11 mai
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, saint Gangulphe est fêté à Florennes,
où la Collégiale, millénaire, lui est
dédiée.
Depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
Dicton météo - Saints "de glace"
"Saints Servais, Pancrace et Mammert,
à eux 3, un petit hiver."
Premier jour des 'Saints de Glace" - nos anciens savaient bien observer
la météo, ils n'avaient pas besoin d'un satellite
envoyé dans le ciel à grands coups de fusées
polluantes pour y parvenir. Saint Mamert de Vienne inaugure ces jours
où normalement, les dernières grandes gelées
(voire neiges) peuvent avoir lieu. Demain c'est saint Pancrace,
après-demain c'est saint Servais, le grand évêque
de Tongeren (Tongres, B). Et saint Boniface, le surlendemain,
clôt le tout. Qu'ils intercèdent pour nos fermiers et nos
cultures!
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
Hiéromartyr Joseph, Métropolite d'Astrakhan (+1672);
Saints Egaux-aux-Apôtres Cyril (+869) et Méthode (+885),
Illuminateurs des Slaves; Vénérable Sophrony, Reclus des
Cavernes de Kiev, lointaines cavernes (13ième siècle);
Saint Nicodème, Archévêque de Serbie (+1325);
Commémoration de la Fondation de Constantinople (330);;(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Tue, 11 May 2004 00:46:54 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 11 May
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 11 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Credan
* Saint Fremund de Dunstable
* Saint Lua de Killaloe
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Saint Credan
(Credus, Credanus)
-------------------------------------------
Date inconnue. On trouve les preuves de l'existence de ce saint peu
connu de Cornouailles, dans les Comtés de Moyne et Wicklow en
Irlande, ainsi que dans l'église de Sancreed, qu'il fonda.
Selon Roscarrock, "il tua son père par accident, ce qui le
bouleversa au point d'abandonner le monde pour se faire porcher, et
vécut d'une manière si exemplative qu'il fut
considéré comme saint" (Farmer).
o l'église de Sancreed et ses 5 antiques Croix
http://homepages.tesco.net/~k.wasley/sancreed.htm
o Photographies des Croix de Sancreed, et d'autres lieux
http://www.btinternet.com/~ambain/crosses.htm
[site hélas disparu, http://web.archive.org vous donnera 2 ou 3 croix encore à voir, fort belles au demeurant]
Saint Fremund de Dunstable, roi et Martyr
à Harbury en Warwickshire, Angleterre
---------------------------------------------
Martyrisé vers 866. Saint Fremund est parfois
représenté en roi, mais il est plus probable qu'il fut le
fils d'un noble, quoiqu'on pourrait le rattacher à saint Edmund,
roi d'Est-Anglie. Il naquit dans le Warwickshire près
d'Offchurch mais très jeune, il quitta le foyer parental pour
aller mener une vie d'ermite solitaire sur une île appelée
Ylefagel, qui pourrait être l'actuelle Steep Holm ou
Flat Holm dans le Bristol Channel. A cette époque les
Anglais vivaient constamment sous la menace d'invasions des Danois,
et il semble que Fredmund se sentit obligé de quitter son
ermitage pour prendre les armes afin de défendre la religion
chrétienne et la liberté de son peuple.
Il mourrut à la bataille d'Harbury, pas loin de sa maison, et on
croit que c'est un parent apostat, nommé Oswi, qui serait le
responsable de sa mort, s'étant allié aux païens
Danois afin d'assouvir ses ambitions. Le corps de Fredmund fut
emmené à Offchurch pour y être enseveli, et le fait
que cette église ait été fondée par le roi
Offa pourrait être la raison pour laquelle on décrit
Fremund comme son fils.
Sa "Vie" par William de Ramsay et ultérieurement par le moine
John Lydgate de Burry rapportent que son tombeau était
visité par nombre de pélerins en quête de
guérison, et qu'en 931, il y eut une translation de ses reliques
de Cropredy vers Oxfordshire. Il est certain qu'au Moyen-Age, il y eut
là une châsse contenant ses reliques, et il y a une
prairie près de la rivière Cherwell qui s'appelle
Freeman's Holm. Richard, prieur de la nouvelle fondation de Dunstable,
visita le diocèse de Lincoln en 1206 et découvrit que
nombre de visiteurs se rendaient dans cette petite église.
Dunstable fut un prieuré de chanoines d'Austin fondé par
Henri 1er à la fin du 12ième siècle à
l'endroit où Watling Street traverse le chemin d'origine
préhistorique Icknield Way. On présume que cette
église eut besoin de ces reliques, et en 1210, au moins une
partie des reliques de saint Fremund furent emenées à
Dunstable et un autel lui fut dédicacé.
La châsse fut détruire à la "dissolution", mais la
magnifique nef et le porche Normand demeurent dans ce qui est à
présent l'église paroissiale Saint-Pierre (Bowen, Farmer,
Hole, Stanton).
Saint Lua de Killaloe
--------------------------------------------------------------
Mort au 7ième siècle. Saint Lua donna son nom à
l'ancienne ville de Killaloe (Eglise de Lua). On rapporte qu'il naquit
de noble ascendance à Limerick, et fut éduqué
à Bangor et Clonard. Il fonda une église et une
école sur le fleuve Shannon, où un de ses
élèves devint le futur évêque Flannan, qui
succèdera à Lua comme abbé.
Son refuge sur l'île Friar, Comté de Tipperary, fut une
destination de pélerinages jusqu'au 20ième siècle
- jusqu'à ce qu'un barrage d'une centrale hydraulique
éleva le niveau du Shannon en 1929 et submergea l'île. La
chapel de Lua avait été déplacée, ses
pierres numérotées, et réassemblée sur
l'ancien site de Brian Boru en face du Shannon.
Une légende rapporte que les empreimtes de sabots de cheval dans
les rochers de l'île Friar étaient celles de l'animal de
saint Patrick - laissées quand l'Apôtre de l'Irlande fut
obligé de lui faire effectuer un saut gigantesque jusqu'à
l'autre rive pour échapper à des païens hostiles.
Son cheval s'éleva en hauteur et atterit avec une telle force
sur l'île que les empreimtes de ses sabots
s'enfonçèrent profondément dans le rocher.
(D'Arcy, Montague).
Sources:
========
Bowen, Paul. When We Were One: A Yearbook of the Saints of the British Isles Complied from Ancient Calendars.
D'Arcy, M. R. (1974). The Saints of Ireland. Saint Paul, Minnesota:
Irish American Cultural Institute. [This is probably the most
useful book to choose to own on the Irish saints. The author provides a
great deal of historical context in which to place the lives of the
saints.]
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.
Hole, Christina. (1954). English Shrines and Sanctuaries. B T Batsford Ltd..
Montague, H. P. (1981). The Saints and Martyrs of Ireland. Guildford: Billing & Sons.
Stanton, R A. (1887) Menology of England and Wales.Burns & Oates.
*******************************
Ajouts personnels :
Voilà à quoi mène la soif de pouvoir dans ce monde :
http://arizona.indymedia.org/uploads/bush-on_dead_usa_soldier_faces.jpg
Ceux qui ont des bombes, c'est avec les bombes; les autres, c'est en
tuant son prochain spirituellement. Je ne suis pas sûr que la
seconde méthode soit moins dangeureuse que la première..
On comparera avec cette affiche d'art moderne bien connue, où on
voit la Face du Christ composée de gens de toute la
planète, de tous âges, mais.. vivants..
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
3ème jour du mois bénit de Bashans 1721

1. Départ de saint Jason, un des 70 Disciples.
2. Départ de saint Otimus, le prêtre.
3. Départ du Pape Gabriel 4, 86ème Patriarche
d'Alexandrie.
2. En ce jour aussi, le prêtre saint Otimus fut martyrisé.
Il était né à Fowwa, et du fait qu'il était
juste, il fut ordonné prêtre pour sa ville. Il enseigna et
confirma les fidèles dans la Foi. Après cela, il partit
pour Ansena. Lorsque l'empereur Dioclétien suscita la
persécution contre les Chrétiens, on parla de ce saint
à Arianus, gouverneur d'Ansena. Il se le fit amener et lui
proposa d'offrir un culte aux idoles, et le Saint ne voulut pas
obéir à ses ordres. Il le fit grandement torturer, mais
le Seigneur le renforça. Lorsque le gouverneur se fut
lassé de le faire torturer, il ordonna de le faire brûler.
Il fut brûlé et reçut la couronne du martyre. Son
corps fut emené par un prêtre craignant Dieu, qui le
plaça dans un linceul, et le cacha jusqu'à la fin de
l'époque des persécutions. Ensuite ils lui bâtirent
une église où Dieu révèla nombre de
miracles. On pense que son corps existe encore dans la ville de
Kalabsha près d'El-Santa.
3. En ce jour aussi de l'an 1094 A.M. (Avril 1378 apJC), le Pape
Gabriel, 4ème du nom, 86ème Patriarche, partit. Il
était abbé du monastère d'El-Moharrak. Il
siégea sur le trône apostolique à partir du 11 du
mois de Tubah 1086 (6 janvier 1370 apJC). Il fut un grand érudit
et un juste ascète. Durant son époque, en 1370, une
grande lumière apparut durant la nuit, que l'on se croyait en
plein jour, et qui dura jusqu'à l'aube. En 1371, il y eu une
grande crue dans la vallée du Nil, qui menaça d'innonder
tout le pays. Il était contemporain des sultans El-Shabaan et
Ali Ebn-Shabaan El Mansour. Il siègea sur le trône durant
8 ans, 3 mois et 22 jours. Il fut enseveli aux côtés de
saint Simon le Tanneur.
Puissent leurs intercessions être avec nous, et Gloire soit
à Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

3. SAINT NICODEME, ARCHEVEQUE DE PEC
Ce grand hiérarque était Serbe de naissance. Il menait
une vie d'ascète sur la sainte montagne de l'Athos et
était abbé du monastère d'Hilendar. Suite au
décès de Sava 3, il fut élu comme
Archévêque de "Tous les Serbes et des Terres
Côtières" en l'an 1317. Nicodème couronna le roi
Milutin en 1321. Il traduisit le Typikon de Jérusalem en Serbe.
(Le Typikon est un livre contenant les rubriques / directives pour la
célébration des Divins Mystères et des autres
Offices de l'Eglise Orthodoxe). Dans l'introduction de ce livre,
Nicodème dit : "Dieu Tout-Puissant, Qui connaît nos
faiblesses, nous donnera la force spirituelle, mais seulement si nous
montrons d'abord nos efforts." Il aimait vraiment la vie
ascétique, et oeuvra pour la renforcer à travers toute la
terre Serbe. Il travailla sans arrêt pour déraciner
l'hérésie des Bogomils et renforcer la Foi Orthodoxe. Il
mourrut dans le Seigneur en 1325. Ses reliques, sur lequelles
s'accomplissent toujours des miracles, reposent au monastère de
Pec.
HYMNE DE LOUANGE - SAINT CYRIL
Les chefs musulmans demandaient à Cyril
Quelle sorte de 3 personnes il y avait en Dieu?
Car si Dieu est un, d'où viennent 3 personnes?
Notre Dieu est un, le vôtre est 3!
Cyril répondit : Il n'en est pas ainsi, non,
Mais comme le soleil brillant qui réchauffe à midi,
Et éclaire, la chaleur a son cycle,
Mais ce n'est qu'une pale image de la Divine Trinité,
Qui est Une en Essence, et 3 en Personnes divines.
Par le Christ, cette vérité est
révèlée.
Jamais aucun homme mortel ne comprendra ceci,
Dieu Lui-même l'a révèlé; et c'est ce
qu'enseigne l'Eglise.
REFLEXION - Dans le campement des Sarrasins, ils demanèrent
à saint Cyril : "Comment est-ce que les Chrétiens
arrivent à livrer une guerre, et en même temps accomplit
le commandement du Christ concernant la prière à Dieu
pour leurs ennemis?." A cela, saint Cyril répondit : "Si 2
commandements étaient écrits dans une loi, et
donnés aux hommes pour les accomplir, quel serait l'homme qui
serait le meilleur accomplisseur de la loi : celui qui en accomplit un
des 2 commandements, ou celui qui accomplit les 2?." A cela, les
Sarrasins répondirent : "Sans aucun doute, celui qui accomplit
les 2 commandements." Saint Cyril continua : "Christ notre Dieu nous
commande de prier Dieu pour ceux qui nous persécutent, et
même de leur faire du bien; mais Il a nous a aussi dit : il n'est
pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." (saint
Jean 15,13). C'est pourquoi nous supportons les insultes que nous
adressent individuellement nos ennemis, et nous prions Dieu pour eux;
et, en tant que société, nous nous défendons
mutuellement, et nous donnons nos vies, afin que vous ne puissiez pas
réduire nos frères en esclavage, que ce soit de leurs
âmes avec leurs corps, ni de les tuer, corps et âme."
CONTEMPLATION - Pour contempler l'action de Dieu le Saint Esprit sur
les Apôtres :
1. Comment d'un simple, Il fait un sage;
2. Comment d'un incapable de s'exprimer, Il fait un éloquent.
HOMELIE - A propos de l'irrésistible volonté de Dieu.
"Je me disais: Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en
son Nom; mais c'était en mon coeur comme un feu dévorant,
enfermé dans mes os. Je m'épuisais à le contenir,
mais je n'ai pas pu." (Jérémie 20,9).
Si qui que ce soit doute encore que Dieu a parlé à
travers les prophètes, faites-lui lire cette confession du grand
prophète Jérémie, et qu'il ne doute plus. Le
prophète confesse qu'il avait décidé de ne plus
parler à quiconque au Nom du Seigneur. Pourquoi? Parce que si
peu prêtaient attention à ses paroles. Si quiconque avait
prêté attention à ses paroles, le prophète
endurait "reproches et dérisions quotidiennes"
(Jérémie 20,8). Mais quand il décida de rester
silencieux, est-ce qu'il est vraiment resté muet? En pratique?
Non, il n'aurait pas pu : "Je m'épuisais à le contenir,
mais je n'ai pas pu!" Il était si écrasé par cette
irrésistible puissance de l'Esprit de Dieu sur lui, pour qu'il
parle, et il avait à parler. Ce n'est dès lors pas
l'affaire du prophète, qu'il aie à parler ou non : c'est
l'affaire du Tout-Puissant Esprit de Dieu. C'est ainsi que toute
Ecriture Sainte est rédigée - non pas selon la
volonté de l'homme mais selon la volonté de Dieu, et non
selon la pensée humaine mais selon la pensée de Dieu.
Quelle est la sensation que produit la parole de Dieu lorsqu'elle entre
par l'Esprit de Dieu dans le prophète; c'est ce que le grand
Jérémie explique, de par son expérience
personnelle : "c'était en mon coeur comme un feu
dévorant, enfermé dans mes os." Voilà ce qu'est
l'inspiration du Tout-Puissant Esprit de Dieu. Sous une telle
irrésistible pression interne - comme sous la pression du feu
emprisonné dans mes os - ainsi écrivit le saint homme de
Dieu. Et nombre d'entre eux se sont écriés : "Je
m'épuisais à le contenir, mais je n'ai pas pu!" Qui irait
d'ailleurs contre l'Esprit de Dieu sans punition et destruction? Qui Le
contiendra, lorsqu'Il veut dire ou faire quelque chose?
Mes frères, seule l'action de Dieu le Saint-Esprit est
irrésistible!
O Tout-Puissant Esprit de Dieu, dirige-nous irrésistiblement sur
le chemin du Salut.
A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
Hiéromartyr Joseph, Métropolite d'Astrakhan (+1672)
Le hiéromoine [moine-prêtre] Joseph, premier
métropolite d'Astrakhan, naquit en Astrakhan en 1579. Ayant
prononcé ses voeux monastiques, saint Joseph fut
élevé à l'âge de 52 ans à la
dignité d'archimandrite du monastère de la Trinité
d'Astrakhan. En 1656, il partit pour Moscou, où il fut
élevé à la dignité de métropolite
d'Astrakhan. Le 11 mai 1672, durant une émeute de la population
de la ville, saint Joseph accepta la mort en martyr à Astrakhan.
Ce pénible évènement est rapporté par des
témoins occulairse, les prêtres désservant la
cathédrale - Cyril et Pierre. Les prêtres
emportèrent le corps du martyr, et, l'ayant revêtu de son
costume épiscopal, ils le placèrent dans un cercueil
préparé. Le lendemain, pendant qu'ils
célébraient la panikhide [office pour les
défunts], le corps fut emporté vers une des chapelles de
l'église et il y demeura 9 jours sans sépulture. Les
reliques du saint hiérarque furent ensuite placées dans
le tombeau, et peu après elles furent glorifiées par des
miracles. La canonisation du saint eut lieu au Sobor [Concile] local de
l'Eglise Orthodoxe Russe en avril 1918.
Vénérable Sophrony, Reclus des Cavernes de Kiev, lointaines cavernes (13ième siècle)
Les reliques du moine Sophrony furent ensevelies dans la
Caverne la plus éloignée du monastère de
Kievo-Pechersk. Dans le Canon des moines des Cavernes les Plus
Eloignées, il y a un récit des exploits du saint
ascète - ayant été considéré comme
digne d'entre les chants des Anges. La mémoire de saint Sophrone
se célèbre séparément au 11 mars.
Saint Nicodème, Archévêque de Serbie (+1325)
Saint Nikodème, Archévêque de Serbie, fut
higoumène du monastère de Khilendaria et de là
élevé à la dignité d'évêque en
l'an 1316. Il est à noter son oeuvre remarquable de traduction
en Slavon, en 1319, du Typikon (Ustav) [ordo] de Saint Sabbas le
Sanctifié, de Jérusalem, et en ordonna l'usage en Serbie.
Saint Nikodème mourrut en 1325.
En 324, le saint empereur Constantin le Grand (21 mai) décida
que la capitale impériale devait être plus proche des
provinces Orientales, et cependant conserver une communication directe
avec l'Occident. La ville de Byzantium remplissait ces critères,
et le 8 novembre 324, l'emplacement de la nouvelle capitale fut
consacré.
La tradition nous rapporte que l'empereur était occupé
à dessiner les limites de la ville avec une flèche,
lorsque certains de sa court furent surpris par l'amplitude des
nouvelles dimensions de la capitale. "Seigneur",
demandèrent-ils, "combien de temps continuerez-vous?" Constantin
répondit : "Je continuerai jusqu'à ce qu'un qui marche en
avant de moi s'arrête."
Ils comprirent alors que l'empereur était guidé par
quelque divine puissance. Il y a une représentation
iconographique de Rallis Kopsides montrant un Ange du Seigneur allant
devant saint Constantin pendant qu'il trace les nouvelles
frontières de la ville. La construction des principaux
bâtiments de la ville était commencée en 325, et
des monuments païens de Rome, Athènes et d'autres villes
furent utilisés pour agrémenter la nouvelle capitale. Le
besoin d'une nouvelle ville est en partie expliqué par les
besoins de gouvernement changeants, par l'invasion Germanique à
l'Ouest, et par des intérêts commerciaux, mais la nouvelle
ville avait aussi à devenir une capitale Chrétienne. Pour
cela, une nouvelle fondation était requise.
En 330, les travaux en étaient à ce point avancés
qu'il fut possible pour Constantin de dédicacer la nouvelle
capitale. La dédicace eut lieu le 11 mai, suivie par 40 jours de
joyeuses célébrations. La Constantinople
Chrétienne fut plaçée sous la protection de la
Très Sainte Mère de Dieu, et éclipsa la Byzance
païenne. Saint Constantin fut le premier empereur à se
soumettre volontairement au Christ [*], et Constantinople devint le
symbole de l'empire Chrétien, qui dura 1000 ans.
TROPAIRE TON 4
La ville de la Theotokos dédicace sa fondation comme une
offrande à la Mère de Dieu. Car elle a été
fondée pour demeurer en Elle, et elle vit et est
renforcée par Elle, Lui criant, "Salut, espoir de tous
jusqu'au bout du monde."
[*] Soumis mais jusqu'à quel point? Il restera de facto Pontifex
Maximus jusqu'à sa mort, comme tous les empereurs romains depuis
la divinisation impériale 4 siècles auparavant.
C'est-à-dire grand prêtre et dieu du culte païen.
Quelle Eglise a donc canonisé une divinité
païenne?...
Qu'on accepte ma remarque ou qu'on hurle à (ma) mort, peu
m'échaut : vous ne parviendrez jamais à me montrer un
document où il renonçait à ce titre! Il faudra
attendre Théodose, si je ne m'abuse, pour que sonne enfin le
glas de l'imperium divinisé dans l'empire Romain.. quasi
moribond alors. Ceci explique probablement, mais c'est à
creuser, pourquoi le Baptême de Constantin aura été
retardé jusqu'à la fin de sa vie.
Maintenant, hors du problème de canonisation, qui est surtout un
acte politique, et une
"récompense" spirituelle quelque part
acceptable les circonstances du changement, reste le fait
que dans les tensions terribles que son changement philosophique
amenaient, il lui aurait été impossible de tout jetter
d'un coup.
Il n'empêche, le premier Concile dit Oecuménique (3 de
Rome et 1 seul pour toutes les Gaules présents pour l'Occident),
Nicée 325, aura donc été convoqué et
présidé par.. un non-Chrétien.. nul ne saurait
être Chrétien hors du saint Baptême, inutile
d'allumer un bûcher, c'est ainsi. JMD ]
Textes à traduire plus tard :
Saint Rostislav, Prince de Grande Moravie
Saints Egaux-aux-Apôtres Cyril (+869) et Méthode (+885),
Illuminateurs des Slaves
voir aussi : http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/stsmai/mai11.htmlbis
![]()
Commémoration de la Fondation de Constantinople (330)
[persiflage du jour : ah tiens, ce n'est pas saint André qui l'a fondée au 1er siècle? :-) ]
voir aussi : http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/stsmai/mai11.html
Hiéromartyr Mocius, prêtre d'Amphipolis en Macédoine
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
Au diocèse de Verdun, saint Possesseur, évêque et confesseur (+ vers 485).
Membre de la magistrature de Verdun, à l'époque des
invasions du 5ième siècle, il consola les peuples au
milieu des afflictions, fit nommer Pulchrone comme
évêque et lui succéda, il mourut vers 485; son
corps, déposé dans l'église des
Saints-Pierre-et-Paul, fut vénéré plus tard dans
l'église cathédrale. La fête est au 11 mai
(Duchesne, Fastes épisc., t. 3, p. 70).
En Allemagne, le bienheureux Philippe de Zell, confesseur (8ième siècle).
Philippe, anglo-saxon de naissance, fit le pèlerinage de Rome et
y fut ordonné prêtre. Au retour, il s'arrêta dans le
village de Nahegau, près de Worms, pour y vivre en ermite. Ses
reliques furent retrouvées en 970, au lieu qu'on appela Zell ou
Cellule. On les vénéra dans l'église de Zell
jusqu'en 1531. La fête se célébrait le 11 mai dans
l'ancien diocèse de Worms comme aujourd'hui à Spire
(ailleurs le 3 mai).
SAINT GAUTIER DE L'ESTERP, ABBE ET CONFESSEUR (990-1070)
1. VIE. - Gautier naquit en Aquitaine vers 990. Ses parents habitaient
le château de Confolens, Il fut confié pour son
éducation à l'abbaye du Dorat. Simple écolier, il
était déjà par sa conduite un exemple vivant : il
évitait avec soin, non seulement dans ses actions, mais encore
dans ses paroles, tout ce qui eût pu faire rougir; il avait en
horreur la colère et l'envie, ainsi que l'orgueil, père
de l'une et de l'autre. Jamais il ne prêta la langue à la
moindre médisance, il cédait volontiers à ceux qui
lui étaient inférieurs, soit pour la naissance, soit pour
le savoir, et il se conciliait l'amitié de ses rivaux. Dans
toutes ses démarches, il portait un caractère de
perfection qui était l'oeuvre de la grâce.
Un jour arriva à la communauté du Dorat un grand
personnage qui venait demander l'hospitalité :
c'était Hervé, trésorier du monastère de
Saint-Martin de Tours. Les entretiens des chanoines et de leurs
élèves ne tarirent pas sur les qualités
éminentes, sur la ferveur de Hervé. Le petit Gautier,
voulant devenir puissant lui aussi par ses prières auprès
de Dieu, se glissa furtiyement dans l'église, auprès de
Hervé pour surprendre les paroles et formules que celui-ci
adresserait à Dieu. Mais Hervé, versant d'abondantes
larmes, ne fit entendre aucune parole; Gautier comprit que les plus
savantes paroles ne valaient pas devant Dieu les soupirs ni les larmes.
Hervé admira, dans un âge aussi tendre, ce désir
ardent du progrès spirituel : il montra aux chanoines qu'un
modèle de perfection se cachait sous l'extérieur modeste
de ce jeune enfant.
Gautier devint plus tard chanoine du Dorat: soit au choeur, soit dans
sa cellule, il était toujours occupé de la
présence de Dieu dans la prière. Il savait même
profiter des défauts de ses frères pour corriger les
siens. Il lui arriva d'encourir l'indignation de son abbé pour
avoir essayé d'adoucir l'humeur féroce avec laquelle il
traitait les chanoines; alors il se retira dans le bourg de Confolens.
De là, sa réputation le fit connaître aux chanoines
réguliers de l'Esterp, abbaye du diocèse de Limoges.
Attiré dans cette communauté, Gautier gagna tous les
coeurs et fut choisi comme abbé, à la mort du
supérieur, au retour d'un pélerinage en Terre saine.
Gautier refusa d'abord cette charge, résista longtemps puis
céda tant aux religieux qu'au seigneur du pays, nommé
Aymard. Il avait environ 42 ans; il s'appliqua à gouverner,
moins par son autorité que par les exemples de sa vie, les
lumières de ses instructions et les secours célestes
d'une prière continuelle. Il ne se considérait que comme
le dernier d'entre ses religieux, et voyait dans son rang de
supérieur l'obligation de marcher le premier dans le chemin
pénible et étroit de la perfection religieuse. Sans
oublier les populations d'alentour, il faisait de grandes distributipns
d'aumônes. Il usa du pouvoir que lui accorda le pape [de
Rome] Victor II pour convertir un grand nombre de pécheurs. Dieu
exerça sa patience en le privant de la vue 7 ans avant sa mort.
Celle-ci arriva le 11mai 1070, sans rien enlever de sa vigueur à
cette âme intrépide.
2. CULTE. -- Le corps fut enterré dans l'église de
l'Esterp; Dieu honora le tombeau de divers miracles. La fête fut
établie dès 1091. Mais quoique le culte ait toujours
été public depuis le commencement du 13ième
siècle, il n'a guère été en usage que chez
les chanoines réguliers.
Bibl. - La Vie a été écrite par Marbode, évêque de Rennes (Acta sanct., 11 mai).
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
p.451
SAINT GENGOUL (GANGULFE), MARTYR (+ 760)
http://www.amdg.be/sankt/gangulphe.html
SAINT MAMERT, ARCHEVÊQUE DE VIENNE EN DAUPHINÉ (+ 477)
L'Antiquité nous a laissé peu de détails sur la
vie de saint Mamert. Mais il s'est rendu fort célèbre par
l'établissement des Rogations. Ce n'est pas qu'il soit le
premier auteur de ces processions saintes, que l'on fait pour attirer
les bénédictions de Dieu sur les fruits de la terre;
mais, de son temps, elles étaient presque tombées en
désuétude, ou bien se faisaient sans dévotion.
Mamert les rétablit, et, y ajoutant le jeûne à la
prière, il ordonna qu'on les ferait les 3 jours qui
précèdent l'Ascension. Cette pieuse réforme fut
d'abord reçue de toutes les Eglises de France, suivant le
décret du premier Concile d'Orléans, tenu sous Clovis le
Grand, et le fut ensuite dans l'Eglise de Rome, par l'autorité de son pape
Léon III.
Voici à quelle occasion saint Mamert eut cette pieuse
pensée : il occupait dignement le siège
archiépiscopal de Vienne, dans lequel il avait
succédé à saint Simplicius, dans le milieu du
5ième siècle. Outre les calamités publiques de
toutes les Gaules, qui étaient alors exposées aux
irruptions des nations barbares, spécialement des Huns et des
Goths, la ville et le pays de Vienne se virent affligés par des
malheurs particuliers qui les menaçaient d'une désolation
universelle : cette ville était souvent ébranlée
par de si effroyables tremblements de terre, que ses habitants
étaient contraints de l'abandonner, de peur d'être
accablés sous ses ruines; d'ailleurs, certains feux
s'embrasaient sous terre, et, faisant fumer les montagnes et les
forêts, en chassaient les cerfs, les ours, les sangliers et les
autres bètes sauvages, qui se sauvaient toute
épouvatés dans les bourgs et dans les villes, où
leur présence répandait la terreur. Le vigilant pasteur
consola, encouragea son peuple par d'éloquents discours : il fit
voir dans ces malheurs autant de coups de verges d'un père
courroucé, dont il fallait implorer la clémence par la
soumission et par des prières ferventes et continuelles.
Il arriva de plus que, dans la nuit de Pâques, le feut prit
à un édifice public de Vienne, et y continua avec tant de
violence, que chacun s'attendait à un embrasement
général. Mamert, qui avait déjà
opéré des prodiges semblables, se prosterna devant
l'autel, et ses larmes, ses prières, arrêtèrent
l'incendie. Saint Avit dit expressément que les flammes
s'éteignirent d'une manière miraculeuse. (Hom. de Rogat.)
Ce fut dans cette nuit épouvantable que Mamert conçut,
devant Dieu, le projet des "Rogations", en régla les psaumes et
les prières; il y ajouta le jeûne, la confession des
péchés, les larmes, la componction du coeur. Quant au but
de ces processions salutaires, le voici, d'après une
homélie que l'on croit être de saint Mamert, et qui se
trouve parmi les sermons attribués à Eusèbe
d'Emèse : "Nous y prierons", dit-il, "le Seigneur, de nous
délivrer de nos infirmités, de détourner ses
fléaux de dessus nous, de nous préserver de tout malheur,
de nous garantir de la peste, de la grêle, de la
sécheresse et de la fureur de nos ennemis; de nous donner un
temps favorable pour la santé des corps et pour la
fertilité de la terre, de nous faire jouir de la paix et du
calme, et de nous pardonner nos péchés". Tel est à
peu près tout ce que l'on sait de saint Mamert. Saint Avit le
nomme son parrain : "spiritualem a baptismo patrem. Il bâtit
à Vienne une nouvelle église en l'honneur de saint
Ferréol, martyr, dont il avait transféré le corps,
après l'avoir découvert. On voit un évêque
Mamert au Concile d'Arles de 475. C'est vraisemblablement notre Saint.
Il mourut, dit-on, en 477. Son corps, inhumé à Vienne,
fut ensuite, par l'ordre du pape [de Rome] Jean III et du roi
Gontran, transporté à Orléans et
déposé en la cathédrale de cette ville, où
il était en grande vénération. Les protestants le
brûlèrent dans le 16ième siècle.
Le moine Mamert Claudien.
Saint Mamert avec un frère plus jeune que lui. Ce fut Mamert
Claudien, moine, puis prêtre et coopérateur fidèle
de l'évêque de Vienne. Il vivait au milieu du 5ième
siècle et mourut entre 470 et 474. Sidoine Apolinnaire le
regardait comme le plus beau génie de son siècle. Il
était à la fois poète, philosophe et
théologien : il pouvait répondre à toutes sortes
de questions et combattre toutes les erreurs; mais sa modestie et sa
vertu le rendaient bien plus recommandable encore que son savoir. Il
enseigna au clergé de son frère les Saintes Ecritures, le
chant ecclésiastique et la Liturgie, qu'il enrichit de plusieurs
hymnes, entre autres celle du dimanche de la Passion :
Pange, lingua, gloriosi Redis, ô ma langue
Lauream certaminis du Christ souffrant le combat glorieux
Son ouvrage le plus important est son traité en 3 livres sur "la
Nature de l'âme" (P.L. t.53). Le but de Mamert Claudien est de
réfuter Faust de Riez, en Provence, qui aurait nié
l'incorporéité des Anges et des âmes humaines, et
n'admettait que l'incorporéité de Dieu. Il dédie
son écrit à Sidoine Apollinaire, encore laïque. On
n'avait pas encore si bien raisonné sur la nature du coprs, sur
celle de l'âme, et sur la distinction entre les 2 substances.
L'auteur y enseigne clairement "l'animisme" : "L'âme est la vie
du corps en cette vie; elle est également dans tout le corps et
chacune de ses parties; elle n'est point locale, elle est autant dans
chaque partie du corps que dans le tout". Il prouve, par 10 syllogismes
excellents, que l'âme est incorporelle. On ne parle guère
plus solidement ni plus clairement aujourd'hui que la science
psychologique a fait d'incontestables progrès.
Textes à corriger plus tard :
SAINT UDAUT, PRETRE ET MARTYR, APOTRE DES HUNS DU DANUBE ET DES VALLEES PYRENEENNES DE L'ARIEGE (+ 452) (p.453-460)
SAINT MAYHUL, 4ième ABBE DE CLUNY (+ 994) (p.465-472)
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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel