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10 mai 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs! 

En Belgique, SAINT WIRON , depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
En Belgique post-Schisme, saint Damien de Molokai, Joseph de Veuster dans le monde, Apôtre des Lépreux.

Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
Sainte Isidora, la Folle-en-Christ, de Tabenne en Egypte (6ième siècle); Saint Simon, évêque de Vladimir et Suzdal, des Cavernes de Kiev, proches cavernes (+1226); Transfer des reliques de Saint Basil de Mangazia, Apôtre de la Sibérie (1670); Sainte Taisia d'Egypte (5ième siècle);;(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Mon, 10 May 2004 13:17:02 +1200
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Subject: [celt-saints] 10 May

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 10 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

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*Saint Comgall de Bangor
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Saint Comgall, évêque et fondateur du monastère de Bangor
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Né en Ulster, Irlande, vers 517; mort à Bangor, Irlande, en 603; certains rapportent sa fête au 11 mai. Les chroniqueurs décrivent Comgall comme guerrier lorsqu'il était un jeune homme, mais qu'il étudia sous saint Fintan au monastère Cluain Eidnech, puis fut ordonné prêtre avant d'avoir 40 ans, et partit fonder un ermitage avec un groupe de compagnons à Lough Erne. La règle qu'il imposa fut si sévère que 7 d'entre eux en moururent. Il quitta l'île et fonda un monastère à Bangor (Bennchor), sur la rive sud du Lac Belfast, où il enseigna saint Colomban et nombre de moines qui évangélisèrent le centre de l'Europe. Deux autres de ses moines évangélisèrent activement l'Ecosse, saint Moluag de Lismore à Argyll et saint Maelrubha d'Applecross à Ross. En son temps, cela devint le monastère le plus célèbre d'Irlande, et Comgall est réputé pour avoir dirigé jusque 8.000 moines en cet endroit et dans les maisons fondées par Bangor. Bangor qui fut un des principaux centres religieux d'Irlande jusqu'au jour où il fut détruit par les Danois, en 823.

Bien qu'on l'ai connu pour son ascétisme, et on rapporte qu'il ne mangeait un repas complet qu'une fois par semaine, le Dimanche, nombre de miracles le concernant ont trait à la nourriture. En une occasion, un fermier refusa de vendre du blé à ses moines, disant qu'il préférait que sa belle-mère, appelée Luch, le mange plutôt que des moines. "Luch", en gaélique, se traduit par "souris". Saint Comgall répondit : "Qu'il en soit ainsi, que Luch le mange". Et cette nuit-là, une foule de souris vint dévorer 2 silos de maïs, ce qui représentait la charge de 30 charettes.

En une autre occasion, un groupe de voleurs s'introduisit sur les terres du monastère pour voler les légumes des moines, et par les prières de Comgall, ils furent privés de la vue jusqu'à ce qu'ils se repentent. Après leur repentance, ils furent admis dans la communauté. Une autre fois, alors que les moines étaient à court de vivres et qu'ils attendaient des visiteurs, saint Comgall pria Dieu, et un banc de poisson vint s'échouer sur la rive, et les frères purent nourrir les invités. Comgall partit quelque temps pour l'Ecosse, où il vécut dans un monastère sur l'île de Tiree. Il accompagna aussi Saint Columba dans un voyage missionaire à Inverness, pour évangéliser les Pictes. Columba et Comgall auraient voyagé ensemble à travers le Grand Glen et prêché face au roi Brude à Inverness. Là il fonda le monastère de Land of Heth. Le manuscrit appelé Antiphonaire de Bangor (voir plus bas), rédigé là moins d'un siècle après le décès de saint Comgall, contient une longue hymne à sa louange. Comgall mourut après des années de souffrances dues à ses austérités.

Saint Fiacre reçut par le ministère d'un Ange le message comme quoi son ami était mourant, et il arriva à Bangor à temps pour le voir entrer dans l'autre monde. En retournant à Ullard après les funérailles de saint Comgall, Fiacre emporta un bras du saint comme relique. Il ne reste plus rien à présent du grand monastère, mais la Cloche de Bangor est préservée dans le musée de l'Héritage à Belfast, et dans la Bibliothèque Ambrosienne, il y a l'Antiphonaire de Bangor (Attwater, Bénédictins, Delaney, Neeson, Flanagan, Farmer).
Dans l'art, Saint Comgall a un poisson pour emblème. Habituellement, on le représente comme un abbé tenant une pierre, à qui un Ange apporte un poisson (Roeder).

Une autre Vie :

Saint Comgall
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Fondateur et abbé du grand monastère Irlandais à Bangor, qui fleurit au 6ième siècle. L'année de sa naissance est incertaine, mais selon le témoignage des annales Irlandaises, on doit la placer entre  510 et 520; sa mort aurait eu lieu en 602 ("Annales de Tighernach" et "Chronicon Scotorum"), ou 597 (Annales d'Innisfallen). Il naquit à Dalaradia en Ulster, près de l'endroit appelé de nos jours Magheramorne, dans l'actuel Comté d'Antrim. Il semblerait qu'il ait d'abord servit comme soldat, et après avoir terminé son service militaire, il aurait étudié à Clonard, avec saint Finnian, puis à Clonmacnoise avec saint Ciaran, qui mourut en 549.

Ensuite nous le retrouvons en Ulster sur une île à Lough Erne accompagné que quelques amis, suivant une forme très sévère de vie monastique. Il voulut aller en Angleterre, mais en fut dissuadé par Lugidius, l'évêque qui l'ordonna, sur l'avis duquel il resta en Irlande et se mit à diffuser lui-même la vie monastique à travers le pays. Le plus célèbre de ces endroits de Comgall est Bangor, situé dans l'actuel Comté de Down, sur la rive sud du Belfast Lough, faisant face à Carrickfergus. Selon les Annales Irlandaises, Bangor fut fondé pas plus tard que 552, bien qu'Ussher et d'autres écrivains postérieurs parlent d'une fondation en 555.

Selon la "Vie de Colomba" par Adamnan, il y eut une relation très proche entre Comgall et Colomba, bien qu'il n'y ait pas de preuve faisant autorité pour démonrer que Comgall aurait été le disciple de Colomba dans le sens strict du terme. Il aurait été l'ami de saint Brendan, saint Cormac, saint Cainnech et Finbarr de Moville. Après avoir souffert intensément, il reçut l'Eucharistie de saitn Fiacre et expira au monastère de Bangor.

Comgall appartint à ce qui est connu comme le Second Ordre des Saints Irlandais. Ce sont ceux qui fleurirent dans l'Eglise Irlandaise au 6ième siiècle. La plupart furent éduqués en Grande-Bretagne, ou reçurent l'instruction de ceux qui y avaient grandit sous l'influence des écoles Brittaniques. Ils furent les fondateurs des grandes écoles monastiques Irlandaises, et contribuèrent largement à la diffusion du monachisme dans l'Eglise Irlandaise. Une question intéressante est jusqu'où Comgall et les gens comme lui furent avancés dans sa fondation Bangor et ailleurs pour l'introduction des derniers développements d'une stricte règle monastique ressemblant à la Règle de Saint-Benoît. En d'autres mots, est-ce que saint Comball donna à ses moines à Bangor une stricte règle monastique ressemblant à la Règle de Saint-Benoît? On possède encore une Règle de Saint Comgall en Irlandais, mais rien ne nous prouve absolument qu'elle puisse lui être attribuée. Le fait, néanmoins, que Colomban, un disciple de Comgall et moine à Bangor, rédigea pour ses fondations continentales une "Regula Monachorum" pourrait nous amener à croire qu'il existait une telle organisation à Bangor à l'époque. Néanmoins, ce n'est pas une preuve, parce que Colomban aurait pu s'inspirer de la Règle Bénédictine qui était alors largement répandue dans le sud-ouest de l'Europe. Saint Comgall est mentionné dans la "Vie de Colomban" par Jonas, comme le supérieur de Bangor, sous lequel saint Colomban a étudié. Il est aussi mentionné au 10 mai, son jour de fête dans le "Felire" d'Oengus le Culdee, publié par Whitley Stokes pour la Société Henry Bradshaw (2ième édition), et son nom est commémoré dans le Stowe Missel (Mac Carthy), et dans le Martyrologe de Tallaght.

JAMES MACCAFFREY
http://www.newadvent.org/cathen/04152c.htm

[newadvent.org... voir remarques plus bas concernant le caractère orienté "anti-non-romains" de certaines de leurs supputations non-fondées; le mensonge est un venin... ceci concerne l'encyclopédie "tradi' romaine" qu'ils republient en ligne, je ne me prononce pas sur le site en lui-même.]

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Tropaire de Saint Comgall ton 4
O Comgall, Père des Moines, /
tu en forma quatre mille à la vie monastique. /
Tu allumas le Feu du Christ à Bangor/
et ta cellule fut lueur dans les ténèbres du paganisme./
O ami de Saint Colum Cille,/
toi l'éclat de l'Irlande et de l'Ecosse; nous louons Dieu qui t'a glorifié.


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Une icône de Saint Comgall:
http://www.odox.net/Icons-Comgall.htm##1

Peinte à la demande de M. Cowey Barbour, par l'Archimandrite David de Walsingham, à présent reposé dans le Seigneur.

Sources:
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Attwater, D. (1983). The Penguin Dictionary of Saints, NY: Penguin Books.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of Saints. NY: Macmillan.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1966). The Book of Saints. NY: Thomas Y. Crowell.
Delaney, J. J. (1983). Pocket Dictionary of Saints, NY: Doubleday Image.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.
Flanagan, L.A. (1990) Chronicle of Irish Saints. The Blackstaff Press, Belfast.
Neeson, E. (1967). Book of Irish Saints. Cork: Mercer Press. Roeder, H. (1956). Saints and Their Attributes, Chicago: Henry
Regnery




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1. L'abbaye Irlandaise de Bangor
2. L'Antiphonaire de Bangor
3. L'Hymne de Communion de Bangor: "Approchez-vous du Corps du Christ..."
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L'abbaye Irlandaise de Bangor
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Située dans le Comté de Down, sur la rive sud de Belfast Lough. Son nom était parfois écrit "Beannchor", du mot Irlandais "beann", signifiant "une corne". Selon Keating, un roi du Leinster eut un jour un bovin tué à cet endroit, les morceaux ayant été éparpillés à l'endroit, d'où le nom. L'endroit fut aussi appelé la Vallée des Anges, parce que, dit Jocelin, saint Patrick s'y reposa un jour et vit la vallée remplie d'Anges. Le fondateur de l'abbaye fut saint Comgall, né à Antrim en 517, et éduqué à Clooneenagh et Clonmacnoise. L'esprit du monachisme était alors très fort en Irlande. Nombreux étaient ceux qui cherchaient la solitude pour mieux servir Dieu, et dans ce but, Comgall se retira sur une île isolée. L'insistance de ses amis le retira de sa retraite; plus tard, il fonda le monastère de Bangor, en 559.

Sous sa règle, qui était rigide, la prière et le jeûne étaient incessants. Mais ces austérités attiraient plutôt qu'elles ne repoussaient; des foules venaient pour partager ses pénitences et ses vigiles; ils venaient aussi pour apprendre, et ainsi Bangor devint rapidement la plus grande école monastique d'Ulster. A l'intérieur des remparts en extension qui entouraient les bâtiments monastiques, les Saintes Ecritures étaient exposées, la théologie et la logique enseignées, et la géométrie, et l'arithmétique, et la musique; les beautés des classiques profanes étaient appréciées, et au moins 2 de ses étudiants écrivirent d'excellents versets latins. Sa croissance fut si rapide que les élèves durent vite aller fonder des nouveaux monastères, et quand, en 601, saint Comgall mourut, 3.000 moines s'y trouvaient à chercher la lumière et la guidance de l'Abbé de Bangor.

Un changement désastreux survint avec les Danois. Etant facilement accessible par la mer, Bangor invitait à l'attaque, et en 824, ces pirates le pillèrent, tuant 900 de ses moines, traitant indignement les reliques de saint Comgall, et emportant son cercueil. Des abbés s'y succédèrent, mais ils n'eurent plus d'abbé que le nom. Les terres passèrent entre les mains de laïcs, les bâtiments s'écroulèrent, et quand Malachie, au 12ième siècle, devint abbé de Bangor, il dût tout reconstruire à neuf.
L'impression que son zèle donne est que s'il avait pu continuer, il y aurait eu pérénisation de l'oeuvre. Mais il fut promut au siège épiscopal de Down, et Bangor déclina à nouveau. Parmi les abbés de Bangor, peu furent célèbres, mais nombreux des étudiants le devinrent. Findchua a sa vie comptée dans le Livre de Lismore; Luanus fonda 100 monastères et saint Carthage fonda la grande Ecole de Lismore. De Bangor, Colomban et Gall traversèrent la mer, le premier pour fonder Luxeuil et Bobbio, le second pour évangéliser la Suisse. Au neuvième siècle, un étudiant de Bangor, Dungal, défendit l'orthodoxie contre les icconoclastes occidentaux. L'actuelle ville de Bangor est une florissante petite ville, populaire comme lieu de villégiature balnéaire. La tradition locale rapporte que quelques uns des murs en ruine près de l'église Protestante indiquent le site de l'ancienne abbaye; il ne reste plus rien d'autre de cet endroit sanctifié par les prières et les pénitences de saint Comgall.

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L'Antiphonaire de Bangor:
Un ancient manuscrit Latin, composé à Bangor

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Le codex, trouvé par Muratori à la Bibliothèque Ambrosienne à Milan, et appelé par lui "Antiphonaire de Bangor" ("Antiphonarium Benchorense"), qui fut rapporté de Bobbio à Milan avec nombre d'autres livres par le cardinal Federigo Borromeo quand il fonda la Bibliothèque Ambrosienne en 1609. Bobbil, qui se trouve dans une vallée des Appenins à 37 miles au nord-est de Gènes, fut fondé par saint Colomban, un disciple de saint Comgall, fondateur du grand monastère de Bangor, sur la rive sud du Belfast Lough dans le Comté de Down. Saint Colomban mourrut à Bobbio et y fut enterré en 615. Ceci établit la connection entre Bobbio et Bangor, et un examen du contenu du codex confirme sans l'ombre d'un doute qu'il a bien été établit à Bangor et amené de là à Bobbio, mais cependant pas du temps de saint Colomban. Il y a dans ce codex une hymne appelée "ymnum sancti Congilli abbatis nostri", dans laquelle on lui l'appelle "nostri patroni Comgilli sancti".
De plus on y trouve une liste de 15 abbés, commençant avec Comgall et terminantpar Cronanus, qui mourut en 691; la date de la compilation, néanmoins, doit être entre 680 et 691. Muratori, cependant, note avec précaution dans sa notice que le codex soit très ancien, et en partie mutilé, il pourrait être une copie réalisée à Bobbio, par un des moines locaux, d'après le livre de service original. D'après l'orthographe, la forme des lettres, et les ornementations pointées des lettres capitales, son écriture relève du "style écossais", mais cela peut bien entendu avoir été l'oeuvre de moines Gaéliques à Bobbio.

L'actuel titulaire du codex de Bangor est en général supposé et rapporté comme ayant été saint Dungal, qui quitta l'Irlande au début du 9ième siècle, acquit une grande célébrité sur le Continent, et probablement prit sa retraite à Bobbio vers la fin de sa vie. Il dédiait ses livres au "Bénit Colomban", c'est à dire au monastère à Bobbio. L'antiphonaire, cependant, ne sait pas être identifié avec aucun des livres nommés dans le catalogue des livres légués par Dungal, comme rapporté par Muratori (Antiquitatis Italicae Medii Aevi, Milan, 1740, III, 817-824).  Voici seulement un sommaire du contenu du codex que l'on appelle "Antiphonaire" bien que le terme ne soit pas fort approprié : (1) six cantiques; (2) 12 hymnes métriques; (3)
69 collectes pour usage des heures canoniques; (4) collectes spéciales; (5) 70 anthèmes or versicles; (6) le Credo; (7) le Pater Noster.

La partie la plus célèbre du contenu est la vénérable hymne Eucharisituqe "Sancti venite Christi corpus sumite" [voir plus bas] que l'on ne retrouve dans aucun autre ancien texte. Elle était chantée à la Communion du clergé et a pour entête, "Ymnum quando comonicarent sacerdotes". Un texte de l'hymne du vieux manuscrit de Bobbio, avec une traduction littérale, est donné dans "Essais sur la Discipline et la Constitution de l'Antique Eglise Irlandaise" (p.166) par le cardinal Moran, qui s'y réfère comme à ce "fragment en or de notre ancienne liturgie Irlandaise".

Le Credo dans ce codex diffère dans sa verbalisation de toutes les autres formes connues existantes. Dans sa substance, c'est le Credo original de Nicée. Il ne contient pas le "ex Patre Filioque procedit", mais rapporte plutôt la consubstantialité des Trois Personnes de la Sainte Trinité.

Addendum :
1) Un intéressant aperçu sur les anciens Rites liturgiques de l'Eglise Insulaire est dans "The Celtic Rites" sur le site de la Catholic Liturgical Library sur newadvent.org/03493a.htm
[et page sans publicité en cours de traduction en français sur : http://www.amdg.be/03493a.htm ]

2) Un petit ajout à la vie de saint Comgall de Bangor en ce jour .. Quand le monachisme changea de la vie solitaire à la vie communautaire, les moines reçurent le même privilège de porter l'Eucharistie avec eux. Ils pouvaient l'emporter sur eux quand ils travaillaient aux champs ou partant en voyage. Les Saintes Espèces étaient soit placées dans un petit réceptacle (Chrismal = "Porte-Christ" en Vieil Irlandais) porté dans une sorte de bandouillère, on dans un petit sac (Perula) accroché autour de leur cou sous leurs vêtements. Les manuscrits Irlandais et Brittaniques mentionnent fréquement cette pratique. Ce n'était pas seulement pour avoir les hôtes prêts pour la Communion, mais aussi pour assurer la sécurité contre les voleurs, et la protection contre les incidents en voyage. La vie de saint Comgall (mort en 601) nous apprend qu'en une occasion, il fut attaqué par un piétiste païen pendant qu'il travaillait dans un champs. En voyant le Chrismal autour de son cou, l'agresseur n'osa pas le toucher par peur de représailles, parce que comme l'expliquait le narrateur, le païen conjecturait que Comgall portait son Dieu. Le saint fut si touché par cette expérience qu'il s'exclama : "Seigneur, tu es ma force, mon refuge, et mon Libérateur" (Psaume 18,2).

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L'Hymne de Communion de Bangor
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"Rapprochez-vous et prennez le Corps du Seigneur"
Sancti, venite, Christi Corpus sumite
Voici un hymne de Communion du 7ième siècle, en latin, que l'on trouve dans l'Antiphonaire de Bangor, un des rares manuscrits liturgiques Irlandais subsistant.  Du Monastère de Bangor, où il fut rédigé entre 680 et 691, il fut emporté à Bobbio, le fameux monastère fondé sur le sol d'Italie par le missionaire Irlandais Colomban après qu'il ait été expulsé de Bourgogne par les puissances régnantes. Il fut publié pour la première fois par Muratori dans son Anecdota (1697-98), après qu'il l'ait découvert dans la Bibliothèque Ambrosienne à Milan. Une vieille légende irlandaise rapporte que saint Patrick et son neveu Sechnall entendirent les Anges chanter cela pour la première fois durant l'Offertoire avant la Communion, et ajoute "Et depuis ce temps-là jusqu'à nos jours, cet hymne est chanté en Irlande quand le Corps du Christ est reçu".

Selon ce qu'en dit la légende, Saint Patrick et Sechnall s'étaient fortement disputés, Sechnall accusant Patrick de prêcher trop peu la charité, et Patrick menaçant de passer sur Sechnall avec son char. Après s'être réconciliés dans le cimetière de leur église, soudain, ils entendirent des Anges à l'intérieur de l'église, chantant cet hymne. John Mason Neale traduisit le texte latin en 1851 et le publia dans son receuil "Medieval Hymns" (hymnes médiévaux)

Voici le texte :
Rapprochez-vous et prennez le Corps du Seigneur,
et buvez le Saint Sang répandu pour vous.

Sauvé par ce Corps et par ce très précieux Sang,
l'âme régénérée, nous rendons grâce à Dieu.

Le Donneur du Salut, Christ, le Fils Unique,
par Sa chère Croix et le Sang, remporta la victoire.

Offert il fut, pour les plus grands comme pour les plus humbles,
étant Lui-même la Victime, et Lui-même le Prêtre.

Les victimes étaient offertes par la Loi d'antan,
qui était un type annonçant ce Céleste Mystère.

Lui, la Rançon de la mort, et Lumière de l'ombre,
à présent donne Sa Sainte Grâce à Ses saints pour aider;

approchez-Le dès lors avec un coeur fidèle et sincère,
et prennez ici la garantie du Salut.

Lui qui dans ce monde guide Ses saints et protège,
donne à tous les croyants la vie éternelle.

Assouvissant la faim avec le Céleste Pain,
appaisant l'âme assoifée avec l'Eau Vive.

Alpha et Omega, devant Qui se prosterneront
toutes les nations au Jugement, Il est avec nous dès maintenant.


Et l'original latin
1. Sancti venite, Christi corpus sumite,
Sanctum bibentes, quo redempti sanguinem.
2. Salvati Christi corpore et sanguine,
A quo refecti laudes dicamus Deo.
3. Hoc sacramento corporis et sanguinis
Omnes exuti ab inferni faucibus.
4. Dator salutis, Christus filius Dei,
Mundum salvavit per crucem et sanguinem.
5. Pro universis immolatus Dominus
Ipse sacerdos exstitit et hostia.
6. Lege praeceptum immolari hostias,
Qua adumbrantur divina mysteria.
7. Lucis indultor et salvator omnium
Praeclaram sanctis largitus est gratiam.
8. Accedant omnes pura mente creduli,
Sumant aeterman salutis custodiam.
9. Sanctorum custos, rector quoque,
Dominus, Vitae perennis largitor credentibus.
10. Caelestem panem dat esurien- tibus,
De fonte vivo praebet sitientibus.
11. Alpha et omega ipse Christus Dominus
Venit, venturus iudicare homines.



Sources:
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Ajouts personnels :



très intéressante remarque des R.P. Bénédictins ce jour pour la fête de saint Silvestre de Bourges :
"Les listes épiscopales sont loin d'être uniformes : des noms étaient supprimés ou ajoutés selon l'idée qu'on se formait de la légitimité des titulaires. Une liste mentionne au 4ième siècle un Silvestre..."
On rappelera que les disputes entre "trônes" ont lieu en s'appuiant sur de telles listes et sur les prétendues "dignités humaines" qui y seraient attachées "de jure et a divinis". On se rappelera que les Chrétiens sont en réalité surtout divisés à cause de pareilles idioties, dont on rirait si elles n'avaient de si gravissimes conséquences pour le Salut du monde.
Merci aux R.P. Bénédictins pour ce rappel bien précieux, en ces temps où ça recommence à se jetter des catalogues de "successions apostoliques" bidons à la tête, entre Occident et Orient, pour s'autojustifier dans sa bètise, sa soif de pouvoir terrestre et son orgueil. "Mon Royaume n'est pas de ce monde"...



Saint ("bienheureux") Damien de Molokai (Joseph de Veuster)

damien-molokai.html


Saint Comgall de Bangor et le rite Celtique :
http://www.newadvent.org/cathen/03493a.htm ou http://www.amdg.be/03493a.htm (sans pub!)
attention : ces nombreuses pages en référence sur "newadvent" sont toutes en anglais. Et même si l'Eglise de Rome a tout de même un peu évolué par rapport à sa manière de regarder les autres Chrétiens depuis 1914, date de l'imprimatur de l'encyclopédie en référence, il n'en demeure pas moins que les informations de ces pages sont remplies de relents de polémique anti-anglicane; l'honnêteté et la vérité historique n'y sont pas forcément de mise...
N'oublions jamais que quand feu le cardinal belge Mercier, de "bienheureuse mémoire" pour nombre de Belges, organisait ses "Conversations de Malines" en 1926, l'épiscopat Romain en Angleterre et aux USA le poignardait littéralement à Rome, en ça bien aidé par la Curie (qui n'a pas changé d'un iota depuis), jusqu'à rendre sans lendemain ce qui avait été très respectueux et fructueux. Heureux les artisans de Paix, Mercier en fait partie, pas ses confrères évêques de l'époque, ni ceux qui ont rédigé ces textes. Demeure le fait que les notices sur les manuscrits, les hymnes, etc, tout ça est bien précieux, parce qu'on ne sait pas disposer chez soi de l'Antiphonaire de Bangor, ni des livres liturgiques Irlandais qui étaient en usage en Belgique à cette époque, venus dans les bagages des saint Feuillen et consorts.


traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
2ème jour du mois bénit de Bashans 1721


1. Départ du Juste Job.
2. Départ de saint Tadros (Théodore), disciple de saint Pacôme.
3. Martyre de saint Philothaos.


2. En ce jour aussi partit saint Tadros (Théodore), disciple de saint Pacôme, le père de la vie spirituelle monastique commune (cénobitisme). Il devint moine à un jeune âge, sous la guidance d'Anba Pacôme, et il fit preuve de grand ascétisme, d'une extraordinaire obéissance, au point que saint Pacôme l'aima et lui délégua la prédication aux frères. Lorsque saint Pacôme partit, saint Tadros le remplaça. Il fut un bon exemple de douceur et de patience. Lorsqu'il eut accomplit sa route, et terminé son combat, il partit vers le Seigneur qu'il aimait.

3. En ce jour aussi, saint Philothaos fut martyrisé. Il était du peuple de "Doronka" dans la province d'Assuit. Il fut torturé sans renier sa Foi et finallement reçut la couronne du martyre en l'an 1096 AM.

Puissent leurs intercessions être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!





Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm


4. SAINTE THAIS
Thaïs était une riche vierge Chrétienne en Egypte. Elle décida de ne pas se marrier et distribua ses biens aux moines du désert. Après avoir dépensé tous ce qu'elle possédait, elle commença à vivre comme une débauchée. Apprennant cela, les ermites supplièrent l'Abba Jean Colovos de venir à Alexandrie, ce qu'il fit, et il commença à pleurer devant Thaïs. Lorsqu'elle entendit que l'Ancien était à pleurer à cause de ses péchés à elle, elle se repentit en un instant, quitta la maison et tout ce qu'elle avait, et se retira au désert avec ce saint. Une nuit, pendant que Thaïs dormait et que Jean se tenait debout en prière, il vit des Anges descendre dans une grande lumière, et emmener l'âme de Thaïs. Jean apprit que sa repentance chaleureuse mais instantanée avait été plus agréable à Dieu que de longues années de repentance externe de nombreux ermites.


HYMNE DE LOUANGE - SAINT PITIRIM
Dans le désert, l'ascète Pitirim
Priait Dieu et se demandait :
Est-ce qu'il y a dans ce monde quelqu'un qui m'équivale?
Alors un Ange de Dieu lui apparut,
Et reprocha gentiment à Pitirim:
Dans tes pensées, tu te glorifie, O Ancien
Comme si en ce monde il n'y avait pas meilleur que toi!
Alors viens, suis-moi, O Ancien Pitirim,
Viens, suis-moi pour voir une vieille femme,
Isidora qui s'est faite elle-même "folle-en-Christ,"
Viens la voir et étonnes-toi :
Elle, jamais ne sépare son coeur de Dieu,
Toutes ses pensées, c'est en Dieu qu'elles se trouvent,
Et non pas comme toi qui en chair est ici,
Et en pensées à l'autre bout du monde!
Et toutes ses mortifications que tu vois
Qu'une femme t'en rende honteux!
Et la sagesse de Dieu dont tu te glorifies
Elle, au milieu des ronces, elle nourrit les roses!



REFLEXION - Dans une de ses prières, saint Ephrem le Syrien se tourne vers Dieu avec ces mots : "Seigneur, de quelle effrayante et terrible manière diras-Tu à nous, pécheurs : 'Vous les hommes, vous savez fort bien ce que J'ai enduré pour vous. Qu'avez-vous enduré pour Moi?' A cela, que vais-je moi répondre, moi le repentant qui ruse, le pécheur, l'infect? Les martyrs pourront exhiber les blessures de leurs tortures, les parties en lambeaux de leurs corps, et leur endurance jusqu'au bout. Les ascètes montreront leurs mortifications, leurs jeûnes prolongés, leurs longues vigiles, leurs philantrophies, leurs larmes et leur endurance jusqu'au bout. Et moi, paresseux, pécheur, sans loi : que montrerai-je? Epargne-moi, O Seigneur! Epargne-moi, O Miséricordieux! Epargne-moi, O Amant de l'humanité!"


CONTEMPLATION - Pour contempler l'action de Dieu le Saint-Esprit sur les Apôtres :
1. Comment ce qui est petit, Dieu le Saint-Esprit le rend grand;
2. Comment Il transforme les craintifs en intrépides.


HOMELIE - Comment les justes endurent les moqueries à cause des paroles du Seigneur.
"La parole du Seigneur a été pour moi source d'opprobre et de moquerie tout le jour." (Jérémie 20,8).
Qui sont-ils ceux qui font des reproches au prophète de Dieu, aux porteurs de la parole de Dieu, et aux porteurs de la puissance et de la sagesse de Dieu? C'est son peuple qui lui fait les reproches, et qui lui dit : tu nous a prêché un rude chemin; même si c'est de Dieu, nous ne savons pas y marcher parce que c'est trop rude.
Qui sont-ils ces gens qui reprochent au héraut de la voix du Seigneur, lorsqu'il sonne l'alarme à cause de l'incendie dont on voit les fumées se rapprochant de la ville? Les Anciens du peuple lui font les reproches et lui disent : pourquoi ne tiens-tu pas ta bouche fermée? Car dans ce cas, il ferait plus chaud et le ciel nous serait plus clair. Car ce qui te semble être un feu n'est que le brouillard de rosée descendant de la montagne!
Qui sont-ils ceux qui rigolent de l'homme de Dieu lorsqu'il revient de Dieu et proclame la volonté de Dieu? Sa femme lui fait des reproches et ses frères se moquent de lui. Ils lui disent : tu abandonne ton travail qui te nourrit, et tu te soumets au travail de quelqu'un d'autre qui t'humilie.
"La parole du Seigneur a été pour moi source d'opprobre et de moquerie tout le jour." Ce que le prophète a pu dire, ainsi a pu le dire l'apôtre, ainsi le martyr, ainsi chaque zèlé serviteur de la parole du Seigneur et de la Loi du Seigneur. Aucun d'entre eux ne fut effrayé par les reproches ni par la dérision, ni détourné du témoignage, ni égaré hors de la route vers des chemins de traverse. L'entièreteté du monde extérieur fut plein de reproches et de sarcasmes pour eux. Mais le Seigneur les renforçait, et les rendait intérieurement pleins de joie. Le Seigneur a vaincu le monde, et les saints de Dieu ont vaincu ceux qui leur ont fait les reproches et se sont moqués d'eux.
O Seigneur, Toi le Tout-Bon, renforce-nous intérieurement, en nors coeurs, afin que les reproches ne nous perturbent pas, ni les dérisions ne nous freinent, pour l'amour de Ton Nom.


A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.



Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/


Sainte Isidora, la Folle-en-Christ, de Tabenne en Egypte (6ième siècle)


La moniale Isidora, Folle-en-Christ, lutta au monastère de Tabenne (Egypte) durant le 6ième siècle. La vierge Isidora pris sur elle-même de simuler la folie, elle laissa croire à son impureté et ne prît pas ses repas ensemble avec les soeurs du monastère. Nombre d'entre elles la regardèrent avec dédain, mais Isidora porta tout cela avec grande patience, bénissant Dieu pour tout.
Elle travailla aux cuisines et accomplit toutes les tâches les plus sales et les plus pénibles du monastère, nettoyant le monastère de toute impureté. Isidora se couvrait la tête avec un simple linge de cuisine, et au lieu de plats cuisinés, elle but l'eau savonneuse restant dans les pots et plats. Elle ne se mit jamais en colère, n'insultat personne, pas un mot plus haut que l'autre, ne récrimina jamais ni contre Dieu ni contre les soeurs, s'adonnant au silence.
Un jour, un moine du désert, saint Pitirim, eut une vision. Un Ange de Dieu lui apparut et lui dit : "Va au monastère de Tabenna. Là tu trouveras une soeur, elle porte un linge de cuisine sur la tête. Elle sert tout le monde dans l'amour, et supporte leur mépris sans se plaindre. Son coeur et ses pensées reposent toujours en Dieu. Par comparaison, tu reposes dans la solitude, mais tes pensées s'égarent partout dans le monde."
L'Ancien partit pour le monastère de Tabene, mais il ne vit pas parmi les soeurs celle que la vision lui avait indiquée. Alors, elles lui amenèrent Isidora, la considérant comme possédée. Isidora tomba à genoux devant l'Ancien, lui demandant sa bénédiction. Saint Pitirim se courba jusqu'au sol devant elle et dit "Bénissez-moi d'abord, vénérable Mère!"
L'Ancien répondit à la surprise des soeurs, qui le questionnaient : "Devant Dieu, Isidora est plus grande que nous tous!" Alors les soeurs commençèrent à se repentir, confessant toutes les insultes dont elles avaient couvert Isidora, et lui demandèrent son pardon. Cependant, la sainte, perturbée par cette soudaine reconnaissance, quitta secrètement le monastère, et son sort final resta inconnu. On présume qu'elle n'est pas morte plus tard que l'année 365.


Icône de la Mère de Dieu "Kiev-Bratsk"
Cette icône est aussi célébrée les 6 septembre, 2 juin, et le Samedi de la 5ème semaine du Grand Carême.


Saint Simon, évêque de Vladimir et Suzdal, des Cavernes de Kiev, proches cavernes (+1226)
Saint Simon, fut un auteur du Paterikon des Cavernes de Kiev, et devint moine au Monastère des Cavernes, quelque part vers la fin du 12ème siècle.
En 1206, il fut nommé higoumène du monastère Vladimir de la Nativité de la Mère de Dieu, et en 1214, en réponse aux souhaits du prince George Vsevolodovich (+ 1238), il fut fait le premier évêque de Vladimir-sur-la-Klyazma et Suzdal.
En 1218, il consacra l'église du monastère de la Nativité, et en 1225, l'église cathédrale de Suzdal. Le grand Prince respectait profondément saint Simon, et était prêt à établir un nouveau siège épiscopal à Suzdal pour son ami, le moine Polycarpe du monastère des Cavernes de Kiev, qui aspirait à la gloire spirituelle. Saint Simon, voyant que Polycarpe n'était pas prêt pour assumer une telle charge, fit changer le grand prince d'avis, puis il rédigea une touchante et profonde lettre à Polycarpe, dans laquelle il offrait ses conseils à son ami sur comment surmonter ses manquements spirituels. Cette épitre nous révèle beaucoup de la propre vie spirituelle de saint Simon, comme de son caractère et de sa vertu.
Saint Simon était connu comme un enseignant érudit, et son épitre à Polycarpe fut placée au début du Paterikon des Cavernes de Kiev. La veille de son repos en 1226, le saint reçut le Schème [grand habit monastique].
Initiallement, on enterra son corps à Vladimir, mais par la suite, en accord avec les souhaits du saint, son corps fut transféré à la Laure des Cavernes de Kiev, où il demeure dans les Cavernes Antoniev.






Textes à traduire plus tard :


Apôtre Simon le Zélote


Martyrs Alphaeus, Philadelphus, Cyprian, Onesimus, Erasmus et 14 autres en Sicile

Martyr Hesychius d'Antioche

Sainte Taisia d'Egypte (5ième siècle)



Saint Denys de Radonège


Transfer des reliques de Saint Basil de Mangazia, Apôtre de la Sibérie (1670)


Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]








Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :


A Besançon, saint Silvestre, évêque et confesseur (+ 396)
Les listes épiscopales sont loin d'être uniformes : des noms étaient supprimés ou ajoutés selon l'idée qu'on se formait de la légitimité des titulaires. Une liste mentionne au 4ième siècle un Silvestre qui garda la virginité dans le mariage, détruisit dans le diocèse les restes du paganisme et l'arianisme. Il construisit l'église de Saint-Maurice, mourut en 396, fut enseveli à Saint-Ferjeux. Sa fête est au 10 mai (Duchesnes, Fastes épisc., t.3, p.200-201)
A Besançon encore, saint Fronime, évêque et confesseur (4ième siècle)
successeur du précédent.


A Bourges, sainte Eustadiole, veuve (+ 624)
Eustadiole (ou Stadiole), de famille sénatoriale, fut mariée à un noble seigneur nommé Tetradius. Devenue veuve, elle fonda l'abbaye de Moyen-Moutier de Bourges, et restaura beaucoup d'églises. Pendant 70 ans, elle garda l'abstinence, et mourut nonagénaire (8 juin 624). La fête est au 8 juin ou au 10 mai.


Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :


SAINTS ADELPHE, PHILADELPHIE ET CYRIN, MARTYRS, SAINTES THECLE, JUSTINE, VIERGES, ET SAINTE ISIDORA (+ vers 255-260)
La ville de Lentini, en Sicile (Leontium), vit naître Thècle et Justine : elles étaient cousines-germaines et appartenaient à des familles aussi nobles que pieuses. La mère de Thècle, Isidora, qui a mérité par sa vie pure d'être honorée comme Sainte, les éleva toutes 2 ensemble dans la crainte et l'amour de Dieu. Cette femme, supérieure aux faiblesses trop communes des mères mêmes chrétiennes, sut inspirer à ces 2 jeunes filles un amour sincère de la virginité. Thècle perdit de bonne heure cette tendre mère; mais les 2 cousines étaient prêtes au grand combat de la vie. Demeurées héritières de grands biens, elles vécurent dans un strict esprit de pauvreté, usèrent de leurs revenus pour le soulagement des pauvres, et nottament des chrétiens persécutés pour la Foi, les soignant dans les prisons, rachetant  leurs corps après le supplice et leur procurant une sépulture digne des membres de Jésus-Christ.
Le Seigneur, qui mesure les épreuves au degré de sainteté auxquelles il veut élever les âmes qu'a choisies Sa Droite, permit que Thècle tombât dans une paralysie qui dura 6 ans et que Justine perdit un oeil par accident; mais Dieu, qui ne châtie que pour récompenser, devait, dès ce monde, manifester sa puissance en leur faveur. - Les intrépides confesseurs de la Foi, Adelphe, Philadelphe et Cyrin étant venus, en un moment où la persécution s'était ralentie, visiter et consoler les 2 vierges, se mirent pour elles en prières, et armés de la confiance en Dieu, les marquèrent du signe de la Croix. Par une de ces merveilles auxquelles la prière des martyrs avait accoutumé les Chrétiens, les yeux de Justine s'ouvrirent et les membres de Thècle revinrent à la vie.
Les 2 vierges reprirent dès lors, avec une ardeur nouvelle, le cours de leurs bonnes oeuvres : elles eurent à soulager en particulier leurs bienfaiteurs qui passèrent 2 années entières en prison avant de subir le glorieux supplice qui devait les envoyer au Ciel. L'un mourut par le glaivre, et les 2 autres par le feu. Justine et Thècle recueillirent pieusement leurs corps qui avaient été jetés à l'eau et les ensevelirent avec vénération. Dénoncée pour ce fait même à Tertulle, ce féroce gouverneur qui fit tant de victimes en Sicile, Thècle comparut devant lui : mais Dieu ne voulait pas encore priver de la terre cet appui des chrétiens et des pauvres. Tertulle mourut et Thècle fut remise en liberté. Toujours de moitié dans ses bonnes oeuvres avec sa sainte coopératrice Justine, elle travailla à l'oeuvre de Dieu par tous les moyens dont peut disposer une femme; elle fournissait à la subsistance des ministres de l'autel, élevait des églises et des oratoires, propageait le culte de la Mère de Dieu : elle obtint même l'érection d'un évêché à Lentini et pourvut à sa dotation. Justine et Thècle, parvenues toutes deux au terme de leur carrière et de leurs bienfaits, reçurent, de la part des 3 frères martyrs, l'avertissement de se préparer : un mois après, elles étaient dans le Ciel du nombre des épouses de l'Agneau sans tâche.
Les saints Adelphe, Philadephe et Cyrin sont, après Notre-Dame, les patrons de Lentini. Les Italiens appellent saint Adelphe saint Alfio.


SAINTS GORDIEN, EPIMAQUE, JANVIER, SAINTE MARINE, MARTYRS (+ 362)
Julien, surnommé l'Apostat, ne voulant pas, à son avènement à l'empire, se priver entièrement de la réputation de prince débonnaire, dissimula quelque temps la haine qu'il avait contre les chrétiens. Mais, quoiqu'il ne se déclarât pas ouvertement leur ennemi, il faisait cependant exécuter contre eux toutes sortes de cruautés par ses lieutenants, envoyant pour cela, dans les provinces, ceux qu'il savait être les plus grands ennemis de la Foi, afin que les excès qu'ils commettraient fussent plutôt imputés à leur haine particulière qu'aux ordres qu'il auraut pu leur donner. Gordien fut un de ces juges, et Julien lui donna le vicariat de la ville de Rome, sous le préfet Apronien, afin qu'il pût contenter la haine qu'il avait contre les fidèles. Il y avait alors dans les prisons un vénérable prêtre, nommé Janvier, avec qui ce juge lia souvent des entretiens. Dieu lui toucha enfin le coeur par son ministère : il ouvrit les yeux aux rayons de la lumière divine et résolut de se faire Chrétien; il fut baptisé par Janvier, avec Marine, sa femme, et 52 personnes de sa famille. Clémentien, tribun du peuple, l'ayant su, en informa aussitôt l'empereur, qui cassa Gordien et donna sa charge au dénonciateur. Celui-ci, étant devenu juge de Gordien, le fit amener devant lui, lui reprocha son ingratitude envers l'empereur et lui fit de grandes menaces s'il ne consentait à sacrifier aux idoles. Gordien demeura ferme et inébranlable dans sa Foi, se moquant de Julien et de ses faux dieux. Clémentien le fit fouetter avec une cruauté indigne, non-seulement d'un citoyen romain, mais même d'un barbare et d'un scythe; il lui fit briser les os avec des cordes plombées, et, lui ayant fait trancher la tête, il ordonna que son corps fut exposé sur les grands chemins, avec défense de lui rendre les devoirs de la sépulture. Cependant la Providence divine permit qu'il fût gardé par les chiens. Il fut 5 jours en cet état, au bout desquels un domestique de Gordien, assisté de quelques Chrétiens, l'enleva la nuit et l'enterra dans le même caveau où l'on avait déposé celui de saint Epimaque.
Saint Epimaque avait souffert le martyre à Alexandrie vers 250, avec un autre Chrétien nommé Alexandre. On les jeta d'abord tous 2 dans une affreuse prison : on les en retira ensuite pour les fustiger et leur déchirer les côtés. Enfin ils furent brûlés dans la chaux vive. Les reliques de saint Epimaque furent apportées d'Alexandrie à Rome. Elles sont aujourd'hui avec celles de saint Gordien, au diocèse d'Augsbourg, dans l'abbaye de Kempten, qui fait partie du royaume de Bavière.
L'Eglise joignant dans son office cet autre Bienheureux à saint Gordien, nous croyons devoir ajouter un mot en passant. Plusieurs martyrologes le font natif de Rome, et mettent son supplice en cette "capitale du monde", de même que celui de saint Gordien. Mais le Bréviaire et le martyrologe romain portent qu'il endura la mort à Alexandrie, ainsi que nous venons de le dire, et qu'y ayant été consumé par le feu, ses cendres furent apportées à Rome par les Chrétiens et déposées dans la grotte où le corps de saint Gordien fut depuis enseveli.
Pour ce qui est de Marine, femme de saint Gordien, elle fut condamnée par ignominie à labourer la terre dans un lieu appelé autrefois "Aquae Salviae", et aujourd'hui "les fontaines de saint Paul", elle y finit ses jours en la confession de Jésus-Christ. Quant à saint Janvier, il fut marqué au visage par infamie; le reste de ses supplices et le genre de sa mort nous sont inconnus.
Voilà tout ce que l'on sait du martyre de saint Gordien, dont il est fait mémoire dans tous les martyrologes, avec saint Epimaque, le 10 mai. Le cardinal Baronius en parle en cet endroit et dans le 4ième tome de ses "Annales", où il ne manque pas de remarquer l'erreur de plusieurs auteurs qui décrivent ce martyre comme s'il se fût passé en la présence de Julien, quoique cet empereur n'ait jamais été à Rome durant son règne.


SAINT MATHURIN DE MONTCHAUDE
Le 21 février 1872, M. Gauraud, curé de Montchaude, canton de Barbézieux (diocèse d'Angoulème), a eu la bonté de nous adresser sur saint Mathurin les renseignements que l'on va lire :
"Saint Mathurin, honoré à Montchaude, est l'objet d'un pélerinage immémorial. Tous les ans, le 10 mai, on voit arriver, dès les premières heures du jour, de nombreux étrangers, dont plusieurs ont fait quelquefois, à pied, plus de 10 lieues, dans l'espoir d'obtenir, pour eux-mêmes ou pour ceux qui leur sont chers, des faveurs spirituelles ou corporelles. Depuis 9 ans que j'exerce le saint ministère dans cette paroisse, j'ai toujours vu une grande affluence en ce jour. Jamais l'église n'a pu contenir la foule. Je ne puis évaluer à moins de 4.000 le nombre de personnes qui, en 1866, se rendirent à cette cérémonie. Cette année-là, la fête de notre Saint coïncidait avec la fête de l'Ascension. Dès 6 ou 7 heures du matin, des pélerins se rendent à l'église pour faire bénir soit des objets de piété, soit de petits pains, du vin, des gâteaux, etc, ou pour faire dire sur eux des Evangiles. A 9 heures, la procession s'organise et se dirige en chantant les Litanies des Saints, vers le tombeau du Saint, qui s'élève en forme d'autel, surmonté d'une croix de pierre, au milieu d'un petit bois, à une distance d'un kilomètre environ de l'église. Là, on chante l'antienne "Hic vir...", tirée de l'office d'un confesseur non pontife, suivie du verset et de l'Oraison. Après la bénédiciton de divers objets déposés sur le tombeau et l'offrande, pendant laquelle on offre à baiser, à tous ceux qui y prennent part, un tableau représentant un relligieux solitaire, la procession reprend le chemin de l'église, où l'on célèbre immédiatement la Messe Os Justi, d'un confesseur non pontife, autorisée par l'Ordinaire. La Messe chantée, il y a bénédiction des objets qui sont présentés, lectures d'Evangiles, et la cérémonie est terminée.
Ce n'est pas seulement le 10 mai que le tombeau de saint Mathurin attire des pélerins, il est encore visité dans le cours de l'année; on y trouve quelquefois des ex-voto et on y voit des cierges allumés pendant la nuit. La tradition ne dit pas si le tombeau a jamais été ouvert pour examiner l'état des reliques du Saint.
Malgré mes recherches, je n'ai rien pu trouver d'écrit sur la vie de saint Mathurin de Montchaude, ni sur l'origine de son culte. La tradition ne dit rien de précis, non plus, ni sur sa vie, ni sur l'époque de sa vie. On prétend qu'il habitait un village, voisin de son tombeau, qui existe encore aujourd'hui et qu'on nomme Chez Maran. Après une vie sainte et solitaire, son corps aurait été déposé à l'endroit où s'élève le pauvre monument dont j'ai parlé. Son culte ne peut s'expliquer sans l'existence de faits merveilleux qui auront éclaté pendant sa vie et surtout après sa mort et qui se renouvellent encore de temps en temps. J'ai été témoin moi-même de quelques guérisons étonnantes, à l'occasion de neuvaines faites à saint Mathurin. Monsieur le curé de Sainte-Lheurinne (Charente-Inférieure), m'a raconté qu'une de ses paroissiennes, que ses parents avaient été obligés de monter et de conduire sur une charette, avait été subitement guérie le jour de la Saint-Mathurin, et qu'elle avait pu s'en retourner à pied. J'ai vu cette personne 2 ou 3 fois à Montchaude, le 10 mai. Elle venait communier et visiter le tombeau de saint Mathurin en actions de grâces".
Notes locales.



SAINTE SOLANGE, VIERGE ET MARTYRE (+ 880)
Evêque de Rome : Jean 8 - Roi de France : Louis 3

De vieilles chroniques l'appellent Solange ou Soulange; son lieu natal n'existe plus; on voit au milieu du Pré-Verdier les ruines d'une maison qu'habitait, dit-on, sainte Solange. Cette prairie est à une demi-lieue du bourg appelé du nom de la Sainte depuis sa mort, et auparavant Saint-Martin du Cros. (Vie de sainte Solange, par M. l'abbé Oudoul, p.6)

Festa venerunt annua
Quibus virgo perinclyta
Honoratur Solangia
Alleluia

A sainte Solange
Offrons en ce jour
Un chant de louange,
Un tribut d'amour.
Ancienne prose en l'honneur de sainte Solange,
qu'on chante encore aujourd'hui sur l'air de "O Filii et Filiae".


La très-illustre vierge Solange est la patronne, et, pour ainsi dire, la sainte Geneviève du Berry. Elle naquit au bourg de Villemont, à 2 ou 3 lieues de la ville de Bourges. Son père était un pauvre vigneron qui menait une vie très Chrétienne; Dieu récompensa sa piété en bénissant son mariage. Il eut une fille qui fut nommée Solange. Chez cette admirable enfant, la beauté du corps et celle de l'âme se rehaussaient réciproquement, de sorte qu'elle faisait les délices de Dieu et des hommes. Son père lui inspira, dès ses plus tendres années, une grande haine pour le péché, et elle conçut un amour si tendre pour son Dieu, qu'elle avait de l'horreur pour les plus petites fautes qui pouvaient blesser les yeux de la divine Majesté. Elle avait tant d'estime et de respect pour les leçons salutaires qu'elle recevait de ses parents, qu'elle les préférait à tous les vains discours et à tous les jeux qui font ordinairement le plaisir et la joie des enfants de son âge.
Cette éducation si sainte, cette docilité à y correspondre disposèrent le coeur de la jeune Solange à recevoir les célestes communications e: lle commença, dès l'age de 7 ans, à se sentir brûler des flammes du plus pur amour. Elle avait un attrait particulier pour tout ce qui avait rapport à la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Elle ne se lassait point de bénir son saint Nom et de le prononcer partout avec un sentiment de piété qui faisait connaître qu'elle l'avait profondément imprimé dans le secret de son coeur. Ces transports du céleste amour ne lui permirent pas d'attendre plus longtemps pour choisir son parti; et, comme elle avait déjà méprisé le monde avant même d'en connaître les faux attraits, elle n'hésita pas à prendre pour son unique époux, Jésus-Christ qu'elle aimait si ardemment : elle lui promit de bon coeur de garder une virgInité perpétuelle. Il est vrai qu'elle avait toujours vécu dans une grande innocence, mais elle ne se fiait pas, pour cela, à ses propres forces; il n'y avait point de jour, ni de nuit qu'elle ne priât Dieu de Se la réserver. Elle se plaisait à répéter souvent ces belles paroles de la vierge sainte Agnès: "J'aime Jésus-Christ qui a eu une vierge pour mère; j'aime Jésus, puisqu'en l'aimant je demeure chaste, en le touchant je demeure pure, et en l'embrassant je demeure vierge."
Cette chaste colombe sortait souvent du lieu de sa demeure ordinaire,je veux dire du bourg de Villemont, pour aller gémir plus librement et à loisir dans un lieu solitaire et écarté, qu'on appelle encore aujourd'hui, pour cela, le "champs de sainte Solange". On a élevé depuis, au milieu de ce champ, une croix de bois, qu'il faut souvent renouveler, car les pèlerins en coupent de petits morceaux qu'ils emportent par dévotion. Son père l'avait chargée de la garde d'un petit troupeau : aucune occupation ne convenait mieux aux goûts de Solange; tout en veillant sur ses moutons, elle pouvait contempler son céleste Epoux, Qui invite les âmes à venir Le trouver dans la solitude; elle aimait surtout à se Le figurer, mourant pour elle sur la croix, ressuscitant pour elle, pour lui ouvrir le Ciel. Elle se consacrait, disant qu'elle était prête à l'imiter, à souffrir les plus horribles tourments pour son amour. Nous verrons ses voeux exaucés. En attendant, Jésus-Christ, qui ne se laisse jamais vaincre en générosité, combla Solange de ses faveurs de sorte que, comme une autre Geneviève, elle se rendit, très-utile à toutes les populations voisines. Cette jeune bergère sut, comme Geneviève, faire la guerre aux démons, les chasser des lieux dont ils s'étaient emparés, arrêter et dissiper les vents et les tempêtes qui nuisaient aux pays d'alentour. La seule présence de cette chaste vierge faisait sortir les esprits impurs des corps des possédés. Il suffisait aux malades d'avoir le bonheur d'être aperçus dans les chemins par la Sainte, et d'en attendre du secours pour se trouver guéris de leurs infirmités. Ce don de faire si facilement des miracles, qui a été le privilège des plus grands Saints, lui a été communiqué abondamment. Son histoire assure qu'elle arrêtait et faisait disparaître par un seul acte de sa volonté, les animaux qui gâtaient et détruisaient les fruits qui étaient sur la terre ; et que, s'il arrivait que quelqu'une de ses brebis s'écartât et se jetât dans les prairies voisines qui n'étaient pas de son ressort, elle ne se servait ni de chien ni de bâton pour la faire revenir : il lui suffisait d'élever son coeur vers son Epoux céteste, et de désavouer intérieurement le dégât que pouvaient causer ces animaux : ils revenaient aussitôt rejoindre le troupeau avec une docilité qui jetait dans l'admiration ceux qui en étaient les témoins.
Voici un autre prodige, qui indique de quelles lumières Dieu éclairait son âme. Si l'on en croit les leçons de l'Office que l'Eglise lui a consacré, il paraissait le jour et la nuit, au-dessus de sa tête, une étoile qui la conduisait en ses démarches, et qui lui servait de règle en tout ce qu'elle devait faire; cette étoile lui servait spécialement de guide et d'avertissement, lorsque le temps qu'elle avait destiné à l'oraison ou à la psalmodie s'approchait; comme si cette lumière, qui invitait autrefois les saints rois Mages à aller reconnaitre et adorer Jésus-Christ, eût été reproduite pour favoriser cette sainte épouse du même Sauveur, et lui indiquer les précieux moments auxquels le divin Epoux demandait ses adorations.
La sainteté de la jeune bergère, ses vertus, sa beauté, la rendirent célèbre. Cette renommée inspira un vif désir de la voir, à Bernard de la Gothie, fils de Bernard, comte de Poitiers, de Bourges et d'Auvergne. Il monte à cheval, et, sous prétexte d'aller à la chasse, il se rend sur les terres de Villemont où Solange gardait son troupeau. A peine l'a-t-il vue, qu'une passion violente s'empare de son coeur (Ut vidit, ut periit). Il descend aussitôt de cheval, aborde la jeune vierge; et ayant soin de ne laisser échapper aucune parole qui puisse alarmer son innocence, il lui offre de devenir son épouse. "Par ce mariage", lui dit-il, "vous serez princesse du vaste pays où je règne, vous ferez le bonheur de vos parents aussi bien que le vôtre."
Solange lui répond que, dès l'âge le plus tendre, elle appartient à Dieu, qu'elle lui a voué son coeur, qu'ainsi elle ne peut plus en disposer en faveur d'aucun homme. Ce refus ne fait qu'irriter le désir du jeune prince; il résolut d'obtenir par la force ce qu'on refuse à ses prières, à ses promesses. N'écoutant donc que sa passion, il s'élance pour saisir Solange : elle lui échappe, elle fuit. Il la poursuit, l'atteint, l'enlève, la met devant lui sur son cheval et l'emporte, faisant, pendant le chemin, de nouveaux efforts pour triompher de ses refus. Mais Solange, fortifiée par la grâce, et préférant la mort à renoncer à son voeu envers Dieu, s'arrache tout à coup des bras de son ravisseur et se jette à terre, auprès d'un petit ruisseau qui coulait en cet endroit. L'amour méprisé se change vite en haine, surtout chez les personnes violentes et brutales. Bernard, plein de honte et de fureur de se voir dédaigné, vaincu par une bergère, se précipite sur elle, l'épée à la main, et lui tranche la tête.
Cette chaste et fidèle épouse était trop chère au Sauveur pour qu'il ne marquât pas sur l'heure, et par quelque signe miraculeux, combien ce sacrifice Lui avait été agréable. Solange donc, qui avait courageusement reçu le coup de la mort, étant debout, ne perdit point cette position, quoique sa tête fût séparée de son corps; mais, comme si elle eût reçu une nouvelle vie par son don via le martyre, elle ouvrit paisiblement ses mains pour recevoir sa belle tête; sa bouche prononça encore par 3 fois le saint Nom de Jésus, qui lui avait été si familier pendant sa vie. Elle alla ainsi jusqu'à Saint-Martin-du-Cros; elle fut ensevelie dans le cimetière de cette église, à l'endroit où, en 1281, on éleva, en son honneur, un petit monument en forme d'autel.
On la représente gardant ses moutons, avec une étoile au-dessus de sa tête; d'autres fois, elle est agenouillée au pied d'une croix, et entourée de son troupeau; on aperçoit dans le lointain le comte Bernard, accompagné d'un écuyer. Enfin, on la voit, le plus communément, portant sa tête entre ses mains. Nous lisons, dans une Vie de sainte Solange, par M. Oudoul, curé dans le diocèse romain de Bourges (1828), la description des anciennes tapisseries de l'église de Sainte-Solange; c'est l'histoire iconographique de cette Sainte. Nous nous empressons de la reproduire ici : "On voit", dit-il, "dans le choeur de Sainte-Solange, 6 tableaux en tapisserie, d'un fort bon goût et bien exécutés, qui représentent l'histoire de la Sainte, d'après la tradition. Le premier représente sainte Solange entourée de ses brebis, au pied de la croix qui était, dit-on, au milieu du pacage commun. On voit, dans la nef de la même église et dans celle de Saint-Etienne de Bourges, un tableau qui offre le même sujet. Le 2ème représente la pieuse bergère auprès de ses moutons, et le comte, à pied, la sollicitant; l'écuyer du prince est dans le fond, à cheval. Le 3ème représente le comte à cheval, voulant, aidé de son écuyer, enlever Solange; dans le fond, on voit le cheval de l'écuyer. Le 4ème représente le prince levant le fer sur Solange qui, inclinée avec résignation, se prépare au martyre; l'écuyer est derrière le comte : on voit, au haut du tableau, un Ange, une couronne à la main. Au bas, on lit cette inscription en laine rouge : 'Cette histoire, en tapisserie, de sainte Solange, a été faite, en 1704, des deniers de la confrérie'. Le 5ème représente sainte Solange debout, sa tête entre ses mains, allant à l'église de Saint-Martin, qui est dans le fond, figurée comme avant l'incendie de la flèche de la tour; derrière la Sainte, on voit le comte et l'écuyer courant à toute bride. Il est bon d'observer que ce trait merveilleux était gravé sur la châsse de cuivre doré, dont il fut fait présent en 1511, qui, comme l'a judicieusement remarqué quelqu'un, était sur le modèle de la première; et que, sur la châsse d'argent comme sur celle d'aujourd'hui, on fut soigneux de respecter la tradition en ce point".
Le Père Cahier, dans ses "Caractéristiques", donne un croquis très-gracieux représentant sainte Solange après sa mort. La jeune fille est affaissée au pied d'un tertre surmonté d'une croix rustique. De sa main droite, elle ramasse les plis de sa robe sur sa poitrine, et de sa main gauche, qui embrasse la croix, elle tient une palme entrelacée de roses et de lis. Une dague est enfoncée dans son thorax. A côté, un agneau qui bèle; à terre, la quenouille et le fuseau. La décollation parait assez peu probable au Père Cahier, dans une lutte comme celle qui a dû s'engager entre la Sainte et son ravisseur. D'ailleurs rien n'empêche de supposer que la victime, percée d'une dague, ait ensuite été achevée par la décapitation.

RELIQUES ET CULTE DE SAINTE SOLANGE.

On exhuma bientôt ses restes précieux, à cause des miracles qu'ils opéraient; on les transféra du cimetière dans l'église de Saint-Martin, qui prit alors le nom de Sainte-Solange. Ils fument renfermés d'abord dans une châsse en bois, artistement travaillée; et, plus tard dans une châsse en cuivre doré. Le dernière translation eut lieu le lundi de la Pentecôte, 8 juin 1511. La cérémonie fut présidée par mgr Denis de Bar, ancien évêque romain de Saint-Papoul, qui consacra solennellement dans cette criconstance l'église de Saint-Solange. Au 17ème siècle, cette châsse fut renfermée dans une autre d'argent.
En 1793, la châsse de sainte Solange fut enlevée de la paroisse du diocèse romain de Bourges, qui porte son nom, et ses reliques furent dissipées. Mais "en faisant ma visite d'archidiacre à Méry-ès-Bois, le 5 avril 1843, nous écrit m. Caillaud, vicaire-général, j'y trouvai des reliques de sainte Solange : un os du crâne, la mâchoire supérieure et une dent de la Sainte. Ces reliques appartenaient, avant la Révolution, à l'abbaye des Bernardins de Lorois et avaient été transférées avec grande pompe à Méry-ès-Bois en 1791, lorsque les moines quittèrent le couvent; je divisai ces reliques en 2 portions à peu près égales, dont l'une resta à Méry-ès-Bois, et l'autre fut donnée à la paroisse de Sainte-Solange."
Le diocèse romain de Nevers, plus heureux que celui de Bourges, a pu sauver tout ce qu'il possédait des reliques de sainte Solange; la petite boîte qui les renferme porte cette inscription "Fragmenta reliquiarum sanctae Solangiae, V.M., 1612".
Nous ne pouvons raconter les nombreux miracles qui se sont opérés et s'opèrent encore par l'intercession de la vierge de Villemont: les muets recouvrent la parole; les aveugles, la vue; les sourds, l'ouïe; les paralytiques, le mouvement; les boiteux, le pouvoir de marcher; des malades de toute espère, leur guérison; des possédés, leur délivrance. M. l'abbé Caillaud nous écrit encore :
"Les miracles continuent de s'opérer à Sainte Solange. En 1834, une personne de la paroisse du Lys-Saint-Georges (Indre), Marie Moulin, âgée de 26 ans, y recouvra le parole qu'elle avait perdue depuis 14 ans3 Le 28 mai 1850, une religieuse du Bon-Pasteur, Pauline Barbery, en religion soeur Saint-Alexis, atteinte, depuis 38 jours, d'une inflammation de poitrine qui l'avait réduite à un état de faiblesse tel que ses compagnes et le médecin la regardaient comme mourante, fut instantanément guérie, après une neuvaine à sainte Solange."
Les habitants de Bourges ont toujours eu recours à sainte Solange, dans les calamités publiques, et leur confiance n'a jamais été trompée. Dans ces circonstances, ils demandent qu'on porte processionnellement, dans leurs murs, la châsse qui renferme les reliques de leur sainte patronne.
"Le 31 mai 1637, Henri de Bourbon, prince de Condé, se rendit en pèlerinage à Sainte-Solange et voulut conduire lui-même, à la métropole, les saintes reliques que la population entière réclamait. Ce fut pour Bourges un jour de fête; on jonchait de fleurs les rues par lesquelles la châsse devait passer; le devant des maisons était tapissé; de toutes parts on n'entendait que de pieux cantiques."
Ces processions avaient lieu principalement dans les temps de sécheresse; on a le procès-verbal de la dernière qui eut lieu : c'était au mois de juin 1730.
C'étaient toujours des habitants du lieu qui, dans ces processions, portaient la châsse de sainte Solange; ils devaient être à jeun, la tête et les pieds nus, couverts de couronne et de fleurs, et communier à la Messe solenelle, dans l'église Saint-Etienne. "On sait", dit le Père Giry, "que 2 hommes, qui menaient une vie déréglée, s'étant présentés pour porter la châsse, il leur fut impossible, quelques efforts qu'ils fissent, et quelques secours qu'on leur donnât, de la remuer de la place où elle était. L'an 1631, la procession qui revenait, étant proche le bourg de Paracy, un des porteurs de la châsse s'étant laissé emporter à jurer avec scandale pour quelque chose qui lui déplaisait, fut puni sur-le-champ d'une manière miraculeuse et très-particulière. Un des bras du brancard, sur lequel la châsse était pesée, s'appesantit si rudement et si fortement sur son épaule (l'autre bras du même brancard demeurant en l'air), que le malheureux semblait en devoir être écrasé : ni lui, ni le peuple ne comprirent pas d'abord le mystère; "mais le criminel", dit l'histoire, "ayant connu, par un autre miracle de la divine Bonté, la faute qu'il venait de commettre en jurant, en demanda aussitôt pardon à Dieu, à la Sainte et au peuple; et, ayant obtenu par de véritables larmes qui marquaient le regret sincère de son coeur, il eut la joie de se voir admis pour continuer à porter ce précieux trésor pendant le reste du chemin : ce qu'il fit sans aucune peine."
"Une tendre vénération", dit M. Raynal, historien du Berry, "semblable à celle qu'inspira sainte Geneviève dans le diocèse de Paris, s'est attachée au souvenir de la bergère de Villemont. On montre encore l'emplacement de la chaumière où elle est née, le sentier qu'elle suivant pour se rendre au pâturage et qui, dit-on, se couvre, chaque année, d'une récolte plus abondante, le champ où elle allait prier, la fontaine sur les bords de laquelle elle fut décapitée, le lieu où ses restes furent d'abord ensevelis. Le 10 mai, anniversaire de sa mort, le lundi de la Pentecôte, anniversaire de la translation de ses reliques et de la dédicace de son église, une foule immense de pèlerins, de malades, de mères tenant leurs enfants dans leurs bras, viennent invoquer son intercession et chercher autour de son église sinon la santé, au moins l'espérance; sa châsse est portée processionellement par des hommes revêtus d'aubes et couronnés de fleurs. Cette châsse en bois argenté, aujourd'hui vide des reliques de la Sainte, a remplacé une châsse en argent détruite pendant la Révolution et que la ville de Bourges avait offerte à la modeste église de village en 1657. Jadis, en effet, toutes les fois que régnaient de longues sécheresses, on apportait solennellement à Bourges les reliques de sainte Solange, et on a la mémoire de plusieurs de ces processions que des pluies abondantes avaient suivies de bien près.
Il y a quelques années, on voyait encore dans les vastes appartemetns du château de Brécy, plusieurs tableaux à fresque qui représentaient le martyre de Solange; et cette dévotion toute populaire a même dépassé les limites de la province; ses fêtes attirent beaucoup d'habitants des provinces voisines, surtout du Morvan, et sa mémoire est honorée dans la cathédrale de Nevers."
Les membres de la Confrérie, les pèlerins, qui viennent aux fêtes annuelles, reçoivent le nom populaire de "Cousins de sainte Solange". Il y a à Bourges (autrefois à Saint-Pierre le Puellier, aujourd'hui à la cathédrale), à Issoudun (église de Saint-Cyr), à Châteauroux (église de Saint-Christophe), à Nevers (cathédrale), des Confréries unies à la Confrérie principale.
"Pieuses légendes du Berry", par m. Veillat; "Histoire du Berry", par m. Raynal, t. 1, p. 313. - On trouve encore dans la "Vie de sainte Solange", par le r.p. J. Afet (p. 18 et suiv.), d'intéressants détails sur le culte rendu à la patronne du Berry depuis sa mort jusqu'à nos jours, ainsi qu'un grand nombre d'hymnes et de prières écrites en son honneur.





" Saint Antonin, confesseur et archévêque de Florence, dont la naissance au Ciel est marquée le 2 mai. - A Rome, sur la voie Latine, le triomphe des bienheureux martyrs Gordien et Epimaque, dont le premier, après avoir été, au temps de Julien l'Apostat, fouetté longtemps avec des cordes plombées, et ensuite décapité, fut enseveli pendant la nuit par les Chrétiens, sur la même voie, dans une crypte, dans laquelle peu auparavant, l'on avait transporté les reliques du bienheureux Epimaque, qui avait accompli son martyre pour la Foi du Christ, dans la ville d'Alexandrie. 362. - Dans la terre de Hus, le saint prophète Job, dont la patience a été si admirable -
A Rome, le bienheureux Calépode, prêtre et martyr, que l'empereur Alexandre fit mourir par le glaive : son corps fut ensuite traîné par la ville et jeté dans le Tibre; mais le "pape" Calliste l'ayant découvert, lui donna la sépulture. Dans les mêmes circonstances furent aussi décapités le consul Palmace avec son épouse, ses enfants et 42 personnes de sa maison, tant hommes que femmes; Simplice, sénateur, avec sa femme et 68 Chrétiens de sa maison; Fléix avec Blanda, sa femme : leurs têtes furent attachées au-dessus de diverses portes de la ville pour intimider les Chrétiens. 222. Voir les détails dans la Vie de saint Calliste, au 14 octobre. -
Encore à Rome, sur la voie Latine, en un lieu nommé Centum-Aulae ou les Cents-Salles, la fête des saints martyrs Alphius ou Adelphe, Philadelphie et Cyrin. Vers 260. -  A Tergeste, en Istrie, les saints Prime, prêtre, Marc, diacre, Jason, Célien, et 82 autres, martyrs, sous le règne de l'empereur Adrien. - A Smyrne, saint Dioscoride, martyr. - A Tarente, saint Catalde, évêque, renommé pour ses miracles. Saint Catalde est le patron de Tarente, où il a détrôné saint Pierre et saint Marc. Son culte date de l'invention de ses reliques, qui eut lieu vers le milieu du 11ième siècle, lors de la reconstruction de la cathédrale. Il était honoré autrefois à Gênes, à Mondovi, et dans le diocèse de Sens, où la paroisse Saint-Cartaud a évidemment emprumpté son nom à saint Catalde. - A Milan, l'invention des saints martyrs Nazaire et Celse; ce fut saint Ambroise, évêque, qui découvrit le corps de saint Nazaire couvert d'un sang qui paraissait encore tout frais, et le transporta dans l'église des Apôtres, avec celui de saint Celse, enfant, que ce bienheureux Martyr avait élevé et nourri; l'un et l'autre avaient été frappés du glaive dans la persécution de Néron, par l'odre d'Anolinus, le 28 de juillet, jour auquel on célèbre la fête de leur martyre. - A Montchaude, dans le canton de Barbezieux, saint Mathurin, dont le tombeau est, encore de nos jours, visité par les pieux pélerins. Son histoire est complètement inconnue. - Au diocèse de Bourges, sainte Solange, vierge, martyrisée pour la chasteté. Vers 880. -
A Besançon, saint Sylvestre, évêque, qui, ayant gardé la virginité dans le mariage, garda aussi l'humilité dans l'épiscopat, et joignant une sainteté parfaite à un grand nombre de miracles, acheva de détruire, dans son diocèse, les restes de l'idolâtrie et de l'arianisme. Il fit construire, à Besançon, une 4ième église paroissiale : elle était dédiée à saint Maurcie d'Agaune. Il fut enseveli à Saint-Ferjeux. 396. - Au même lieu, saint Fronime, successeur du précédent. Il fit construire l'église Saint-Etienne qui n'existe plus depuis la conquête de la Franche-Comté par les Français et y fut enseveli. 5ième siècle. -
A Bourges, saint Pallais, premier du nom, 9ième évêque de cette cille : il fut ensevelli dans une église située à 4 lieues de Bourges, qui prit son nom. 384. - A l'abbaye de Marsillac, au diocèse de Cahors, le pieux trépas de saint Pallais, 2ième du nom et 13ième évêque de Bourges. On lui attribue la fondation de l'église Saint-Etienne à Bourges, dont saint Grégoire de Tours a célébré la magnificence. 460. - A Bourges encore, la bienheureuse Stadiole, fondatrice et première abbesse de Moyen-Moutier. 624. - A Tarbes, sainte Confesse, vierge. - Dans le Limbourg (B), saint Wiron, nommé le 8 de ce mois au martyrologe romain. - A Troyes, la translation de saint Loup, évêque. - Le même jour, saint Mondry, évêque de Larzat, en Auvergne. -
A Saint-Léonard, en Beauce, la fête de saint Léonard, anachorète. Il s'était retiré aux environs de la forêt de Marchenoir, après avoir été le disciple de saint Mesmin, à Micy. Il fut d'abord inhumé dans une chapelle de Saint-Etienne qu'il avait bâtie auprès du bourg actuel. Son corps y demeura jusqu'au 10 mai 1226, où l'église paroissiale, dédiée sous son nom, le reçut en garde : ce dépôt sacré, que l'on possède encore, donna lieu, jusqu'à la fin du 18ième siècle, à un pélerinage célèbre dans le pays dunois. A l'occasion des calamités publiques, on portait au loin les restes vénérés du saint patron : c'est ainsi que le 12 mai 1772, on les amena processionnellement jusqu'à Blois pour obtenir la cessation d'une sécheresse désastreuse et prolongée : le Ciel exauça instantanément les voeux des bons habitants de Saint-Léonard. 6ième siècle. -
Au diocèse de Belley, la fête de saint Villebaud (Vulband, Bourbas, Vulbandus, Vibaldus), patron de la paroisse de Saint-Vulbas à laquelle il a donné son nom et qui possède ses reliques. Villebaud était patrice ou gouverneur de la Bourgogne transjurane (Franche-Comté, Dauphiné, Gex, Bresse, Bugey) sous Dagobert et Clovis II. Il fut mis à mort pour la justice par Flaocat, maire du palais de Bourgogne, dont il avait contrarié l'élection. Le tombeau de saint Villebaud est, encore de nos jours, le but d'un pélerinage très-fréquenté. 660. cfr Hist. hagiol. du diocèse de Belley. -
En Irlande, saint Comgall, abbé de Banchor. Il fonda, comme l'avait prédit saint Patrick, ce monastère illustre d'où sortirent une foule de Saints, entre autres saint Colomban. 601. La légende irlandaise raconte que saint Comgall ayant de nombreux hôtes à recevoir et ne trouvant pas de quoi les traiter convenablement, il fut secourur par des Anges qui poussèrent une grande quantité de poissons vers son abbaye. On rapporte aussi qu'il porta dans sa main une pierre chauffée à blanc sans en éprouver aucune lésion, et qu'une autre fois, ayant jeûné inutilement - qu'on remarque la force de ces expressions - contre un roi  insensible à ses prédications, il divisa un caillou en quatre par le seul contact de sa salive. A la suite de ce miracle, le roi se convertit : ces faits peuvent servir à caractériser le Saint dans les arts." Etc !!!

Textes à corriger plus tard :


SAINT JOB, PATRIARCHE (AT)
p.446-449





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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


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