24 mai
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, translation des reliques de saint Lambert, depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Syméon le Stylite (+ 596); Saint Nikita le Stylite de Pereslavl (+ 1186);(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent:
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 24 May
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 24 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Icones de Saints Celtiques pour l'église ou pour le coin-prière à la maison:
http://groups.yahoo.com/group/celt-saints/message/1306
Sources:
========
*******************************
Ajouts personnels :
saint Nikita le Stylite
Image locale d'un ancien site de pélerinages en Russie:
http://web.archive.org/web/20030727103432/http://www.russianpilgrimagetours.com/phototours_pereslavl.html

Godenovo : Un lieu de guérisons et de purifications
miraculeuses, où est conservée une Sainte Croix descendue
du Ciel en 1425, ainsi qu'une source sainte.
Pereslavl Zalessky : Fondé en 1152 par Yury "aux-Longs-Bras",
à mi-chemin entre Moscou et Yaroslavl, situé sur les
rives du lac Plesheevo, où Pierre le Grand construisit sa flotte
"jouet" (1693) qui devint un prototype de la Marine Russe.
Monastère de Nikita le Stylite (12ième siècle);
source sainte, chaînes de Saint Nikita.
SAINT VINCENT DE LERINS (+ 459)
(remarque pour mes frères et soeurs lecteurs membres de l'Eglise
Romaine : il est très important de se rappeler que le
terme "catholique" n'avait strictement pas la même valeur
à l'époque de saint Vincent de Lérins que depuis
le grand Schisme, et surtout le "concile de Trente". Le terme
s'applique ici à l'Eglise "Corps du Christ", l'Unam Sanctam des
grands Conciles Oecuméniques, pas à l'une ou l'autre
partie divisée par les schismes. C'est importantissime de se
souvenir de cela quand on lit des textes de patristique. )
Saint Vincent de Lérins a dénoncé les erreurs de
Saint Augustin dans son livre Objectionnes vincentianae, ce qui lui a
valu les flammes de saint Prosper d'Aquitaine, farouche
extrémiste augustinien (qui "allumera" son bûcher aussi
contre saint Jean Cassien). Un auteur important donc. JMD
Voir aussi 2 courtes mais précises biographies :
http://www.la-france-orthodoxe.net/fr/saint/?p=vincent
http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/stsmai/mai24.html
Un extrait de son "Commomitorium" sur le site (VCO) du hiéromoine Cassien :
http://perso.club-internet.fr/orthodoxie/bul/01.htm - "catholicité, etc"
Je n'ai hélas pas su trouver le texte entier sur internet, du
moins en français. Il a été publié dans une
maison d'édition catholique-romaine de Namur, hélas
disparue, "Soleil levant". Et aussi dans la collection elle aussi
disparue "Pères dans la Foi" chez DDB.
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
Tobi 23, 1721 AM

Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à
Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

1. SAINT SIMEON LE STYLITE DU MONT ADMIRABLE
Ce magnifique saint Simeon naquit à Antioche vers 522, durant le
règne de l'empereur Justin l'Ancien. Son père mourrut
dans un tremblement de terre, et il fut laissé seul avec sa
maman Martha. A l'âge de 6 ans, il se retira au désert,
auprès d'un père spirituel, Jean, sous la guidance de qui
il se soumit pour une austère vie de jeune et de prière,
devenant un ascète étonnant tous ceux qui le voyaient.
Endurant d'horribles tentations démoniaques, il reçut un
grand réconfort et la grâce du Seigneur et de Ses Anges.
Le Seigneur Christ lui apparut sous l'apparence d'un beau jeune homme.
Après cette vision, un grand amour pour le Christ enflamma le
coeur de Simeon. Il passa de longues années en haut d'un
"poteau", priant Dieu et chantant des Psaumes. Sous la guidance de
Dieu, il se retira sur une montagne appelée "Admirable" par le
Seigneur Lui-même. C'est à cause du nom de cette montagne
que Simeon fut surnommé "Homme du Mont Admirable." Du fait de
son amour pour Dieu, il reçut le rare don de la grâce, par
lequel il guérit toute infirmité, adoucissant les
bêtes sauvages, discernant tout jusqu'aux confins de la terre et
dans les coeurs des hommes. Quittant son corps, il s'éleva aux
Cieux et conversa avec les Anges, effrayant et chassant les
démons, prophétisant, vivant parfois 30 jours sans
sommeil et même plus encore sans manger, recevant sa nourriture
des mains des Anges. En lui s'accomplirent pleinement les paroles du
Seigneur : "Celui qui croit en Moi, fera les oeuvres que Je fais; il en
fera même de plus grandes." (Saint Jean 14,12). En l'an de notre
Seigneur 596, la 75ème année de sa vie, saint Simeon se
présenta au Seigneur afin de pouvoir, avec les Anges, être
comblés en contemplant la Face de Dieu.
2. SAINT MARTYR MELETIUS STRATELATES, AVEC 1218 SOLDATS, LEURS EPOUSES
ET ENFANTS
Meletius fut accusé d'avoir démoli un temple païen,
durant le règne de l'empereur Antonin. Cloué à un
arbre, Meletius rendit sa sainte âme. Nombre de soldats sous ses
ordres, qui refusèrent de renier leur Foi en Christ leur
Seigneur, souffrirent avec lui. Ils souffrirent tous honorablement
durant le 11ème siècle et prirent demeure dans le Royaume
du Christ Dieu.
Saint Nikita le Stylite de Pereslavl (+ 1186)

Il vécut une vie effreinée et vicieuse quand il
était jeune. Un jour, alors qu'il était entré dans
une église, il entendit les paroles du prophète
Isaïe : "Lavez-vous (vos péchés), rendez-vous
propres" (1,16). Les mots pénétrèrent
profondément dans son âme, et il effectua un changement de
vie radical. Nikita quitta sa maison, son épouse et son pays, et
entra dans un monastère près de Pereyaslavl, où il
pratiqua une ascèse fort stricte jusqu'à sa mort. Il
enveloppa son corps de chaînes et se hissa en haut d'un poteau,
devenant de ce fait connu comme un Stylite. Dieu lui accorda une grande
grâce, et il guérit des gens affligés de divers
tourments. Il guérit de la paralysie le prince Michael de
Chernigov. Un jour, des malfaisants virent les chaînes briller
sur lui, et pensant qu'elles étaient en argent, ils le
tuèrent une nuit, lui retirèrent les chaînes et les
emportèrent. Cela eu lieu le 16 Mai 1186. Il apparut
après sa mort à un certain Ancien, Siméon, et lui
dit de placer ses chaînes, lorsqu'on les aurait
récupérées, dans sa tombe, près de son
corps. SerbianOrthodoxChurch.net
REFLEXION - L'Apôtre Paul dit : "Pour les purs, tout est pur"
(Tite 1,15). Même la nourriture humaine, par elle-même, ne
sait pas être appelée impure, bien qu'en l'homme,
certaines nourritures savent provoquer des pensées et des
désirs impurs à l'homme. A cet égard, le
magnifique saint Siméon le Stylite rapportait une conversation
passée avec son père spirituel Jean. Ce Jean l'Ancien
disait : "L'homme ne souille pas la nourriture et la boisson car le
Seigneur dit dans l'Ecriture : 'Je vous donne tout cela au même
titre que la verdure des plantes.' " (Genèse 9,3). A cela, le
bienheureux Siméon répondit : "Si l'homme ne souille pas
la nourriture, cependant elle fait naître des pensées
impures et enténèbre l'esprit et y donne racine et
engraisse les passions et transforme l'homme spirituel en homme
physique, clouant ses pensées aux désirs terrestres."
Est-ce que l'eau qui tombe des nuages n'est pas propre? Mais quand il
tombe trop de pluie, la récolte en pourrit. De la même
manière, une alimentation trop riche provoque la
décrépitude de l'être spirituel et moral de l'homme.
CONTEMPLATION - Pour contempler la Grâce de Dieu le Saint Esprit
dans le Mystère (Sacrement) de la Chrismation (Confirmation) :
1. Comment la Grâce oint l'âme lavée du
péché des origines par le Baptême, avec la joie de
l'adoption filliale;
2. Comment la Grâce confirme l'homme dans la Foi en Christ, et
lui donne le sceau pour le Royaume de Dieu.
HOMELIE - A propos de l'amour de Dieu qui est répandu dans les
coeurs des hommes.
"L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par
le Saint Esprit qui nous fut donné." (Romains 5,5).
L'amour est joie, et l'amour oint le coeur de l'homme avec la joie.
Frères, l'amour est puissance, et l'amour oint le coeur de
l'homme avec la puissance. L'amour est paix, et l'amour oint le coeur
de l'homme avec la paix. Et de la joie, puissance et paix, le courage
nait, et l'amour oint le coeur de l'homme avec le courage.
L'amour de Dieu, comme l'huile parfumée, est répandu dans
nos coeurs par personne d'autre que le Saint Esprit, le Tout-Bon et le
Tout-Puissant Esprit. Totalement non-mérité par nous,
l'Esprit de Dieu est répandu sur nous : l'amour de Dieu en nos
coeurs dans le Mystère (Sacrement) de la Chrismation
(Confirmation). Cependant, avec le temps, nous négligeons cet
amour, et par le péché, nous nous écartons de
Dieu, et nous tombons dans la maladie de la paralysie spirituelle. Et
le Saint Esprit ne voulant plus demeurer dans un vase impur,
S'éloigne de notre coeur. Lorsque le Saint Esprit
s'éloigne de nous, alors la joie, la puissance, la paix et le
courage nous quittent aussi, immédiatement. Nous nous
attristons, affaiblissons, perturbons et devenons craintifs. Mais le
Tout-Bon Esprit de Dieu ne fait que prendre Ses distances, Il ne
nous abandonne pas complètement. Il ne nous abandonne pas, mais
Il nous offre à nous qui sommes malades, les remèdes,
à travers le Mystère de la Pénitence et le
Mystère de la Sainte Communion. Lorsque nous nous lavons
à nouveau à travers les Mystères (Sacrements) de
Pénitence et Communion, alors Lui, le Saint Esprit de Dieu,
revient à nouveau demeurer en nous, et l'amour de Dieu est
répandu dans nos coeurs. Nous tombons, nous nous
relèvons, nous tombons, nous nous relèvons! Lorsque nous
tombons, l'Esprit de Dieu se tient près de nous et nous
relève si nous désirons être relevés. Et une
fois que nous sommes relevés, l'Esprit de Dieu Se tient en nous
tant que, par le péché et la bètise, nous ne
désirons pas rechuter. C'est ainsi qu'en cette vie, nous
devenons alternativement un champs fertile et un désert, un fils
repentant et un fils prodigue, une plénitude et un vide,
lumière et ténèbre.
O Tout-bon Saint Esprit de Dieu, ne nous quitte pas, que nous Te
voulions ou que nous ne Te voulions pas. Sois avec nous en tout temps
jusqu'à notre mort, et sauve nous pour la vie éternelle.
A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
Textes à traduire plus tard :
SAINT SYMEON STYLITE LE JEUNE (+ 596)
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
Dans la région d'Antioche, en Syrie, sainte Marthe, veuve,
mère de saint Syméon Stylite le Jeune (6ième
siècle)
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
SAINT VINCENT DE LERINS (+ 459)
(remarque pour mes frères et soeurs lecteurs membres de l'Eglise
Romaine : il est très important de se rappeler que le
terme "catholique" n'avait strictement pas la même valeur
à l'époque de saint Vincent de Lérins que depuis
le grand Schisme, et surtout le "concile de Trente". Le terme
s'applique ici à l'Eglise "Corps du Christ", l'Unam Sanctam des
grands Conciles Oecuméniques, pas à l'une ou l'autre
partie divisée par les schismes. C'est importantissime de se
souvenir de cela quand on lit des textes de patristique. )
SAINT VINCENT DE LÉRINS
450. - Pape de Rome : Saint Léon le Grand - Roi des Francs : Mérovée
"Prenez garde que quelqu'un ne vous séduise, parce que plusieurs
viendront en mon Nom, disant : Je suis Sauveur, et ils en
séduiront un grand nombre"
Matth 24,4-5
Vincent, frère germain de saint Loup, évêqe
de Troyes, était né à Toul. Il avait d'abord
embrassé le parti des armes et brillé dans le monde.
Touché de la grâce, et peut-être
entraîné par l'exemple de son vertueux frère, il
alla s'enfermer au monastère de Lérins pour n'y plus
songer qu'à l'oeuvre de son Salut.
Douloureusement affecté de voir l'Eglise déchirée
par tes hérétiques et voulant contribuer, pour sa part,
à prémunir les simples fidèles contre les
sophismes de l'erreur, il composa, vers l'an 434, 3 ans après le
concile d'Ephèse qui proscrivit le Nestorianisme, un livre qu'il
intitula "Commitorium" ou avertissement contre les
hérétiques, et que par humilité, il publia sous le
nom de "Peregrinus" (le Voyageur ou l'inconnu). C'est dans ce bel et
solide ouvrage qu'il trace cette règle à laquelle, plus
strictement que jamais, il importe do se conformer : "Dans
l'église catholique, il faut apporter le plus grand soin
à tenir ce qui a été cru partout, toujours et par
tous. In ipso Catholica Ecclesia magnopere curandum est ut id teneamus
quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est".
Ce livre, que le Père Labbe qualifie de livre d'or, et que
Bellarmin, à cause de sa brièveté, appelle "petit
par son étendue, immense par sa valeur" (Mole parvum, sed
virtute maximum), a pour but de préserver les fidèles des
nouveautés en matière de foi.
Ce traité était originairement divisé en deux
parties, dont la seconde avait pour objet le concile d'Ephèse,
et à laquelle était jointe une récapitulation
de tout l'ouvrage. La seconde partie ayant été soustraite
à Vincent, il se contenta de rapporter cette
récapitulation à la fin de la première
partie, et de ne faire du tout qu'un seul livre; c'est dans cet
état que nous l'avons aujourd'hui.
L'auteur établit une règle infaillible pour distinguer la
vérité d'avec l'erreur, savoir, l'autorité
des Ecritures expliquées suivant la tradition de l'Eglise
catholique.
Vincent de Lérins s'applique sur toutes choses à
précautionner les fidèles contre une des plus dangereuses
tentations où leur foi soit exposée, ce qui arrive
lorsque Dieu permet que de grands hommes, des hommes estimés par
leurs talents, et en réputation de sainteté, deviennent
les docteurs de l'hérésie. II apporte pour exemple
Valenlin, Donat, Photin, Apollinaire, Nestorius, Tertullien, et
surtout Origène, deux Pères dont il fait le plus
magnifique éloge, pour en conclure que "tous les vrais
catholiques doivent recevoir les Docteurs avec l'Eglise, mais non pas
abandonner la foi de l'Eglise avec les Docteurs".
Le Commonitoire est un de ces écrits que l'on ne peut lire trop
souvent; il en est peu dans l'antiquité qui renferment tant de
choses admirables en si peu de paroles. Le style en est
agréable, net, doux et coulant; la phrase de Vincent de
Lérins, toujours pure et harmonieuse, se module et se
balance comme la période cicéronienne. Sous le
rapport du style, l'auteur du Commonitoire nous paraît
supérieur de beaucoup à Salvien qui vivait dans le
même siècle.
Comme controversiste, Vincent de Lérins a été fort
bien jugé par Mgr Gerbet [!!]. Après avoir montré que
la division des hérétiques en 2 classes principales
détermina aussi à leur égard une double
controverse, il ajoute : "Nous n'avons pas à nous occuper ici de
celle qui consistait à montrer, par les monuments de la
tradition et les décisions dogmatiques, quelle était la
Foi de l'Eglise; mais, celle qui avait pour objet de prouver la
nécessité de croire à l'Eglise, mérite une
attention particulière."
L'antiquité chrétienne a produit sur ce sujet deux
ouvrages fondamentaux, l'un vers le commencement du 3ième
siècle, et l'autre au 5ième : les Prescriptions de Tertullien,
et le Commonitoire de Vincent de Lérins. Nous les disons
fondamentaux, parce qu'effectivement les considérations qui y
sont développées frappent également toutes les
sectes, quelles que soient leurs doctrines particulières : et de
même que, en algèbre, on obtient en éliminant les
conditions spéciales de tel problème particulier, des
formules générales, applicables à toute
espèce de quantité; de même, en écartant
dans la lecture de ces deux écrits les noms des
hérétiques contemporains et les réflexions
accessoires qui s'y rattachent, on voit se dégager, dans sa
pureté logique, le principe général de la
controverse avec tous ceux qui créent ou choisissent leur foi,
suivant la signification prope de ce nom d'hérétiques.
Voici le début plein d'humilité de ce beau livre :
« Il me semble à moi, pèlerin, le plus petit de
tous les serviteurs de Dieu, que ce ne serait pas, avec l'aide du
Seigneur, chose d'une médiocre utilité de coucher par
écrit ce que j'ai reçu fidèlement des saints
Pères, précaution bien nécessaire sans doute
à ma propre faiblesse, puisque l'aurai là sous la main de
quoi suppléer, par une lecture assidue, à mon peu de
mémoire"
Ces lignes expliquent bien le sens du titre choisi par l'auteur. On
donnait à cette époque le nom de Commonitoire
à un recueil de notes qui devaient aider la mémoire
: c'est ainsi que l'empereur Théodose donna un commonitoire au
comte Elpidius partant pour le concile d'Ephèse, et que le pape
Zozime en remit un à Faustin qu'il envoyait en Afrique.
Une des plus admirables pages du Commonitoire est celle qui traite du
progrès, cette grande question de tous les temps et du
nôtre en particulier. « Quelqu'un dira peut-être
: Ne peut-il donc y avoir de progrès pour la religion dans
l'Eglise du Christ? » Qu'il y en ait, et qu'il y en ait
beaucoup. Car, qui serait si malveillant pour les hommes, si
maudit de Dieu, que d'empêcher ce progrès? Mais, il faut
néanmoins que ce soit vraiment un progrès, et non pas un
changement. Ce qui constitue le progrès d'une chose, c'est
qu'elle prenne de l'accroissement, sans changer d'essence; ce qui en
fait au contraire le changement, c'est qu'elle passe d'une nature
à une autre. Il est donc nécessaire que l'intelligence,
la science, la sagesse de chacun comme de tous, d'un seul homme comme
de l'Eglise entière, suivant l'âge et le
siècle, croissent et grandissent beaucoup, mais toutefois en
leur espèce, c'est-à-dire, en conservant la même
doctrine, le même sens, la même pensée.
« Que la religion des âmes imite l'état du corps,
qui, tout en se développant et en grandissant avec les
années, ne laisse pas néanmoins d'être le
même.
" Il y a bien de la différence entre la fleur de la
jeunesse et la maturité de la vieillesse; mais, celui qui est
aujourd'hui vieillard, n'est pas autre chose que celui qui fut
autrefois adolescent; en sorte qu'un seul et même individu a beau
changer d'état et de disposition, il ne change néanmoins
ni de nature, ni de personne. Les membres sont petits dans un enfant
à la mamelle, grands dans un jeune homme ; ils sont toutefois
les mêmes dans l'un et dans l'autre. Autant les enfants ont de
membres, autant en ont les hommes; et s'il est des parties qui se
développent dans un âge plus mûr, elles existaient
toutefois dans le principe de leur origine, en sorte que rien de
nouveau ne parait dans un vieillard, qui ne fût caché en
lui lorsqu'il était enfant.
" Ainsi donc, il n'en faut pas douter, la droite et
légitime règle d'un beau développement, l'ordre
parfait et invariable d'une belle croissance, c'est quand le nombre des
années vient à découvrir dans un jeune homme les
parties et les formes que la sagesse du Créateur avait d'abord
cachées dans un enfant. Mais, si l'homme, avec le temps, se
change en une figure qui ne soit pas la sienne; si le nombre de ses
membres augmente ou diminue, il faut bien, dans ce cas, ou que
tout le corps périsse, ou qu'il devienne monstrueux, ou qu'il
s'affaiblisse tout au moins.
" De même, la doctrine de la religion
chrétienne doit suivre ces lois de perfectionnement, se
consolider par les années, s'étendre avec le temps,
s'élever avec l'âge, mais demeurer cependant pure et
intacte, se montrer pleine et entière dans toutes les mesures de
ses parties, comme dans ses sens et ses membres en quelque sorte,
n'admettre aucun changement, ne rien perdre de ce qui lui est propre,
et ne subir aucune variation dans les points définis.
" Pour l'Eglise du Christ, soigneuse et prudente gardienne des
dogmes à elle confiés, elle n'y change jamais rien, n'y
diminue rien, n'y ajoute rien; elle n'en retranche pas ce qui est
nécessaire, elle n'introduit rien de superflu, elle ne laisse
rien perdre de ce qui lui appartient, elle n'usurpe rien
d'étranger; mais elle met toute son industrie, tout son
entendement à traiter fidèlement et sagement les choses
anciennes, à façonner et à polir ce qu'il put y
avoir autrefois de commencé, d'ébauché; à
consolider, à affermir ce qui fut exprimé,
développé; à garder ce qui fut confirmé,
défini.
" Enfin quel autre but s'est-elle jamais proposé
dans le décret des Conciles, sinon de faire croire avec une foi
plus vive ce que l'on croyait avec plus de simplicité; de faire
prêcher avec plus de force ce qui se prêchait avec plus de
faiblesse; de faire adorer avec plus de zèle ce que
déjà l'on adorait avec sûreté? "
Saint Vincent de Lérins mourut avant la fin de 450, sous le
règne des empereurs Théodose II et Valentinien III. Ses
reliques, dit-on, sont respectueusement gardées à
Lérins ; nous croyons cependant en avoir vu des parcelles
quelque part ailleurs.
Saint Vincent de Lérins voyait dans l'onde d'un ruisseau qui
s'éloigne de sa source vers laquelle il ne doit jamais remonter,
l'image des moments fugitifs de la vie, qui s'écoulent pour ne
plus jamais revenir! Hélas ! quelle est la bouche qui n'a point
dit quelquefois en pensant à la brièveté de nos
jours: Qu'est-ce que la vie?
En nous rappelant notre heureuse enfance, en foulant de nouveau par la
pensée cette pelouse où nous folâtrions avec tant
de gaîté, en revoyant en esprit ces campagnes où
nous promenions notre insouciante jeunesse, ne semble-t-il pas que nous
touchions encore à des instants écoulés pourtant
depuis bien des années? Or, il en sera de même, lorsque
sur notre lit de mort, nons pourrons envisager d'un seul coup d'oeil
notre vie tout entière :
que sera-t-elle alors pour nous, sinon un songe frivole, une ombre
légère et fugitive? Qu'est-ce que votre vie, dit
l'apôtre saint Jacques ? C'est une vapeur qui parait pour un
peu de temps et qui sera bientôt dissipée.
N'êtes-vous donc pas des insensés, vous qui dites:
Aujourd'hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y
négocierons pendant une année, et nous y ferons un gain
considérable : savez-vous même ce qui arrivera demain?
Beaucoup de personnes pensent assez souvent à la
brièveté de la vie; mais cette pensée, que Dieu a
destinée à porter tant de fruits, est stérile pour
elles. Loin d'en profiter, en effet, elles s'empressent de la chasser
dès qu'elle se présente, et s'efforcent de la remplacer
par des pensées riantes et frivoles. En vérité,
n'est-ce pas là une folie semblable à celle des
insensés qui danseraient au-dessus d'un volcan ouvert sous
leurs pieds pour les dévorer?
Les propres de Fréjus et de Nancy marquent la fête de saint Vincent de Lérins le 28 mai.
Annales hagiologiques, Godescard, éd. de Lille; notes locales
fournies par m. l'abbé Guillaume, chanoine sup de la chapelle
ducale, à Nancy.
SAINTS DONATIEN ET ROGATIEN, FRÈRES, MARTYRS, ET PATRONS DE
NANTES (+ 287 ou 288)
Evêque de Rome : Caïus - Empereurs
Dioclétien et Maximien.
Avoir le même esprit, être animé de la même
volonté, voilà la vraie fraternité.
saint Augustin d'Hippone, sermon 25
Dès que les empereurs Dioclétien et Maximien eurent
décrété leur cruelle persécution contre les
Chrétiens, ils envoyèrent au préfet des Gaules un
édit par lequel il lui était commandé de soumettre
tout le monde au culte des divinités de l'empire; de promettre
des récompenses à ceux qui pratiqueraient religieusement
les cérémonies païennes et qui offriraient des
sacrifices aux divinités, et d'employer les tourments et le
dernier supplice contre ceux qui persisteraient à confesser le
Nom du Christ.
Il y avait à Nantes un jeune homme, appelé Donatien,
d'une naissance illustre, mais plus recommandable encore par sa Foi.
Cette vertu, jointe à un esprit mûr, modérait en
lui la vivacité de la jeunesse, et pénétré
de la crainte de Dieu, il se conduisait en vieillard dans un âge
où la raison n'est pas toujours parvenue à sa
maturité. Dieu lui ayant fait la grâce de reconnaitre la
vanité des idoles et d'embrasser la foi Chrétienne, il
avait reçu le Baptême; et, fortifié par les saints
Mystères, il publiait hautement le triomphe de
Jésus-Christ, et répandait dans les coeurs des Gentils la
semence divine qui avait si heureusement fructifié en lui.
Rogatien, son frère aîné, encore idolâtre,
fut gagné à la Foi Chrétienne par Donatien, dans
un temps où c'était exposer sa vie au péril le
plus évident que de faire profession d'une "religion" proscrite
par les ordres des souverains. Mais cette considération ne put
détourner Rogatien de céder aux attraits vainqueurs de la
vérité : il se dévoua à la mort en
même temps qu'au service de Jésus-Christ, et, pour avoir
la force de soutenir le combat dangereux où il voyait bien qu'il
s'exposait, il demandait avec ardeur le Sacrement de la
régénération; mais la fuite et l'absence du
prêtre, que les nouvelles de la persécution avaient
chassé du pays, furent cause que Rogatien sera baptisé
dans son sang. (Sacerdotis absentis fugitiva, Ac. SS. Don. et Rog.)
Sur ces entrefaites un commissaire (*) des empereurs se rendit à
Nantes, muni de son ordonnance,' et fut reçu favorablement par
la multitude idolàtre. On croit que c'était
Rictius-Varus, nommé communément Rictiovare, et fameux
par ses cruautés envers les Chrétiens dans la Gaule
Belgique.
Un des habitants lui parla de cette sorte : "Juge équitable et
modéré ! Vous venez fort à propos pour ramener au
culte des dieux ceux qui s'en sont écartés pour
s'attacher à un homme que les Juifs ont fait mourir en croix. Le
premier d'entre eux sur qui vous devez exercer votre
sévérité, c'est Donatien, qui non-seulement s'est
retiré du service qu'il doit aux dieux, mais qui, par ses vains
discours, a encore séduit son frère; en sorte que l'un et
l'autre méprisent avec obstination les dieux immortels que les
empereurs invincibles adorent et qu'ils veulent qu'on adore par tout
l'univers. La propre confession des 2 frères vous convaincra,
quand il vous plaira de les interroger, qu'on ne les accuse point
à faux."
Le commissaire, que les Actes appellent "Praesca", étant
irrité, se fit amener Donatien devant lui, et commença
ainsi son enquête : "J'apprends, Donatien, que non-seulement vous
refusez, par une désobéissance criminelle, d'adorer
Jupiter et Apollon, de qui nous tenons la vie, mais encore que vous les
déshonorez par des discours injurieux, et que, par une
prétention extravagante, vous publiez qu'on ne peut être
sauvé qu'en croyant à la mort d'un homme qui a
été puni du supplice de la croix, au culte duquel vous
essayez d'engager tout le monde." Donatien répondit :
"Vous ne dites rien que de vrai; j'avoue que je voudrais que tout le
monde Le servît, car il n'y a que Lui qui mérite nos
adorations." Le commissaire dit : "Modérez-vous
là-dessus, et cessez de prêcher inutilement cette vaine
doctrine, sinon je vous ferai bientôt trouver la fin de votre
vie." Donatien répondit : "Si la mort a quelque chose de
terrible, ce n'est pas pour moi, c'est pour vous, que l'erreur et la
fausse prévention engagent dans les ténèbres et
empêchent d'ouvrir les yeux à la lumière de la
justice." Le commissaire commanda que le Saint fut
enchaîné et jeté dans une prison, afin que la
violence des tourments ébranlât le Martyr et lui fit
perdre la foi, ou du moins que son supplice détournât ceux
qui en seraient les spectateurs de croire en Jésus-Christ.
Rogatien fut amené au commissaire en présence du peuple,
et le commissaire, voulant le gagner par la douceur, lui dit : "J'ai
été informé, Rogatien, que vous voulez abandonner
inconsidérément le culte des dieux qui ont daigné
vous donner la vie et orner votre esprit de sagesse et de belles
connaissances; j'ai honte pour vous de voir que tant de choses que vous
savez ne vous empêchent pas de consentir à perdre
l'esprit. Prenez garde que, voulant ne confesser qu'un seul Dieu, vous
n'encouriez, à votre grand regret, la colère de plusieurs
autres. Mais comme vous n'êtes point encore souillé de je
ne sais quel baptême, si l'obstination n'a point encore endurci
votre volonté, recevez les biens et les honneurs que vous
offrent la clémence des empereurs et la bonté des dieux."
Rogatien répondit : "Je ne m'étonne pas que vous mettiez
la clémence des empereurs avant la bonté des dieux. Tout
est perverti dans votre esprit, quoique au reste vous ayez quelque
raison de donner le premier rang à des êtres vivants, qui
valent encore mieux que des dieux de fonte. Mais, et vos dieux et vous,
vous êtes également insensibles : eux, parce qu'ils sont
de nétal ou de pierre, et vous, parce que vous méritez de
ressembler à ce que vous adorez ." Le juge commanda que Rogatien
fût jeté dans le même cachot où l'on avait
mis celui dont il avait reçu cette doctrine, selon lui,
extravagante, afin que le lendemain, l'épée du bourreau
vengeât et les dieux et les empereurs des mépris et des
insultes de l'un et de l'autre.
Rogatien n'éprouvait qu'une peine : c'était d'avoir
été prévenu par la persécution avant qu'il
eût reçu le Baptême; mais la Foi qu'il avait en Dieu
lui fit espérer que le baiser de son frère lui tiendrait
lieu du bain sacré. Donatien, informé de la peine de son
frère, fit cette prière à Dieu : "Seigneur
Jésus-Christ, auprès de qui les intentions ont la
même valeur que les oeuvres quand l'impuissance absolue
empêche les effets d'une volonté qui vous est toute
dévouée, accordez à votre serviteur Rogatien que
sa Foi pure lui tienne lieu de Baptême et son sang d'onction
sacrée, s'il arrive demain, par l'obstination du juge, que
l'épée termine le cours de notre vie." Ils
passèrent l'un et l'autre la nuit à se fortifier par
l'espérance de la coronne immortelle qui devait être le
prix de leur confession.
Le lendemain, le juge monta sur son tribunal, et ayant fait venir les 2
frères, chargés de chaînes, il leur dit : "La
sévérité dont jE dois des exemples au public
m'empêche désormais, d'user avec vous de termes de
douceur, puisque vous méprisez le culte des dieux immortels par
ignorance, ou, ce qui est encore pis, que vous travaillez à le
détruire, parce que vous vous croyez mieux instruits que nous."
Les Martyrs lui répondirent : "Que votre science, qui est
au-dessous de l'ignorance stupide, soit semblable à vos dieux
que vous adorez dans des métaux qui n'ont aucun sentiment. Nous
sommes prêts à souffrir pour Jésus-Christ tout ce
que la rage du bourreau sera capable d'inventer; nous n'estimons pas
que ce soit perdre la vie que de la donner pour Celui de Qui nous
l'avons reçue, et qui nous en rendra une autre infiniment plus
heureuse." Le juge, transporté de colère, ordonna que les
2 frères fussent tourmentés et disloqués sur le
chevalet, afin que, s'ils ne changeaient pas de résolution, ils
eussent plus longtemps à souffrir, et qu'ensuite ils fussent
décapités. Les ministres de sa fureur, cherchant à
lui plaire par un excès de cruauté, après avoir
tourmenté les Martyrs, leur enfoncèrent une lance dans la
gorge, ce qui n'avait point été ordonné, et puis
leur coupèrent la tête. Ce fut ainsi que Donatien,
après avoir gagné son frère à
Jésus-christ, eut la consolation de le voir répondre
dignement à la grâce de sa vocation; que Rogatien,
baptisé dans son sang, ne se montra pas inférieur
à son frère, et que tous les 2, remportèrent une
illustre victoire, qui les unit à la troupe bienheureuse qui ne
se sépare jamais de l'Agneau immortel, auteur et consommateur de
leur béatitude. Suivant l'opinion la plus suivie, leur martyre
arriva en 287 en 288.
RELIQUES ET CULTE DES SAINTS DONATIEN ET ROGATIEN.
Les corps des saints Martyrs furent ensevelis auprès ils lieu
eù ils avaient souffert la mort, et depuis placés dans un
sépulcre que les Chrétiens leur édifièrent,
au pied duquel plusieurs anciens évêques de Nantes ont
voulu étre enterrés. Autrefois, un monument marquait la
place précise où ils avaient souffert la mort. Les
"révolutionnaires" l'ayant renversé, on y a planté
2 croix en 1816, et placé une inscription qui rappelle le
martyre des 2 frères. Dès le fin du 5ème
siècle, on bâtit, sur le tombeau des saints Martyrs, une
belle église, qui fut d'abord possédée par les
moines de Bourg-Dieu, en Berri; ils la cédèrent ensuite
ou la rendirent aux chanoines de Nantes, et c'est maintenant une
église paroissiale. Pendant la Révolution, elle fut en
partie détruite. 2 dames pieuses la firent rétablir
à leurs frais, en 1806, et la rendirent au culte divin. Elle est
située l'une des extrémités de la ville et
près de la grande route de Paris.
On attribue au duc de Bretagne, Jean 4, la fondation d'une autre
église de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien, au faubourg de
Saint-Clément de la ville de Nantes, et l'établissement
de 6 chanoines pour y faire le service; mais on se trompe : cette
fondation est du duc Jean 3, qui la fit en 1325. François 1er,
l'un de ses successeurs, au lieu de 6 chanoines ou chapelains,
établit, en ce même lieu, une communauté de
Chartreux, l'an 1445. Cette église a été
détruite pendant la Révolution. Les dames de la
Visitation occupent maintenant les bâtiments de la Chartreuse.
Les corps des 2 Saints furent levés de terre, l'an 1145, par
Albert, évêque d'Ostie, qui en fit la translation à
l'église cathédrale de Nantes, en présence de
Hugues, archevêque de Rouen (Ep. Hugonis Rotom. ad Albericum.
D'Acheri, Guibert, p. 690), et de plusieurs autres prélats. Ces
précieuses reliques sont maintenant conservées dans
l'église paroissiale dédiée aux saints Martyrs, et
on les a renfermées dans 2 châsses châsses d'argent.
Il ne reste que quelques ossements de chacun des 2 corps. Une partie
avait été portée dans l'église
cathédrale et y était conservée au-dessus des
portes latérales du choeur. Ce trésor a été
perdu pendant la Révolution avec les autres reliques de la
même Eglise. La fête de ces 2 Saints se
célébrait le 24 mai dans le diocèse de Nantes,
avec octave, et jusqu'en 1804 elle e été
chômée. Maintenant, elle est transférée au
dimanche dans l'octave de l'Ascension. On désigne souvent les 2
Saints sous le nom de "Enfants Nantais"
Vie des Saints de Bretagne, par dom Lobineau, revue par m.
l'abbé Tresvaux. Les Actes que l'on possède ont
été écrits au 5ème siècle par un
auteur anonyme. Dom Ruinart les a admis dans sa collection
Kyrie eleison
Textes à corriger plus tard :
ESTHER ET MARDOCHEE (Ancien Testament) (entre 521 et 485 av. J-C)
p.138-146
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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel