10 mai
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, SAINT WIRON , depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
En Belgique post-Schisme, saint Damien de Molokai, Joseph de Veuster dans le monde,
Apôtre des Lépreux.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
Sainte Isidora,
la Folle-en-Christ, de Tabenne en Egypte (6ième siècle);
Saint Simon, évêque de Vladimir et Suzdal, des Cavernes de
Kiev, proches cavernes (+1226); Transfer des reliques de Saint Basil de
Mangazia, Apôtre de la Sibérie (1670); Sainte Taisia
d'Egypte (5ième siècle);;(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Mon, 10 May 2004 13:17:02 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 10 May
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 10 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
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*Saint Comgall de Bangor
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Saint Comgall, évêque et fondateur du monastère de Bangor
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Né en Ulster, Irlande, vers 517; mort à Bangor, Irlande,
en 603; certains rapportent sa fête au 11 mai. Les chroniqueurs
décrivent Comgall comme guerrier lorsqu'il était un jeune
homme, mais qu'il étudia sous saint Fintan au monastère
Cluain Eidnech, puis fut ordonné prêtre avant d'avoir 40
ans, et partit fonder un ermitage avec un groupe de compagnons à
Lough Erne. La règle qu'il imposa fut si sévère
que 7 d'entre eux en moururent. Il quitta l'île et fonda un
monastère à Bangor (Bennchor), sur la rive sud du Lac
Belfast, où il enseigna saint Colomban et nombre de moines qui
évangélisèrent le centre de l'Europe. Deux autres
de ses moines évangélisèrent activement l'Ecosse,
saint Moluag de Lismore à Argyll et saint Maelrubha d'Applecross
à Ross. En son temps, cela devint le monastère le plus
célèbre d'Irlande, et Comgall est réputé
pour avoir dirigé jusque 8.000 moines en cet endroit et dans les
maisons fondées par Bangor. Bangor qui fut un des principaux
centres religieux d'Irlande jusqu'au jour où il fut
détruit par les Danois, en 823.
Bien qu'on l'ai connu pour son ascétisme, et on rapporte qu'il
ne mangeait un repas complet qu'une fois par semaine, le Dimanche,
nombre de miracles le concernant ont trait à la nourriture. En
une occasion, un fermier refusa de vendre du blé à ses
moines, disant qu'il préférait que sa belle-mère,
appelée Luch, le mange plutôt que des moines. "Luch", en
gaélique, se traduit par "souris". Saint Comgall répondit
: "Qu'il en soit ainsi, que Luch le mange". Et cette nuit-là,
une foule de souris vint dévorer 2 silos de maïs, ce qui
représentait la charge de 30 charettes.
En une autre occasion, un groupe de voleurs s'introduisit sur les
terres du monastère pour voler les légumes des moines, et
par les prières de Comgall, ils furent privés de la vue
jusqu'à ce qu'ils se repentent. Après leur repentance,
ils furent admis dans la communauté. Une autre fois, alors que
les moines étaient à court de vivres et qu'ils
attendaient des visiteurs, saint Comgall pria Dieu, et un banc de
poisson vint s'échouer sur la rive, et les frères purent
nourrir les invités. Comgall partit quelque temps pour l'Ecosse,
où il vécut dans un monastère sur l'île de
Tiree. Il accompagna aussi Saint Columba dans un voyage missionaire
à Inverness, pour évangéliser les Pictes. Columba
et Comgall auraient voyagé ensemble à travers le Grand
Glen et prêché face au roi Brude à Inverness.
Là il fonda le monastère de Land of Heth. Le manuscrit
appelé Antiphonaire de Bangor (voir plus bas),
rédigé là moins d'un siècle après le
décès de saint Comgall, contient une longue hymne
à sa louange. Comgall mourut après des années de
souffrances dues à ses austérités.
Saint Fiacre reçut par le ministère d'un Ange le message
comme quoi son ami était mourant, et il arriva à Bangor
à temps pour le voir entrer dans l'autre monde. En retournant
à Ullard après les funérailles de saint Comgall,
Fiacre emporta un bras du saint comme relique. Il ne reste plus rien
à présent du grand monastère, mais la Cloche de
Bangor est préservée dans le musée de
l'Héritage à Belfast, et dans la Bibliothèque
Ambrosienne, il y a l'Antiphonaire de Bangor (Attwater,
Bénédictins, Delaney, Neeson, Flanagan, Farmer).
Dans l'art, Saint Comgall a un poisson pour emblème.
Habituellement, on le représente comme un abbé tenant une
pierre, à qui un Ange apporte un poisson (Roeder).
Une autre Vie :
Saint Comgall
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Fondateur et abbé du grand monastère Irlandais à
Bangor, qui fleurit au 6ième siècle. L'année de sa
naissance est incertaine, mais selon le témoignage des annales
Irlandaises, on doit la placer entre 510 et 520; sa mort aurait
eu lieu en 602 ("Annales de Tighernach" et "Chronicon Scotorum"), ou
597 (Annales d'Innisfallen). Il naquit à Dalaradia en Ulster,
près de l'endroit appelé de nos jours Magheramorne, dans
l'actuel Comté d'Antrim. Il semblerait qu'il ait d'abord servit
comme soldat, et après avoir terminé son service
militaire, il aurait étudié à Clonard, avec saint
Finnian, puis à Clonmacnoise avec saint Ciaran, qui mourut en
549.
Ensuite nous le retrouvons en Ulster sur une île à Lough
Erne accompagné que quelques amis, suivant une forme très
sévère de vie monastique. Il voulut aller en Angleterre,
mais en fut dissuadé par Lugidius, l'évêque qui
l'ordonna, sur l'avis duquel il resta en Irlande et se mit à
diffuser lui-même la vie monastique à travers le pays. Le
plus célèbre de ces endroits de Comgall est Bangor,
situé dans l'actuel Comté de Down, sur la rive sud du
Belfast Lough, faisant face à Carrickfergus. Selon les Annales
Irlandaises, Bangor fut fondé pas plus tard que 552, bien
qu'Ussher et d'autres écrivains postérieurs parlent d'une
fondation en 555.
Selon la "Vie de Colomba" par Adamnan, il y eut une relation
très proche entre Comgall et Colomba, bien qu'il n'y ait pas de
preuve faisant autorité pour démonrer que Comgall aurait
été le disciple de Colomba dans le sens strict du terme.
Il aurait été l'ami de saint Brendan, saint Cormac, saint
Cainnech et Finbarr de Moville. Après avoir souffert
intensément, il reçut l'Eucharistie de saitn Fiacre et
expira au monastère de Bangor.
Comgall appartint à ce qui est connu comme le Second Ordre des
Saints Irlandais. Ce sont ceux qui fleurirent dans l'Eglise Irlandaise
au 6ième siiècle. La plupart furent éduqués
en Grande-Bretagne, ou reçurent l'instruction de ceux qui y
avaient grandit sous l'influence des écoles Brittaniques. Ils
furent les fondateurs des grandes écoles monastiques
Irlandaises, et contribuèrent largement à la diffusion du
monachisme dans l'Eglise Irlandaise. Une question intéressante
est jusqu'où Comgall et les gens comme lui furent avancés
dans sa fondation Bangor et ailleurs pour l'introduction des derniers
développements d'une stricte règle monastique ressemblant
à la Règle de Saint-Benoît. En d'autres mots,
est-ce que saint Comball donna à ses moines à Bangor une
stricte règle monastique ressemblant à la Règle de
Saint-Benoît? On possède encore une Règle de Saint
Comgall en Irlandais, mais rien ne nous prouve absolument qu'elle
puisse lui être attribuée. Le fait, néanmoins, que
Colomban, un disciple de Comgall et moine à Bangor,
rédigea pour ses fondations continentales une "Regula
Monachorum" pourrait nous amener à croire qu'il existait une
telle organisation à Bangor à l'époque.
Néanmoins, ce n'est pas une preuve, parce que Colomban aurait pu
s'inspirer de la Règle Bénédictine qui
était alors largement répandue dans le sud-ouest de
l'Europe. Saint Comgall est mentionné dans la "Vie de Colomban"
par Jonas, comme le supérieur de Bangor, sous lequel saint
Colomban a étudié. Il est aussi mentionné au 10
mai, son jour de fête dans le "Felire" d'Oengus le Culdee,
publié par Whitley Stokes pour la Société Henry
Bradshaw (2ième édition), et son nom est
commémoré dans le Stowe Missel (Mac Carthy), et dans le
Martyrologe de Tallaght.
JAMES MACCAFFREY
http://www.newadvent.org/cathen/04152c.htm
[newadvent.org... voir remarques plus bas concernant le
caractère orienté "anti-non-romains" de certaines de
leurs supputations non-fondées; le mensonge est un venin... ceci concerne
l'encyclopédie "tradi' romaine" qu'ils republient en ligne, je ne me prononce pas sur le site en lui-même.]
~*~*~*~*~*
Tropaire de Saint Comgall ton 4
O Comgall, Père des Moines, /
tu en forma quatre mille à la vie monastique. /
Tu allumas le Feu du Christ à Bangor/
et ta cellule fut lueur dans les ténèbres du paganisme./
O ami de Saint Colum Cille,/
toi l'éclat de l'Irlande et de l'Ecosse; nous louons Dieu qui t'a glorifié.
~*~*~*~*~*
Une icône de Saint Comgall:
http://www.odox.net/Icons-Comgall.htm##1
Peinte à la demande de M. Cowey Barbour, par l'Archimandrite
David de Walsingham, à présent reposé dans le
Seigneur.
Sources:
========
Attwater, D. (1983). The Penguin Dictionary of Saints, NY: Penguin Books.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of Saints. NY: Macmillan.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1966). The Book of Saints. NY: Thomas Y. Crowell.
Delaney, J. J. (1983). Pocket Dictionary of Saints, NY: Doubleday Image.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.
Flanagan, L.A. (1990) Chronicle of Irish Saints. The Blackstaff Press, Belfast.
Neeson, E. (1967). Book of Irish Saints. Cork: Mercer Press. Roeder, H. (1956). Saints and Their Attributes, Chicago: Henry
Regnery
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
1. L'abbaye Irlandaise de Bangor
2. L'Antiphonaire de Bangor
3. L'Hymne de Communion de Bangor: "Approchez-vous du Corps du Christ..."
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
L'abbaye Irlandaise de Bangor
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Située dans le Comté de Down, sur la rive sud de Belfast
Lough. Son nom était parfois écrit "Beannchor", du mot
Irlandais "beann", signifiant "une corne". Selon Keating, un roi du
Leinster eut un jour un bovin tué à cet endroit, les
morceaux ayant été éparpillés à
l'endroit, d'où le nom. L'endroit fut aussi appelé la
Vallée des Anges, parce que, dit Jocelin, saint Patrick s'y
reposa un jour et vit la vallée remplie d'Anges. Le fondateur de
l'abbaye fut saint Comgall, né à Antrim en 517, et
éduqué à Clooneenagh et Clonmacnoise. L'esprit du
monachisme était alors très fort en Irlande. Nombreux
étaient ceux qui cherchaient la solitude pour mieux servir Dieu,
et dans ce but, Comgall se retira sur une île isolée.
L'insistance de ses amis le retira de sa retraite; plus tard, il fonda
le monastère de Bangor, en 559.
Sous sa règle, qui était rigide, la prière et le
jeûne étaient incessants. Mais ces
austérités attiraient plutôt qu'elles ne
repoussaient; des foules venaient pour partager ses pénitences
et ses vigiles; ils venaient aussi pour apprendre, et ainsi Bangor
devint rapidement la plus grande école monastique d'Ulster. A
l'intérieur des remparts en extension qui entouraient les
bâtiments monastiques, les Saintes Ecritures étaient
exposées, la théologie et la logique enseignées,
et la géométrie, et l'arithmétique, et la musique;
les beautés des classiques profanes étaient
appréciées, et au moins 2 de ses étudiants
écrivirent d'excellents versets latins. Sa croissance fut si
rapide que les élèves durent vite aller fonder des
nouveaux monastères, et quand, en 601, saint Comgall mourut,
3.000 moines s'y trouvaient à chercher la lumière et la
guidance de l'Abbé de Bangor.
Un changement désastreux survint avec les Danois. Etant
facilement accessible par la mer, Bangor invitait à l'attaque,
et en 824, ces pirates le pillèrent, tuant 900 de ses moines,
traitant indignement les reliques de saint Comgall, et emportant son
cercueil. Des abbés s'y succédèrent, mais ils
n'eurent plus d'abbé que le nom. Les terres passèrent
entre les mains de laïcs, les bâtiments
s'écroulèrent, et quand Malachie, au 12ième
siècle, devint abbé de Bangor, il dût tout
reconstruire à neuf.
L'impression que son zèle donne est que s'il avait pu continuer,
il y aurait eu pérénisation de l'oeuvre. Mais il fut
promut au siège épiscopal de Down, et Bangor
déclina à nouveau. Parmi les abbés de Bangor, peu
furent célèbres, mais nombreux des étudiants le
devinrent. Findchua a sa vie comptée dans le Livre de Lismore;
Luanus fonda 100 monastères et saint Carthage fonda la grande
Ecole de Lismore. De Bangor, Colomban et Gall traversèrent la
mer, le premier pour fonder Luxeuil et Bobbio, le second pour
évangéliser la Suisse. Au neuvième siècle,
un étudiant de Bangor, Dungal, défendit l'orthodoxie
contre les icconoclastes occidentaux. L'actuelle ville de Bangor est
une florissante petite ville, populaire comme lieu de
villégiature balnéaire. La tradition locale rapporte que
quelques uns des murs en ruine près de l'église
Protestante indiquent le site de l'ancienne abbaye; il ne reste plus
rien d'autre de cet endroit sanctifié par les prières et
les pénitences de saint Comgall.
~*~*~*~*~*
L'Antiphonaire de Bangor:
Un ancient manuscrit Latin, composé à Bangor
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Le codex, trouvé par Muratori à la Bibliothèque
Ambrosienne à Milan, et appelé par lui "Antiphonaire de
Bangor" ("Antiphonarium Benchorense"), qui fut rapporté de
Bobbio à Milan avec nombre d'autres livres par le cardinal
Federigo Borromeo quand il fonda la Bibliothèque Ambrosienne en
1609. Bobbil, qui se trouve dans une vallée des Appenins
à 37 miles au nord-est de Gènes, fut fondé par
saint Colomban, un disciple de saint Comgall, fondateur du grand
monastère de Bangor, sur la rive sud du Belfast Lough dans le
Comté de Down. Saint Colomban mourrut à Bobbio et y fut
enterré en 615. Ceci établit la connection entre Bobbio
et Bangor, et un examen du contenu du codex confirme sans l'ombre d'un
doute qu'il a bien été établit à Bangor et
amené de là à Bobbio, mais cependant pas du temps
de saint Colomban. Il y a dans ce codex une hymne appelée "ymnum
sancti Congilli abbatis nostri", dans laquelle on lui l'appelle "nostri
patroni Comgilli sancti".
De plus on y trouve une liste de 15 abbés, commençant
avec Comgall et terminantpar Cronanus, qui mourut en 691; la date de la
compilation, néanmoins, doit être entre 680 et 691.
Muratori, cependant, note avec précaution dans sa notice que le
codex soit très ancien, et en partie mutilé, il pourrait
être une copie réalisée à Bobbio, par un des
moines locaux, d'après le livre de service original.
D'après l'orthographe, la forme des lettres, et les
ornementations pointées des lettres capitales, son
écriture relève du "style écossais", mais cela
peut bien entendu avoir été l'oeuvre de moines
Gaéliques à Bobbio.
L'actuel titulaire du codex de Bangor est en général
supposé et rapporté comme ayant été saint
Dungal, qui quitta l'Irlande au début du 9ième
siècle, acquit une grande célébrité sur le
Continent, et probablement prit sa retraite à Bobbio vers la fin
de sa vie. Il dédiait ses livres au "Bénit Colomban",
c'est à dire au monastère à Bobbio.
L'antiphonaire, cependant, ne sait pas être identifié avec
aucun des livres nommés dans le catalogue des livres
légués par Dungal, comme rapporté par Muratori
(Antiquitatis Italicae Medii Aevi, Milan, 1740, III, 817-824).
Voici seulement un sommaire du contenu du codex que l'on appelle
"Antiphonaire" bien que le terme ne soit pas fort approprié :
(1) six cantiques; (2) 12 hymnes métriques; (3)
69 collectes pour usage des heures canoniques; (4) collectes
spéciales; (5) 70 anthèmes or versicles; (6) le Credo;
(7) le Pater Noster.
La partie la plus célèbre du contenu est la
vénérable hymne Eucharisituqe "Sancti venite Christi
corpus sumite" [voir plus bas] que l'on ne retrouve dans aucun autre
ancien texte. Elle était chantée à la Communion du
clergé et a pour entête, "Ymnum quando comonicarent
sacerdotes". Un texte de l'hymne du vieux manuscrit de Bobbio, avec une
traduction littérale, est donné dans "Essais sur la
Discipline et la Constitution de l'Antique Eglise Irlandaise" (p.166)
par le cardinal Moran, qui s'y réfère comme à ce
"fragment en or de notre ancienne liturgie Irlandaise".
Le Credo dans ce codex diffère dans sa verbalisation de toutes
les autres formes connues existantes. Dans sa substance, c'est le Credo
original de Nicée. Il ne contient pas le "ex Patre Filioque
procedit", mais rapporte plutôt la consubstantialité des
Trois Personnes de la Sainte Trinité.
Addendum :
1) Un intéressant aperçu sur les anciens Rites
liturgiques de l'Eglise Insulaire est dans "The Celtic Rites" sur le
site de la Catholic Liturgical Library sur newadvent.org/03493a.htm
[et page sans publicité en cours de traduction en français sur : http://www.amdg.be/03493a.htm ]
2) Un petit ajout à la vie de saint Comgall de Bangor en ce jour
.. Quand le monachisme changea de la vie solitaire à la vie
communautaire, les moines reçurent le même
privilège de porter l'Eucharistie avec eux. Ils pouvaient
l'emporter sur eux quand ils travaillaient aux champs ou partant en
voyage. Les Saintes Espèces étaient soit placées
dans un petit réceptacle (Chrismal = "Porte-Christ" en Vieil
Irlandais) porté dans une sorte de bandouillère, on dans
un petit sac (Perula) accroché autour de leur cou sous leurs
vêtements. Les manuscrits Irlandais et Brittaniques mentionnent
fréquement cette pratique. Ce n'était pas seulement pour
avoir les hôtes prêts pour la Communion, mais aussi pour
assurer la sécurité contre les voleurs, et la protection
contre les incidents en voyage. La vie de saint Comgall (mort en 601)
nous apprend qu'en une occasion, il fut attaqué par un
piétiste païen pendant qu'il travaillait dans un champs. En
voyant le Chrismal autour de son cou, l'agresseur n'osa pas le toucher
par peur de représailles, parce que comme l'expliquait le
narrateur, le païen conjecturait que Comgall portait son Dieu. Le
saint fut si touché par cette expérience qu'il s'exclama
: "Seigneur, tu es ma force, mon refuge, et mon Libérateur"
(Psaume 18,2).
~*~*~*~*~*
L'Hymne de Communion de Bangor
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"Rapprochez-vous et prennez le Corps du Seigneur"
Sancti, venite, Christi Corpus sumite
Voici un hymne de Communion du 7ième siècle, en latin,
que l'on trouve dans l'Antiphonaire de Bangor, un des rares manuscrits
liturgiques Irlandais subsistant. Du Monastère de Bangor,
où il fut rédigé entre 680 et 691, il fut
emporté à Bobbio, le fameux monastère fondé
sur le sol d'Italie par le missionaire Irlandais Colomban après
qu'il ait été expulsé de Bourgogne par les
puissances régnantes. Il fut publié pour la
première fois par Muratori dans son Anecdota (1697-98),
après qu'il l'ait découvert dans la Bibliothèque
Ambrosienne à Milan. Une vieille légende irlandaise
rapporte que saint Patrick et son neveu Sechnall entendirent les Anges
chanter cela pour la première fois durant l'Offertoire avant la
Communion, et ajoute "Et depuis ce temps-là jusqu'à nos
jours, cet hymne est chanté en Irlande quand le Corps du Christ
est reçu".
Selon ce qu'en dit la légende, Saint Patrick et Sechnall
s'étaient fortement disputés, Sechnall accusant Patrick
de prêcher trop peu la charité, et Patrick menaçant
de passer sur Sechnall avec son char. Après s'être
réconciliés dans le cimetière de leur
église, soudain, ils entendirent des Anges à
l'intérieur de l'église, chantant cet hymne. John Mason
Neale traduisit le texte latin en 1851 et le publia dans son receuil
"Medieval Hymns" (hymnes médiévaux)
Voici le texte :
Rapprochez-vous et prennez le Corps du Seigneur,
et buvez le Saint Sang répandu pour vous.
Sauvé par ce Corps et par ce très précieux Sang,
l'âme régénérée, nous rendons grâce à Dieu.
Le Donneur du Salut, Christ, le Fils Unique,
par Sa chère Croix et le Sang, remporta la victoire.
Offert il fut, pour les plus grands comme pour les plus humbles,
étant Lui-même la Victime, et Lui-même le Prêtre.
Les victimes étaient offertes par la Loi d'antan,
qui était un type annonçant ce Céleste Mystère.
Lui, la Rançon de la mort, et Lumière de l'ombre,
à présent donne Sa Sainte Grâce à Ses saints pour aider;
approchez-Le dès lors avec un coeur fidèle et sincère,
et prennez ici la garantie du Salut.
Lui qui dans ce monde guide Ses saints et protège,
donne à tous les croyants la vie éternelle.
Assouvissant la faim avec le Céleste Pain,
appaisant l'âme assoifée avec l'Eau Vive.
Alpha et Omega, devant Qui se prosterneront
toutes les nations au Jugement, Il est avec nous dès maintenant.
Et l'original latin
1. Sancti venite, Christi corpus sumite,
Sanctum bibentes, quo redempti sanguinem.
2. Salvati Christi corpore et sanguine,
A quo refecti laudes dicamus Deo.
3. Hoc sacramento corporis et sanguinis
Omnes exuti ab inferni faucibus.
4. Dator salutis, Christus filius Dei,
Mundum salvavit per crucem et sanguinem.
5. Pro universis immolatus Dominus
Ipse sacerdos exstitit et hostia.
6. Lege praeceptum immolari hostias,
Qua adumbrantur divina mysteria.
7. Lucis indultor et salvator omnium
Praeclaram sanctis largitus est gratiam.
8. Accedant omnes pura mente creduli,
Sumant aeterman salutis custodiam.
9. Sanctorum custos, rector quoque,
Dominus, Vitae perennis largitor credentibus.
10. Caelestem panem dat esurien- tibus,
De fonte vivo praebet sitientibus.
11. Alpha et omega ipse Christus Dominus
Venit, venturus iudicare homines.
Sources:
========
*******************************
Ajouts personnels :
très intéressante remarque des R.P.
Bénédictins ce jour pour la fête de saint Silvestre
de Bourges :
"Les listes épiscopales sont loin d'être uniformes : des
noms étaient supprimés ou ajoutés selon
l'idée qu'on se formait de la légitimité des
titulaires. Une liste mentionne au 4ième siècle un
Silvestre..."
On rappelera que les disputes entre "trônes" ont lieu en
s'appuiant sur de telles listes et sur les prétendues
"dignités humaines" qui y seraient attachées "de jure et
a divinis". On se rappelera que les Chrétiens sont en
réalité surtout divisés à cause de
pareilles idioties, dont on rirait si elles n'avaient de si gravissimes
conséquences pour le Salut du monde.
Merci aux R.P. Bénédictins pour ce rappel bien
précieux, en ces temps où ça recommence à
se jetter des catalogues de "successions apostoliques" bidons à
la tête, entre Occident et Orient, pour s'autojustifier dans sa
bètise, sa soif de pouvoir terrestre et son orgueil. "Mon
Royaume n'est pas de ce monde"...
Saint ("bienheureux") Damien de Molokai (Joseph de Veuster)

damien-molokai.html
Saint Comgall de Bangor et le rite Celtique :
http://www.newadvent.org/cathen/03493a.htm ou http://www.amdg.be/03493a.htm (sans pub!)
attention : ces nombreuses pages en référence sur
"newadvent" sont toutes en anglais. Et même si l'Eglise de Rome a
tout de même un peu évolué par rapport à sa
manière de regarder les autres Chrétiens depuis 1914,
date de l'imprimatur de l'encyclopédie en
référence, il n'en demeure pas moins que les informations
de ces pages sont remplies de relents de polémique
anti-anglicane; l'honnêteté et la vérité
historique n'y sont pas forcément de mise...
N'oublions jamais que quand feu le cardinal belge Mercier, de
"bienheureuse mémoire" pour nombre de Belges, organisait ses "Conversations de Malines"
en 1926, l'épiscopat Romain en Angleterre et aux USA le
poignardait littéralement à Rome, en ça bien
aidé par la Curie (qui n'a pas changé d'un iota depuis),
jusqu'à rendre sans lendemain ce qui avait été
très respectueux et fructueux. Heureux les artisans de Paix,
Mercier en fait partie, pas ses confrères évêques
de l'époque, ni ceux qui ont rédigé ces textes.
Demeure le fait que les notices sur les manuscrits, les hymnes, etc,
tout ça est bien précieux, parce qu'on ne sait pas
disposer chez soi de l'Antiphonaire de Bangor, ni des livres
liturgiques Irlandais qui étaient en usage en Belgique à
cette époque, venus dans les bagages des saint Feuillen et
consorts.
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
2ème jour du mois bénit de Bashans 1721

1. Départ du Juste Job.
2. Départ de saint Tadros (Théodore), disciple de saint
Pacôme.
3. Martyre de saint Philothaos.
2. En ce jour aussi partit saint Tadros (Théodore), disciple de
saint Pacôme, le père de la vie spirituelle monastique
commune (cénobitisme). Il devint moine à un jeune
âge, sous la guidance d'Anba Pacôme, et il fit preuve de
grand ascétisme, d'une extraordinaire obéissance, au
point que saint Pacôme l'aima et lui délégua la
prédication aux frères. Lorsque saint Pacôme
partit, saint Tadros le remplaça. Il fut un bon exemple de
douceur et de patience. Lorsqu'il eut accomplit sa route, et
terminé son combat, il partit vers le Seigneur qu'il aimait.
3. En ce jour aussi, saint Philothaos fut martyrisé. Il
était du peuple de "Doronka" dans la province d'Assuit. Il fut
torturé sans renier sa Foi et finallement reçut la
couronne du martyre en l'an 1096 AM.
Puissent leurs intercessions être avec nous, et Gloire soit
à Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

4. SAINTE THAIS
Thaïs était une riche vierge Chrétienne en Egypte.
Elle décida de ne pas se marrier et distribua ses biens aux
moines du désert. Après avoir dépensé tous
ce qu'elle possédait, elle commença à vivre comme
une débauchée. Apprennant cela, les ermites
supplièrent l'Abba Jean Colovos de venir à Alexandrie, ce
qu'il fit, et il commença à pleurer devant Thaïs.
Lorsqu'elle entendit que l'Ancien était à pleurer
à cause de ses péchés à elle, elle se
repentit en un instant, quitta la maison et tout ce qu'elle avait, et
se retira au désert avec ce saint. Une nuit, pendant que
Thaïs dormait et que Jean se tenait debout en prière, il
vit des Anges descendre dans une grande lumière, et emmener
l'âme de Thaïs. Jean apprit que sa repentance chaleureuse
mais instantanée avait été plus agréable
à Dieu que de longues années de repentance externe de
nombreux ermites.
HYMNE DE LOUANGE - SAINT PITIRIM
Dans le désert, l'ascète Pitirim
Priait Dieu et se demandait :
Est-ce qu'il y a dans ce monde quelqu'un qui m'équivale?
Alors un Ange de Dieu lui apparut,
Et reprocha gentiment à Pitirim:
Dans tes pensées, tu te glorifie, O Ancien
Comme si en ce monde il n'y avait pas meilleur que toi!
Alors viens, suis-moi, O Ancien Pitirim,
Viens, suis-moi pour voir une vieille femme,
Isidora qui s'est faite elle-même "folle-en-Christ,"
Viens la voir et étonnes-toi :
Elle, jamais ne sépare son coeur de Dieu,
Toutes ses pensées, c'est en Dieu qu'elles se trouvent,
Et non pas comme toi qui en chair est ici,
Et en pensées à l'autre bout du monde!
Et toutes ses mortifications que tu vois
Qu'une femme t'en rende honteux!
Et la sagesse de Dieu dont tu te glorifies
Elle, au milieu des ronces, elle nourrit les roses!
REFLEXION - Dans une de ses prières, saint Ephrem le Syrien se
tourne vers Dieu avec ces mots : "Seigneur, de quelle effrayante et
terrible manière diras-Tu à nous, pécheurs : 'Vous
les hommes, vous savez fort bien ce que J'ai enduré pour vous.
Qu'avez-vous enduré pour Moi?' A cela, que vais-je moi
répondre, moi le repentant qui ruse, le pécheur,
l'infect? Les martyrs pourront exhiber les blessures de leurs tortures,
les parties en lambeaux de leurs corps, et leur endurance jusqu'au
bout. Les ascètes montreront leurs mortifications, leurs
jeûnes prolongés, leurs longues vigiles, leurs
philantrophies, leurs larmes et leur endurance jusqu'au bout. Et moi,
paresseux, pécheur, sans loi : que montrerai-je? Epargne-moi, O
Seigneur! Epargne-moi, O Miséricordieux! Epargne-moi, O Amant de
l'humanité!"
CONTEMPLATION - Pour contempler l'action de Dieu le Saint-Esprit sur
les Apôtres :
1. Comment ce qui est petit, Dieu le Saint-Esprit le rend grand;
2. Comment Il transforme les craintifs en intrépides.
HOMELIE - Comment les justes endurent les moqueries à cause des
paroles du Seigneur.
"La parole du Seigneur a été pour moi source d'opprobre
et de moquerie tout le jour." (Jérémie 20,8).
Qui sont-ils ceux qui font des reproches au prophète de Dieu,
aux porteurs de la parole de Dieu, et aux porteurs de la puissance et
de la sagesse de Dieu? C'est son peuple qui lui fait les reproches, et
qui lui dit : tu nous a prêché un rude chemin; même
si c'est de Dieu, nous ne savons pas y marcher parce que c'est trop
rude.
Qui sont-ils ces gens qui reprochent au héraut de la voix du
Seigneur, lorsqu'il sonne l'alarme à cause de l'incendie dont on
voit les fumées se rapprochant de la ville? Les Anciens du
peuple lui font les reproches et lui disent : pourquoi ne tiens-tu pas
ta bouche fermée? Car dans ce cas, il ferait plus chaud et le
ciel nous serait plus clair. Car ce qui te semble être un feu
n'est que le brouillard de rosée descendant de la montagne!
Qui sont-ils ceux qui rigolent de l'homme de Dieu lorsqu'il revient de
Dieu et proclame la volonté de Dieu? Sa femme lui fait des
reproches et ses frères se moquent de lui. Ils lui disent : tu
abandonne ton travail qui te nourrit, et tu te soumets au travail de
quelqu'un d'autre qui t'humilie.
"La parole du Seigneur a été pour moi source d'opprobre
et de moquerie tout le jour." Ce que le prophète a pu dire,
ainsi a pu le dire l'apôtre, ainsi le martyr, ainsi chaque
zèlé serviteur de la parole du Seigneur et de la Loi du
Seigneur. Aucun d'entre eux ne fut effrayé par les reproches ni
par la dérision, ni détourné du témoignage,
ni égaré hors de la route vers des chemins de traverse.
L'entièreteté du monde extérieur fut plein de
reproches et de sarcasmes pour eux. Mais le Seigneur les
renforçait, et les rendait intérieurement pleins de joie.
Le Seigneur a vaincu le monde, et les saints de Dieu ont vaincu ceux
qui leur ont fait les reproches et se sont moqués d'eux.
O Seigneur, Toi le Tout-Bon, renforce-nous intérieurement, en
nors coeurs, afin que les reproches ne nous perturbent pas, ni les
dérisions ne nous freinent, pour l'amour de Ton Nom.
A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
Sainte Isidora, la Folle-en-Christ, de Tabenne en Egypte (6ième siècle)

La moniale Isidora, Folle-en-Christ, lutta au monastère
de Tabenne (Egypte) durant le 6ième siècle. La vierge
Isidora pris sur elle-même de simuler la folie, elle laissa
croire à son impureté et ne prît pas ses repas
ensemble avec les soeurs du monastère. Nombre d'entre elles la
regardèrent avec dédain, mais Isidora porta tout cela
avec grande patience, bénissant Dieu pour tout.
Elle travailla aux cuisines et accomplit toutes les tâches les
plus sales et les plus pénibles du monastère, nettoyant
le monastère de toute impureté. Isidora se couvrait la
tête avec un simple linge de cuisine, et au lieu de plats
cuisinés, elle but l'eau savonneuse restant dans les pots et
plats. Elle ne se mit jamais en colère, n'insultat personne, pas
un mot plus haut que l'autre, ne récrimina jamais ni contre Dieu
ni contre les soeurs, s'adonnant au silence.
Un jour, un moine du désert, saint Pitirim, eut une vision. Un
Ange de Dieu lui apparut et lui dit : "Va au monastère de
Tabenna. Là tu trouveras une soeur, elle porte un linge de
cuisine sur la tête. Elle sert tout le monde dans l'amour, et
supporte leur mépris sans se plaindre. Son coeur et ses
pensées reposent toujours en Dieu. Par comparaison, tu reposes
dans la solitude, mais tes pensées s'égarent partout dans
le monde."
L'Ancien partit pour le monastère de Tabene, mais il ne vit pas
parmi les soeurs celle que la vision lui avait indiquée. Alors,
elles lui amenèrent Isidora, la considérant comme
possédée. Isidora tomba à genoux devant l'Ancien,
lui demandant sa bénédiction. Saint Pitirim se courba
jusqu'au sol devant elle et dit "Bénissez-moi d'abord,
vénérable Mère!"
L'Ancien répondit à la surprise des soeurs, qui le
questionnaient : "Devant Dieu, Isidora est plus grande que nous tous!"
Alors les soeurs commençèrent à se repentir,
confessant toutes les insultes dont elles avaient couvert Isidora, et
lui demandèrent son pardon. Cependant, la sainte,
perturbée par cette soudaine reconnaissance, quitta
secrètement le monastère, et son sort final resta
inconnu. On présume qu'elle n'est pas morte plus tard que
l'année 365.
Icône de la Mère de Dieu "Kiev-Bratsk"
Cette icône est aussi célébrée les 6
septembre, 2 juin, et le Samedi de la 5ème semaine du Grand
Carême.
Saint Simon, évêque de Vladimir et Suzdal, des Cavernes de
Kiev, proches cavernes (+1226)
Saint Simon, fut un auteur du Paterikon des Cavernes de Kiev, et devint
moine au Monastère des Cavernes, quelque part vers la fin du
12ème siècle.
En 1206, il fut nommé higoumène du monastère
Vladimir de la Nativité de la Mère de Dieu, et en 1214,
en réponse aux souhaits du prince George Vsevolodovich (+ 1238),
il fut fait le premier évêque de Vladimir-sur-la-Klyazma
et Suzdal.
En 1218, il consacra l'église du monastère de la
Nativité, et en 1225, l'église cathédrale de
Suzdal. Le grand Prince respectait profondément saint Simon, et
était prêt à établir un nouveau siège
épiscopal à Suzdal pour son ami, le moine Polycarpe du
monastère des Cavernes de Kiev, qui aspirait à la gloire
spirituelle. Saint Simon, voyant que Polycarpe n'était pas
prêt pour assumer une telle charge, fit changer le grand prince
d'avis, puis il rédigea une touchante et profonde lettre
à Polycarpe, dans laquelle il offrait ses conseils à son
ami sur comment surmonter ses manquements spirituels. Cette
épitre nous révèle beaucoup de la propre vie
spirituelle de saint Simon, comme de son caractère et de sa
vertu.
Saint Simon était connu comme un enseignant érudit, et
son épitre à Polycarpe fut placée au début
du Paterikon des Cavernes de Kiev. La veille de son repos en 1226, le
saint reçut le Schème [grand habit monastique].
Initiallement, on enterra son corps à Vladimir, mais par la
suite, en accord avec les souhaits du saint, son corps fut
transféré à la Laure des Cavernes de Kiev,
où il demeure dans les Cavernes Antoniev.
Textes à traduire plus tard :
Apôtre Simon le Zélote
Martyrs Alphaeus, Philadelphus, Cyprian, Onesimus, Erasmus et 14 autres
en Sicile
Martyr Hesychius d'Antioche
Sainte Taisia d'Egypte (5ième siècle)
Saint Denys de Radonège
Transfer des reliques de Saint Basil de Mangazia, Apôtre de la
Sibérie (1670)
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
A Besançon, saint Silvestre, évêque et confesseur (+ 396)
Les listes épiscopales sont loin d'être uniformes : des
noms étaient supprimés ou ajoutés selon
l'idée qu'on se formait de la légitimité des
titulaires. Une liste mentionne au 4ième siècle un
Silvestre qui garda la virginité dans le mariage,
détruisit dans le diocèse les restes du paganisme et
l'arianisme. Il construisit l'église de Saint-Maurice, mourut en
396, fut enseveli à Saint-Ferjeux. Sa fête est au 10 mai
(Duchesnes, Fastes épisc., t.3, p.200-201)
A Besançon encore, saint Fronime, évêque et confesseur (4ième siècle)
successeur du précédent.
A Bourges, sainte Eustadiole, veuve (+ 624)
Eustadiole (ou Stadiole), de famille sénatoriale, fut
mariée à un noble seigneur nommé Tetradius.
Devenue veuve, elle fonda l'abbaye de Moyen-Moutier de Bourges, et
restaura beaucoup d'églises. Pendant 70 ans, elle garda
l'abstinence, et mourut nonagénaire (8 juin 624). La fête
est au 8 juin ou au 10 mai.
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
SAINTS ADELPHE, PHILADELPHIE ET CYRIN, MARTYRS, SAINTES THECLE, JUSTINE, VIERGES, ET SAINTE ISIDORA (+ vers 255-260)
La ville de Lentini, en Sicile (Leontium), vit naître
Thècle et Justine : elles étaient cousines-germaines et
appartenaient à des familles aussi nobles que pieuses. La
mère de Thècle, Isidora, qui a mérité par
sa vie pure d'être honorée comme Sainte, les éleva
toutes 2 ensemble dans la crainte et l'amour de Dieu. Cette femme,
supérieure aux faiblesses trop communes des mères
mêmes chrétiennes, sut inspirer à ces 2 jeunes
filles un amour sincère de la virginité. Thècle
perdit de bonne heure cette tendre mère; mais les 2 cousines
étaient prêtes au grand combat de la vie. Demeurées
héritières de grands biens, elles vécurent dans un
strict esprit de pauvreté, usèrent de leurs revenus pour
le soulagement des pauvres, et nottament des chrétiens
persécutés pour la Foi, les soignant dans les prisons,
rachetant leurs corps après le supplice et leur procurant
une sépulture digne des membres de Jésus-Christ.
Le Seigneur, qui mesure les épreuves au degré de
sainteté auxquelles il veut élever les âmes qu'a
choisies Sa Droite, permit que Thècle tombât dans une
paralysie qui dura 6 ans et que Justine perdit un oeil par accident;
mais Dieu, qui ne châtie que pour récompenser, devait,
dès ce monde, manifester sa puissance en leur faveur. - Les
intrépides confesseurs de la Foi, Adelphe, Philadelphe et Cyrin
étant venus, en un moment où la persécution
s'était ralentie, visiter et consoler les 2 vierges, se mirent
pour elles en prières, et armés de la confiance en Dieu,
les marquèrent du signe de la Croix. Par une de ces merveilles
auxquelles la prière des martyrs avait accoutumé les
Chrétiens, les yeux de Justine s'ouvrirent et les membres de
Thècle revinrent à la vie.
Les 2 vierges reprirent dès lors, avec une ardeur nouvelle, le
cours de leurs bonnes oeuvres : elles eurent à soulager en
particulier leurs bienfaiteurs qui passèrent 2 années
entières en prison avant de subir le glorieux supplice qui
devait les envoyer au Ciel. L'un mourut par le glaivre, et les 2 autres
par le feu. Justine et Thècle recueillirent pieusement leurs
corps qui avaient été jetés à l'eau et les
ensevelirent avec vénération. Dénoncée pour
ce fait même à Tertulle, ce féroce gouverneur qui
fit tant de victimes en Sicile, Thècle comparut devant lui :
mais Dieu ne voulait pas encore priver de la terre cet appui des
chrétiens et des pauvres. Tertulle mourut et Thècle fut
remise en liberté. Toujours de moitié dans ses bonnes
oeuvres avec sa sainte coopératrice Justine, elle travailla
à l'oeuvre de Dieu par tous les moyens dont peut disposer une
femme; elle fournissait à la subsistance des ministres de
l'autel, élevait des églises et des oratoires, propageait
le culte de la Mère de Dieu : elle obtint même
l'érection d'un évêché à Lentini et
pourvut à sa dotation. Justine et Thècle, parvenues
toutes deux au terme de leur carrière et de leurs bienfaits,
reçurent, de la part des 3 frères martyrs,
l'avertissement de se préparer : un mois après, elles
étaient dans le Ciel du nombre des épouses de l'Agneau
sans tâche.
Les saints Adelphe, Philadephe et Cyrin sont, après Notre-Dame,
les patrons de Lentini. Les Italiens appellent saint Adelphe saint
Alfio.
SAINTS GORDIEN, EPIMAQUE, JANVIER, SAINTE MARINE, MARTYRS (+ 362)
Julien, surnommé l'Apostat, ne voulant pas, à son
avènement à l'empire, se priver entièrement de la
réputation de prince débonnaire, dissimula quelque temps
la haine qu'il avait contre les chrétiens. Mais, quoiqu'il ne se
déclarât pas ouvertement leur ennemi, il faisait cependant
exécuter contre eux toutes sortes de cruautés par ses
lieutenants, envoyant pour cela, dans les provinces, ceux qu'il savait
être les plus grands ennemis de la Foi, afin que les excès
qu'ils commettraient fussent plutôt imputés à leur
haine particulière qu'aux ordres qu'il auraut pu leur donner.
Gordien fut un de ces juges, et Julien lui donna le vicariat de la
ville de Rome, sous le préfet Apronien, afin qu'il pût
contenter la haine qu'il avait contre les fidèles. Il y avait
alors dans les prisons un vénérable prêtre,
nommé Janvier, avec qui ce juge lia souvent des entretiens. Dieu
lui toucha enfin le coeur par son ministère : il ouvrit les yeux
aux rayons de la lumière divine et résolut de se faire
Chrétien; il fut baptisé par Janvier, avec Marine, sa
femme, et 52 personnes de sa famille. Clémentien, tribun du
peuple, l'ayant su, en informa aussitôt l'empereur, qui cassa
Gordien et donna sa charge au dénonciateur. Celui-ci,
étant devenu juge de Gordien, le fit amener devant lui, lui
reprocha son ingratitude envers l'empereur et lui fit de grandes
menaces s'il ne consentait à sacrifier aux idoles. Gordien
demeura ferme et inébranlable dans sa Foi, se moquant de Julien
et de ses faux dieux. Clémentien le fit fouetter avec une
cruauté indigne, non-seulement d'un citoyen romain, mais
même d'un barbare et d'un scythe; il lui fit briser les os avec
des cordes plombées, et, lui ayant fait trancher la tête,
il ordonna que son corps fut exposé sur les grands chemins, avec
défense de lui rendre les devoirs de la sépulture.
Cependant la Providence divine permit qu'il fût gardé par
les chiens. Il fut 5 jours en cet état, au bout desquels un
domestique de Gordien, assisté de quelques Chrétiens,
l'enleva la nuit et l'enterra dans le même caveau où l'on
avait déposé celui de saint Epimaque.
Saint Epimaque avait souffert le martyre à Alexandrie vers 250,
avec un autre Chrétien nommé Alexandre. On les jeta
d'abord tous 2 dans une affreuse prison : on les en retira ensuite pour
les fustiger et leur déchirer les côtés. Enfin ils
furent brûlés dans la chaux vive. Les reliques de saint
Epimaque furent apportées d'Alexandrie à Rome. Elles sont
aujourd'hui avec celles de saint Gordien, au diocèse
d'Augsbourg, dans l'abbaye de Kempten, qui fait partie du royaume de
Bavière.
L'Eglise joignant dans son office cet autre Bienheureux à saint
Gordien, nous croyons devoir ajouter un mot en passant. Plusieurs
martyrologes le font natif de Rome, et mettent son supplice en cette
"capitale du monde", de même que celui de saint Gordien. Mais le
Bréviaire et le martyrologe romain portent qu'il endura la mort
à Alexandrie, ainsi que nous venons de le dire, et qu'y ayant
été consumé par le feu, ses cendres furent
apportées à Rome par les Chrétiens et
déposées dans la grotte où le corps de saint
Gordien fut depuis enseveli.
Pour ce qui est de Marine, femme de saint Gordien, elle fut
condamnée par ignominie à labourer la terre dans un lieu
appelé autrefois "Aquae Salviae", et aujourd'hui "les fontaines
de saint Paul", elle y finit ses jours en la confession de
Jésus-Christ. Quant à saint Janvier, il fut marqué
au visage par infamie; le reste de ses supplices et le genre de sa mort
nous sont inconnus.
Voilà tout ce que l'on sait du martyre de saint Gordien, dont il
est fait mémoire dans tous les martyrologes, avec saint
Epimaque, le 10 mai. Le cardinal Baronius en parle en cet endroit et
dans le 4ième tome de ses "Annales", où il ne manque pas
de remarquer l'erreur de plusieurs auteurs qui décrivent ce
martyre comme s'il se fût passé en la présence de
Julien, quoique cet empereur n'ait jamais été à
Rome durant son règne.
SAINT MATHURIN DE MONTCHAUDE
Le 21 février 1872, M. Gauraud, curé de Montchaude,
canton de Barbézieux (diocèse d'Angoulème), a eu
la bonté de nous adresser sur saint Mathurin les renseignements
que l'on va lire :
"Saint Mathurin, honoré à Montchaude, est l'objet d'un
pélerinage immémorial. Tous les ans, le 10 mai, on voit
arriver, dès les premières heures du jour, de nombreux
étrangers, dont plusieurs ont fait quelquefois, à pied,
plus de 10 lieues, dans l'espoir d'obtenir, pour eux-mêmes ou
pour ceux qui leur sont chers, des faveurs spirituelles ou corporelles.
Depuis 9 ans que j'exerce le saint ministère dans cette
paroisse, j'ai toujours vu une grande affluence en ce jour. Jamais
l'église n'a pu contenir la foule. Je ne puis évaluer
à moins de 4.000 le nombre de personnes qui, en 1866, se
rendirent à cette cérémonie. Cette
année-là, la fête de notre Saint coïncidait
avec la fête de l'Ascension. Dès 6 ou 7 heures du matin,
des pélerins se rendent à l'église pour faire
bénir soit des objets de piété, soit de petits
pains, du vin, des gâteaux, etc, ou pour faire dire sur eux des
Evangiles. A 9 heures, la procession s'organise et se dirige en
chantant les Litanies des Saints, vers le tombeau du Saint, qui
s'élève en forme d'autel, surmonté d'une croix de
pierre, au milieu d'un petit bois, à une distance d'un
kilomètre environ de l'église. Là, on chante
l'antienne "Hic vir...", tirée de l'office d'un confesseur non
pontife, suivie du verset et de l'Oraison. Après la
bénédiciton de divers objets déposés sur le
tombeau et l'offrande, pendant laquelle on offre à baiser,
à tous ceux qui y prennent part, un tableau représentant
un relligieux solitaire, la procession reprend le chemin de
l'église, où l'on célèbre
immédiatement la Messe Os Justi, d'un confesseur non pontife,
autorisée par l'Ordinaire. La Messe chantée, il y a
bénédiction des objets qui sont présentés,
lectures d'Evangiles, et la cérémonie est terminée.
Ce n'est pas seulement le 10 mai que le tombeau de saint Mathurin
attire des pélerins, il est encore visité dans le cours
de l'année; on y trouve quelquefois des ex-voto et on y voit des
cierges allumés pendant la nuit. La tradition ne dit pas si le
tombeau a jamais été ouvert pour examiner l'état
des reliques du Saint.
Malgré mes recherches, je n'ai rien pu trouver d'écrit
sur la vie de saint Mathurin de Montchaude, ni sur l'origine de son
culte. La tradition ne dit rien de précis, non plus, ni sur sa
vie, ni sur l'époque de sa vie. On prétend qu'il habitait
un village, voisin de son tombeau, qui existe encore aujourd'hui et
qu'on nomme Chez Maran. Après une vie sainte et solitaire, son
corps aurait été déposé à l'endroit
où s'élève le pauvre monument dont j'ai
parlé. Son culte ne peut s'expliquer sans l'existence de faits
merveilleux qui auront éclaté pendant sa vie et surtout
après sa mort et qui se renouvellent encore de temps en temps.
J'ai été témoin moi-même de quelques
guérisons étonnantes, à l'occasion de neuvaines
faites à saint Mathurin. Monsieur le curé de
Sainte-Lheurinne (Charente-Inférieure), m'a raconté
qu'une de ses paroissiennes, que ses parents avaient été
obligés de monter et de conduire sur une charette, avait
été subitement guérie le jour de la
Saint-Mathurin, et qu'elle avait pu s'en retourner à pied. J'ai
vu cette personne 2 ou 3 fois à Montchaude, le 10 mai. Elle
venait communier et visiter le tombeau de saint Mathurin en actions de
grâces".
Notes locales.
SAINTE SOLANGE, VIERGE ET MARTYRE (+ 880)
Evêque de Rome : Jean 8 - Roi de France : Louis 3
De vieilles chroniques l'appellent Solange ou Soulange; son lieu natal
n'existe plus; on voit au milieu du Pré-Verdier les ruines d'une
maison qu'habitait, dit-on, sainte Solange. Cette prairie est à
une demi-lieue du bourg appelé du nom de la Sainte depuis sa
mort, et auparavant Saint-Martin du Cros. (Vie de sainte Solange, par
M. l'abbé Oudoul, p.6)
Festa venerunt annua
Quibus virgo perinclyta
Honoratur Solangia
Alleluia
A sainte Solange
Offrons en ce jour
Un chant de louange,
Un tribut d'amour.
Ancienne prose en l'honneur de sainte Solange,
qu'on chante encore aujourd'hui sur l'air de "O Filii et Filiae".
La très-illustre vierge Solange est la patronne, et, pour ainsi
dire, la sainte Geneviève du Berry. Elle naquit au bourg de
Villemont, à 2 ou 3 lieues de la ville de Bourges. Son
père était un pauvre vigneron qui menait une vie
très Chrétienne; Dieu récompensa sa
piété en bénissant son mariage. Il eut une fille
qui fut nommée Solange. Chez cette admirable enfant, la
beauté du corps et celle de l'âme se rehaussaient
réciproquement, de sorte qu'elle faisait les délices de
Dieu et des hommes. Son père lui inspira, dès ses plus
tendres années, une grande haine pour le péché, et
elle conçut un amour si tendre pour son Dieu, qu'elle avait de
l'horreur pour les plus petites fautes qui pouvaient blesser les yeux
de la divine Majesté. Elle avait tant d'estime et de respect
pour les leçons salutaires qu'elle recevait de ses parents,
qu'elle les préférait à tous les vains discours et
à tous les jeux qui font ordinairement le plaisir et la joie des
enfants de son âge.
Cette éducation si sainte, cette docilité à y
correspondre disposèrent le coeur de la jeune Solange à
recevoir les célestes communications e: lle commença,
dès l'age de 7 ans, à se sentir brûler des flammes
du plus pur amour. Elle avait un attrait particulier pour tout ce qui
avait rapport à la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Elle ne se lassait point de bénir son saint Nom et de le
prononcer partout avec un sentiment de piété qui faisait
connaître qu'elle l'avait profondément imprimé dans
le secret de son coeur. Ces transports du céleste amour ne lui
permirent pas d'attendre plus longtemps pour choisir son parti; et,
comme elle avait déjà méprisé le monde
avant même d'en connaître les faux attraits, elle
n'hésita pas à prendre pour son unique époux,
Jésus-Christ qu'elle aimait si ardemment : elle lui promit de
bon coeur de garder une virgInité perpétuelle. Il est
vrai qu'elle avait toujours vécu dans une grande innocence, mais
elle ne se fiait pas, pour cela, à ses propres forces; il n'y
avait point de jour, ni de nuit qu'elle ne priât Dieu de Se la
réserver. Elle se plaisait à répéter
souvent ces belles paroles de la vierge sainte Agnès: "J'aime
Jésus-Christ qui a eu une vierge pour mère; j'aime
Jésus, puisqu'en l'aimant je demeure chaste, en le touchant je
demeure pure, et en l'embrassant je demeure vierge."
Cette chaste colombe sortait souvent du lieu de sa demeure ordinaire,je
veux dire du bourg de Villemont, pour aller gémir plus librement
et à loisir dans un lieu solitaire et écarté,
qu'on appelle encore aujourd'hui, pour cela, le "champs de sainte
Solange". On a élevé depuis, au milieu de ce champ, une
croix de bois, qu'il faut souvent renouveler, car les pèlerins
en coupent de petits morceaux qu'ils emportent par dévotion. Son
père l'avait chargée de la garde d'un petit troupeau :
aucune occupation ne convenait mieux aux goûts de Solange; tout
en veillant sur ses moutons, elle pouvait contempler son céleste
Epoux, Qui invite les âmes à venir Le trouver dans la
solitude; elle aimait surtout à se Le figurer, mourant pour elle
sur la croix, ressuscitant pour elle, pour lui ouvrir le Ciel. Elle se
consacrait, disant qu'elle était prête à l'imiter,
à souffrir les plus horribles tourments pour son amour. Nous
verrons ses voeux exaucés. En attendant, Jésus-Christ,
qui ne se laisse jamais vaincre en générosité,
combla Solange de ses faveurs de sorte que, comme une autre
Geneviève, elle se rendit, très-utile à toutes les
populations voisines. Cette jeune bergère sut, comme
Geneviève, faire la guerre aux démons, les chasser des
lieux dont ils s'étaient emparés, arrêter et
dissiper les vents et les tempêtes qui nuisaient aux pays
d'alentour. La seule présence de cette chaste vierge faisait
sortir les esprits impurs des corps des possédés. Il
suffisait aux malades d'avoir le bonheur d'être aperçus
dans les chemins par la Sainte, et d'en attendre du secours pour se
trouver guéris de leurs infirmités. Ce don de faire si
facilement des miracles, qui a été le privilège
des plus grands Saints, lui a été communiqué
abondamment. Son histoire assure qu'elle arrêtait et faisait
disparaître par un seul acte de sa volonté, les animaux
qui gâtaient et détruisaient les fruits qui étaient
sur la terre ; et que, s'il arrivait que quelqu'une de ses brebis
s'écartât et se jetât dans les prairies voisines qui
n'étaient pas de son ressort, elle ne se servait ni de chien ni
de bâton pour la faire revenir : il lui suffisait d'élever
son coeur vers son Epoux céteste, et de désavouer
intérieurement le dégât que pouvaient causer ces
animaux : ils revenaient aussitôt rejoindre le troupeau avec une
docilité qui jetait dans l'admiration ceux qui en étaient
les témoins.
Voici un autre prodige, qui indique de quelles lumières Dieu
éclairait son âme. Si l'on en croit les leçons de
l'Office que l'Eglise lui a consacré, il paraissait le jour et
la nuit, au-dessus de sa tête, une étoile qui la
conduisait en ses démarches, et qui lui servait de règle
en tout ce qu'elle devait faire; cette étoile lui servait
spécialement de guide et d'avertissement, lorsque le temps
qu'elle avait destiné à l'oraison ou à la
psalmodie s'approchait; comme si cette lumière, qui invitait
autrefois les saints rois Mages à aller reconnaitre et adorer
Jésus-Christ, eût été reproduite pour
favoriser cette sainte épouse du même Sauveur, et lui
indiquer les précieux moments auxquels le divin Epoux demandait
ses adorations.
La sainteté de la jeune bergère, ses vertus, sa
beauté, la rendirent célèbre. Cette
renommée inspira un vif désir de la voir, à
Bernard de la Gothie, fils de Bernard, comte de Poitiers, de Bourges et
d'Auvergne. Il monte à cheval, et, sous prétexte d'aller
à la chasse, il se rend sur les terres de Villemont où
Solange gardait son troupeau. A peine l'a-t-il vue, qu'une passion
violente s'empare de son coeur (Ut vidit, ut periit). Il descend
aussitôt de cheval, aborde la jeune vierge; et ayant soin de ne
laisser échapper aucune parole qui puisse alarmer son innocence,
il lui offre de devenir son épouse. "Par ce mariage", lui
dit-il, "vous serez princesse du vaste pays où je règne,
vous ferez le bonheur de vos parents aussi bien que le vôtre."
Solange lui répond que, dès l'âge le plus tendre,
elle appartient à Dieu, qu'elle lui a voué son coeur,
qu'ainsi elle ne peut plus en disposer en faveur d'aucun homme. Ce
refus ne fait qu'irriter le désir du jeune prince; il
résolut d'obtenir par la force ce qu'on refuse à ses
prières, à ses promesses. N'écoutant donc que sa
passion, il s'élance pour saisir Solange : elle lui
échappe, elle fuit. Il la poursuit, l'atteint, l'enlève,
la met devant lui sur son cheval et l'emporte, faisant, pendant le
chemin, de nouveaux efforts pour triompher de ses refus. Mais Solange,
fortifiée par la grâce, et préférant la mort
à renoncer à son voeu envers Dieu, s'arrache tout
à coup des bras de son ravisseur et se jette à terre,
auprès d'un petit ruisseau qui coulait en cet endroit. L'amour
méprisé se change vite en haine, surtout chez les
personnes violentes et brutales. Bernard, plein de honte et de fureur
de se voir dédaigné, vaincu par une bergère, se
précipite sur elle, l'épée à la main, et
lui tranche la tête.
Cette chaste et fidèle épouse était trop
chère au Sauveur pour qu'il ne marquât pas sur l'heure, et
par quelque signe miraculeux, combien ce sacrifice Lui avait
été agréable. Solange donc, qui avait
courageusement reçu le coup de la mort, étant debout, ne
perdit point cette position, quoique sa tête fût
séparée de son corps; mais, comme si elle eût
reçu une nouvelle vie par son don via le martyre, elle ouvrit
paisiblement ses mains pour recevoir sa belle tête; sa bouche
prononça encore par 3 fois le saint Nom de Jésus, qui lui
avait été si familier pendant sa vie. Elle alla ainsi
jusqu'à Saint-Martin-du-Cros; elle fut ensevelie dans le
cimetière de cette église, à l'endroit où,
en 1281, on éleva, en son honneur, un petit monument en forme
d'autel.
On la représente gardant ses moutons, avec une étoile
au-dessus de sa tête; d'autres fois, elle est agenouillée
au pied d'une croix, et entourée de son troupeau; on
aperçoit dans le lointain le comte Bernard, accompagné
d'un écuyer. Enfin, on la voit, le plus communément,
portant sa tête entre ses mains. Nous lisons, dans une Vie de
sainte Solange, par M. Oudoul, curé dans le diocèse
romain de Bourges (1828), la description des anciennes tapisseries de
l'église de Sainte-Solange; c'est l'histoire iconographique de
cette Sainte. Nous nous empressons de la reproduire ici : "On voit",
dit-il, "dans le choeur de Sainte-Solange, 6 tableaux en tapisserie,
d'un fort bon goût et bien exécutés, qui
représentent l'histoire de la Sainte, d'après la
tradition. Le premier représente sainte Solange entourée
de ses brebis, au pied de la croix qui était, dit-on, au milieu
du pacage commun. On voit, dans la nef de la même église
et dans celle de Saint-Etienne de Bourges, un tableau qui offre le
même sujet. Le 2ème représente la pieuse
bergère auprès de ses moutons, et le comte, à
pied, la sollicitant; l'écuyer du prince est dans le fond,
à cheval. Le 3ème représente le comte à
cheval, voulant, aidé de son écuyer, enlever Solange;
dans le fond, on voit le cheval de l'écuyer. Le 4ème
représente le prince levant le fer sur Solange qui,
inclinée avec résignation, se prépare au martyre;
l'écuyer est derrière le comte : on voit, au haut du
tableau, un Ange, une couronne à la main. Au bas, on lit cette
inscription en laine rouge : 'Cette histoire, en tapisserie, de sainte
Solange, a été faite, en 1704, des deniers de la
confrérie'. Le 5ème représente sainte Solange
debout, sa tête entre ses mains, allant à l'église
de Saint-Martin, qui est dans le fond, figurée comme avant
l'incendie de la flèche de la tour; derrière la Sainte,
on voit le comte et l'écuyer courant à toute bride. Il
est bon d'observer que ce trait merveilleux était gravé
sur la châsse de cuivre doré, dont il fut fait
présent en 1511, qui, comme l'a judicieusement remarqué
quelqu'un, était sur le modèle de la première; et
que, sur la châsse d'argent comme sur celle d'aujourd'hui, on fut
soigneux de respecter la tradition en ce point".
Le Père Cahier, dans ses "Caractéristiques", donne un
croquis très-gracieux représentant sainte Solange
après sa mort. La jeune fille est affaissée au pied d'un
tertre surmonté d'une croix rustique. De sa main droite, elle
ramasse les plis de sa robe sur sa poitrine, et de sa main gauche, qui
embrasse la croix, elle tient une palme entrelacée de roses et
de lis. Une dague est enfoncée dans son thorax. A
côté, un agneau qui bèle; à terre, la
quenouille et le fuseau. La décollation parait assez peu
probable au Père Cahier, dans une lutte comme celle qui a
dû s'engager entre la Sainte et son ravisseur. D'ailleurs rien
n'empêche de supposer que la victime, percée d'une dague,
ait ensuite été achevée par la décapitation.
RELIQUES ET CULTE DE SAINTE SOLANGE.
On exhuma bientôt ses restes précieux, à cause des
miracles qu'ils opéraient; on les transféra du
cimetière dans l'église de Saint-Martin, qui prit alors
le nom de Sainte-Solange. Ils fument renfermés d'abord dans une
châsse en bois, artistement travaillée; et, plus tard dans
une châsse en cuivre doré. Le dernière translation
eut lieu le lundi de la Pentecôte, 8 juin 1511. La
cérémonie fut présidée par mgr Denis de
Bar, ancien évêque romain de Saint-Papoul, qui consacra
solennellement dans cette criconstance l'église de
Saint-Solange. Au 17ème siècle, cette châsse fut
renfermée dans une autre d'argent.
En 1793, la châsse de sainte Solange fut enlevée de la
paroisse du diocèse romain de Bourges, qui porte son nom, et ses
reliques furent dissipées. Mais "en faisant ma visite
d'archidiacre à Méry-ès-Bois, le 5 avril 1843,
nous écrit m. Caillaud, vicaire-général, j'y
trouvai des reliques de sainte Solange : un os du crâne, la
mâchoire supérieure et une dent de la Sainte. Ces reliques
appartenaient, avant la Révolution, à l'abbaye des
Bernardins de Lorois et avaient été
transférées avec grande pompe à
Méry-ès-Bois en 1791, lorsque les moines
quittèrent le couvent; je divisai ces reliques en 2 portions
à peu près égales, dont l'une resta à
Méry-ès-Bois, et l'autre fut donnée à la
paroisse de Sainte-Solange."
Le diocèse romain de Nevers, plus heureux que celui de
Bourges, a pu sauver tout ce qu'il possédait des reliques de
sainte Solange; la petite boîte qui les renferme porte cette
inscription "Fragmenta reliquiarum sanctae Solangiae, V.M., 1612".
Nous ne pouvons raconter les nombreux miracles qui se sont
opérés et s'opèrent encore par l'intercession de
la vierge de Villemont: les muets recouvrent la parole; les aveugles,
la vue; les sourds, l'ouïe; les paralytiques, le mouvement; les
boiteux, le pouvoir de marcher; des malades de toute espère,
leur guérison; des possédés, leur
délivrance. M. l'abbé Caillaud nous écrit encore :
"Les miracles continuent de s'opérer à Sainte Solange. En
1834, une personne de la paroisse du Lys-Saint-Georges (Indre), Marie
Moulin, âgée de 26 ans, y recouvra le parole qu'elle avait
perdue depuis 14 ans3 Le 28 mai 1850, une religieuse du Bon-Pasteur,
Pauline Barbery, en religion soeur Saint-Alexis, atteinte, depuis 38
jours, d'une inflammation de poitrine qui l'avait réduite
à un état de faiblesse tel que ses compagnes et le
médecin la regardaient comme mourante, fut instantanément
guérie, après une neuvaine à sainte Solange."
Les habitants de Bourges ont toujours eu recours à sainte
Solange, dans les calamités publiques, et leur confiance n'a
jamais été trompée. Dans ces circonstances, ils
demandent qu'on porte processionnellement, dans leurs murs, la
châsse qui renferme les reliques de leur sainte patronne.
"Le 31 mai 1637, Henri de Bourbon, prince de Condé, se rendit en
pèlerinage à Sainte-Solange et voulut conduire
lui-même, à la métropole, les saintes reliques que
la population entière réclamait. Ce fut pour Bourges un
jour de fête; on jonchait de fleurs les rues par lesquelles la
châsse devait passer; le devant des maisons était
tapissé; de toutes parts on n'entendait que de pieux cantiques."
Ces processions avaient lieu principalement dans les temps de
sécheresse; on a le procès-verbal de la dernière
qui eut lieu : c'était au mois de juin 1730.
C'étaient toujours des habitants du lieu qui, dans ces
processions, portaient la châsse de sainte Solange; ils devaient
être à jeun, la tête et les pieds nus,
couverts de couronne et de fleurs, et communier à la Messe
solenelle, dans l'église Saint-Etienne. "On sait", dit le
Père Giry, "que 2 hommes, qui menaient une vie
déréglée, s'étant présentés
pour porter la châsse, il leur fut impossible, quelques efforts
qu'ils fissent, et quelques secours qu'on leur donnât, de la
remuer de la place où elle était. L'an 1631, la
procession qui revenait, étant proche le bourg de Paracy, un des
porteurs de la châsse s'étant laissé emporter
à jurer avec scandale pour quelque chose qui lui
déplaisait, fut puni sur-le-champ d'une manière
miraculeuse et très-particulière. Un des bras du
brancard, sur lequel la châsse était pesée,
s'appesantit si rudement et si fortement sur son épaule (l'autre
bras du même brancard demeurant en l'air), que le malheureux
semblait en devoir être écrasé : ni lui, ni le
peuple ne comprirent pas d'abord le mystère; "mais le criminel",
dit l'histoire, "ayant connu, par un autre miracle de la divine
Bonté, la faute qu'il venait de commettre en jurant, en demanda
aussitôt pardon à Dieu, à la Sainte et au peuple;
et, ayant obtenu par de véritables larmes qui marquaient le
regret sincère de son coeur, il eut la joie de se voir admis
pour continuer à porter ce précieux trésor pendant
le reste du chemin : ce qu'il fit sans aucune peine."
"Une tendre vénération", dit M. Raynal, historien du
Berry, "semblable à celle qu'inspira sainte Geneviève
dans le diocèse de Paris, s'est attachée au souvenir de
la bergère de Villemont. On montre encore l'emplacement de la
chaumière où elle est née, le sentier qu'elle
suivant pour se rendre au pâturage et qui, dit-on, se couvre,
chaque année, d'une récolte plus abondante, le champ
où elle allait prier, la fontaine sur les bords de laquelle elle
fut décapitée, le lieu où ses restes furent
d'abord ensevelis. Le 10 mai, anniversaire de sa mort, le lundi de la
Pentecôte, anniversaire de la translation de ses reliques et de
la dédicace de son église, une foule immense de
pèlerins, de malades, de mères tenant leurs enfants dans
leurs bras, viennent invoquer son intercession et chercher autour de
son église sinon la santé, au moins l'espérance;
sa châsse est portée processionellement par des hommes
revêtus d'aubes et couronnés de fleurs. Cette châsse
en bois argenté, aujourd'hui vide des reliques de la Sainte, a
remplacé une châsse en argent détruite pendant la
Révolution et que la ville de Bourges avait offerte à la
modeste église de village en 1657. Jadis, en effet, toutes les
fois que régnaient de longues sécheresses, on apportait
solennellement à Bourges les reliques de sainte Solange, et on a
la mémoire de plusieurs de ces processions que des pluies
abondantes avaient suivies de bien près.
Il y a quelques années, on voyait encore dans les vastes
appartemetns du château de Brécy, plusieurs tableaux
à fresque qui représentaient le martyre de Solange; et
cette dévotion toute populaire a même
dépassé les limites de la province; ses fêtes
attirent beaucoup d'habitants des provinces voisines, surtout du
Morvan, et sa mémoire est honorée dans la
cathédrale de Nevers."
Les membres de la Confrérie, les pèlerins, qui viennent
aux fêtes annuelles, reçoivent le nom populaire de
"Cousins de sainte Solange". Il y a à Bourges (autrefois
à Saint-Pierre le Puellier, aujourd'hui à la
cathédrale), à Issoudun (église de Saint-Cyr),
à Châteauroux (église de Saint-Christophe),
à Nevers (cathédrale), des Confréries unies
à la Confrérie principale.
"Pieuses légendes du Berry", par m. Veillat; "Histoire du
Berry", par m. Raynal, t. 1, p. 313. - On trouve encore dans la "Vie de
sainte Solange", par le r.p. J. Afet (p. 18 et suiv.),
d'intéressants détails sur le culte rendu à la
patronne du Berry depuis sa mort jusqu'à nos jours, ainsi qu'un
grand nombre d'hymnes et de prières écrites en son
honneur.
" Saint Antonin,
confesseur et archévêque de Florence, dont la naissance au
Ciel est marquée le 2 mai. - A Rome, sur la voie Latine, le
triomphe des bienheureux martyrs Gordien et Epimaque, dont le premier,
après avoir été, au temps de Julien l'Apostat,
fouetté longtemps avec des cordes plombées, et ensuite
décapité, fut enseveli pendant la nuit par les
Chrétiens, sur la même voie, dans une crypte, dans
laquelle peu auparavant, l'on avait transporté les reliques du
bienheureux Epimaque, qui avait accompli son martyre pour la Foi du
Christ, dans la ville d'Alexandrie. 362. - Dans la terre de Hus, le
saint prophète Job, dont la patience a été si
admirable -
A Rome, le bienheureux Calépode, prêtre et martyr, que
l'empereur Alexandre fit mourir par le glaive : son corps fut ensuite
traîné par la ville et jeté dans le Tibre; mais le
"pape" Calliste l'ayant découvert, lui donna la
sépulture. Dans les mêmes circonstances furent aussi
décapités le consul Palmace avec son épouse, ses
enfants et 42 personnes de sa maison, tant hommes que femmes; Simplice,
sénateur, avec sa femme et 68 Chrétiens de sa maison;
Fléix avec Blanda, sa femme : leurs têtes furent
attachées au-dessus de diverses portes de la ville pour
intimider les Chrétiens. 222. Voir les détails dans la
Vie de saint Calliste, au 14 octobre. -
Encore à Rome, sur la voie Latine, en un lieu nommé
Centum-Aulae ou les Cents-Salles, la fête des saints martyrs
Alphius ou Adelphe, Philadelphie et Cyrin. Vers 260. - A
Tergeste, en Istrie, les saints Prime, prêtre, Marc, diacre,
Jason, Célien, et 82 autres, martyrs, sous le règne de
l'empereur Adrien. - A Smyrne, saint Dioscoride, martyr. - A Tarente,
saint Catalde, évêque, renommé pour ses miracles.
Saint Catalde est le patron de Tarente, où il a
détrôné saint Pierre et saint Marc. Son culte date
de l'invention de ses reliques, qui eut lieu vers le milieu du
11ième siècle, lors de la reconstruction de la
cathédrale. Il était honoré autrefois à
Gênes, à Mondovi, et dans le diocèse de Sens,
où la paroisse Saint-Cartaud a évidemment
emprumpté son nom à saint Catalde. - A Milan, l'invention
des saints martyrs Nazaire et Celse; ce fut saint Ambroise,
évêque, qui découvrit le corps de saint Nazaire
couvert d'un sang qui paraissait encore tout frais, et le transporta
dans l'église des Apôtres, avec celui de saint Celse,
enfant, que ce bienheureux Martyr avait élevé et nourri;
l'un et l'autre avaient été frappés du glaive dans
la persécution de Néron, par l'odre d'Anolinus, le 28 de
juillet, jour auquel on célèbre la fête de leur
martyre. - A Montchaude, dans le canton de Barbezieux, saint Mathurin,
dont le tombeau est, encore de nos jours, visité par les pieux
pélerins. Son histoire est complètement inconnue. - Au
diocèse de Bourges, sainte Solange, vierge, martyrisée
pour la chasteté. Vers 880. -
A Besançon, saint Sylvestre, évêque, qui, ayant
gardé la virginité dans le mariage, garda aussi
l'humilité dans l'épiscopat, et joignant une
sainteté parfaite à un grand nombre de miracles, acheva
de détruire, dans son diocèse, les restes de
l'idolâtrie et de l'arianisme. Il fit construire, à
Besançon, une 4ième église paroissiale : elle
était dédiée à saint Maurcie d'Agaune. Il
fut enseveli à Saint-Ferjeux. 396. - Au même lieu, saint
Fronime, successeur du précédent. Il fit construire
l'église Saint-Etienne qui n'existe plus depuis la
conquête de la Franche-Comté par les Français et y
fut enseveli. 5ième siècle. -
A Bourges, saint Pallais, premier du nom, 9ième
évêque de cette cille : il fut ensevelli dans une
église située à 4 lieues de Bourges, qui prit son
nom. 384. - A l'abbaye de Marsillac, au diocèse de Cahors, le
pieux trépas de saint Pallais, 2ième du nom et
13ième évêque de Bourges. On lui attribue la
fondation de l'église Saint-Etienne à Bourges, dont saint
Grégoire de Tours a célébré la
magnificence. 460. - A Bourges encore, la bienheureuse Stadiole,
fondatrice et première abbesse de Moyen-Moutier. 624. - A
Tarbes, sainte Confesse, vierge. - Dans le Limbourg (B), saint Wiron,
nommé le 8 de ce mois au martyrologe romain. - A Troyes, la
translation de saint Loup, évêque. - Le même jour,
saint Mondry, évêque de Larzat, en Auvergne. -
A Saint-Léonard, en Beauce, la fête de saint
Léonard, anachorète. Il s'était retiré aux
environs de la forêt de Marchenoir, après avoir
été le disciple de saint Mesmin, à Micy. Il fut
d'abord inhumé dans une chapelle de Saint-Etienne qu'il avait
bâtie auprès du bourg actuel. Son corps y demeura jusqu'au
10 mai 1226, où l'église paroissiale,
dédiée sous son nom, le reçut en garde : ce
dépôt sacré, que l'on possède encore, donna
lieu, jusqu'à la fin du 18ième siècle, à un
pélerinage célèbre dans le pays dunois. A
l'occasion des calamités publiques, on portait au loin les
restes vénérés du saint patron : c'est ainsi que
le 12 mai 1772, on les amena processionnellement jusqu'à Blois
pour obtenir la cessation d'une sécheresse désastreuse et
prolongée : le Ciel exauça instantanément les
voeux des bons habitants de Saint-Léonard. 6ième
siècle. -
Au diocèse de Belley, la fête de saint Villebaud (Vulband,
Bourbas, Vulbandus, Vibaldus), patron de la paroisse de Saint-Vulbas
à laquelle il a donné son nom et qui possède ses
reliques. Villebaud était patrice ou gouverneur de la Bourgogne
transjurane (Franche-Comté, Dauphiné, Gex, Bresse, Bugey)
sous Dagobert et Clovis II. Il fut mis à mort pour la justice
par Flaocat, maire du palais de Bourgogne, dont il avait
contrarié l'élection. Le tombeau de saint Villebaud est,
encore de nos jours, le but d'un pélerinage
très-fréquenté. 660. cfr Hist. hagiol. du
diocèse de Belley. -
En Irlande, saint Comgall, abbé de Banchor. Il fonda, comme
l'avait prédit saint Patrick, ce monastère illustre
d'où sortirent une foule de Saints, entre autres saint Colomban.
601. La légende irlandaise raconte que saint Comgall ayant de
nombreux hôtes à recevoir et ne trouvant pas de quoi les
traiter convenablement, il fut secourur par des Anges qui
poussèrent une grande quantité de poissons vers son
abbaye. On rapporte aussi qu'il porta dans sa main une pierre
chauffée à blanc sans en éprouver aucune
lésion, et qu'une autre fois, ayant jeûné
inutilement - qu'on remarque la force de ces expressions - contre un
roi insensible à ses prédications, il divisa un
caillou en quatre par le seul contact de sa salive. A la suite de ce
miracle, le roi se convertit : ces faits peuvent servir à
caractériser le Saint dans les arts." Etc !!!
Textes à corriger plus tard :
SAINT JOB, PATRIARCHE (AT)
p.446-449
==================================================
que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel