11 mai

Jour précédent
© 2005 Jean-Michel Dossogne www.amdg.be
Retour page principale Sanctoral




12 mai 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs! 

En Belgique, saint Gangulphe est fêté à Florennes, où la Collégiale, millénaire, lui est dédiée.
Depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.



Dicton météo - Saints "de glace"
"Saints Servais, Pancrace et Mammert,
à eux 3, un petit hiver.
"


Premier jour des 'Saints de Glace" - nos anciens savaient bien observer la météo, ils n'avaient pas besoin d'un satellite envoyé dans le ciel à grands coups de fusées polluantes pour y parvenir. Saint Mamert de Vienne inaugure ces jours où normalement, les dernières grandes gelées (voire neiges) peuvent avoir lieu. Demain c'est saint Pancrace, après-demain c'est saint Servais, le grand évêque de Tongeren (Tongres, B). Et saint Boniface, le surlendemain, clôt le tout. Qu'ils intercèdent pour nos fermiers et nos cultures!


Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
Hiéromartyr Joseph, Métropolite d'Astrakhan (+1672); Saints Egaux-aux-Apôtres Cyril (+869) et Méthode (+885), Illuminateurs des Slaves; Vénérable Sophrony, Reclus des Cavernes de Kiev, lointaines cavernes (13ième siècle); Saint Nicodème, Archévêque de Serbie (+1325); Commémoration de la Fondation de Constantinople (330);;(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Tue, 11 May 2004 00:46:54 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 11 May

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 11 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Credan
* Saint Fremund de Dunstable
* Saint Lua de Killaloe
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Saint Credan
(Credus, Credanus)
-------------------------------------------
Date inconnue. On trouve les preuves de l'existence de ce saint peu connu de Cornouailles, dans les Comtés de Moyne et Wicklow en Irlande, ainsi que dans l'église de Sancreed, qu'il fonda. Selon  Roscarrock, "il tua son père par accident, ce qui le bouleversa au point d'abandonner le monde pour se faire porcher, et vécut d'une manière si exemplative qu'il fut considéré comme saint" (Farmer).

o l'église de Sancreed et ses 5 antiques Croix
http://homepages.tesco.net/~k.wasley/sancreed.htm

o Photographies des Croix de Sancreed, et d'autres lieux
http://www.btinternet.com/~ambain/crosses.htm
[site hélas disparu, http://web.archive.org vous donnera 2 ou 3 croix encore à voir, fort belles au demeurant]


Saint Fremund de Dunstable, roi et Martyr
à Harbury en Warwickshire, Angleterre
---------------------------------------------
Martyrisé vers 866. Saint Fremund est parfois représenté en roi, mais il est plus probable qu'il fut le fils d'un noble, quoiqu'on pourrait le rattacher à saint Edmund, roi d'Est-Anglie. Il naquit dans le Warwickshire près d'Offchurch mais très jeune, il quitta le foyer parental pour aller mener une vie d'ermite solitaire sur une île appelée Ylefagel, qui pourrait être l'actuelle Steep Holm ou Flat Holm dans le Bristol Channel. A cette époque les Anglais vivaient constamment sous la menace d'invasions des Danois,
et il semble que Fredmund se sentit obligé de quitter son ermitage pour prendre les armes afin de défendre la religion chrétienne et la liberté de son peuple.

Il mourrut à la bataille d'Harbury, pas loin de sa maison, et on croit que c'est un parent apostat, nommé Oswi, qui serait le responsable de sa mort, s'étant allié aux païens Danois afin d'assouvir ses ambitions. Le corps de Fredmund fut emmené à Offchurch pour y être enseveli, et le fait que cette église ait été fondée par le roi Offa pourrait être la raison pour laquelle on décrit Fremund comme son fils.

Sa "Vie" par William de Ramsay et ultérieurement par le moine John Lydgate de Burry rapportent que son tombeau était visité par nombre de pélerins en quête de guérison, et qu'en 931, il y eut une translation de ses reliques de Cropredy vers Oxfordshire. Il est certain qu'au Moyen-Age, il y eut là une châsse contenant ses reliques, et il y a une prairie près de la rivière Cherwell qui s'appelle Freeman's Holm. Richard, prieur de la nouvelle fondation de Dunstable, visita le diocèse de Lincoln en 1206 et découvrit que nombre de visiteurs se rendaient dans cette petite église.

Dunstable fut un prieuré de chanoines d'Austin fondé par Henri 1er à la fin du 12ième siècle à l'endroit où Watling Street traverse le chemin d'origine préhistorique Icknield Way. On présume que cette église eut besoin de ces reliques, et en 1210, au moins une partie des reliques de saint Fremund furent emenées à Dunstable et un autel lui fut dédicacé.

La châsse fut détruire à la "dissolution", mais la magnifique nef et le porche Normand demeurent dans ce qui est à présent l'église paroissiale Saint-Pierre (Bowen, Farmer, Hole, Stanton).


Saint Lua de Killaloe
--------------------------------------------------------------
Mort au 7ième siècle. Saint Lua donna son nom à l'ancienne ville de Killaloe (Eglise de Lua). On rapporte qu'il naquit de noble ascendance à Limerick, et fut éduqué à Bangor et Clonard. Il fonda une église et une école sur le fleuve Shannon, où un de ses élèves devint le futur évêque Flannan, qui succèdera à Lua comme abbé.

Son refuge sur l'île Friar, Comté de Tipperary, fut une destination de pélerinages jusqu'au 20ième siècle - jusqu'à ce qu'un barrage d'une centrale hydraulique éleva le niveau du Shannon en 1929 et submergea l'île. La chapel de Lua avait été déplacée, ses pierres numérotées, et réassemblée sur l'ancien site de Brian Boru en face du Shannon.

Une légende rapporte que les empreimtes de sabots de cheval dans les rochers de l'île Friar étaient celles de l'animal de saint Patrick - laissées quand l'Apôtre de l'Irlande fut obligé de lui faire effectuer un saut gigantesque jusqu'à l'autre rive pour échapper à des païens hostiles. Son cheval s'éleva en hauteur et atterit avec une telle force sur l'île que les empreimtes de ses sabots s'enfonçèrent profondément dans le rocher. (D'Arcy, Montague).

Sources:
========
Bowen, Paul. When We Were One: A Yearbook of the Saints of the British Isles Complied from Ancient Calendars.
D'Arcy, M. R. (1974). The Saints of Ireland. Saint Paul, Minnesota: Irish American Cultural Institute. [This is probably the most useful book to choose to own on the Irish saints. The author provides a great deal of historical context in which to place the lives of the saints.]
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.
Hole, Christina. (1954). English Shrines and Sanctuaries. B T Batsford Ltd..
Montague, H. P. (1981). The Saints and Martyrs of Ireland. Guildford: Billing & Sons.
Stanton, R A. (1887) Menology of England and Wales.Burns & Oates.

*******************************

Ajouts personnels :



Voilà à quoi mène la soif de pouvoir dans ce monde :
http://arizona.indymedia.org/uploads/bush-on_dead_usa_soldier_faces.jpg
Ceux qui ont des bombes, c'est avec les bombes; les autres, c'est en tuant son prochain spirituellement. Je ne suis pas sûr que la seconde méthode soit moins dangeureuse que la première.. On comparera avec cette affiche d'art moderne bien connue, où on voit la Face du Christ composée de gens de toute la planète, de tous âges, mais.. vivants..




traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
3ème jour du mois bénit de Bashans 1721


1. Départ de saint Jason, un des 70 Disciples.
2. Départ de saint Otimus, le prêtre.
3. Départ du Pape Gabriel 4, 86ème Patriarche d'Alexandrie.



2. En ce jour aussi, le prêtre saint Otimus fut martyrisé. Il était né à Fowwa, et du fait qu'il était juste, il fut ordonné prêtre pour sa ville. Il enseigna et confirma les fidèles dans la Foi. Après cela, il partit pour Ansena. Lorsque l'empereur Dioclétien suscita la persécution contre les Chrétiens, on parla de ce saint à Arianus, gouverneur d'Ansena. Il se le fit amener et lui proposa d'offrir un culte aux idoles, et le Saint ne voulut pas obéir à ses ordres. Il le fit grandement torturer, mais le Seigneur le renforça. Lorsque le gouverneur se fut lassé de le faire torturer, il ordonna de le faire brûler. Il fut brûlé et reçut la couronne du martyre. Son corps fut emené par un prêtre craignant Dieu, qui le plaça dans un linceul, et le cacha jusqu'à la fin de l'époque des persécutions. Ensuite ils lui bâtirent une église où Dieu révèla nombre de miracles. On pense que son corps existe encore dans la ville de Kalabsha près d'El-Santa.

3. En ce jour aussi de l'an 1094 A.M. (Avril 1378 apJC), le Pape Gabriel, 4ème du nom, 86ème Patriarche, partit. Il était abbé du monastère d'El-Moharrak. Il siégea sur le trône apostolique à partir du 11 du mois de Tubah 1086 (6 janvier 1370 apJC). Il fut un grand érudit et un juste ascète. Durant son époque, en 1370, une grande lumière apparut durant la nuit, que l'on se croyait en plein jour, et qui dura jusqu'à l'aube. En 1371, il y eu une grande crue dans la vallée du Nil, qui menaça d'innonder tout le pays. Il était contemporain des sultans El-Shabaan et Ali Ebn-Shabaan El Mansour. Il siègea sur le trône durant 8 ans, 3 mois et 22 jours. Il fut enseveli aux côtés de saint Simon le Tanneur.

Puissent leurs intercessions être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!




Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm


3. SAINT NICODEME, ARCHEVEQUE DE PEC
Ce grand hiérarque était Serbe de naissance. Il menait une vie d'ascète sur la sainte montagne de l'Athos et était abbé du monastère d'Hilendar. Suite au décès de Sava 3, il fut élu comme Archévêque de "Tous les Serbes et des Terres Côtières" en l'an 1317. Nicodème couronna le roi Milutin en 1321. Il traduisit le Typikon de Jérusalem en Serbe. (Le Typikon est un livre contenant les rubriques / directives pour la célébration des Divins Mystères et des autres Offices de l'Eglise Orthodoxe). Dans l'introduction de ce livre, Nicodème dit : "Dieu Tout-Puissant, Qui connaît nos faiblesses, nous donnera la force spirituelle, mais seulement si nous montrons d'abord nos efforts." Il aimait vraiment la vie ascétique, et oeuvra pour la renforcer à travers toute la terre Serbe. Il travailla sans arrêt pour déraciner l'hérésie des Bogomils et renforcer la Foi Orthodoxe. Il mourrut dans le Seigneur en 1325. Ses reliques, sur lequelles s'accomplissent toujours des miracles, reposent au monastère de Pec.


HYMNE DE LOUANGE - SAINT CYRIL
Les chefs musulmans demandaient à Cyril
Quelle sorte de 3 personnes il y avait en Dieu?
Car si Dieu est un, d'où viennent 3 personnes?
Notre Dieu est un, le vôtre est 3!
Cyril répondit : Il n'en est pas ainsi, non,
Mais comme le soleil brillant qui réchauffe à midi,
Et éclaire, la chaleur a son cycle,
Mais ce n'est qu'une pale image de la Divine Trinité,
Qui est Une en Essence, et 3 en Personnes divines.
Par le Christ, cette vérité est révèlée.
Jamais aucun homme mortel ne comprendra ceci,
Dieu Lui-même l'a révèlé; et c'est ce qu'enseigne l'Eglise.




REFLEXION - Dans le campement des Sarrasins, ils demanèrent à saint Cyril : "Comment est-ce que les Chrétiens arrivent à livrer une guerre, et en même temps accomplit le commandement du Christ concernant la prière à Dieu pour leurs ennemis?." A cela, saint Cyril répondit : "Si 2 commandements étaient écrits dans une loi, et donnés aux hommes pour les accomplir, quel serait l'homme qui serait le meilleur accomplisseur de la loi : celui qui en accomplit un des 2 commandements, ou celui qui accomplit les 2?." A cela, les Sarrasins répondirent : "Sans aucun doute, celui qui accomplit les 2 commandements." Saint Cyril continua : "Christ notre Dieu nous commande de prier Dieu pour ceux qui nous persécutent, et même de leur faire du bien; mais Il a nous a aussi dit : il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." (saint Jean 15,13). C'est pourquoi nous supportons les insultes que nous adressent individuellement nos ennemis, et nous prions Dieu pour eux; et, en tant que société, nous nous défendons mutuellement, et nous donnons nos vies, afin que vous ne puissiez pas réduire nos frères en esclavage, que ce soit de leurs âmes avec leurs corps, ni de les tuer, corps et âme."


CONTEMPLATION - Pour contempler l'action de Dieu le Saint Esprit sur les Apôtres :
1. Comment d'un simple, Il fait un sage;
2. Comment d'un incapable de s'exprimer, Il fait un éloquent.


HOMELIE - A propos de l'irrésistible volonté de Dieu.
"Je me disais: Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son Nom; mais c'était en mon coeur comme un feu dévorant, enfermé dans mes os. Je m'épuisais à le contenir, mais je n'ai pas pu." (Jérémie 20,9).
Si qui que ce soit doute encore que Dieu a parlé à travers les prophètes, faites-lui lire cette confession du grand prophète Jérémie, et qu'il ne doute plus. Le prophète confesse qu'il avait décidé de ne plus parler à quiconque au Nom du Seigneur. Pourquoi? Parce que si peu prêtaient attention à ses paroles. Si quiconque avait prêté attention à ses paroles, le prophète endurait "reproches et dérisions quotidiennes" (Jérémie 20,8). Mais quand il décida de rester silencieux, est-ce qu'il est vraiment resté muet? En pratique? Non, il n'aurait pas pu : "Je m'épuisais à le contenir, mais je n'ai pas pu!" Il était si écrasé par cette irrésistible puissance de l'Esprit de Dieu sur lui, pour qu'il parle, et il avait à parler. Ce n'est dès lors pas l'affaire du prophète, qu'il aie à parler ou non : c'est l'affaire du Tout-Puissant Esprit de Dieu. C'est ainsi que toute Ecriture Sainte est rédigée - non pas selon la volonté de l'homme mais selon la volonté de Dieu, et non selon la pensée humaine mais selon la pensée de Dieu.
Quelle est la sensation que produit la parole de Dieu lorsqu'elle entre par l'Esprit de Dieu dans le prophète; c'est ce que le grand Jérémie explique, de par son expérience personnelle : "c'était en mon coeur comme un feu dévorant, enfermé dans mes os." Voilà ce qu'est l'inspiration du Tout-Puissant Esprit de Dieu. Sous une telle irrésistible pression interne - comme sous la pression du feu emprisonné dans mes os - ainsi écrivit le saint homme de Dieu. Et nombre d'entre eux se sont écriés : "Je m'épuisais à le contenir, mais je n'ai pas pu!" Qui irait d'ailleurs contre l'Esprit de Dieu sans punition et destruction? Qui Le contiendra, lorsqu'Il veut dire ou faire quelque chose?
Mes frères, seule l'action de Dieu le Saint-Esprit est irrésistible!
O Tout-Puissant Esprit de Dieu, dirige-nous irrésistiblement sur le chemin du Salut.

A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.


Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/


Hiéromartyr Joseph, Métropolite d'Astrakhan (+1672)
Le hiéromoine [moine-prêtre] Joseph, premier métropolite d'Astrakhan, naquit en Astrakhan en 1579. Ayant prononcé ses voeux monastiques, saint Joseph fut élevé à l'âge de 52 ans à la dignité d'archimandrite du monastère de la Trinité d'Astrakhan. En 1656, il partit pour Moscou, où il fut élevé à la dignité de métropolite d'Astrakhan. Le 11 mai 1672, durant une émeute de la population de la ville, saint Joseph accepta la mort en martyr à Astrakhan. Ce pénible évènement est rapporté par des témoins occulairse, les prêtres désservant la cathédrale - Cyril et Pierre. Les prêtres emportèrent le corps du martyr, et, l'ayant revêtu de son costume épiscopal, ils le placèrent dans un cercueil préparé. Le lendemain, pendant qu'ils célébraient la panikhide [office pour les défunts], le corps fut emporté vers une des chapelles de l'église et il y demeura 9 jours sans sépulture. Les reliques du saint hiérarque furent ensuite placées dans le tombeau, et peu après elles furent glorifiées par des miracles. La canonisation du saint eut lieu au Sobor [Concile] local de l'Eglise Orthodoxe Russe en avril 1918.


Vénérable Sophrony, Reclus des Cavernes de Kiev, lointaines cavernes (13ième siècle)
Les reliques du moine Sophrony furent ensevelies dans la Caverne la plus éloignée du monastère de Kievo-Pechersk. Dans le Canon des moines des Cavernes les Plus Eloignées, il y a un récit des exploits du saint ascète - ayant été considéré comme digne d'entre les chants des Anges. La mémoire de saint Sophrone se célèbre séparément au 11 mars.



Saint Nicodème, Archévêque de Serbie (+1325)
Saint Nikodème, Archévêque de Serbie, fut higoumène du monastère de Khilendaria et de là élevé à la dignité d'évêque en l'an 1316. Il est à noter son oeuvre remarquable de traduction en Slavon, en 1319, du Typikon (Ustav) [ordo] de Saint Sabbas le Sanctifié, de Jérusalem, et en ordonna l'usage en Serbie. Saint Nikodème mourrut en 1325.


En 324, le saint empereur Constantin le Grand (21 mai) décida que la capitale impériale devait être plus proche des provinces Orientales, et cependant conserver une communication directe avec l'Occident. La ville de Byzantium remplissait ces critères, et le 8 novembre 324, l'emplacement de la nouvelle capitale fut consacré.
La tradition nous rapporte que l'empereur était occupé à dessiner les limites de la ville avec une flèche, lorsque certains de sa court furent surpris par l'amplitude des nouvelles dimensions de la capitale. "Seigneur", demandèrent-ils, "combien de temps continuerez-vous?" Constantin répondit : "Je continuerai jusqu'à ce qu'un qui marche en avant de moi s'arrête."
Ils comprirent alors que l'empereur était guidé par quelque divine puissance. Il y a une représentation iconographique de Rallis Kopsides montrant un Ange du Seigneur allant devant saint Constantin pendant qu'il trace les nouvelles frontières de la ville. La construction des principaux bâtiments de la ville était commencée en 325, et des monuments païens de Rome, Athènes et d'autres villes furent utilisés pour agrémenter la nouvelle capitale. Le besoin d'une nouvelle ville est en partie expliqué par les besoins de gouvernement changeants, par l'invasion Germanique à l'Ouest, et par des intérêts commerciaux, mais la nouvelle ville avait aussi à devenir une capitale Chrétienne. Pour cela, une nouvelle fondation était requise.
En 330, les travaux en étaient à ce point avancés qu'il fut possible pour Constantin de dédicacer la nouvelle capitale. La dédicace eut lieu le 11 mai, suivie par 40 jours de joyeuses célébrations. La Constantinople Chrétienne fut plaçée sous la protection de la Très Sainte Mère de Dieu, et éclipsa la Byzance païenne. Saint Constantin fut le premier empereur à se soumettre volontairement au Christ [*], et Constantinople devint le symbole de l'empire Chrétien, qui dura 1000 ans.
TROPAIRE TON 4
La ville de la Theotokos dédicace sa fondation comme une offrande à la Mère de Dieu. Car elle a été fondée pour demeurer en Elle, et elle vit et est renforcée par Elle, Lui criant,  "Salut, espoir de tous jusqu'au bout du monde."


[*] Soumis mais jusqu'à quel point? Il restera de facto Pontifex Maximus jusqu'à sa mort, comme tous les empereurs romains depuis la divinisation impériale 4 siècles auparavant. C'est-à-dire grand prêtre et dieu du culte païen. Quelle Eglise a donc canonisé une divinité païenne?...
Qu'on accepte ma remarque ou qu'on hurle à (ma) mort, peu m'échaut : vous ne parviendrez jamais à me montrer un document où il renonçait à ce titre! Il faudra attendre Théodose, si je ne m'abuse, pour que sonne enfin le glas de l'imperium divinisé dans l'empire Romain.. quasi moribond alors. Ceci explique probablement, mais c'est à creuser, pourquoi le Baptême de Constantin aura été retardé jusqu'à la fin de sa vie.
Maintenant, hors du problème de canonisation, qui est surtout un acte politique, et une "récompense" spirituelle quelque part acceptable les circonstances du changement, reste le fait que dans les tensions terribles que son changement philosophique amenaient, il lui aurait été impossible de tout jetter d'un coup.
Il n'empêche, le premier Concile dit Oecuménique (3 de Rome et 1 seul pour toutes les Gaules présents pour l'Occident), Nicée 325, aura donc été convoqué et présidé par.. un non-Chrétien.. nul ne saurait être Chrétien hors du saint Baptême, inutile d'allumer un bûcher, c'est ainsi. JMD
]



Textes à traduire plus tard :


Saint Rostislav, Prince de Grande Moravie


Saints Egaux-aux-Apôtres Cyril (+869) et Méthode (+885), Illuminateurs des Slaves





voir aussi : http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/stsmai/mai11.htmlbis



Commémoration de la Fondation de Constantinople (330)
[persiflage du jour : ah tiens, ce n'est pas saint André qui l'a fondée au 1er siècle? :-) ]
voir aussi : http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/stsmai/mai11.html



Hiéromartyr Mocius, prêtre d'Amphipolis en Macédoine





Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]








Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :

Au diocèse de Verdun, saint Possesseur, évêque et confesseur (+ vers 485).
Membre de la magistrature de Verdun, à l'époque des invasions du 5ième siècle, il consola les peuples au milieu des afflictions, fit nommer Pulchrone comme évêque et lui succéda, il mourut vers 485; son corps, déposé dans l'église des Saints-Pierre-et-Paul, fut vénéré plus tard dans l'église cathédrale. La fête est au 11 mai (Duchesne, Fastes épisc., t. 3, p. 70).


En Allemagne, le bienheureux Philippe de Zell, confesseur (8ième siècle).
Philippe, anglo-saxon de naissance, fit le pèlerinage de Rome et y fut ordonné prêtre. Au retour, il s'arrêta dans le village de Nahegau, près de Worms, pour y vivre en ermite. Ses reliques furent retrouvées en 970, au lieu qu'on appela Zell ou Cellule. On les vénéra dans l'église de Zell jusqu'en 1531. La fête se célébrait le 11 mai dans l'ancien diocèse de Worms comme aujourd'hui à Spire (ailleurs le 3 mai).


SAINT GAUTIER DE L'ESTERP, ABBE ET CONFESSEUR (990-1070)
1. VIE. - Gautier naquit en Aquitaine vers 990. Ses parents habitaient le château de Confolens, Il fut confié pour son éducation à l'abbaye du Dorat. Simple écolier, il était déjà par sa conduite un exemple vivant : il évitait avec soin, non seulement dans ses actions, mais encore dans ses paroles, tout ce qui eût pu faire rougir; il avait en horreur la colère et l'envie, ainsi que l'orgueil, père de l'une et de l'autre. Jamais il ne prêta la langue à la moindre médisance, il cédait volontiers à ceux qui lui étaient inférieurs, soit pour la naissance, soit pour le savoir, et il se conciliait l'amitié de ses rivaux. Dans toutes ses démarches, il portait un caractère de perfection qui était l'oeuvre de la grâce.
Un jour arriva à la communauté du Dorat un grand personnage qui venait demander l'hospitalité : c'était Hervé, trésorier du monastère de Saint-Martin de Tours. Les entretiens des chanoines et de leurs élèves ne tarirent pas sur les qualités éminentes, sur la ferveur de Hervé. Le petit Gautier, voulant devenir puissant lui aussi par ses prières auprès de Dieu, se glissa furtiyement dans l'église, auprès de Hervé pour surprendre les paroles et formules que celui-ci adresserait à Dieu. Mais Hervé, versant d'abondantes larmes, ne fit entendre aucune parole; Gautier comprit que les plus savantes paroles ne valaient pas devant Dieu les soupirs ni les larmes. Hervé admira, dans un âge aussi tendre, ce désir ardent du progrès spirituel : il montra aux chanoines qu'un modèle de perfection se cachait sous l'extérieur modeste de ce jeune enfant.
Gautier devint plus tard chanoine du Dorat: soit au choeur, soit dans sa cellule, il était toujours occupé de la présence de Dieu dans la prière. Il savait même profiter des défauts de ses frères pour corriger les siens. Il lui arriva d'encourir l'indignation de son abbé pour avoir essayé d'adoucir l'humeur féroce avec laquelle il traitait les chanoines; alors il se retira dans le bourg de Confolens. De là, sa réputation le fit connaître aux chanoines réguliers de l'Esterp, abbaye du diocèse de Limoges. Attiré dans cette communauté, Gautier gagna tous les coeurs et fut choisi comme abbé, à la mort du supérieur, au retour d'un pélerinage en Terre saine. Gautier refusa d'abord cette charge, résista longtemps puis céda tant aux religieux qu'au seigneur du pays, nommé Aymard. Il avait environ 42 ans; il s'appliqua à gouverner, moins par son autorité que par les exemples de sa vie, les lumières de ses instructions et les secours célestes d'une prière continuelle. Il ne se considérait que comme le dernier d'entre ses religieux, et voyait dans son rang de supérieur l'obligation de marcher le premier dans le chemin pénible et étroit de la perfection religieuse. Sans oublier les populations d'alentour, il faisait de grandes distributipns d'aumônes. Il usa du pouvoir que lui accorda le pape [de Rome] Victor II pour convertir un grand nombre de pécheurs. Dieu exerça sa patience en le privant de la vue 7 ans avant sa mort. Celle-ci arriva le 11mai 1070, sans rien enlever de sa vigueur à cette âme intrépide.
2. CULTE. -- Le corps fut enterré dans l'église de l'Esterp; Dieu honora le tombeau de divers miracles. La fête fut établie dès 1091. Mais quoique le culte ait toujours été public depuis le commencement du 13ième siècle, il n'a guère été en usage que chez les chanoines réguliers.
Bibl. - La Vie a été écrite par Marbode, évêque de Rennes (Acta sanct., 11 mai).



Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :

p.451

SAINT GENGOUL (GANGULFE), MARTYR (+ 760)
http://www.amdg.be/sankt/gangulphe.html


SAINT MAMERT, ARCHEVÊQUE DE VIENNE EN DAUPHINÉ (+ 477)
L'Antiquité nous a laissé peu de détails sur la vie de saint Mamert. Mais il s'est rendu fort célèbre par l'établissement des Rogations. Ce n'est pas qu'il soit le premier auteur de ces processions saintes, que l'on fait pour attirer les bénédictions de Dieu sur les fruits de la terre; mais, de son temps, elles étaient presque tombées en désuétude, ou bien se faisaient sans dévotion. Mamert les rétablit, et, y ajoutant le jeûne à la prière, il ordonna qu'on les ferait les 3 jours qui précèdent l'Ascension. Cette pieuse réforme fut d'abord reçue de toutes les Eglises de France, suivant le décret du premier Concile d'Orléans, tenu sous Clovis le Grand, et le fut ensuite dans l'Eglise de Rome, par l'autorité de son pape Léon III.
Voici à quelle occasion saint Mamert eut cette pieuse pensée : il occupait dignement le siège archiépiscopal de Vienne, dans lequel il avait succédé à saint Simplicius, dans le milieu du 5ième siècle. Outre les calamités publiques de toutes les Gaules, qui étaient alors exposées aux irruptions des nations barbares, spécialement des Huns et des Goths, la ville et le pays de Vienne se virent affligés par des malheurs particuliers qui les menaçaient d'une désolation universelle : cette ville était souvent ébranlée par de si effroyables tremblements de terre, que ses habitants étaient contraints de l'abandonner, de peur d'être accablés sous ses ruines; d'ailleurs, certains feux s'embrasaient sous terre, et, faisant fumer les montagnes et les forêts, en chassaient les cerfs, les ours, les sangliers et les autres bètes sauvages, qui se sauvaient toute épouvatés dans les bourgs et dans les villes, où leur présence répandait la terreur. Le vigilant pasteur consola, encouragea son peuple par d'éloquents discours : il fit voir dans ces malheurs autant de coups de verges d'un père courroucé, dont il fallait implorer la clémence par la soumission et par des prières ferventes et continuelles.
Il arriva de plus que, dans la nuit de Pâques, le feut prit à un édifice public de Vienne, et y continua avec tant de violence, que chacun s'attendait à un embrasement général. Mamert, qui avait déjà opéré des prodiges semblables, se prosterna devant l'autel, et ses larmes, ses prières, arrêtèrent l'incendie. Saint Avit dit expressément que les flammes s'éteignirent d'une manière miraculeuse. (Hom. de Rogat.)
Ce fut dans cette nuit épouvantable que Mamert conçut, devant Dieu, le projet des "Rogations", en régla les psaumes et les prières; il y ajouta le jeûne, la confession des péchés, les larmes, la componction du coeur. Quant au but de ces processions salutaires, le voici, d'après une homélie que l'on croit être de saint Mamert, et qui se trouve parmi les sermons attribués à Eusèbe d'Emèse : "Nous y prierons", dit-il, "le Seigneur, de nous délivrer de nos infirmités, de détourner ses fléaux de dessus nous, de nous préserver de tout malheur, de nous garantir de la peste, de la grêle, de la sécheresse et de la fureur de nos ennemis; de nous donner un temps favorable pour la santé des corps et pour la fertilité de la terre, de nous faire jouir de la paix et du calme, et de nous pardonner nos péchés". Tel est à peu près tout ce que l'on sait de saint Mamert. Saint Avit le nomme son parrain : "spiritualem a baptismo patrem. Il bâtit à Vienne une nouvelle église en l'honneur de saint Ferréol, martyr, dont il avait transféré le corps, après l'avoir découvert. On voit un évêque Mamert au Concile d'Arles de 475. C'est vraisemblablement notre Saint. Il mourut, dit-on, en 477. Son corps, inhumé à Vienne, fut ensuite, par l'ordre du pape  [de Rome] Jean III et du roi Gontran, transporté à Orléans et déposé en la cathédrale de cette ville, où il était en grande vénération. Les protestants le brûlèrent dans le 16ième siècle.

Le moine Mamert Claudien.
Saint Mamert avec un frère plus jeune que lui. Ce fut Mamert Claudien, moine, puis prêtre et coopérateur fidèle de l'évêque de Vienne. Il vivait au milieu du 5ième siècle et mourut entre 470 et 474. Sidoine Apolinnaire le regardait comme le plus beau génie de son siècle. Il était à la fois poète, philosophe et théologien : il pouvait répondre à toutes sortes de questions et combattre toutes les erreurs; mais sa modestie et sa vertu le rendaient bien plus recommandable encore que son savoir. Il enseigna au clergé de son frère les Saintes Ecritures, le chant ecclésiastique et la Liturgie, qu'il enrichit de plusieurs hymnes, entre autres celle du dimanche de la Passion :

Pange, lingua, gloriosi        Redis, ô ma langue
Lauream certaminis        du Christ souffrant le combat glorieux


Son ouvrage le plus important est son traité en 3 livres sur "la Nature de l'âme" (P.L. t.53). Le but de Mamert Claudien est de réfuter Faust de Riez, en Provence, qui aurait nié l'incorporéité des Anges et des âmes humaines, et n'admettait que l'incorporéité de Dieu. Il dédie son écrit à Sidoine Apollinaire, encore laïque. On n'avait pas encore si bien raisonné sur la nature du coprs, sur celle de l'âme, et sur la distinction entre les 2 substances. L'auteur y enseigne clairement "l'animisme" : "L'âme est la vie du corps en cette vie; elle est également dans tout le corps et chacune de ses parties; elle n'est point locale, elle est autant dans chaque partie du corps que dans le tout". Il prouve, par 10 syllogismes excellents, que l'âme est incorporelle. On ne parle guère plus solidement ni plus clairement aujourd'hui que la science psychologique a fait d'incontestables progrès.


Textes à corriger plus tard :

SAINT UDAUT, PRETRE ET MARTYR, APOTRE DES HUNS DU DANUBE ET DES VALLEES PYRENEENNES  DE L'ARIEGE (+ 452) (p.453-460)

SAINT MAYHUL, 4ième ABBE DE CLUNY (+ 994) (p.465-472)





==================================================

que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


Retour bibliothèque www.amdg.be