
Le martyr Abdias (ou Habib) souffrit en Perse durant le rège de
l'empereur Izdegerd 1er pour son refus d'apostasier le Christ et
d'adorer le soleil et le feu en échange. Il mourrut après
force tortures, et jusqu'à son dernier souffle, il rendit
grâce à Dieu pour permettre à Ses élus de
mourrir pour Son Saint Nom.
Sainte vierge martyre Raïssa (Rhais) d'Alexandrie
Sainte Raïssa (ou Iraida) vivait à Alexandrie. Elle
était la fille d'un prêtre de Tamieh (Fayoum) sur la
frontière du désert de Lybie. Elle avait environ 20 ans
lorsqu'éclata la persécution de Dioclétien.
Un jour, alors qu'elle allait à un puits pour prendre de l'eau,
elle vit un navire amaré. A bord, un grand groupe d'hommes, de
femmes, de clercs, de moines, tous enchaînés pour leur
confession de la Foi Chrétienne.
Laissant de côté sa cruche d'au, la sainte se joignit
volontairement aux prisonniers pour le Christ, injuriant les
divinités païennes jusqu'à ce qu'on s'empare d'elle
et l'enchaîne avec le groupe. Lorsque le navire arriva à
la ville égyptienne d'Antipolis, sainte Raïssa fut la
première à subir les terribes tortures, et fut
décapitée par l'épée. Après elle,
les autres martyrs scellèrent leur confession de la Foi en
Christ avec leur sang.
[Une autre sainte Rhais aurait souffert le martyre avec d'autres disciples de la
"discalia" d'Origène à Alexandrie en 202, avec les saints
Heron, Plutarch, Serenus, Heraclides, Potamioena et Saint Marcella,
dans la persécution de Septime Sévè.]
[biographie complètée par plusieurs sources]
Textes à traduire plus tard :
Saints Zacharie et Elisabeth, parents de Saint Jean le Précurseur (1er siècle)

mosaïque du monastère "Saint Jean le Précurseur",
Maldon, Wessex, Grande-Bretagne, 1er novembre 2003, photo JMD
Saint Zacharie, père de saint Jean le Baptiste (1er siècle)
Tropaire de saint Zacharie, père de saint Jean le Baptiste, ton 4
Revêtu des vêtements de la prêtrise,
Selon la Loi de Dieu tu offris les offrandes consumées de sainte manière, sage Zacharie.
Tu devins un luminaire et révélateur des Mystères,
Portant en toi les signes de la grâce, toi le tout sage.
Frappé par l'épée dans le temple de Dieu, O prophète du Christ,
Intercède ensemble avec le Précurseur
Afin que nos âmes soient sauvées.
Kondak de saint Zacharie, père de saint Jean le Baptiste, ton 3
Aujourd'hui le prophète Zacharie, prêtre du Très Haut et père du Précurseur,
A préparé un banquet à sa mémoire pour nourrir le fidèle,
Mélangeant la coupe de la justice.
C'est pourquoi nous le louons comme un divinement initié de la grâce de Dieu.
Tropaire des saints Zacharie et Elisabeth, parents de saint Jean le Baptiste, ton 2
Faisant mémoire en ce jour de Tes prophètes Zacharie et Elisabeth, O Seigneur,
Par leurs prières, nous Te supplions,
O Christ Dieu, sauve nos âmes!
Sainte Elisabeth, mère de saint Jean le Baptiste (1er siècle)
Kondakion de Sainte Elisabeth, mère de saint Jean le Baptiste, ton 4
De même que la lune brillament reflète la lumière du soleil,
Tu réfléchis la gloire du Messie, la Lumière de la Sagesse!
Avec Zacharie tu marcha dans les Commandements du Seigneur, Elizabeth, aimée de Dieu.
C'est pourquoi alors que nous te bénissons par des chants appropriés,
Nous louons le Seigneur, la généreuse Lumière, Qui nous illumine tous.
Martyr de saint Athanase, Abbé de Brest, en Russie (+ 1648)
![]()
[ martyr, assassiné par un tribunal des Uniates et des Polonais ]
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"september", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
p.492-494
SAINT BERTIN, MOINE À LUXEUIL, FONDATEUR ET ABBÉ DE SITHIU, AU DIOCÈSE D'ARRAS (+ 709)
http://www.amdg.be/sankt/bertin.html
Au diocèse de Verdun, saint Arateur, 4ième
évêque de ce siège qu'il tint pendant 33 ans. Il
remplit parfaitement la signification de son nom par son travail
continuel dans le champ du Seigneur. Son corps fut mis dans un cercueil
de pierre qu'on voit encore à présent derrière le
maître-autel de l'église des Religieuses de l'abbaye de
Saint-Maur de cette ville, près de ceux de ses
prédécesseurs. Vers 484. -
Au diocèse de Besançon, mémoire de saint
Agnan, évêque de ce siège et confesseur.
Profondément instruit dans les Lettres Sacrées, il
joignait à la sainteté de la vie un talent remarquable
pour la prédication. Ce fut pendant son épiscopat qu'eut
lieu l'invention des reliques des saints Ferréol et Ferjeux,
apôtres de Besançon. Son corps fut inhumé
auprès d'eux; dans les anciennes litanies de Besançon, il
est nommé le premier parmi les évêques confesseurs.
+ 374. -
A Laon, sainte Preuve ou Proba, vierge, massacrée par des impies
près de Guise (Aisne), au diocèse de Soissons. Nous
parlerons de ses reliques au 7 de ce mois, dans la vie de sainte
Grimonie, vierge et martyre à La Capelle. 6ième s. -
Dans la Volhynie (un des gouvernements de la Russie), saint Gleb ou
Cleph, appelé aussi David, duc de Kievie ou Kiev. Rappelé
du monastère de Cluny pour être fait roi de Pologne, il
fut masnacré par les émissaires de Zuantopèle, son
frère. 11ième siècle -
En Angleterre, saint Alton, moine Ecossais et abbé en Allemagne,
fondateur de l'abbaye d'Altmunster. Il est honoré en Allemagne
le 9 février, jour sous lequel nous l'avons déjà
cité dans les additions des Bollandistes. + 760. -
En Perse, saint Abdas, évêque et martyr, et ses
compagnons, victimes de la persécution suscitée contre
les Chrétiens par le roi Yezdedgerd 1er et continuées par
son successeur Varane 5. + Vers 420.
En Russie, saint Romain ou Boris, frère de saint Gleb,
mentionné plus haut, et fils de Vladimir 1er, le Grand,
prince de Russie. 1015.
SAINT GENNEBAUD OU GENEBAUD, 1er ÉVÊQUE DE LAON ET CONFESSEUR (+ 550)
alias : Guénebaud, Guinibold, Gombaut, Génebault, Ginebault.
évêque de Rome : Vigile - Roi des Francs : Childebert 1er
Un des premiers soins du roi Clovis 1er, après son
Baptême, fut de réparer les dommages que son
armée, encore toute païenne, avait faits aux
églises. Il donna à saint Remi, 15ième
évêque de Reims (459-533), des sommes considérables
d'argent et beaucoup de terres, entre autres, Anizy, Coucy et Leuilly.
Le saint prélat employa ces richesses à former de
nouveaux évêchés et à doter plusieurs
églises.
Laon était une des plus fortes places des Gaules : les Vandales
et les Huns n'avaient pu s'en emparer; elle faisait partie de la
métropole de Reims. Remi résolut de l'en détacher
et de fonder à Laon, sa ville natale, un nouvel
évêché qui comprendrait le comté de Laonnois
et la Thiérache. En 497, il érigea en cathédrale
l'église de Sainte-Marie ou de Notre-Dame, dans laquelle il
avait prié avec tant de ferveur dans sa jeunesse, et il attribua
aux évêques de ce nouveau siège la terre d'Anizy,
qu'ils ont possédée jusqu'à la
Révolution. Il restait à Remi à choisir un sujet
digne et qui répondît à ses espérances. Il
jeta les yeux sur un pieux laïque, noble de naissance, fort savant
dans les Lettres, Saintes et humaines; il se nommait Gennebaud et avait
épousé la propre nièce de Rémi; puis,
touché par un mouvement particulier de la grâce, il
s'était séparé de sa femme pour vivre dans la
continence. Une fois consacré évêque, Gennebaud en
remplit pendant quelques années toutes les fonctions avec
un zèle et une vigilance dirigés d'après les
règles de la prudence la plus consommée. Les vertus qu'il
pratiquait, l'édification qui en résultait pour son
peuple, les encouragements mêmes qu'il recevait de son
métropolitain, contribuèrent malheureusement
à lui donner trop de confiance en ses propres forces et en la
pureté de ses intentions. Il se relâcha peu à peu
de sa réserve à l'égard de celle qui avait
été sa légitime épouse ; il lui permit,
à son palais, des visites et des entretiens qui devinrent
de plus en plus fréquents. Il oublia qu'il ne devait pas se
croire plus fort ni plus ferme que David, ni plus sage que Salomon,
qu'il y a dans l'Ecriture une parole qui ne s'est que trop souvent
vérifiée : "Celui qui s'expose au péril y
périra" "Qui amat periculum in illo peribit". La force de
la tentation devenait de jour en jour plus violente. Gennebaud aurait
dû, selon le précepte du Maître, employer le
fer et le feu pour rompre sur-le-champ-avec l'occasion prochaine : "Si
votre oeil vous scandalise, arrachez-le; si c'est votre bras, coupez-le
et jetez-le loin de vous; il vaut mieux que vous entriez dans la vie
avec un bras et un oeil de moins que d'être avec vos 2 bras et
vos 2 yeux jeté dans les ténèbres
extérieures, ou il y aura des pleurs et des grincements de
dent". Gennebaud était aveuglé par la tendresse qu'il
avait pour sa femme : il succomba une première fois. Et quand,
après quelques mois, sa femme lui envoya dire qu'elle avait mis
au monde un fils, Gennebaud rentra en lui-même et fut couvert de
confusion. Ce ne furent que pleurs et gémissements sur son
infidélité à ses engagements. La faute qu'il avait
commise était énorme; il pouvait l'effacer par un
sincère repentir et une sérieuse pénitence; mais
quelle n'est pas la fragilité de l'homme quand, par une
présomption blâmable, il néglige les moyens que
notre divin Sauveur nous a prescrits pour ne pas provoquer les attaques
du démon et ne pas être victime de ses suggestions.
"Vigilate et orate, ut non intretis in tentationem" "Veillez et
priez, afin de ne pas succomber à la tentation". Gennebaud
permit de nouveau à sa femme de continuer à le
fréquenter. Il en résulta une nouvelle chute. Le premier
fruit de son incontinence avait reçu le nom significatif de
"Latro" (larron); "Vulpecula" fut celui de l'enfant qui naquit
après cette seconde faute, comme ayant été
engendré par la fraude.
Nous laissons pour ce qui suit la parole au naïf et savant annaliste Flodoard :
"Le Seigneur ayant de nouveau jeté sur Gennebaud un regard
semblable à celui qu'Il avait jeté sur Pierre, il se
repentit et, pénétré de componction, il
supplia saint Remi de venir à Laon. Après l'avoir
reçu avec la vénération due à ses vertus,
ils se retirèrent ensemble dans un appartement secret.
Là, Gennebaud éclate en gémissements;
prosterné aux pieds de son saint protecteur, il s'accuse et vaut
se dépouiller de son étole épiscopale. Saint Remi
l'interroge et veut connaître exactement la cause d'une si grande
douleur; les larmes, les sanglots lui coupent la voix, le coupable peut
à peine parler. Cependant il raconte son péché
sans déguiser aucune circonstance. L'homme de Dieu, le voyant si
profondément contrit, essaie de le consoler avec douceur : il
proteste qu'il est moins affligé de ses fautes que de sa
défiance en la bonté et la Miséricorde de Dieu,
auquel rien n'est impossible, qui ne rejette jamais le
pécheur pénitent, et qui, même, a donné Son
Sang pour les pécheurs. Ainsi le sage et charitable
métropolite s'efforce de relever Gennebaud de sa chute, lui
montrant par divers exemples qu'il pourra facilement trouver
grâce devant Dieu pourvu qu'il veuille offrir au Seigneur de
dignes fruits de repentir. Après l'avoir ainsi ranimé par
ses saintes exhortations, Remi lui inflige une pénitence : il
fait construire une petite cellule, éclairée par une
petite fenêtre, avec un oratoire près de l'église
de Saint-Julien à Laon, et y renferme l'évêque
pénitent. Pendant 7 ans, Remi prit soin du diocèse du
reclus, officiant alternativement un dimanche à Reims, et
l'autre à Laon.
La miséricorde de Dieu montra bientôt combien, en cette
réclusion, Gennebaud avait profité, à quelle
rigueur de contrition et de continence il s'était
condamné, et combien dignes furent les fruits de sa
pénitence : car la septième année, la veille de la
Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ, il passait la nuit
dans la pénitence et dans la prière, pleurant
amèrement sur lui-même, de ce qu'après avoir
été élevé autrefois à l'honneur et
autorité de réconcilier les pécheurs à
Dieu, il n'était pas même digne, à cause de ses
crimes, de se mêler dans l'église entre les
pénitents; environ sur le minuit, un Ange du Seigneur vint
à lui avec une grande lumière, dans l'oratoire où
il était prosterné en terre, et lui dit "Les
prières que ton père saint Remi a faites pour toi sont
exaucées, ta pénitence a été
agréable au Seigneur, et ton péché t'est remis.
Lève-toi de ce lieu, va remplir ton ministère
épiscopal, et réconcilie au Seigneur ceux qui font
pénitence de leurs iniquités".
Gennebaud, frappé d'une trop grande terreur, ne pouvait
répondre. Alors l'Ange du Seigneur le rassure et l'exhorte
à se réjouir de la Miséricorde de Dieu envers
lui. Enfin, réconforté, l'évêque
répond qu'il ne peut sortir, parce que son seigneur et
père saint Remi a emporté la clef et scellé la
porte de son sceau. Alors l'Ange "Pour que tu ne doutes pas", dit-il,
"que j'ai été envoyé par le Seigneur, comme le
Ciel t'est ouvert, qu'ainsi cette porte soit ouverte". Et
aussitôt, sans briser le cachet, la porte s'ouvrit. Gennebaud,
alors, se prosternant en croix sur le seuil, s'écria :
"Quoique le Seigneur Jésus-Christ Lui-même ait
daigné venir à moi, indigne pécheur, je ne
sortirai point d'ici que celui qui m'y a enfermé en son noms ne
vienne m'en tirer". A cette réponse l'Ange se retire.
Cependant saint Remi passait cette même nuit en prières
dans le caveau situé sous l'église de Notre-Dame de
Reims. Le saint homme, fatigué de veiller, est ravi en extase et
voit un Ange à ses côtés qui lui raconte ce qui
vient de se passer, et lui ordonne d'aller en toute hâte à
Laon, de rétablir Gennebaud sur son siège et de lui
persuader de remplir son ministère pastoral. Le bienheureux se
lève sans hésiter et se rend à Laon. Là il
trouve Gennebaud prosterné sur le seuil de sa cellule et la
porte ouverte sans que le sceau en ait souffert. Alors, lui ouvrant ses
bras en versant des larmes de joie, et louant la Miséricorde du
Seigneur, il le relève, le rend à son siège et au
ministère épiscopal, et retourne à Reims plein
d'allégresse.
Quant à Gennebaud, soutenu par la grâce de Dieu, il passa
ensuite tout le reste de sa vie dans l'exercice de l'humilité,
publiant hautement ce que le Seigneur avait fait pour lui. Aussi
mourut-il dans la paix, compté au nombre des Saints du Seigneur,
après avoir longtemps (50 ans) occupé le siège de
Laon".
En 549, étant fort âgé, il députa son
archidiacre, Médulphe, au 5ième concile d'Orléans,
assemblé contre les erreurs de Nestorius et d'Eutychès.
Il mourut le 5 septembre, jour où il est mentionné au
martyrologe romain. Depuis l'année 1852, sa fête se
célèbre le 4 septembre dans le diocèse de Soissons
et Laon. Longtemps on a conservé à la
cathédrale de Laon les reliques de saint Gennehaud, et
plusieurs chapelles y ont été érigées en
son honneur.
La chute de saint Gennebaud doit nous inspirer une grande
défiance de nous-mêmes. Souvenons-nous qu'il n'est pas de
péché si énorme commis par un homme, qui ne puisse
être commis par tout autre homme. Et si nous avons eu le malheur
de commettre de grandes fautes, ne désespérons jamais de
la Miséricorde de Dieu, pourvu que nous Lui demandions la
grâce d'une sincère pénitence et d'un ferme propos
de ne plus nous exposer à tomber dans les mêmes fautes. -
Flodoard; Hincmar; les Bollandistes; Arnaud d'Andilly; Dom Lelong; Carlier; Collete.
[ Hincmar de Reims, Vita Remigii, dans Mon. Germ. hist. Script. rer.
merov. tome 3 p.300-035; Acta Sanctorum 5 septembre tome 2 p.537-540;
Gallia Christiana tome 9 col 508-510; mgr Duchesne, Fastes
épiscopaux de l'ancienne Gaule, tome 3, p. 25 & 138; V.
Leroquais, Les sacramentaires et les missels manuscrits des
bibliothèques publiques de France, tome 1, p. 129 & 228,
tome 2 p.15 & 90 & 121 ]
SAINT TAURIN, MARTYR, ÉVÊQUE DE L'ANCIEN SIÈGE D'EAUZE, diocèse actuel d'Auch (époque incertaine)
Saint Taurin fut le 4ième successeur de saint Paterne, que saint
Sernin, l'apôtre, non-seulement de Toulouse, mais encore de
toutes les contrées voisines des Pyrénées,
établit premier évêque d'Eluse ou Eauze, alors
métropole de la Novempopulanie, comme on appela longtemps la
Gascogne actuelle. Il remplissait tous les devoirs d'un habile et
vigilant pasteur, lorsqu'une nuée de barbares, attirés
par l'appât d'un riche butin, vinrent menacer la cité
épiscopale.
Forcé de s'éloigner avec une partie de son troupeau,
Taurin se réfugia dans Auch, où il eut soin d'apporter
les corps de saint Paterne, de saint Servand, de saint Optat et de
saint Pompidien, ses prédécesseurs, l'autel
consacré à Marie par saint Sernin et saint Paterne, quand
ils avaient fondé le siége d'Eauze, et des reliques, qui
nous montrent combien était cher et précieux, aux yeux
des premiers fidèles, tout ce qui rappelait plus
spécialement le souvenir de la Mère du Sauveur.
C'étaient des cheveux de la sainte Vierge, un morceau d'une de
ses robes et quelques parcelles, soit de la pierre de son
sépulcre, soit de la terre sur laquelle elle rendit le dernier
soupir. Du reste, cette fuite et les circonstances qui
l'accompagnèrent avaient, dit-on, été
prédites par saint Paterne; car, à son lit de mort, le
disciple de saint Sernin aurait fait entendre ces paroles
prophétiques: "Moi, le premier, 3 après moi, et nul autre
ensuite; après quoi le siège sera changé. Que
celui qui emportera d'ici l'autel et les reliques de la Vierge, ne
laisse ni moi, ni eux".
Auch, où se retira saint Taurin, se partageait, à cette
époque, en 2 cités très-distinctes : "Climberris",
la ville gauloise, très-amoindrie, sans doute, sur la
crête et sur les flancs de la colline, et "l'Augusta Auscorum",
la ville romaine ou la ville claire, comme on l'appela quelquefois
depuis, sur les rives du Gers. Saint Sernin y avait semé
l'Evangile dans le premier siècle de l'ère
Chrétienne; une ancienne tradition qui s'est
perpétuée à travers les âges, et que nous
trouvons mentionnée dans plusieurs documents
très-respectables de la métropole d'Auch, veut même
qu'ayant, pendant qu'il prêchait à Auch, appris par
révélation la mort de saint Pierre, martyrisé
à Rome sous Néron, il se soit empressé de
bâtir sur la rive gauche du Gers un oratoire dédié
à Saint-Pierre. La Foi y avait fait des prosélytes depuis
cette première prédication, et bientôt l'oratoire
de Saint-Pierre n'avait plus suffi. Un autre avait été
élevé à quelques pas de là, vers le nord,
hors des murs d'enceinte des 2 cités.
Après avoir élevé sur le sommet de la colline une
petite chapelle dans laquelle il plaça l'autel de la sainte
Vierge et une partie des reliques qu'il avait apportées d'Eauze,
il alla déposer le reste dans l'oratoire de Saint-Jean, et y
établit son siège pontifical. C'était s'y fixer
lui-même, et comme il voulut garder près de lui les corps
de ses prédécesseurs, il les enterra dans cet oratoire
près du maître-autel. La présence de saint Taurin,
l'exemple de ses vertus, ses pressantes exhortations ne pouvaient que
raviver à Auch la piété des chrétiens et en
augmenter le nombre, Aussi est-il généralement
regardé comme le premier évêque de cette ville. Il
est vrai que c'est à lui que remontent et que s'arrêtent
les plus anciens documents de cette Eglise. Nous inclinerions,
toutefois, à croire que le siège d'Auch existait
déjà. C'était l'usage à peu près
constant de la primitive Eglise, lorsque la foi avait été
prêchée avec quelque succès dans une ville un peu
importante, et surtout lorsqu'elle y avait fait des
progrès, d'y placer non point un ou plusieurs prêtres,
mais un évêque. Or, quand saint Taurin parut à
Auch, saint Sernin y avait jeté la semence
évangélique depuis un assez bon nombre d'années,
et cette semence y avait fructifié au point de nécessiter
2 oratoires et un cimetière.
Cependant, l'enceinte d'une ville était trop étroite pour
le zèle de l'homme apostolique. A cette âme ardente il
fallait un théâtre plus vaste; la charité est
quelquefois affamée de conquêtes autant que l'ambition.
Comme celle-ci, la première sait, quand il le faut, aller
presque jusqu'à une imprudente témérité. Le
bruit se répand un jour que pour accomplir nous ne savons quel
rite du culte druidique, une foule nombreuse se réunissait dans
le bois de Berdale, alors plus étendu qu'il ne l'est de nos
jours, car il ne se terminait qu'à une petite distance d'Aubiet.
A cette nouvelle, le héraut de l'Evangile ne se contient point.
Bravant tous les périls et souriant peut être au sort qui
l'attendait, il court attaquer l'erreur jusque dans son repaire.
Le sacrifice était commencé. Tout à coup, au
milieu du silence religieux, une voix se fait entendre. C'était
Taurin ! A la multitude abusée, en présence des
prêtres païens qui l'égaraient, il dit tout ce
qu'avait de vide, d'indigne et de mensonger le culte des fausses
divinités qui surprenaient ses adorations, et au contraire tout
ce qu'avait apporté à la terre de vertus, de consolations
et de liberté, le Dieu dont il était, lui, le ministre.
La foule s'étonne d'abord de la hardiesse et de la
nouveauté de ce langage; elle hésite quelques instants:
mais bientôt, poussée par les druides, elle se jette sur
l'intrépide apôtre et l'accable sous une grêle de
pierres et de coups de bâtons. Il respirait encore, lorsqu'un
idolâtre, plus emporté que les autres, lui brise le
crâne d'un premier coup de hache, et d'un second lui tranche
entièrement la tête. Une ancienne tradition prétend
que le Saint renouvela aux yeux de ses meurtriers le miracle de saint
Denis de Paris, et qu'il porta, avec son tronc mutilé, sa
tête jusque dans la rue d'Auch, qui depuis reçut son nom
et qui était située près des terrasses de
l'archevêché. C'est là que les Chrétiens
allèrent chercher ses restes sacrés pour les ensevelir
dans l'église de Saint-Jean, à côté des
restes de ses prédécesseurs sur le siège d'Eluse.
CULTE ET RELIQUES.
La fète de saint Taurin se célèbre dans tout le
diocèse d'Auch, avec la mêmes pompe que les plus grandes
solennités, le 5 septembre qu'on croit être celui de son
martyre. On l'invoque contre les maux de tète. Quant le
siège pontifical eut été transféré,
vers l'an 850, dans l'ancienne chapelle bâtie par saint
Taurin sur la crête de la colline, et devenue plus tard
l'église de Sainte-Marie, les archevêques songèrent
à transporter près d'eux ses reliques. Aucun monument
parvenu jusqu'à nous ne nous indique l'époque de cette
translation. Quoi qu'il en soit, le corps de saint Taurin fut descendu
dans une crypte avec ceux de saint Léothade et de saint
Austinde. En 1610, Mgr Léonard de Trapes fit l'invention de ses
reliques.
Pendant la Révolution, le chef de saint Taurin disparut, ainsi
que le grand buste en argent qui le renfermait; quant au sarcophage qui
renfermait le reste du corps, il fut respecté, ainsi qu'on le
constata dans la visite faite le 4 février 1857, par Mgr de
Salinis. Voici l'inventaire des reliques de saint Taurin, tel qu'il fut
fait à cette époque :
12 côtes ou fragments de côtes; - De plus, 4 petite
fragments; - 7 vertèbres entières ou à peu
près, dont 2 cervicales unies et 2 autres encore cervicales,
mais séparées; - 16 fragments d'autres
vertèbres; - Partie supérieure du larynx; - un grand
fragment de la partie supérieure de l'omoplate gauche; - La
clavicule droite; - 2 fragments d'humérus; - Un fragment notable
de chacun des 2 radius; - Un fragment d'un cubitus; - Les 2
fémurs moins leurs têtes; - Une tête de fémur
séparée; - Le péroné gauche entier; - Le
péroné droit fracturé en 2; - Les 2 tibia; - Les 2
rotules; - Les 2 calcaneum avec un astragale; - 4 os du tarse; - 12 des
os longs des pieds ou des mains; - 4 fragments des os des îles; -
Un très-petit fragment d'étoffe; - 2 vases de cendres.
Extrait des "Vies des saints évêques de la
métropole d'Auch", par m. J-J Monlezun, chanoine d'Auch et du
Puy.
Textes à corriger plus tard :
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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel