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12 mai 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs! 

En Belgique, saint Dentelin en Hainaut et saint Héribert près de Namur, sainte Eusébie, vierge, abbesse d'Hamage, depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.



Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
saint Grégoire évêque de Nicopolis, devenu ermite à Orléans; saint Sérapion archévêque de Novgorod (1516);(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

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Subject:            [celt-saints] 16 March

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 16 Mars
(traduction personnelle http://www.amdg.be)

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Aristobule de Grande-Bretagne
* Saint Boniface Curitan de Ross
* Saint Patrick d'Auvergne
* Saint Abban de Kill-Abban
* Saint Abban de Magheranoidhe
* Saint Finnian Lobhar
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=


Saint Aristobule, un des 70, évêque et Martyr de Grande-Bretagne
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Aussi fêté les 15 mars et 31 octobre. Premier siècle.
Aristobule de saint est un des 72 disciples envoyés par notre Seigneur Jésus pour prêcher la venue du Royaume. Saint Paul le mentionne en Romains 16:11. Il a été identifié avec Zebedee, le père des "Fils du Tonnerre," saints Jacques et Jean. On le dit beau-père de saint Pierre, et avoir été suivi en Grande-Bretagne par son frère Barnabas. Comme les autres, Barnabas est reparti, mais Aristobule aurait remporté la couronne du martyr à l'âge de 99 ans au coeur des montagnes du Pays de Galles. (Bénédictins).

"L'Irlande & l'Eglise celte" par G. T. Stokes en rapporte ceci en Page 6:- Les Menées grecques disent que l'Aristobule de Romains 16 a été ordonné évêque pour les Bretons par Saint Paul.

Et du chapître 10 du livre du Fr. Lionel Smithett-Lewiss titré "saint Joseph d'Arimathie à Glastonbury" on apprend :
"Le Menologe grec pour le 15 mars dit: Arsitobule était un des 70 Apôtres qui a suivit saint Paul. Ce dernier l'a choisit pour être évêque missionnaire pour la Grande-Bretagne.'

L'évêque saint Dorothée de Tyre (303) rapporte que "Aristobule que Paul a salué dans son écrit aux Romains, était évêque de Bretagne" (Synopse des Apôtres, Synopse 23 "Aristobule").

Hippolyte fait mention d'Aristobule comme étant évêque des Bretons.

L'archévêque saint Adon de Vienne (800-874) dans le martyrologe d'Adon au 17 mars dit: "Dies Natal d'Aristobule, évêque de Grande-Bretagne." Est dit être le frère de Barnabas et le beau-père de Saint Pierre.
Achau de saint Prydain (Généalogies des Saints de Grande-Bretagne) : "Là est venu avec Bran le Bienheureux de Rome vers la Grande-Bretagne -- Arwystli  Hen (Aristobule le Vieux), Ilid Cyndaf homme d'Israël (Joseph d'Arimathie) et Mawan (Josephes fils de Joseph)."

Les traditions de la première Eglise Britannique

http://groups.yahoo.com/group/celt-archive/message/1947

L'icône de Saint  Aristobule
http://www.nireland.com/orthodox/ARISTOBU.JPG
(introuvable sur le nouveau site http://www.orthodoxireland.com )
http://saints.oca.org/IconDirectory/LG/october/1031aristobulos.jpg


Saint Boniface ou Curitan, évêque de Ross
(Kyrin, Kyrstin)
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Né à Rome, Italie; est mort à Rosmark, Ecosse, vers 630. Dans la première partie du 8ème siècle, l'année 710, Nectan, roi des Pictes a envoyé demander conseil  à Coelfrid à Wearmouth concernant les nouveaux usage qui avaient été décidés 50 années auparavant au Concile de Whitby. Il a demandé aussi de l'aide dans la construction d'une église "de style romain" qu'il voulait dédier à Saint Pierre. Coelfrid qui était l'abbé du double-monastère de saint Pierre de Wearmouth et Saint Paul de Jarrow, a renvoyé une lettre longue pour expliquer la méthode romaine pour déterminer la date de Pâques et comment la tonsure en vigueur dans l'Eglise Occidentale différait de celle de l'Eglise Celte.
Cette lettre est intégralement rapportée par Bède,  et c'est probablement lui qui l'a composée pour son abbé.
Avec la lettre, Coelfrid  a envoyé un groupe de moines menés par un Picte appelé Curitan, qui était si zélé pour la façon romaine qu'il s'était même choisi un nom latin, Bonifacius. Ce nom particulier semble avoir été populaire parmi ceux-là qui avaient de bonnes relations avec le siège romain et sera donné à Winfrid par le pape romain Grégoire 2 en 718. Le pape romain Boniface 5 avait écrit des lettres au roi Edwin de Northumbria et à sa reine Sainte Ethelburge pour soutenir la mission de Saint Paulin qui serait commémorée à Wearmouth. C'était cependant le désir de modeler leurs vies sur celle du Christ, que l'Apôtre saint Pierre rapportait comme," allant et faisant le bien" (bene faciendo) et qu'il a prescrit aux Chrétiens de suivre," évitant le mal et faisant le bien" (faciat Bonum), qui a rendu ce nom si attrayant à ceux qui voulaient se faire bien voir des évêques de Rome.

Curitan et son groupe ont navigué en remontant le Tay et abordé à Invergowrie où ils ont construit une église. Le site de cette église est marqué par les ruines à Dargi. Et Kingoody est une corruption de Kill Curdy. Une ancienne pierre taillée de ce site est maintenant au Musée National d'Antiquités d'Edinbourgh. Et une des 3 figures représentées dessus est probablement de Saint  Curitan. Après avoir rencontré le roi Nectan, Curitan est parti pour Forfar et l'église qu'il a construite à Restenueth est vraisemblablement celle que le roi avait désiré nommer Egglespether, l'église de Pierre.
Les moines ont voyagé ensuite au nord vers le Murray Firth et saint Curitan s'est installé là-bas sur l'Ile Noire à Rosemarkie. Curitan s'est installé, revivifiant la communauté fondée par Saint  Molnag. Il a construit ici une autre des nombreuses églises dédicacées à Saint Pierre, à qui la mission était dédiée. Plus tard la cathédrale du diocèse de Ross à Fortrose sera aussi dédiée à Saint Pierre mais cette fois, reliée avec Saint Curitan sous son nom "Boniface".
Le bréviaire d'Aberdeen est de toute évidence confus à cause du nom de Boniface et affirme que Curitan était un Israélite qui avait été Pape romain mais avait quitté Rome pour partir prêcher en Ecosse. Il affirme aussi qu'il aurait consacré 150 évêques, ordonné un millier de prêtres, baptisé 36.000 convertis, construisant en plus 150 églises.
Il n'y a pas de doute qu'il fit d'énormes efforts pour incorporer l'Eglise Celte dans l'orbite de l'Eglise Romaine, accomplissant en Ecosse ce que  Saint  Wilfrid et Saint  Benoît Biscop avaient fait en Angleterre. Il sera un ardent avocat de la cause romaine au Synode de Birr en 697.
A Invergowrie il y a une grande pierre appelée le Paddock ou Greystone et le folklore local maintient que c'est un des rochers lancés par le diable à Saint Curitan et à son groupe de missionnaires remontant la rivière. L'autre est un ilot sur le Tay et l'histoire implique que le diable savait que leur message était la vérité. Saint  Curitan est mort à Rosemarkie et a été enterré devant l'autel de son église là-bas. Plusieurs endroit dans le Glen Urquhart porte son nom, Churadain en Gaélique, et d'autres ont le dérivé Curdy (Towill, Barrett, Bede).


Saint Patrick d'Auvergne, évêque
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Dates inconnues. Saint Patrick est repris dans le Martyrologe romain comme évêque d'Auvergne, mais son nom n'est pas dans les listes du Siège d'Auvergne. Plus que probablement des copistes auront écrit "Arvernia" pour "Hibernia," c.-à-d., l'Irlande, et ainsi reproduit l'Apôtre de ce pays qui lui est fêté le 17 mars. A Malaga, Espagne, il y a une fête au 16 mars pour un saint Patrick, natif et évêque de cette ville, qui, selon la tradition locale, se serait enfuit en Auvergne, et serait mort là-bas vers 307 (Bénédictins).


Saint Abban de Kill-Abban, abbé
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5ème siècle. L'Irlandais Saint Abban était contemporain de saint Patrick et le neveu de saint Ibar (23 avril). Il a fondé l'abbaye de Kill-Abban dans le Leinster et le couvent pour sainte Gobnait de Ballyvourney (11 février) (Bénédictins, Montague).

Tropaire de saint Abban de Kill-Abban ton 8
Dans le sol fertile de l'Irlande tu planta les semences du monachisme, O père Abban,/
et tu alimenta une grande floraison de vertus agréables à Dieu./
Persévère dans ton amour endurant, mener l'humanité à Dieu/
et par tes prières nous pourrons obtenir une grande Miséricorde
.


Saint Abban de Magheranoidhe
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(Magheranoidhe est aussi écrit Murneave ou Murnevin).
Neveu de Saint Ibar, l'apôtre de Wexford (un prédécesseur et contemporain de Saint  Patrick), a vécu 570-620. Il était le fils de Cormac, roi de Leinster, et il a fondé de nombreuses églises dans le district d'Ui Cennselaigh, presque limitrophe avec l'actuel Comté de Wexford et le Diocèse de Ferns. Son monastère principal était à Magheranoidhe, par la suite connu comme "Abbanstown," aujourd'hui, Adamstown; mais il aussi fondé une abbaye au Rosmic-treoin, ou Nouveau Ross, qui ensuite est devenue célèbre comme un établissement scolastique. Il est mort le 16 mars 620.


Saint Finnian Lobhar (le Lépreux), abbé
(Finan)
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Né à Bregia, Leinster, Irlande; mort le 2 février, vers 560. On connaît peu d'authentiques détails sur saint Finnian parce que les chroniques le concernant sont contradictoires. On le dit avoir été le fils de Conail et un descendant d'Alild, roi de Munster. Il a pu être disciple de saint Columba (9 juin) (ou peut-être il a été amené à une des fondations de Columba); pour d'autres, il était un disciple de saint Brendan (16 mai). Il a été ordonné par l'évêque Fathlad, voire même sacré par lui.
Finnian a construit une église que l'on pense être celle d'Innisfallen dans le Compté de Kerry, et selon certains spécialistes il aurait été le fondateur de ce monastère. Plus tard il a vécu à l'abbaye de Clonmore dans le Leinster et est allé alors à Swords près de Dublin, où il a été établi comme abbé par Columba qui en partait. Une autre chronique rapporte qu'il aurait été abbé du monastère de Clonmore, où il a été enterré, durant les 30 dernières années de sa vie. Lobhar signifie "le lépreux," un nom qu'il a acquis quand il a pris sur lui la maladie d'un jeune garçon, afin de le guérir. (Bénédictins, Delaney, Encyclopaedia, Farmer, Gill, Husenbeth).

Sources:
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Ajouts personnels :


SAINT DENTELIN
http://www.amdg.be/sankt/dentelin.html


Une information tant "saints" que patristique : une abbaye bénédictine du Jura suisse a mis en ligne une collection très bien fournie des oeuvres de saint Jérome, avec nottament un livre que je cherchais en vain depuis un certain temps, le "De Viriis illustribus" : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jerome/index.htm



traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
Tobi 23, 1721 AM



Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!






Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm


1. SAINT APÔTRE ARISTOBULE, UN DES 70 DISCIPLES

Né à Chypre, Aristobule était le frère de l'Apôtre Barnabé. Il suivit l'Apôtre saint Paul, qui le mentionne dans son épître aux Romains en disant "Saluez ceux qui appartiennent à la famille d'Arsitobule" (Romains 16,10).
Lorsque le grand Apôtre nomma nombre d'évêques [ épiscopes ] à travers diverses parties du monde, il nomma Aristobule évêque pour les Brittoniques, c'est-à-dire l'Angleterre. En Grande-Bretagne, les peuples étaient sauvages, païens et maudits. Aristobule endura parmi eux d'indescriptibles tortures, des malheurs et des fléaux. Ils le battirent et le frappèrent sans pitié, le traînèrent à travers les rues, le ridiculisèrent et se moquèrent de lui. Pour finir, ce saint homme réussi par la puissance de la Grâce de Dieu. Il illumina le peuple, les baptisa au Nom du Christ Seigneur, bâtit des églises, ordonna des prêtres et des diacres, puis, à la fin, il mourrut en paix et entra dans le Royaume du Seigneur, Qu'il avait fidèlement servit.
(*)

(*) Dans le Synaxaire Grec, saint Christodulos est aussi mentionné ce jour. Il vécut une vie d'ascète sur l'île de Patmos, où il bâtit un monastère dédié à saint Jean le Théologien. Il mourut en 111. Nombre de miracles ont eu lieu sur ses reliques.


RÉFLEXION - Si nous accomplissons la Loi de Dieu dans nos pensées, combien sera-t'il plus facile de l'accomplir dans nos actes? C'est-à-dire, si nous ne transgressons pas la Loi de Dieu dans nos pensées, il sera plus facile de ne pas la transgresser dans nos actes. Ou encore, si nos coeurs, langues, mains et pieds sont avec Dieu, alors notre corps entier ne pourrait être contre Dieu. Coeur, coeur, préparez votre coeur pour Dieu. Consacrez-le à Dieu; adorez-y Dieu; accomplissez-y la Loi de Dieu; unissez-le avec Dieu; et tout le restant suivra et sera dirigé par le coeur. Ce n'est pas celui qui tient le rayon d'une roue qui la dirige, mais celui qui tient son axe. Votre coeur est l'axe de votre être. Parlant des Commandements de Dieu, le Vénérable Hésychius disait : "Si vous vous efforcez de les accomplir dans vos pensées, alors vous aurez rarement besoin de vous y contraindre pour vos actes." C'est-à-dire, si vous alignez vos coeurs sur Dieu, comme sur un axe, alors les roues suivront facilement et confortablement l'axe. En d'autres mots, le tout de l'homme suivra selon son propre coeur. "Ta Loi est dans mon coeur" (Psaume 40,9), disait le sage David.


HOMÉLIE - A propos de l'opprobre du Christ comme richesse.
"Par la foi, Moïse, estimant comme une richesse supérieure aux trésors de l'Egypte l'opprobre de l'Oint [Christ]. Il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense." (Hébreux 11, 24;26).
Moïse ne voulut pas rester dans le palais de Pharaon, ni être appelé le fils adoptif de Pharaon. Désirant plus, "il aima mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître la jouissance éphémère du péché," (Hébreux 11,25).
Combien est-il différent, Moïse, par rapport à ses descendants (les Juifs), qui pour des raisons pharaoniques, condamnèrent à mort le Roi de Gloire! Chacun d'entre eux aurait préféré vivre une année de plus à la cour décadente du Pharaon plutôt que de voyager 40 ans dans le désert avec Dieu. Moïse abandonna tous les honneurs, toutes les richesses, toutes les vanités, qui sont la seule richesse que l'Egypte pouvait fournir. A commandement de Dieu, Moïse partit avec Foi, à travers le désert de la faim et de la soif, au-delà duquel se trouvait la Terre Promise. Tout ceci signifie aussi  "estimer l'opprobre de l'Oint (Christ)" au-dessus de toutes les richesses d'Egypte.
L' "opprobre de l'Oint (Christ)" est ce qui fait que les hommes de ce monde, avec leur puissante puanteur de glèbe, sont honteux du Christ. C'est la honte de la pauvreté du Christ sur terre, Son jeûne, Ses veilles, Sa prière, Son errance sans un toit au-dessus de Sa tête, Sa condamnation, Son humiliation, et Sa mort honteuse. Cette "opprobre de l'Oint (Christ)" fut au contraire appréciée à sa juste valeur par les Apôtres, et après eux, d'innombrables saints, qui considérèrent cela comme valant plus que toutes les richesses du monde entier. A la suite de ces indignités, le Seigneur ressuscita et ouvrit les portes du Ciel et révèla la Terre Promise du Royaume, dans lequel Il introduit l'humanité, au long du chemin de Son opprobre ou du désert de Sa souffrance.
O Seigneur, glorifié et ressuscité, aide-nous afin que nous puissions tenir chaque goutte de Ta sueur et de Ton sang comme un trésor plus grand que toutes les richesses du monde.


Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/

Martyr Sabin d'Egypte

Le saint Martyr Sabin était administrateur de la ville égyptienne d'Hermopolis. Durant la persécution contre les Chrétiens par l'empereur Dioclétien (284-305), saint Sabin et quelques compagnons de foi se cachèrent dans un village distant.
Leur cachette fut révèlée par un mendiant ingrat à qui il avait apporté de la nourriture. Le saint le nourrissait habituellement et l'aidait avec de l'argent, mais l'homme le trahit pour 2 pièces d'or. Sabin fut capturé avec 6 autres Chrétiens, et après tortures, ils furent noyés dans le Nil en 287.


Hiéromartyr Alexandre, Presbytre de Rome
Le hiéromartyr Alexandre, Presbytre (*) de Rome, servit 10 ans durant comme archipasteur de Rome. Il fut brûlé vif le 3 mai 119, sur ordre de l'empereur Hadrien  (117-138).

[ (*) les textes d'époque ne parlent pas d'évêque à Rome avant saint Eleuthère, mais bien de Presbytre. Ni de pape bien entendu avant le 4ième siècle. Les textes tardifs contiennent tous des anachronismes, même chez les Orthodoxes. Lisez saint Hippolyte de Rome et saint Clément de Rome et voyez par vous-mêmes. JMD]




Textes à traduire plus tard :





Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]



SAINT DENTELIN
Tropaire de saint Dentelin, ton 4
Généreux rejeton de saints parents,
Tu parvins, malgré ton jeune âge
A la contemplation des mystères du Créateur.
Et c'est pourquoi, lorsque la mort survint,
Tu fus accueilli dans le sein d'Abraham.
Et aujourd'hui nous te prions
De supplier notre Sauveur pour le Salut de nos âmes
.


[une statue de saint Dentelin se trouve dans l'église Saint-Vincent, à Haulchin, doyenné romain de Binche, B]

http://www.amdg.be/sankt/dentelin.html




Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "maart", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :


SAINTE EUSÉBIE OU YSOIE - VIERGE ET ABBESSE (+ 680)
1. VIE. -- Fille de saint Adalbald (2 février) et de sainte Rictrude (12 mai), Eusébie ou Ysoie eut pour marraine la reine Nanthilde qui lui donna la terre de Verny, près Soissons. A 8 ans, elle perdit son père et l'année suivante accompagna sa mère Rictrude dans sa fondation de Marchiennes. Gertrude, son aïeule, qui gouvernait l'abbaye de Hamay ou Hamage, voulut avoir Eusébie auprès d'elle : celle-ci n'avait que 12 ans quand elle fut élue pour succéder à son aïeule. Rictrude, qui était devenue abbesse de Marchiennes, trouvait que sa fille était bien jeune pour gouverner une abbaye; elle lui donna l'ordre de venir se former sous sa direction. Et comme Eusébie refusait, il fallut une lettre de cachet du roi Clovis 2 pour l'obliger à venir. Elle vint donc à Marchiennes avec toute sa communauté : elle y apporta même le corps de sainte Gertrude et les autres reliques de son église. Malgré tout, Eusébie conservait un grand attrait pour sa maison de Hamage : elle s'y rendait furtivement pendant la nuit et y récitait son Office avec son assistante. Rictrude qui s'en aperçut, adressa à sa fille de sévères réprimandes. Eusébie en conserva du ressentiment dans son coeur, si bien que Rictrude, après avoir pris l'avis d'évêques et d'abbés, permit à Eusébie de retourner à Hamage avec sa communauté. La jeune abbesse, après avoir reçu la bénédiction de sa mère, rentra donc dans son ancienne demeure, y rétablit l'ordre et l'observance religieuse comme on les pratiquait sous le gouvernement de son aïeule. Elle gagna le respect et l'affection de ses compagnes par la douceur de son commandement, l'affabilité de ses manières, la régularité parfaite de sa conduite on la voyait s'attribuer les offices les plus humbles et les plus pénibles; ses exemples donnaient du courage aux plus tièdes. Quoique jeune, elle eut le pressentiment de sa fin prochaine. Elle en avertit ses soeurs qui en eurent une peine profonde quant à elle, pleinement soumise à la volonté de Dieu, elle attendit avec calme et confiance l'heure suprême, adressa de pieuses exhortations à ses religieuses et mourut le 16. mars 680 (des auteurs la font mourir en 660 à 23 ans, d'autres en 670).
2. CULTE. - Le corps d'Eusébie fut enterré dans l'église de Hamage et Dieu honora son tombeau par des miracles. Sous la nouvelle abbesse, Gertrude, qui lui succéda, on construisit une nouvelle église plus vaste; le 18 novembre 686 ou 691, saint Vindicien (11 mars), évêque d'Arras et de Cambrai, en fit la dédicace et y transféra le corps d'Eusébie. Plus tard, ce corps fut transféré de Hamage à Marchiennes et chaque année, au jour anniversaire de la première translation (18 novembre), on portait le corps en procession jusqu'au lieu de sa sépulture primitive. Les Normands, en brûlant les deux monastères, interrompirent cette pratique. Sous Charles le Simple, au 10ième siècle, il fut question de rebâtir les deux maisons à Marchiennes : la pauvreté fut si grande qu'on dut prendre l'or et l'argent de la châsse pour nourrir les religieuses. Cependant la châsse abritant le corps fut conservée jusqu'en 1793 ou dut l'envoyer à Paris, mais les reliques furent soustraites à la profanation; elles disparurent seulement en 1830, lors du pillage de l'archevêché. Les martyrologes de France et des Pays-Bas, ceux aussi des Bénédictins, nomment Eusébie au 16 mars. C'est la date où sa fête est marquée dans le nouveau propre de Cambrai.
Bibl. - Acta sanctorum, 16 mars. - Mabillon, Acta sanctorum, t. 2, p. 984, pensait que la légende avait pour auteur Hucbald. - L'Hist. littér. de ta France, t. 6, regarde cette légende comme ayant été tirée au 10ième siècle de la Vie de sainte Rictrude. - L. Destombes, Vies des saints de Cambrai et d'Arras. - Molinier, Sources, n. 526.


SAINT GRÉGOIRE DE NICOPOLIS - ÉVÊQUE ET CONFESSEUR (+ 1000)
Grégoire était natif d'Arménie. Son biographe sans nous donner le nom de ses parents, s'est contenté de nous dire qu'au milieu des calamités où le pays était réduit, et grâce aux maîtres qui l'instruisirent, il put conserver la pureté de la foi dans un milieu hérétique. Dieu lui inspira dès l'enfance une forte aversion pour le mensonge et l'impureté et lui donna la grâce de pratiquer les vertus évangéliques.
A la mort de ses parents, Grégoire distribua aux pauvres tous les biens qu'ils lui léguaient; il se consacra ensuite au service de Dieu dans un monastère situé près de Nicopolis, ancien siège épiscopal de la première Arménie et ancien suffragant de Sébaste. Il vécut là dans une grande mortification des sens, se perfectionna dans la pratique des vertus, acquit une connaissance étendue des saintes Écritures et autres sciences ecclésiastiques. L'évêque de Nicopolis l'attira auprès de sa personne et l'éleva au sacerdoce. Grégoire travailla avec zèle et succès à la conversion des manichéens et autres hérétiques, devint le coadjuteur de son évêque et fut appelé à lui succéder après sa mort.
Dans cette nouvelle charge, Grégoire toujours humble et mortifié, redoubla de vigilance sur lui-même, se montra infatigable au travail sous la bénédiction de Dieu. Il songeait pourtant à se plonger dans la retraite. Pour mieux exécuter son dessein, il passa en Occident, accompagné de 2 religieux grecs. Après avoir parcouru avec eux une partie de l'Italie et de la France, il s'arrêta dans la Beauce, près de la ville de Pithiviers (alors appelée Pluviers). Il apprit par révélation qu'il y avait, à 3/4 de lieue, une petite église, dédiée à saint Martin de Vertou, et que l'on appelait saint Martin le seul ou le solitaire; il résolut de s'y établir pour vivre en reclus le reste de ses jours. Il demanda à la dame du lieu, nommée Avoie ou Louise, mère d'Odoric, évêque d'Orléans, la permission de s'y établir, se construisit une petite loge assez étroite, et passa 7 ans dans la pratique d'austérités alors peu connues en Occident. Il observait un jeûne très sévère, se privait de tout aliment 4 jours de la semaine et les 3 autres jours ne mangeait qu'après le coucher du soleil. Les habitants de Pithiviers et de la campagne environnante, apprirent à connaître sa sainte vie; ils vinrent lui demander ses instructions et lui apportèrent en échange tout ce qu'il pouvait souhaiter. Il n'acceptait leurs aumônes que pour les distribuer ensuite et en faire part aux pauvres du pays.
Il mourut le 16 mars vers l'an 1000. Les peuples vinrent en foule à ses funérailles, et furent témoins des miracles opérés en faveur de plusieurs malades. Le corps fut enterré devant l'autel de l'église de Saint-Martin; quelque temps après, on le transféra à Pithiviers pour le déposer dans l'église de Saint-Salomon. Lors de l'incendie de cette église vers 1040, les reliques du saint demeurèrent intactes sous les ruines.
C'est par erreur que l'auteur du martyrologe de France a mis Grégoire au 26 mars au lieu du 16. La fête est au 16 mars dans le nouveau propre d'Orléans.
Bibl. - La Vie de ce saint a été écrite par un anonyme qui avait été témoin d'une partie de son existence en France et avait appris l'autre partie de ses parents venus d'Arménie pour le voir. - Elle est dans Acta sanctorum, 16 mars.


SAINT HÉRIBERT DE COLOGNE - ÉVÊQUE ET CONFESSEUR (+ 1021)
1. VIE. - Héribert naquit à Worms, ville du palatinat du Rhin, vers 970. Son père était Hugues, comte de Worms, et sa mère Tiétwide, fille du comte de Souabe. Formé à la connaissance des lettres et aux premières pratiques de la piété dans sa famille, Héribert fut ensuite envoyé à l'abbaye de Gorze, diocèse de Metz qui possédait alors une excellente école. Le jeune homme aurait bien désiré y faire profession comme religieux, mais son père l'obligea à rentrer à Worms où l'évêque Hildebaud créa Héribert prévôt de son église avec l'intention de l'avoir un jour comme successeur. L'empereur Othon 3 qui n'était pas encore couronné, en disposa autrement : il manda à sa cour le jeune prévôt et l'institua son chancelier. Frappé de son mérite et de sa vertu, il fit plus, s'occupa de le faire ordonner prêtre et le proposa comme évêque de Wurzbourg en Franconie. Héribert eut toutes les peines du monde à écarter cette dignité pour laquelle il proposa son frère Henri. Il remplit ses fonctions de chancelier avec un tel succès que l'empereur ne pouvait se passer de lui, l'emmenait avec lui dans tous ses voyages. Entre autres négociations difficiles, Héribert réussit à apaiser les troubles de Ravenne, et à réconcilier les partis opposés.
Vers 998, la vacance de l'archevêché de Cologne provoqua une espèce de schisme; les contestations durèrent plusieurs mois. Pour y mettre fin, les électeurs réunirent leurs suffrages sur le nom de Héribert. Othon alors en Italie eut quelque peine à se priver de son chancelier; il y consentit cependant, faisant passer les intérêts de l'Église avant ceux de l'Etat. Héribert. alors occupé à pacifier Ravenne, vint rejoindre Othon à Bénévent, et, pour écarter de ses épaules le fardeau de l'épiscopat, il protesta de son indignité. Obligé de céder à la fin, il se rendit à Rome pour recevoir le pallium des mains du pape romain Silvestre 2, puis alla prendre possession de son siège la veille de Noël 999, qui fut aussi le jour de son sacre.
Le prélat, sans plus tarder, s'occupa de son troupeau, fit la visite de son archidiocèse, remplit par lui-même le ministère de la prédication, donna en sa personne au clergé et au peuple l'exemple des vertus dont il recommandait la pratique. Il fut à la lettre le nourricier des pauvres, le médecin des malades, le soutien des faibles, le père commun de tous ses diocésains. Par une humilité profonde, il se mettait en garde contre l'éblouissement des grandeurs; par une mortification continuelle il opposait un frein aux tendances mauvaises de la nature. Il achevait à peine la première année de son épiscopat lorsque l'empereur l'appela en Italie pour soumettre des populations rebelles. La mort funeste d'Othon, empoisonné par ses ennemis, au château de Bénévent vint terminer brusquement ce voyage. Héribert, après avoir assisté son maître à ses derniers moments et reçu l'expression de ses dernières volontés, ramena le corps du défunt à Aix-la-Chapelle, envoya les ornements impériaux à Henri de
Bavière, bien résolu à profiter de ces changements pour se décharger des affaires de l'État. Il voulut se consacrer tout entier à sou diocèse, travailla à la réparation et à la construction des édifices matériels, fut le libérateur de son pays lors de la grande famine qui désola l'Allemagne, vint en aide spirituellement et matériellement aux pauvres et aux étrangers. Il lavait lui-même les pieds des indigents et leur préparait de ses mains la nourriture. Il fonda un grand monastère vis-à-vis de Cologne, de l'autre côté du Rhin, et donna à cette maison de Tuy une organisation excellente qui lui valut plus tard sa réputation de grande régularité.
La fidélité de Hèribert fut mise à l'épreuve. Dieu permit que les calomnies de quelques envieux lui fissent perdre pour un temps la confiance du nouvel empereur. Henri vint à Cologne avec l'intention d'exprimer à l'archevêque son ressentiment, mais un vieillard revêtu des ornements pontificaux lui apparut en songe pour le réprimander. Aussi quand Héribert se présenta, Henri se jeta à ses pieds, lui demanda pardon d'avoir cru trop facilement à la calomnie. L'archevêque, dans son humilité, fut plutôt embarrassé et confus de l'attitude et du langage du prince. L'empereur, dans la suite, n'oublia rien pour réparer le mal qu'on lui avait fait faire contre son gré; il rendit toute son affection et toute sa confiance au prélat, l'obligea à demeurer chancelier de l'empire et eut souvent recours à ses conseils. Hèribert continua d'administrer son diocèse avec zèle et charité, sa parole était une lumière pour les esprits, il animait tous ses auditeurs à s'entr'aimer; il répandait de larges aumônes pour remédier à la misère des indigents. Dans un temps d'excessive sécheresse, il prescrivit des prières publiques et obtint la cessation du fléau. On vit souvent voler autour de lui une colombe, symbole de l'assistance du Saint-Esprit dont il était favorisé dans toutes ses voies. Une maladie arrêta le cours de ses visites apostoliques et il mourut dans la petite ville de Nuyts le 16 mars 1021. Sa mort fut suivie de miracles, comme elle en avait été précédée.
2. CULTE. - Le corps de Héribert fut enterré dans le monastère de Tuy (ou Deutz). Une translation en fut faite le 30 août 1147; de là, les 2 dates auxquelles sa fête est célébrée (16 mars et 30 août). On a prétendu que ses reliques, enfermées dans une châsse d'argent, avaient été transportées à Siegbourg, au comté de La Marck, lorsque les habitants de Cologne détruisirent le monastère de Deutz en 1376. On signale la présence de quelques-unes de ses reliques à Saint-Laurent de Liège et dans l'église de Saint-Jean à Utrecht.
Notons la présence du nom d'Héribert au martyrologe romain du 16 mars.
Bibl. - La Vie de Héribert par Lambert, moine de Tuy, a été composée sur des mémoires originaux vers 1056 : elle est dans Acta sanct., 16 mars; dans Monum. Germ. hist., Scriptores, t. 4, p. 740. - Au siècle suivant Rupert de Tuy en donna une autre, augmentée du récit des miracles, ibid. - Voir aussi P. L., t. 170, col. 389; Hist. littér. de la France, t. 8, p. 6.


Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :





SAINT JULIEN, PREMIER ÉVÊQUE CONNU DE LESCAR OU BÉARN (Vers l'an 400)
Evêque de Rome : Saint Anastase. - Empereur d'occident: Honorius.

Il travaillait sans cesse pour mériter de recevoir des
mains du Seigneur le denier de chaque jour
.
Bréviaire de Lescar (1541), "Légende de saint Léonce de Trèves"

Voici ce que rapporte une ancienne tradition, recueillie par le vieux Bréviaire de Lescar, imprimé en 1541
"En la cité de Trèves, capitale de la Gaule Belgique, qui fut fondée par Trebeta, frère de Ninus, roi d'Assyrie - s'il faut en croire les vieilles histoires - et qui fut évangélisée par Valère, disciple du bienhenreux Pierre, il y eut un évêque, du nom de Léonce, homme distingué par la noblesse de sa race et la gravité de ses moeurs, appliqué aux saintes oeuvres et désireux, de cultiver la vigne du Seigneur, par l'extirpation de l'idolâtrie, jusque dans les contrées les plus lointaines. Il avait un disciple admirablement vertueux, Julien, très-diligent imitateur d'un si bon Maître.
Or, saint Léonce, qui savait qu'une partie des Gaules était livrée au culte des démons et qui, dans sa grande douleur, trouvait injuste et indécent que le Prince des Ténèbres régnât sur les créatures de Dieu, apprit que le pays de Béarn (Patria Bearnica), loin d'avoir reçu l'Evangile du Christ "qu'on y avait semé de mille manières", gémissait encore dans la fange des superstitions et de l'incrédulité. Un jour donc, que le bienheureux Julien était auprès de lui, il lui parla en ces termes:
"Bienheureux Frère, il nous faut observer les préceptes du Seigneur, et, pour l'éternelle récompense, travailler beaucoup dans la vigne du Christ. C'est pourquoi, ô homme excellent et très miséricordieux, écoutez mes conseils et ceignez vos reins; hâtez-vous et courez pour amener à la religion véritable ce peuple qui sert les démons ".
Le bienheureux Julien brûlait lui-même du désir d'arracher à la gueule du dragon les âmes que le Christ a rachetées de son sang. Docile aux avis de son maître, il prit avec lui 2 prêtres, Austrilien et Alpinien, et se mit en route avec autant de joie que de promptitude.
Mais bientôt il advint que l'un de ses compagnons, Austrilien, passa de vie à trépas. Sur quoi, le bienheureux Julien, rebroussant chemin, courut en toute hâte raconter son malheur au serviteur de Dieu. Celui-ci lui dit : "Repartez au plus tôt, et, prenant en main mon bâton, vous en toucherez le cadavre de votre frère défunt". Julien repartit, et, arrivé au lieu où le prêtre Austrilien avait été enseveli, il toucha du bâton, suivant la parole de l'homme de Dieu, le corps du défunt qui revint à la vie. Alors, redoublant d'ardeur, le bienheureux Julien continua sa route. Enfin, il arriva à Beneharnum; il y confessa le Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, y enseigna hautement la Loi de Dieu, et, par sa douceur non moins que par ses miracles, il amena à la Foi du Christ la nation béarnaise, si grandement aveugle jusque-là.
Les miracles, en effet, vinrent confirmer la prédication du bienheureux Julien. Il guérit un boiteux, du nom de Citernanus, et ses 2 fils; il donna la vue à 3 frères, aveugles de naissance, Arnilien, Nicet et Ambroisien; purifia 2 lépreux, Valentin et Urbain; rendit l'ouïe à 4 sourds et sauva 7 hommes dont les eaux du Gave emportaient la nacelle.
[Gave est le nom générique de tous les cours d'eau ou torrents dans les Pyrénées; gave ou gaba signifie, en basque, sombre et profond : c'est bien sous de telles images qu'on se figure un torrent. Ce mot a passé dans le language populaire de certaines provinces, où l'on dit encore se gaver d'eau pour signifier se gorger.]

Dieu voulut donner une vierge martyre à cette Eglise naissante. Une noble fille, nommée Valérienne, avait été promise en mariage à un Gentil; mais comme celui-ci, résistant aux conseils de Julien, ne voulut pas abjurer ses faux dieux, Valérienne refusa de l'épouser; ce que voyant, le jeune homme donna la mort à sa fiancée, qui obtint ainsi 2 couronnes, l'une blanche pour sa virginité, l'autre de pourpre pour son martyre.
C'est de cette manière que le bienheureux Julien conduisit à la vérité le peuple du Béarn et qu'il fonda une nouvelle Eglise, dont le siège épiscopal fut fixé dans la ville qui porte maintenant le nom de Lescar (1). Cependant, le saint évêque de Trèves, Léonce, avait entrepris, malgré son extrême vieillesse, le pélerinage du tombeau de saint Jacques. Sur sa route se trouvait la cité de son disciple. Il s'y arrêta, et, quand il vit les triomphes remportés par Julien sur les ténèbres de l'erreur, il rendit à Dieu d'immenses actions de grâces, puis continua son pieux voyage, en traversant la cité d'Iliuro et la vallée d'Aspe.
A son retour, Léonce repassa par Beneharnum, où il sentit s'affaiblir ses membres octogénaires. Bientôt l'agonie se déclara; il reçut les Sacrements du Seigneur; on vit une nuée blanche envelopper son lit, et il rendit son âme à Dieu, en proférant de saintes paroles. Le bienheureux Julien lui lit de magnifiques funérailles, que Dieu illustra par des miracles, entre autres la résurrection de 3 morts et la guérison de 10 aveugles. Au moment où le clergé entonnait l'Office des morts, une voix d'Ange se fit entendre, disant avec transport: " Réjouissez-vous dans le Seigneur ", comme pour déclarer que, de prier pour le Saint, c'était lui faire injure".

ÉTABLISSEMENT DU CHRISTIANISME DANS LA NOVEMPOPULANIE.
A quelle époque les premières semences de l'Evangile furent-elles apportées aux 9 peuples qui habitaient l'Aquitaine? (2) première, comprise entre la Garonne et les Pyrénées, c'est-à-dire aux Tarbelli (Dax et Bayonne); aux Ausci (Armagnac); aux Bigorrais; aux Cocozates (Bazas); aux Eluzates (Eauze); aux Tarusates (Tartas et la Chalosse); aux Convenae (Comminges et Conserans); aux Beneharni (Oloron, Lescar, Orthez, Aspe, Ossau, Barétous, Soule); aux Garites, dont le nom est rappelé par Garis, village de la basse Navare (3)?

(1) Lescar a succédé à la ville de Beneharnum, qui a donné son nom à la province de Béarn. Cette province correspondait, avant 1780, aux arrondissements actuels de Pau, Orthez et Oloron. La ville des Béarnais (urbs Beneharnesium) subsista jusqu'à l'an 845, époque à laquelle les Normands la détruisirent. Les ducs de Gascogne la relevèrent de ses ruines vers l'an 1000, et ce n'est qu'à partir de cette époque qu'elle s'appela Lescar, c'est-à-dire "entourée de ruisseaux". Son évêché, en dernier lieu, n'était composé que de 40 paroisses, tandis que celui d'Oloron en comptait 200 et plus : mais la circonscription spirituelle de Lescar devait être plus considérable du temps de saint Julien, et comprenait apparemment tout le Béarn. Oloron ne fut qu'un démembrement de ce diocèse primitif : et comme au point de vue civil, Oloron était plus important que Benearnum, la circonscription spirituelle de la première des 2 villes fut plus étendue, attendu que les diocèses avaient généralement la délimitation de la circonscription civile.
(2)Le mot Aquitaine, disent les uns, vient du basque Aki-tannia, pays de roches; il vient du latin aqua, disent les autres, et signifie pays des eaux. On pourrait dire, pour mettre d'accord tout le monde, que les 2 étymologies ne s'excluent point, attendu que les eaux viennent des montagnes ou rochers. En tout cas, si nous avions une préférence à exprimer, elle serait en faveur de l'origine basque, attendu que 1° les romains ne débaptisaient pas les pays qu'ils conquéraient; et que 2° la langue basque, contemporaine de l'hébreu, du phénicien et du bactrien, est une langue bien plus ancienne que le latin, et que le mot aqua lui-même n'est peut-être qu'un emprumpt fait au mot primitif "aki" rocher ou source des eaux.
(3) On est assez peu d'accord sur la classification de ces 9 peuples : nous en avons donné l'énumération la plus probable.


"On croit", dit M. l'abbé Menjoulet, dans sa "Chronique du diocèse et du pays d'Oloron", "que l'église métropolitaine d'Ealuze (aujourd'hui Eause), eut pour fondateur saint Paterne, disciple de saint Saturnin ou Sernin, de Toulouse."
Et le docte historien penche vers l'opinion qui fixe à l'année 232 l'époque de cette mission, à l'année 254 la mission de saint Vincent de Dax. Plus loin M. Menjoulet ajourd : "Il ne paraît pas que le zèle religieux de cette époque (commencement du 4ième siècle, règne de Constantin) ait produit, dans notre pays, autre chose que des conversions isolées. On y trouvait sans doute des familles Chrétiennes, peut-être y voyait-on des prêtres missionnaires, qui allaient de bourgade en bourgade, porter la bonne nouvelle aux élus de Dieu et soutenir les néophytes dans la pratique des vertus évangéliques, mais il n'y avait point d'église proprement dite, il n'y avait pas encore de diocèse, soit à Beneharnum, soit à Iluro (Lescar et Oloron), et l'histoire doit traverser tout le 4ième siècle poru arriver au premier évêque de Béarn."
Suit la légende de saint Julien, dont nous avons emprumpté la traduction au même ouvrage.
Sans vouloir entreprendre ici de discuter la question de l'apostolicité immédiate de la prédication évangélique dans les Gaules, que nous traiterons amplement dans l'un des derniers volumes de cet ouvrage, nous dirons simplement que nous trouvons, dans le livre même de M. Menjoulet, la condamnation d'un système d'après lequel l'Eglise n'aurait été constituée qu'au 3ième siècle dans la Novempopulanie en général et à la fin du 4ième siècle dans le Béarn en particulier.
En effet, lorsqu'en 406, c'est-à-dire 6 ans après saint Julien de Lescar, Wallia, à la tête de ses Goths de l'Ouest ou Wisigoths " dépeupla tout ce qui appartient à l'Aquitaine et aux 9 peuples [Saint Jérome, épistula ad Ageruch], le pays où il campait était catholique", et Sidoine Apollinaire nous apprend que "Bordeaux, Bazaz, Comminge, Auch et beaucoup d'autres cités touchaient à leur ruine spirituelle par la mort de leurs pasteurs, moissonnés sans qu'on établit de nouveaux évêques... Dans les diocèse, et dans les paroisses, tout était négligé". Sidoine Apollinaire, dans ce passage, distingue les paroisses rurales des paroisses urbaines. D'après saint Grègoire de Tours, ce furent surtout les villes des 2 Aquitaines et de la Novempopulanie qui se virent dépeuplées par cette horrible tempête.
Allons plus loin : les actes du concile d'Agde, tenu en 506, en lequel la Novempopulanie fut représentée par 11 évèques, celui de Béarn (Lescar), saint Galactoire, et celui d'Oloron, saint Grat, entre autres, nous apprennent que dès les premières années du 6ième siècle, c'est-à-dire 100 ans après saint Julien, il y avait dans les contrées du Midi des couvents d'hommes et de femmes, que le clergé possédait des propriétés, que les diocèses étaient divisée en paroisses, etc. - De tout cela que conclure, sinon qu'à l'époque de l'arrivée des Wisigoths, au commencement du 5ième siècle, l'Eglise était partout hiérarchiquement constituée, et divisée en paroisses urbaines et en paroisses rurales.
Or, cela n'avait pu se faire en quelques année, comme il faudrait l'admettre d'après le système de M. Menjoulet; cela surtout n'avait pu se faire pendant le cours du 5ième siècle, qui fut tout entier en proie aux dévastations des Wisigoths, persécuteurs acharnés de l'Eglise du Christ. Mais cela n'empéchait pas l'idolâtrie de régner encore dans certaines contrées, dans certaines vallées reculées des Pyrénées, à Oloron, par exemple, et c'est ainsi que s'explique la mission de saint Julien de Trèves en Béarn, à la fin du 4ième siècle, de saint Amand au 7ième parmi les Basques, de saint Léon de Carentan au 9ième, etc.


"A Rome, le martyre de saint Cyriaque, diacre, qui après avoir longtemps langui en prison, fut arrosé de poix fondue, étendu sur le chevalet, tiré violemment avec des nerfs, meurtri de coups de bâton, et eut enfin la tête tranchée avec Large, Smaragde et 20 autres, par l'ordre exprès de Maximien. Leur fête, cependant, se fait le 8 août, jour auquel leurs corps furent levés par le pape romain saint Marcel, et ensevelis honorablement. 4ième siècle. - A Aquilée, la naissance au Ciel de saint Hilaire, évêque, et de saint Tatien, diacre, lesquels, sous l'empereur Numérien et le président Béronius, après le supplice du chevalet et d'autres tourments, terminèrent leur martyre avec Félix, Large et Denis. 285. - En Lycaonie, saint Papas, martyr, qui, ayant été fouetté durement, déchiré avec les ongles de fer, contraint de marcher avec des souliers garnis de clous, la pointe dedans, fut enfin lié à un arbre, et en mourant rendit fertile cet arbre auparavant stérile. 4ième siècle. - A Anagarhe, en Cilicie, saint Julien, martyr, qui, après avoir été tourmenté très-longtemps sous le président Marcien, fut enfin enfermé dans un sac avec des serpents et jeté à la mer.Voir les Actes de saint Julien dans les oeuvres de saint Jean Chrysostome (traduction française de Bar-le-Duc, 11 vol, homélie 47 au peuple d'Antioche : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/homt3/julien.htm ) -
A Ravenne, saint Agapit, évêque et confesseur. 341. - A Cologne, saint Héribert, évêque, célèbre par sa sainteté. 1021. - En Auvergne, les obsèques de saint Patrice, évêque. - En Syrie, saint Abraham, ermite, dont saint Ephrem, diacre, a écrit les actes. 310. - A Lescar, en Béarn, saint Julien, premier évêque connu de ce siège. 400. -
A Vienne, en Dauphiné, saint Ysice 1er, évêque de cette ville. 480. Il était sénateur de cette ville lorsqu'il fut choisi pour succéder à saint Mamert, l'an 477. Il avait été engagé dans le mariage et avait 2 fils : saint Avite, qui lui succéda sur le siège de Vienne, et saint Apollinaire, qui devint évêque de Valence. On croit que la bienheureuse Audence, son épouse, était morte lorsqu'il fut élevé à l'épiscopat. Il mourut en 480. Il a été surnommé le Grand à cause de ses vertus, et aussi pour le distinguer d'un de ses successeurs du même nom. la fête de ce dernier se célèbre le 12 novembre. -
Ce même jour, la fête de saint Coloquit, que l'on croit avoir été un roi d'Angleterre et dont la châsse était en la grande église de Sens. - A Marchiennes, en Flandre, sainte Eusébie, vulgairement Ysole ou Eusoye, vierge, abbesse d'Hamage, dont un village du Beauvoisis, près de Breteuil, porte le nom. Vers 660. -
A Pithiviers, au diocèse d'Orléans, saint Grégoire, évêque de Nicopolis, en Arménie, qui quitta son évêché et vint en France pour y vivre dans la solitude; ce qu'il fit avec tant de sainteté auprès de ladite ville, qu'il mérita de briller pendant sa vie et après sa mort par plusieurs miracles. 11ième siècle. Sa fête est le 26 mars à Orléans. - A Alger, la fête de saint Marcel, martyr. Marcel était centenier dans la légion de Trajan. Un jour que ses compagnons d'armes cantonnés à Tanger sacrifiaient à Hercule, il jeta à terre les insignes de son grade et déclara vouloir renoncer aux honneurs militaires plutôt que de brûler de l'ences aux fausses divinités. Arrêté pour ce fait, il ne tarda pas à être décapité. - En Angleterre, sainte Colombe, vierge et martyre. On croit qu'elle fut une des compagnes de sainte Ursule. - En Irlande, saint Finian, qui fut abbé du monastère de Surden, bâti par saint Colomban, illustre par la patience héroïque avec laquelle il supporta les douleurs d'une maladie cruelle, d'où lui vint le nom de "Lobhar" ou "Lépreux". Vers 610. - A Marlagne et Bois-Villiers, dans la province de Namur, en Belgique, le bienheureux Héribert, ermite, distinct de son homonyme l'archévêque de Cologne fêté le même jour. Vers le 13ième siècle. -

Ce même jour, saint Dentelin, dont il y a une église au pays de Clèves et une chapelle à Sainte-Aldegonde d'Emerich. Son corps est honoré à Saint-Vincent de Soignies, en Hainaut. 7ième siècle. Saint Dentelin était le fils de saint Vincent de Soignies et de sainte Vaudru, qui florissaient dans le Hainaut au 7ième siècle. On rapporte qu'il mourut à l'âge de 7 ans et que le Ciel attesta sa sainteté par des prodiges opérés à son tombeau.
Sa fête ne se célébrait autrefois, en Hainaut, que dans l'église des Chanoinesses de Sainte-Vaudru de Mons. Il était très-célèbre chez les Chanoines de Rees, qui faisaient sa fête le 14 juillet.
Saint Dentelin devint, depuis, patron de la ville de Rees, qui l'honore encore aujourd'hui le 14 juillet pareillement. On faisait aussi mémoire de lui, autrefois, le 16 mars, à Emmerich, sur le Rhin, dans la paroisse de Sainte-Aldegonde.
Saint Dentelin fut enterré à Soignies, à côté de son père, saint Vincent. On ne sait rien de plus à son endroit. On ignore quand et comment la ville de Rees s'est procuré ses reliques.
Fils d'un Saint et d'une Sainte; neveu d'une autre Sainte, Aldegonde de Maubeuge; frère de saint Landrie, de sainte Aldétrude et de sainte Madelberte, on a sans doute considéré, pour mettre Dentelin au nombre des Saints, que Dieu n'avait voulu excepter personne d'une famille aussi extraordinairement remarquable. Pour d'autres enfants non Martyrs, honorés d'un culte public, voir sainte Reinewinde au 15 juillet, saint Ludre au 4 novembre. - "etc!





Textes à corriger plus tard :






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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


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