3 Octobre

Jour précédent
© 2005 Jean-Michel Dossogne www.amdg.be
Retour page principale Sanctoral




30 septembre 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!

En Belgique, SAINT GÉRARD DE BROGNE, depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
(l'Eglise de Rome1054 - donc non-canonique en Belgique - a canonisé récemment un autre saint de Belgique, Dom Columba Marmion, osb, 3ième abbé de Maredsous, qui dût gérer son abbaye durant la 1ère guerre mondiale, difficile tâche sous l'occupation Allemande.
Entre autres bienfaits, sa recherche sur la "vie en Christ", et son intérêt pour Saint Gérard, pour les reliques duquel il fera faire un splendide reliquaire
)


Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Denys, ermite des Cavernes de Kiev;(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Sat, 2 Oct 2004 17:38:39 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 3 October

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 3 Octobre
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Ewald le Blond et saint Edwald le Noir
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Saint Ewald le Blond et saint Edwald le Noir (+695) de Northumbrie,
prêtres missionnaires et martyrs en Germanie.

----------------------------------------------------------------------
Martyrs en Vieille Saxonie vers 695. Ils étaient tout 2 prêtres, natifs de Northumbrie, Angleterre. Ils portent le même nom, mais on les différençiaient par leur couleur de cheveux et leur physique, Edwald le noir et Edwald le blond.

Suivant l'exemple de beaucoup à l'époque, ils passèrent de nombreuses années comme étudiants dans les écoles d'Irlande. Edwald le Noir fut le plus érudit des 2, mais tout 2 étaient également renommés pour leur sainteté de vie. Ils furent apparement liés à saint Willibrord, l'Apôtre de la Frise, et furent enflamés par son zèle à la conversion des Germains.
Et en effet, certains les comptent parmi les 11 compagnons du Saint, mais il est probable qu'ils ne quittèrent pas l'Angleterre en même temps que saint Willibrord. Ils entamèrent leur mission vers 690. Le lieu de leurs oeuvres fut le pays des anciens Saxons, à présent une partie de la Westphalie.

Au début, les Edwalds établirent leurs quartiers dans la maison du serviteur d'un duc ou comte (satrape) Saxon. Le Vénérable Bède fait remarquer que "les vieux Saxons n'avaient pas de roi, mais étaient gouvernés par plusieurs comtes (satrapes) qui durant les guerres ferraillaient ferme pour la direction, mais qui en temps de paix étaient égaux en pouvoir" (Histoire Eccl. 5,10). Le serviteur s'occupa de ses 2 hôtes plusieurs jours durant, et promis de les conduire au chef, parce qu'ils affirmaient avoir un message d'importance considérable à lui remettre.

Pendant ce temps, les Edwalds ne laissaient rien de côté de leurs exercices religieux. Priant souvent, récitant les heures canoniques, et ayant avec eux tout le nécessaire pour le Saint Sacrifice. Les païens Saxons, comprennant par ces objets qu'ils avaient des prêtres et missionnaires Chrétiens au milieu d'eux, commençèrent à suspecter que leur but serait de convertir leur chef suprême, et donc de détruire leurs temples et leur religion. S'enflamant de jalousie et de haine, ils décidèrent que les Ewalds devaient mourrir. Ewald le Blond fit vite passé par le fil de l'épée, mais Ewald le Noir fut soumis à la torture, parce qu'il était le porte-parole et montrait grande et fiere résistance. Il fut déchiré membre après membre, puis les 2 corps furent jettés dans le Rhin. De ce qu'on en sait, ceci eut lieu un 3 octobre, en un lieu appelé Aplerbeck, où l'on trouve encore une chapelle.

Quand le comte entendit ce qui s'était passé, il rentra dans une grande colère, et prit vengeance en ordonnant que les meurtriers soient tués et leur village livré aux flammes. Entretemps, les corps martyrisés furent miraculeusement portés par le courrant en amont du Rhin, sur 40 miles, à l'endroit où les compagnons des Ewalds demeuraient. Comme ils flottaient au large, une lumière céleste, comme une colonne de feu, brillait sur eux. Même les meurtriers en furent témoins. De plus un des martyrs apparut en vision au moine Tilmon (un compagnon des Ewalds), et lui expliqua où trouver les corps. : "l'endroit serait là où tu verra une collone de lumière partant du ciel atteindre la terre". Tilmon se leva et trouva les corps, et les ensevelit avec les honneurs dûs aux martyrs. De ce temps là, la mémoire des Ewalds fut célébrée annuellement en ces lieux. On dit qu'une fontaine d'eau jaillit au lieu de leur martyr.

Pépin, duc d'Austrasie, ayant entendu les miracles qui s'étaient produits, fit emporter les corps à Cologne, où ils furent solennellement mis au tombeau dans l'église collégiale de Saint-Cunibert. La tête des martyrs fut donnée à Frédéric, évêque de Munster, par l'archévêque Anno de Cologne, à l'ouverture des cercueils en 1074. Ces reliques furent probablement détruites par les impies Anabaptistes en 1534.

Les 2 Ewalds sont honnorés comme saints patrons de la Westphalie.



Sources:
========


*******************************

Ajouts personnels :




traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
2 octobre 2004 - 22 Tout 1721
1. Martyr des Saints Eunapios (Onanius) et André.
2. Commémoration du martyre de sainte Thecla.
3. Réouverture de l'église de la Vierge à Haret El-Rum en 1029.

1. En ce jour, les justes saints Eunapios (Onanius) et André, sont frère, furent martyrisés. Ces saints étaient les fils d'un des nobles de la ville de Lydd. Dès leur jeune âge, ils avaient décidé de devenir moines. Ils partirent pour un des monastères de Syrie et y devinrent moines. Par la suite, ils vinrent auprès de l'honorrable saint Abba Macaire. Ils devinrent ses disciples et demeurèrent avec lui 3 ans durant. Pendant ce temps, ils vécurent dans l'amour et l'humilité, jeûnant et priant sans cesse. Leur ascèse devint fort connue. Ils choisirent Eunapios (Onanius), évêque, et André, prêtre. Ils s'occupèrent du troupeau du Christ avec les meilleurs soins. Ils maîtrisèrent leurs âmes et leurs corps.
Julien, l'empereur infidèle, entendit parler d'eux, et il se les fit amener. Il leur ordonna de renier leur Foi dans le Seigneur Christ, et d'adopter le paganisme. Comme ils refusaient ses ordres, il les fit sévèrement torturer, jusqu'à ce qu'ils remettent leurs âmes dans les mains du Seigneur Christ, à Qui est la gloire. Chacun reçut 3 couronnes : une pour le monachisme, l'ascèse et la louange; une pour la prêtrise et avoir gardé le troupeau contre les loups diaboliques; et la troisième pour le martyre et pour avoir versé leur sang pour la Foi Chrétienne.



Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!






Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

http://pomog.org/ochrid.html
( site de l'Eglise Russe Hors Frontières aux USA, calendrier julien )



Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/

Saint Denys, ermite des Cavernes de Kiev, lointaines caves (15ième s.)

Saint Denys, ermite des cavernes de Kiev, lointaine cavernes, s'appelait Schepa. Il est mentionné brièvement dans le Paterikon des Cavernes de Kiev (livre des Pères). En 1463, au moment des Matines Pascales, Denys était occupé à encenser les reliques des amis de Dieu enterrés aux cavernes de Kiev. Quand le moine cria : "Saints pères et frères, aujourd'hui c'est un grand jour! Christ est ressuscité!", la réponse sonna comme le tonnerre : "En vérité, Il est ressuscité!"
La réponse recommença comme le tonnerre : "En Vérité, Il est ressuscité!"
Depuis ce jour, saint Denys partit vivre en reclus, et après nombre d'oeuvre, il s'endormit dans le Seigneur.
Le miracle dans lequel saint Denys a été concerné est mentionné dans la 8ième Ode du Canon des Saints des Cavernes de Kiev. On en fait aussi mémoire au 28 août et le 2ième Dimanche du Grand Carême.




Textes à traduire plus tard :


Hiéromartyr Denys l'Aréopagite, évêque d'Athènes et avec lui les martyrs Rusticus le Prêtre et Eleuthère le Diacre (+ 96)



Tropaire de saint Denys l'Aéropagite ton 4
Having learned goodness and maintaining continence in all things,
you were arrayed with a good conscience as befits a priest.
From the chosen Vessel you drew ineffable mysteries;
you kept the faith, and finished a course equal to His.
Bishop martyr Dionysius, entreat Christ God that our souls may be saved.

Kondakion de saint Denys l'Aéropagite ton 8
As a disciple of the apostle caught up to the third heaven,
you spiritually entered the gate of heaven, Dionysius.
You were enriched with understanding of ineffable mysteries
and enlightened those who sat in the darkness of ignorance.
Therefore we cry to you: Rejoice, universal Father!

Saint Jean le Chozebite, évêque de Césarée en Palestine (6ième s.)


Saint Hésychios Khorebites (6ième s.)




Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]








Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "october", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :

SAINT CYPRIEN, ÉVÊQUE DE TOULON (+ entre 543 et 549)
La ville de Toulon n'a pas connu dans l'antiquité une grande prospérité : vers 400, elle n'a pas encore le titre de cité, qu'elle dut recevoir peu après, puisque son premier évêque connu, Augustal, vivait entre 441 et 450 (voir au 7 septembre, t. 9, p. 145). On ignore les noms des successeurs d'Augustal jusqu'à Cyprien qui apparaît parmi les signataires des canons du 4ième concile d'Arles en 524. Comme il prend rang avant des évêques qui avaient assisté au concile d'Epaone en 517, on peut supposer qu'il était déjà évêque de Toulon avant cette date.
Cyprien nous apprend lui-même qu'il avait été élève de saint Césaire d'Arles et il s'accuse d'avoir été trop paresseux pour bien profiter de son enseignement; regret d'une humilité sincère qui exagère quelque peu : Cyprien fut certainement un des meilleurs et des plus fidèles disciples de son maître. On le trouve à tous les conciles où Césaire réunit les évêques de Provence: à Arles en 524, à Carpentras en 527, à Orange et à Vaison en 529, à Marseille en 533. Peu après le concile d'Orange où fut définie la doctrine de la grâce, les évêques de la province de Vienne se réunirent à Valence pour examiner sans sympathie la décision prise par leurs voisins ; ne pouvant aller plaider lui-même la cause de l'orthodoxie, Césaire envoya Cyprien de Toulon qui mit les adversaires à bout d'arguments, et puisque même le pape de Rome Boniface 2 (25 janvier 531) ayant approuvé ce Concile, il en avait donnait large valeur.
La Provence ayant été incorporée au royaume franc, Cyprien se rendit à Orléans en 541 pour un concile national où les disciples de Césaire purent répandre ses idées dans toute la Gaule.
Mais le plus grand titre de gloire de Cyprien lui vient de ses écrits : une lettre adressée à l'évêque de Genève, Maxime, en 530, où il montre son orthodoxie dans la doctrine de l'Incarnation, et surtout la Vie de saint Césaire. Cyprien est l'auteur principal de la première partie de la Vie de son maître, qui est un des trop rares chefs-d'oeuvre du genre hagiographique.
Cyprien écrit bien, très bien même pour son époque, avec une simplicité et une franchise qui ne peuvent manquer de toucher le lecteur.
Cyprien mourut après Césaire (+ 543), mais avant le concile d'Orléans de 549 où siégea l'évêque de Toulon Palladius.
Le culte de saint Cyprien n'a jamais été très célèbre et a même peut-être été éclipsé entièrement à certaines périodes. La fête du 3 octobre est peut-être un anniversaire de translation (701 ou 1301).
Bibl. - Dom G. Morin, S. Caesarii Arelatensis opera varia, 1942, p. 62, 64, 78, 87, 89, 124, 127, 289, 296, 318, 321, 323. - Mon. Germ. hist., Concilia, t. 1, p. 37-39, 41-43, 53-54, 58-61, 96, 98; Script. rer. merov., t. 3, p. 433-501; Epist., t. 3, p. 434-436. - A. Malnory, S. Césaire d'Arles, p. 1-3, 69, 154, 178. - L. Duchesne, Fastes épisc., t. 1, p. 278. - Hist. litt. de la France, t. 3, p. 237-241. - Bardenhewer, Gesch. der altkirchlichen Literatur, t. 5, p. 348, 356. - Acta sanct., 3 octobre, t. 2, p. 164-178. - Catholicisme, t. 3, 1950, col. 402-403. - Voir la notice de S. Césaire au 27 août, t. 8, p. 529-534.



SAINT FROILAN, ÉVÊQUE DE LEON (+ 905?)
Il naquit à Lugo en Galice, vers 833, celui qui devait travailler, avec le roi des Asturies, au service de la religion et de la patrie. Froilan est pour nous une lumière qui brille dans ces temps obscurs de la "reconquista", temps durs où la lutte contre le Maure était menée violemment, passionnément. Il se prépara dans la retraite au désert, anachorète qui n'avait pas 20 ans. Un-jour, dit-on, il se mit dans la bouche des charbons ardents et la purifia ainsi : consécration de prophète! (Is., 6, 6; l'hagiographe cite Ps., 11, 7.) Sa parole résonna pendant tout le règne d'Alphonse 3 le Grand (+ 910), depuis Lugo jusqu'à Oviedo et jusqu'à Léon, dans tout le bassin du Douro. Il fut au Léonais ce que saint Gennade fut au Bierzo.
L'ombre le surprit un soir dans ses courses apostoliques (la Vita semble fondre ici Gen., 15, 12 et Matth., 3, 16). Il étendit son manteau et se coucha sous le ciel. Deux colombes vinrent se blottir dans son sein, ou, selon la Vita, s'engouffrèrent dans sa bouche; l'une était blanche comme neige; l'autre, couleur de feu; l'une lui était douceur; l'autre, ardeur. "Qui ne croirait que par une telle vision il n'ait été rempli du Saint-Esprit?" Le missionnaire rural se retira quelque temps pour une retraite dans les monts de Curueno (Valdorria). Il y fut rejoint par un prêtre, Attila. Froilan fut un restaurateur spirituel à côté des envoyés du roi Alphonse, ces comtes qui repeuplaient les antiques cités. C'était un homme austère à la manière des anciens prophètes, qui prédisait volontiers des choses sévères. Et dire que, 75 ans après lui, ce serait le cimeterre d'Almanzor! La seule vue de ce moine, allant avec un baudet par les chemins, prêchait la pénitence. Un jour, dit-on, un méchant loup dévora son ânon. Mais le bandit se convertit, et marcha devant le saint, portant ses livres comme feu Aliboron.
Ses pénitents, Froilan les dirigeait vers les monastères. C'étaient des camps de concentration de la liberté, des terrains de sport de l'ascèse, des ateliers de la culture et de l'art. Le plus célèbre fut Tavara, monastère double dans la province de Zamora. Nous pouvons admirer sa tour aux 2 cloches, coloriée de couleurs éclatantes, dans un manuscrit de 970 (reproduction en noir dans : M. Gomez-Moreno, Iglesias mozarabes, pl. 78; J. Perez de Urbel, Semblanzas benedictinas, t. 1, p. 357; Z. Garcia Villada, Hist. ecl. de Espana, t. 3, p. 339; W. Neuss, Die Apokalypse..., t. 2, pl. 149). Mais, requis par Alphonse 3, Froilan et Attila durent quitter leur oasis monastique, le premier pour devenir évêque de Léon, le second pour devenir évêque de Zamora.
Le nom de Léon rappelle la légion romaine postée là, comme Tour-en-Sologne évoque une turma de cavalerie. Pendant 5 ans peut-être (900-905?), Froilan eut à mener le bon combat pour le Christ imperator - en attendant qu'Almanzor conquît le pays. Froilari mourut, croit-on, vers 905. Sa Vie aurait été écrite par Jean, diacre et moine de Léon, en 920. Ce serait, pour l'Espagne, le seul monument hagiographique existant de cette époque. Il se trouve dans la Bible de la cathédrale de Léon, écrit à la suite du livre de Job, fol. 101 (S. Berger, Hist. de la Vulgate pendant les premiers siècles du Moyen Age, 1893, p. 17; Z. Garcia Villada, Catal. de los codices... de la catedral de Leon, 1919, p. 36 et pl.6; Id., Paleogr. espanola, 1923, p. 101 et pl. 21 de l'Album). En 1716, la S. Congrégation des Rites plaça l'insertion de saint Froilan, qui jusque-là n'était mentionné dans aucun martyrologe, au 5 octobre dans le martyrologe romain : il y retrouvait saint Attila. Depuis 1922, Froilan est inscrit au 3. Les reliques du saint furent portées, lors des guerres contre les Mores, à Moreruela; vers 1200, on les ramena en partie à Léon.
Lugo et Léon sont les principaux centres du culte de saint Froilan. Il est patron du diocèse de Léon.
Bibl. - Vita, publiée par le P. Risco dans Espana sagrada, t. 34, append., 7, p. 422-425; cf. p. 159-203. - Acta sanct., 5 octobre, t. 3, p. 228-235. - Le centre d'études et de recherches de S. Isidro à Léon a publié (1947) un S. Froilan de Leon, par J. Gonzalez, professeur à Séville biogr, oeuvre culturelle, avec documents et pièces archéol. - J. Pérez de Urbel, Los monjes espanoles en la edad media, t. 2, Madrid, 1934, p. - 298-299; Ado cristiano, t. 4, Madrid, 1933, p- 34-37, où il reprend et corrige ses Semblanzas benedictinas, t. 1, Madrid, 1925, p. 353-357. - A.-M. Zimmermann, Kalend. bened., t.3, Metten, 1937, p. 139-141. - Z. Garcia Villada, Hist. ecl. de Espada, t. 3, Madrid, 1936, p. 231.-A. Lopez Pelaez, S. Froilan de Lugo, Madrid, 1910; Vida postuma de un santo, Madrid, 1911. - L. Barrau-Dihigo, Rech. sur l'hist. politique du royaume asturien (thèse de lettres, Paris), Tours, 1921, p. 32-35, 259. - A. Cotarelo y Valledor, Hist. critica y docum. de la rida y acciones de Alfonso 3 el Magno, Madrid, 1933, p. 12-13, 371-374, 442-444. - M. Gomez Moreno, Catal. monumental de Espaha. Zanzora, Madrid, 1927, p. 68, 186, 193; Iglesias mozarabes, Madrid, 1919, p- 210-211. - Enciclop. Espasa, t. 24, 1924, p- 1357, 3. - A. Lambert, dans Dict. d'hist. et de géogr. eccl., t. 5, 1931, col. 169-174. - Encyclop. de l'Islam, art. (al-)Mansur, t. 3, Paris, 1936, p. 271. - A. Michel, Hist. de l'art., t. 3-2, 1908, p. 760. - Ch. Cahier, Caract. des saints dans l'art populaire, 1867, p- 823. - R. et M. Ozouf, Atlas du 20e siècle, carte 13.



et pour "édification" (!) :
A Beauvais, sainte Romaine, vierge et martyre (?)
Si l'on est obligé de considérer comme légendaires les Vies de saint Lucien et de saint Quentin, que dira-t-on de celle de sainte Romaine? L'auteur déclare lui-même que les témoins de son martyre n'en écrivirent pas le récit et que les anciens ne célébraient pas sa fête de peur d'être accusés d'innovation ; il leur suffisait de savoir que le Christ l'avait couronnée dans la gloire. En 1069 l'évêque de Beauvais, Guy, transféra les reliques de sainte Romaine de sa cathédrale au monastère de chanoines réguliers qu'il venait de fonder dans sa ville épiscopale sous le patronage de saint Quentin. Le roi de France, Philippe 1er, exila l'évêque Guy qui ne rentra qu'au bout d'un an, fatigué et ruiné. Il chargea alors des clercs de promener les reliques de sainte Romaine en récoltant des aumônes : cette pieuse excursion se déroula dans le Vexin et fut marquée par la guérison d'un paralytique à Mantes, par une pêche miraculeuse à Argenteuil et bien d'autres miracles. Aussi les offrandes permirent-elles de combler tout le déficit du monastère. La fête de sainte Romaine devint assez populaire à Beauvais, mais ne s'étendit pas hors du diocèse. Est-il utile de dire que sa légende la fait venir de Rome et mourir vierge et martyre à Beauvais? (Acta sanct., 3 octobre, t. 2, p. 130-140; Biblioth. hag. lat., n. 7295; V. Leroquais, Les bréviaires mss t. 3, p. 15, 459, 460; t. 4, p. 20, 34.)
[on trouve cette mythologie post-Schisme romain, invention d'un retors, à but financier, reprise dans un des calendriers orthodoxes byzantins édités en Belgique, avec bénédiction épiscopale. Sans commentaire. JMD]



Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :

p.7-9


Au diocèse de Paris, saint Denis l'Aréopagite, premier évêque de ce siège et martyr, dont nous donnerons la vie au 9 octobre, 1er s. -

Au diocèse de Bourges, sainte Montaine (Montana), vierge, abbesse du monastère bénédictin de Ferrières (Bethleem Ferroriae), dont nous avons parlé au martyrologe de France du 1er octobre. 8ième s.



SAINT GÉRARD, ABBÉ-RÉFORMATEUR DE BROGNE (+ 959).
www.amdg.be/sankt/gerard.html


(pierre commémorative, Saint-Gérard)



SAINT LEUDOMIR OU LUMIER DE LIMOGES, 18ième évêque de Châlons-sur-Marne et confesseur (+ 626)
626. - évêque de Rome : Honoré 1er - Roi des Francs : Clotaire 2.

Leudomir ou Lumier naquit, ainsi que son frère saint Elaphe, dont nous avons parlé au 19 août, à Limoges, vers le milieu du 6ème siècle et il était encore très jeune lorsque celui-ci monta sur le siège de Châlons (572). Léon, leur père, tint, par rapport à Leudomir, la même marche qu'il avait suivie pour saint Elaphe : il lui donna, ainsi qu'il la donnait à tous ses enfants, une éducation soignée et surtout, très Chrétienne, parce qu'il était lui-même d'une Foi brûlante et de prodonde vertu. Ce jeune homme profita si bien de ses soins que dès ses plus tendres années, on en en vit sensiblement paraître les heureux effets dans son maintien, dans ses goûts, ses inclinations, ses jeux même, et toute sa conduite.
Quand, parvenu à l'adolescence, il eut pris le parti de s'expatrier pour aller se réunir à son frère, son premier soin, en arrivant à Châlons, fut, ainsi qu'on devait l'attendre d'un jeune homme aussi pieux, d'aller dans l'église-cathédrale de cette ville, dédiée, comme celle de sa ville nattale, à saint Etienne, premier martyr, y vénérer notre Seigneur Jésus-Christ. Il espérait aussi y apercevoir son bienheureux frère, qu'il brûlait d'aborder, sans trop savoir, à défaut d'usage du monde et de hardiesse, ce qu'il devait faire pour y réussir. Le saint évêque traverse en effet son église. Aussitôt que Leudomir l'apercoit, il court, sans se faire encore connaîttre à lui, se jeter à ses pieds, lui demandant humblement sa bénédiction. Ensuite se relevant, il lui déclare qu'il est étranger, fils d'un gentilhomme du Limousin, nommé Léon. Enfin, il s'avoue ouvertement frère du saint évêque. Chacun est attendri de cette touchante reconnaissance : l'évêque surtout en verse des larmes de joie, et dans le fond de son coeur rend grâces au Ciel de cet heureux événement. Peu de jours après, il pourvoit aux moyens d'achever l'éducation du pieux jeune homme, dont il ne peut se laisser d'admirer la modestie, la candeur, l'innocence, et mille autres qualités aimables, réunies en lui à tous les dons extérieurs de la nature. Il le fait d'abord instruire, encore plus qu'il ne l'était, dans les lettres et les sciences humaines et ensuite, se défiant peut-être de l'extrême tendresse qu'il ressentait pour lui, ou, se persuadant par un effet de sa profonde humilité, qu'il n'est pas assez versé lui-même dans la science des Saints pour diriger, dans le chemin de la perfection, un jeune homme de si belle espérance, il l'envoie à Gilles, évêque de Reims, son métropolitain, son ami, son consécrateur, afin qu'il l'instruise à fond dans la loi de Dieu et la science de la Foi Chrétienne; et, après un temps raisonnable, il l'ordonne diacre, et l'attache à son Eglise de Châlons.
Ce fut alors que Leudomir, entrant parfaitement dans les vues de son saint frère, et partageant sa tendre affection pour son diocèse, ils firent, l'un et l'autre, à l'église Saint-Etienne de Châlons, la généreuse donation de plusieurs de leurs terres de Limoges. Depuis cette époque, le jeune diacre alla toujours croissant de vertus en vertus en la compagnie du saint évêque, travaillant avec zèle sous ses ordres, le soulageant autant qu'il le pouvait dans ses fonctions, et recevant de lui, en retour, mille précieuses instructions, mille sages conseils, et mille exemples édifiants, qui ne s'effacèrent plus de son souvenir. Ainsi la Providence préparait à l'avance saint Leudomir à monter sur le siège de Châlons, après la mort de son frère.
A peine ce triste évènement fut-il connu dans cette ville, que la tristesse et la consternation y furent à leur comble ainsi que dans tout le diocèse. Mais après la première explosion de la douleur publique, quand on commença de songer à remplir le siège vacant, toutes les pensées et tous les voeux se tournèrent spontanément vers notre Saint, qu'on croyait, avec raison, plus propre que tout autre, malgré sa jeunesse, à réparer la perte que l'on venait de faire, comme étant plein de l'esprit du défunt évêque, et ayant été, durant plusieurs années, imprégné de sa doctrine, témoin de ses vertus et confident intime de ses plus secrètes pensées. Sur ces entrefaites, arrivèrent à la cour de Sigebert les hommes de confiance chargés de présenter à ce prince les reliques de sainte Eulalie, que saint Elaphe apportait d'Espagne lorsqu'il fut surpris par la mort. Le prince, en apprenant le décès du bienheureux évêque, témoigne un vif regret d'une aussi grande perte, dont la nouvelle lui est confirmée, au même moment, par une députation des principaux citoyens de Chalons, qui viennent lui demander un évêque. Pendant qu'il délibère sur le choix de ce nouveau pasteur, les mêmes députés lui présentent Leudomir, et lui attestent le voeu bien prononcé de leurs concitoyens, d'avoir le jeune diacre pour évêque. Le roi, qui connaissait déjà Leudomir de réputation, lui donne de justes louanges, approuve le choix qu'ont fait ses sujets, et consent à leur désir - dans une partie de nos pays, comme en Orient, cette ingérence du temporel dans les affaires de l'Eglise était courante, bien qu'ouvertement non-chrétienne...
Leudomir, effrayé autant que surpris, se défend longtemps d'accepter un si lourd fardeau. Enfin, vaincu par les sollicitations redoublées de ses concitoyens, il cède à leurs insistances, uniquement par la crainte de déplaire à Dieu en résistant à Sa volonté connue (587).
Le nouvel évêque ne frustra pas les heureuses espérances qu'on avait conçues de lui. A peine eut-il pris en main la houlette pastorale, qu'on le vit, quoique si jeune encore, marcher d'un pas ferme et invariable sur les traces de son bienheureux frère. Ce fut, en lui, même pureté de moeurs, même innocence de vie, même piété et même zèle, même assiduité à toutes les fonctions de la charge pastorale, même soin des malheureux, même protection accordée aux veuves, aux orphelins, et aux faibles opprimés par les riches et les puissants du siècle. Disons tout en un seul mot : on crut voir revivre en lui son prédécesseur. Il était doué d'une simplicité admirable, et sa sainteté était telle, que le Ciel la fit souvent éclater, même de son vivant, par des miracles; mais il était si humble que, pour éviter les louanges qu'ils eussent pu lui attirer, il les opérait d'ordinaire par le ministère d'autrui. Nous en rapporterons quelques-uns.
Un jour ayant aperçu une pauvre femme aveugle, qui cherchait son chemin comme à tâtons, et avait les pieds tout ensanglantés, il en eut pitié, et appelant son diacre qui était un homme d'une vie sainte et exemplaire, "allez", lui dit-il auprès avoir fait une courte prière, "et faites le Signe de la Croix sur les yeux de cette malheureuse femme". Le diacre fit ce qui lui avait été ordonné; et à l'instant cette femme recouvra la vue.
Leudomir, une autre fois, arrêta par la force de ses oraisons le cours d'une maladie contagieuse qui faisait de grands ravages dans un château situé sur le bord de la Marne, et dont les effets étaient si prompts, que ceux qui en étaient atteints étaient enlevés en moins de 3 jours. Il guérit plusieurs fois des possédés, et entre autres une jeune fille, noble et belle, que plusieurs prêtres n'avaient pu délivrer par leurs exorcismes. Tous ceux qui étaient attaqués de la fièvre étaient guéris, sitôt que le Saint avait prié pour eux. Que dirons-nous de plus? Les animaux même, et en particulier les oiseaux, lui obéissaient comme pour rendre témoignage à sa sainteté, ainsi que cela est arrivé à plusieurs Saints, tel saint François d'Assise ou saint Seraphim de Sarov.
Parmi toutes les vertus de saint Lumier brillait surtout son admirable chasteté. Donnons-en un exemple à jamais mémorable. La nature lui avait prodigué tous ses dons, et les qualités de l'esprit et du coeur, et les agréments extérieurs et tous les charmes du visage : c'était un homme accompli. La terrible reine Brunehaut, dont il avait su, comme son frère saint Elaphe, attirer la confiance, ne fut pas indiférente à lui, et fit au saint évêque l'aveu de ses infâmes désirs. Mais elle n'éprouva qu'un honteux refus. Irritée au plus haut degré, elle bannit l'évêque loin de son évêché et l'envoya en exil. Il y demeura 20 ans : Clolaire 2 s'étant trouvé, après la mort expitatoire de l'indigne Brunehaut, à la tête de toutes les terres Franques, se hâta de le rappeler à Châlons et de le rétablir sur le siège épiscopal de cette ville. Mais le saint évêque vécut trop peu pour son peuple; la terre n'était pas digne d'une vertu si pure; aussi le Ciel ne fit-il que la lui montrer. Leudomir s'endormit le 30 septembre 626.
Un tableau de l'église de Villotte-devant-Saint-Mihiel (Meuse, arrondissement de Commerey, canton de Pierrefitte), dont saint Lumier est patron, représente notre Saint en crosse et en mitre, guérissant une femme aveugle.
Trois vitraux du choeur de la même église le montrent : 1. En costume de diacre, signant son acte de donation à l'église de Châlons; 2. exposant aux hahitants de cette ville les motifs qui le poussent à refuser la charge épiscopale; 3. chassant, pendant le saint sacrifice de la Messe, le démon du corps d'un possédé.

CULTE ET RELIQUES.
Le corps de saint Lumier fut déposé dans l'église de Saint-Jean-Baptiste de Châlons-sur-Marne, vis-à-vis de celui de son frère saint Elaphe, et de l'autre côté de la nef. Au 12ème siècle, Roger 2, évêque romain de Châlons, fit exhumer son corps pour le transporter dans l'église abbatiale qu'il venait de construire sous le titre de "Toussaints". Toutes les chairs du saint se trouvaient réduites en poussière, mais un de ses yeux, celui dont le regard sévère avait condamné la débauchée Brunehaut, était resté intact, et conservait tout l'éclat et toute la vivacité qu'il avait eus autrefois. Le nom populaire de "Lumier" date probablement de l'époque de ce prodige (lumina, yeux).
L'abbaye de Toussaints conserva le corps de saint Lumier jusqu'au 18ème siècle, époque à laquelle elle fut détruite. Alors une partie considérable de ces précieuses reliques fut transportée à l'église cathédrale de Châlons, où le peuple vient aujourd'hui les vénérer.
Les Bollandistes nous apprennent que le tombeau de saint Lumier fut glorieux, que de nombreux miracles s'y opérèrent, et qu'on venait de fort loin implorer son assistance pour les enfants atteints de maladies de langueur.
Le culte de notre Saint franchit les limites du diocèse de Châlons. Nous avons déjà dit que l'église de Villotte-devant-Saint-Mihiel, au diocèse de Verdun, le reconnaissait pour son patron. M. l'abbé Quetsch, curé de cette paroisse, nous écrivait le 25 mars 1873 : "Avant la Révolution, l'église de Villotte était le but d'un pèlerinage : on y venait invoquer saint Lumier pour les maladies des yeux. - Nous avons une petite relique de notre saint Patron, c'est un fragment d'os; mais l'auuthentique a été perdu pendant la tourmente révolutionnaire. Voici une tradition relative à son arrivée à Villotte : elle m'a été attestée par plusieurs vieillards de la localité, tous hommes véritablement dignes de foi, et par leurs sentiments Chrétiens et par leur position sociale dans le village : Lorsque M. le curé de Villotte, un de mes prédécesseurs, était en instances à Châlons pour obtenir cette relique, un curé d'une paroisse voisine se raillait de lui : il perdit la vue en punition de ce manque de respect, et il ne la recouvra qu'après une neuvaine d'expiation et de prières faite de concert avec son confrère de Villotte. Cette relique, je l'expose solennellement et la fais baiser 2 fois par année : le jour de la fête patronale et le jour de la fête des saintes reliques."

Acta Sanctorum; "Beautés de la Champagne", par m. l'abbé Boitel; "Vies des Saints du Limousin", par m. Labiche de Reignefort; "Notes locales", par m. l'abbé Quetsch, curé de Villotte, diocèse romain de Verdun.


Textes à corriger plus tard :



SAINTE MANNE OU MENNE, VIERGE, au diocèse de Châlons-sur-Marne (9ième siècle)
p.15-16


SAINT CYPRIEN DE MARSEILLE, évêque de l'ancien siège de Toulon (6ième siècle)
p.16


LES 2 SAINTS EDWALD, PRÊTRES ET MARTYRS EN WESTPHALIE (695)
p.16-17




==================================================

que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


Retour bibliothèque www.amdg.be