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Une Vie de saint Patrick
paraphrasée de l'Hymne de Fiacc :









Vie de Saint Pádraig (Patrick), Illuminateur d'Eire
Le texte suivant est paraphrasé de "l'Hymne de Saint Patrick" par Saint Fiacc.
[ Hymne en français : http://www.amdg.be/sankt/fiacc.html ]
Fiacc, commémoré le 12 octobre, fut barde avant que saint Patrick ne le fit évêque. Bien que certains auteurs modernes croient que "l'Hymne de Saint Patrick" de Fiacc fut écrit plusieurs siècles après, cette croyance est basée sur des additions tardives de note marginales à la fin de l'hymne. De plus, les notes de bas de page dans les livres Irlandais copiés à la min furent toujours ajoutées par des copistes ultérieurs; le plus ancien est le livre, le plus il y a de notes de bas de page avec des références aux Ecritures et autres textes. Aussi donc, le fort bien annoté "Hymne de saint Patrick" est bien une des sources les plus antiques, comme celui de saint Secundinus, "Hymne Lorica de saint Patrick". Que saint Patrick aie été ou non membre du groupe de prêtres qui voyagèrent vers la Grande-Bretagne avec saint Germain [ d'Auxerre ], il est certain par d'autres sources que saint Patrick fut longtemps durant élève de saint Germain, et en reçut la même formation théologique. Probablement que les auteurs modernes étant peu à l'aise face aux miracles de saint Germain qui eurent lieu lorsqu'il eut à combattre l'hérésie de Pélage. Cependant, ces miracles sont aussi rapportés par saint Bède.

Saint Patrick naquit à la fin du 4ième siècle. Son père était Calpurnius, un Briton et un diacre; sa mère, Concess, était Franque et de la proche parenté de saint Martin de Tours. A l'âge de 16 ans, Patrick et nombre d'autres furent enlevés dans la propriété familliale près de Bannavem Taburniae (certains disent que c'était dans l'ouest de la Grande-Bretagne, d'autres disent que c'était en Bretagne), par 7 revanchards, des fils exilés d'un roi des Britons. Ceci eut lieu après que Rome eut exigé que tous les soldats Brittaniques sous l'autorité Romaine viennent à Rome pour défendre la ville contre les barbares, abandonnant la Grande-Bretagne sans armée ni police, comme le rapporte saint Bède. Nombre d'actes de violence et d'extorsions eurent lieu à cette époque, ce que saint Bède appelle une terrible honte pour la Grande-Bretagne, un pays qui avait été longtemps Chrétien.

Le père de Patrick fut tué; sa soeur disparut. Patrick fut vendu comme esclave en Irlande. Sa vie se transforma de l'insouciance de la jeunesse en une leçon pour nous tous. Il fut un esclave, mais obéit à son maître. Il ne partait pas avant qu'on ne le lui ai permit.
C'est par des miracles que s'accomplit l'évasion de saint Patrick hors de l'esclavage. Il fut visité en songe par un Ange de la forme d'un oiseau, Victor, le conquérant, qui lui arrangea une fuite miraculeuse. Patrick dit qu'il avait besoin de la permission de son maître pour rentrer chez lui, mais son maître exigea une rançon d'or aussi grosse que sa tête. L'Ange dit à Patrick de suivre un sanglier. En fouinant, le sanglier lui sortit l'or dont il avait besoin comme rançon. L'Ange l'emmena à la côte maritime à 60 miles de là en une seule journée, à la rencontre d'un navire, mais au lieu de cela, le seigneur du port vendit Patrick aux autres. Et là, le paimeent de la trahison, une douzaine de chaudrons en cuivre, tourmenta le traître et sa famille. Pendant qu'ils admiraient les chaudrons, leurs mains s'attachèrent au métal. Le seigneur du port se repentit, et fut pardonné par Patrick. Il se convertit à la volonté de Dieu, racheta Patrick des esclavagistes, et renvoya Patrick à la maison. Plus tard, il fut baptisé par Patrick, après le retour du saint. Patrick avait été esclave 6 ans durant.

Saint Patrick avait fait un rêve lui disant qu'il devrait prêcher l'Evangile aux Irlandais, mais Victor lui dit de chercher à être éduqué d'abord. Il trouva sa formation auprès de saint Germain d'Auxerre, qui vivait dans la partie sud des Gaules qui était proche de la Mer Méditérannée. (Saint Fiacc ne rapporte pas d'autres miracles. La ville de Saint-Patrick près de Tours affirme qu'elle fut visitée par saint Patrick au milieu de l'hiver. Il était épuisé et frigorifié, et l'aubépinier couvert de givre sous lequel il dormait se mit à fleurir, se couvrant de douces et chaudes fleurs au dessus de lui. En décembre, chaque année, jusqu'à ce que l'arbre soit détruit, les "Fleurs de saint Patrick" y fleurissaient. Les archéologues Français et sociétés d'agriculture ont attesté la vérité de ce phénomène jusqu'à ce siècle).

Saint Germain emmena son élève vers la Grande-Bretagne pour sauver ce pays des erreurs du Pélagianisme. (l'erreur du Pélagianisme est la croyance qu'on pourrait atteindre le Salut à travers nos propres efforts sans l'aide de Dieu, comme si l'image de Dieu en nous était complètement séparée de l'aide de l'Esprit Saint, la grâce du Dieu vivant. Cette hérésie se retrouve de nos jours en confondant l'Esprit Saint avec les caprices ou les émotions de la foule; "zeitgeist" au lieu d'Esprit Saint). Saint Fiacc note que Patrick travailla en Grande-Bretagne sous saint Germain afin de montrer l'avancement de sa capacité à diriger saintement, mais saint Patrick, dans sa Confession, ne le mentionne pas, peut-être parce que le centre d'intérêt de l'oeuvre de sa vie se trouvait en Irlande. Saint Germain, avec un groupe de prêtres dont Patrick, voyagea à travers la Grande-Bretagne pour convaincre les gens de se tourner vers Dieu, rejettant les faux prêtres Pélagiens en les reconnaissant comme des serpents. Saint Bède rapporte cela dans son Histoire Ecclésiastique du Peuple Anglais que cela fut réalisé en accomplissant de grands miracles de guérison. Saint Patrick suggéra de jeûner pour détourner une ville de son hérésie, mais elle ne s'en détourna pas, et durant les offices nocturnes de la 3ième nuit, la terre avalat la ville. Plus tard, l'endroit où saint Germain et saint Patrick avaient jeûné avec leur groupe deviendra le lieu où les clercs viendront pour jeûner. Patrick, qui obéissait à la volonté de Dieu, défendit la révérence envers la grâce de Dieu qui est nécessaire pour le Salut.

Saint Patrick expliqua à saint Germain qu'il avait souvent entendu la voix des enfants Irlandais l'appelant, "Viens, saint Patrick et fais que nous soyons sauvés". Saint Germain dit que Patrick aurait à aller à Rome auprès du pape Célestin (évêque de Rome de 422 à 432), pour être consacré, qu'il devait en être ainsi. Mais un autre avait été envoyé pour être évêque d'Irlande avant lui (l'évêque Pallade), et saint Patrick eut à attendre. L'évêque Pallade commença ses missions, mais il ne vécut pas longtemps.

Saint Patrick partit pour l'île d'Alanensis sur la mer Méditérannée (dans le district de Lérins, appelé "Saint Honorat", près de Cannes en France). Il y alla pour prier, et reçut le propre bâton de Jésus-CHrist sur le Mont Arnum pour le soutenir. (Une pierre gravée sur le côté du monastère principal sur l'île rapporte que saint Patrick, Apôtre de l'Irlande, vint là au 5ième siècle pour y étudier les sciences sacrées en préparation de sa mission en Irlande. Le bâton de Jésus-Christ fut brûlé publiquement à Dublin en 1548 durant le règne du roi Henri 8 d'Angleterre). En 432, Patrick revint auprès de saint Germain, lui rapportant sa vision et le bâton. Patrick avait alors la soixantaine.

( Il fut envoyé au pape Célestin, qui avait entendu dire que Pallade était mort. Le principal consécrateur de saint Patrick fut l'évêque Amateur d'Autissiodorens. Le pape Célestin ne vécut que 6 semaines après la consécration de Patrick, puis reçut Sixte 3 (432-440) comme successeur. Célestin donna à saint Patrick des reliques et nombre de livres. Au moment de la consécration de Patrik, le pape entendit les voix des enfants criant : "Crebriu et Lesru, 2 filles de Glerand, données pour saintes par saint Fiacc. Patrick baptisa plus tard les enfants. Ils criaient du sein de leur mère, "Toute l'Irlande crie après Toi" (Ce cri était vers Dieu, pas vers saint Patrick)
[ Vu l'énormité, sans le moindre fondement historique, je place ce texte entre parenthèse, voir plus bas en fin de texte (*). JMD ]

Et ainsi saint Patrick retourna en Irlande. Saint Fiacc ne rapporte pas les détails de ce qui se passa à Tara, mais c'est rapporté ailleurs. En 432, Pâques coïncida avec la fête païenne des Druides. Il était interdit d'allumer un feu autre que l'illumination du nouveau feu païen. Mais saint Patrick alluma la flamme Pascale le premier. La tradition rapporte qu'on avertit le roi Laoghaire que si ce feu n'était pas éteint, jamais on n'arriverait à l'éteindre en Eirin. Le roi invita l'évêque Patrick à Tara le lendemain. Patrick était occupé à réciter sa prière du Bouclier ("Le cri du Cerf") pendant qu'il était en chemin de Slane à Tara le Dimanche Pascal. Le roi Laoghaire avait stationné des soldats au long du chemin, afin d'intercepter Patrick avant qu'il n'arrive à Tara. La Vie Tripartie dit : "saint Patrick partit avec 8 jeunes clercs et saint Benen (9 novembre) comme accompagnateur aidant, et saint Patrick leur donna sa bénédiction avant le départ. Une profonde obscurité les enveloppa, de sorte qu'on ne put en voir aucun. Au même moment, l'ennemi qui les attendait en embuscade vit 8 cerfs passer devant, suivis par un faon qui portait un colis sur son dos. C'était saint Patrick et ses 8, et saint Benen derrière avec ses tablettes sur son dos". (La Vie Tripartite est un livre du 8ième siècle, en 3 parties, qui devait être lu durant les 3 jours de la célébration du Jour de Saint Patrick.)

Avant l'époque de saint Patrick, les devins (Druides) avaient prédit qu'une "tête d'hermine" viendrait sur la mer déchainée [ cheveux bien blancs ], portant un manteau ouvert pour laisser passer la tête (pas comme les vêtements enveloppant les Druides), son bâton avec une tête recourbée (Le bâton pastoral de Jésus-Christ, pas tout droit comme la canne des Druides), sa table dans la partie antérieur de sa maison (un autel), et toute sa maisonnée (l'Eglise) répondrait toujours "Amen. Amen". Ils dirent au roi qu'ils ne lui cacheraient pas la vérité, que la postérité de cet homme demeurerait jusqu'au Jour du Jugement, parce qu'il est le héraut du Prince de la Paix.

Saint Patrick fut appelé par le Seigneur et partit pour l'Irlande. Il enseigna que la Trinité était toujours avec nous pour nous soutenir, même quand tout autour n'était que misère. Il savait tout à l'avance. Il enseigna que Dieu nous aime, malgré les déferlements de violence du monde.

Saint Patrick s'appliqua à la tâche jusqu'à sa mort. Il chassa l'iniquité. Il prêcha, il baptisa, il pria, il loua constamment Dieu avec les Psaumes, il chantait 100 Psaumes chaque nuit, il dormait sur une dalle de pierre nue avec une couverture humide sur lui, et son oreiller était une pierre. Il prêcha 30 ans durant (en ce compris les années avant sa consécration comme évêque, quand il était prêtre sous saint Germain). Saint Secundinus rapporte dans son Hymne que saint Patrick portait les stigmates du Christ dans sa chair de juste.

Le peuple d'Irlande adorait les "si-de" (esprits). Ils ne croyaient pas dans la véritable Divinité de la vraie Trinité. Mais quand saint Patrick eut terminé, toute l'Irlande croyait dans la Sainte Trinité, croyait en Jésus-Christ, ne suivant plus les esprits de la nature, et la court de Tara fut remplacée par la court du Christ à Armagh. Dans sa "Confession", Patrick dit qu'il était le débiteur de Dieu pour la grande grâce d'avoir pu baptiser tant de milliers de gens, pour tous ces gens nés de nouveau en Dieu puis confirmés, et pour ces clercs ordonnés pour eux un peu partout. "Ne voulant pas ennuyer ses lecteurs", saint Patrick ne donne que peu de détails sur les persécutions endurées, jusque dans les fers, 12 dangres dans sa vie, et nombre de complots contre lui. Par exemple, saint Odran (19 février), conducteur de chariot pour Patrick, fut avertit d'un danger imminent et prétendit se sentir mal, ce qui fit que Patrick prit les rennes du chariot, et Odran à la place d'honneur fut tué par la lance qui était destinée à Patrick.

Quand Saint Patrick tomba malade, il décida de partit pour Armagh. Il fut visité par un Ange, qui l'emmena voir Victor, et Victor, parlant de lui hors d'un buisson en feu, dit, "Primauté pour Armagh; au Christ rendre grâce. Bientôt au Ciel tu iras. Tes prières ont été exaucées : l'hymne que tu as choisie durant ta vie sera une cuirasse pour tous. Ceux d'Irlande qui sont avec toi, au jour du Jugement seront à tes côtés."

Concernant le clergé, Tassach (14 avril) demeura avec lui et lui donna la Communion. Saint Fiacc rappelle Joshua : si le soleil pouvait demeurer immobile dans le ciel pour la mort du maudit, à plus forte raison, pour la clarté, il sera approprié de briller à la mort des saints. Les clercs d'Irlande vinrent par toutes les routes pour veiller saint Patrick; le son du chant (des Anges) les vit se prosterner. Ils dirent que l'endroit était envahit d'oiseaux chantants : comme Victor était apparu sous la forme d'un oiseau, ils pensèrent que les Anges ailés étaient des oiseaux. L'âme de saint Patrick s'était séparée de son corps après les souffrances. Les Anges de Dieu veillèrent dessus la première nuit, sans discontinuer. Quand il partit, il alla vres l'autre saint Patrick (de Glastonbury, appelé Patrick l'Ancien, 24 août), parce que Patrick, fils de Calpurnius, avait promis à Patrick l'Ancien qu'il partiraient ensemble au Ciel. On dit que du 18 mars jusqu'au 23 août, jusqu'à la fin du premier mois d'automne, saint Patrick était avec les Anges à attendre le vieux Patrick, et ensemble ils s'élevèrent vers Jésus, le Fils de Marie.

Saint Fiacc dit, "Saint Patrick, sans faire preuve de vaine gloire, méditait bien et bon. Etre au service du Fils de Marie, telle était la pieuse circonstance pour laquelle il était né".

(Bien plus tard, au 12ième siècle, le roi Henri 2 d'Angleterre, après avoir été en partie responsable de la mort de l'archévêque Thomas Becket, reçut la permission du pape de Rome pour envahir l'Irlande, qui jusqu'à cette époque avait envoyé ses moines pour éduquer partout en Europe. Les moines Irlandais connaissaient le Latin, le Grec, l'Hébreux et d'autres langues. Henri 2 décrèta qu'aucun Irlandais ne serait autorisé dans un séminaire. Tous les monastères Irlandais en Europe furent pris, se méprenant sur le terme "Scot", qui veut dire "Irlandais du nord", et non pas d'Ecosse. Après cela, toute l'Europe s'effondra dans des temps d'analphabétisme, et cela durera jusqu'à la Renaissance.)

Mary Ryan D'Arcy note dans son livre "Saints of Ireland" que bien que le bâton pastoral de Jésus-Christ aie été brûlé, la cloche à main de saint Patrick et une boîte-reliquaire existent encore.

Par le père Kristopher et Matushka Elizabeth Dowling
Source: "The Real Saint Patrick, Bishop of Ireland,"
Fr Kristopher Dowling's Home Page : http://www.geocities.com/Athens/3374



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Fichier original : http://www.nireland.com/orthodox/padraig.htm

site internet disparu, fichier récupéré sur : http://web.archive.org/

traduction ce 13 octobre 2004 par JM Dossogne, copyright www.amdg.be


(*) et j'explique ici pourquoi cette décision : bien que cette affirmation soit classique, et que de grands auteurs s'y laissent prendre, nulle part, absolument nulle part dans les textes authentiques sur saint Patrick, que ce soit l'Hymne par saint Fiacc et celui par saint Sechnall, tous 2 ses contemporains (excusez du peu!), la Vita de saint Germain d'Auxerre par son authentique biographe quasi contemporain Constance de Lyon (Germain aura lui aussi droit aux falsifications dans les biographies plus tardives..) et les plus anciennes biographies dont on possède un texte authentiquement ancien, et nulle part dans les 2 textes authentiques de Patrick ("Confessio" et "épitre à Coroticus") et ses quelques fragments dispersés mais authentiques, on ne trouve la moindre allusion, rien, à un voyage et / ou consécration épiscopale à Rome. Même les Bénédictins, dans leur hagiographie sur saint Patrick, rejettent cette affirmation erronée, pourtant favorable à leur Eglise post-Schisme.
Il serait même un comble qu'ayant été disciple du grand saint Germain d'Auxerre, qui partit 2 fois combattre l'hérésie en Angleterre, qui était le plus grand évêque des Gaules de son temps, équivalent dans les Gaules de l'évêque de Rome auquel d'ailleurs il n'a jamais rendu de comptes, il aurait fallu faire faire un tel voyage à Patrick. Les textes sont clairs : c'est n'importe quoi, jamais Patrick n'y a été, pas même en pélerinage.

Certains auteurs consultés extrapolent en partant du seul texte de saint Fiacc, qui parle d'Alpes et de Mer Thyrénéenne. Or, Lérins n'est pas dans cette mer-là, et Auxerre n'est pas dans les Alpes. Par contre, en venant de Lérins, pour rejoindre la Bourgogne, on traverse les Alpilles, actuellement "Alpes de Haute Provence".. Mais si on veut à tout prix faire de Patrick un "sujet romain", alors on est forcé de supprimer l'initiation monastique à Lérins, qui aura une si grande et évidente influence en Irlande par la suite, des siècles durant. Et aussi les longues années auprès de saint Germain d'Auxerre, toute sa formation, son ordination au diaconat puis à la prêtrise, etc. Ca fait tout du solide à retirer, du solide ayant donné à l'Eglise d'Irlande sa spiritualité, son monachisme, son ecclésiologie, etc, pour garder une extrapolation qui ne répond qu'à une volonté guidée par une idéologie, pas par la vérité. Les données géographiques erronées, possibles chez un auteur n'ayant pas quitté son pays natal et parlant d'un pays au-delà des mers, sont bien plus compréhensibles.

Pour l'invention du séjour romain de saint Patrick, je vois 3 possibilités (mais je ne suis pas infaillible et je ne suis que néophyte en la matière) :
1. un auteur Irlandais qui, face au "triomphe" à Whitby, grâce au "bras séculier", des positions romaines, et la fuite, face aux persécutions sanglantes, du clergé et des fidèles des Eglises Celtiques se repliant vers le Pays de Galles et l'Irlande, décide de prétendre une origine romaine à son Eglise pour lui éviter les mêmes ennuis. Il aurait pu penser que c'était une bonne idée, face aux mensonges, d'en réaliser un à son tour afin de se concilier les bonnes grâces des envahisseurs. Du genre "on est de votre côté, voyez notre fondateur". Ou qui, face aux Eglises Anglaises qui s'étaient retrouvées sous la coupe romaine, voulait se monter le col (on se demande bien en quoi). C'est une réelle possibilité, on la retrouve ailleurs, dans les inventions de bien des hagiographes.
2. un auteur Irlandais vendu à la "cause" romaine, falsifiant sans vergogne l'Histoire - ça c'est encore plus courant, même les r.p. Bénédictins le dénonçent régulièrement.
3. un auteur romain, dans le cadre du conflit avec le schisme Anglican. Cette séparation avait la bonne idée de vouloir faire renaître l'Eglise légitime d'Angleterre, qui n'était pas vassale de Rome, mais égale. Mais les motivations de l'auteur, Henri 8, font qu'on ne peut pas considérer ça comme une tentative de retrouver sa légitime voie apostolique (autocéphalie), mais bien un schisme pour raisons personnelles immorales. Or, face à tout ça, pour se "justifier" face à l'injustifiable, Henri 8 a fait ressortir tout ce que l'Histoire permettait de démontrer de l'imposture romaine en Angleterre - oui à la présence presbytérale, comme pour d'autres Eglises voulant s'y occuper de membres d'une diaspora, ça existait déjà du temps de saint Justin martyr à Rome; mais non à la présence épiscopale, à l'hégémonie d'une Eglise étrangère, et donc non-canonique. Et l'Histoire regorge de preuves contre l'imposture romaine. Donc une quantité de faux ont été réalisés à cette époque pour tenter de contrer Henri 8. Parmi ces faux, il y a ce qui concerne aussi saint Patrick et l'Irlande, ce qui est logique puisque l'Irlande avait été envahie militairement avec l'approbation du pape de Rome au 12&eagrave;me si&eagrave;cle, et gémissait déjà sous le joug Anglais. Donc les faux ont pullulé côté romain pour contrer les authentiques de l'autre côté. Mais ils ne faisaient que reprendre des vieilles ficelles issues soit du point 1, soit du point 2, en les amplifiant. Tel est du moins mon avis sur la question, et je suis d'accord avec moi, donc je vous le partage 0=%^)=
JMD





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Saint Patrick, évêque Celtique du 5ème siècle, Apôtre de l'Irlande, saint Orthodoxe Occidental, son rôle et héritage dans l'Église, et comment il vécut le Grand Carême de 439. Photos de pèlerinage à la montagne de saint Patrick et de la colonne de Westport, Irlande.

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