9 mai
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, sainte Languida de Tournai
et la translation de saint Macaire d'Antioche & Gand, depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
Méditation : "10.6 Mais, diras-tu, le peuple avait
reçu la circoncision comme sceau de l'Alliance et, pareillement,
tous les Syriens, tous les Arabes, et tous les prêtres des
idoles. Appartiennent-ils eux aussi à leur alliance? Les
Egyptiens eux-mêmes observent cet usage". Epitre de
Barnabé, vers 130 après Jésus-Christ.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Shio de Mgvim, Syrie et Géorgie (6ième siècle);(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Mon, 9 May 2005 11:38:13 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 9 May
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 9 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Gofor de Llanover
* Saint Sanctan de Kill-da-Les
* Saint Tudy de Landevennec
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Saint Gofor de Llanover
-----------------------------------------------------------
Date inconnue. Le patron Gallois de Llanover, Monmouthshire, Pays de
Galles
(Bénédictins).
Saint Sanctan, évêque de Kill-da-Les
-----------------------------------------------------------
6ième siècle. Saint Sanctan fut évêque de of
Kill-da-Les et Kill-na-Sanctan (à présent Dublin),
ancient sièges d'Irlande.
Il naquit probablement en Angleterre (Bénédictins).
Saint Tudy de Landevennec, Abbé
(Tudec, Tudinus, Tegwin, Thetgo)
-----------------------------------------------------------
5ième ou 6ième siècle. Saint Tudy fut un ermite
qui fonda 2 monastère et évangélisa en Bretagne,
où des noms de lieux et des dédicaces rappelent son
activité ou celle de ses disciples, dans des endroits comme
Ile-Tudy à l'embourchure de l'Odet (Finistère),
près de Quimper. Il semble qu'il ait été disciple
de saint Mawes (18 novembre) et un collaborateur de saint Corentin
(12 décembre). On trouve aussi dans les Cornouailles une
paroisse qui lui est dédiée, ce qui pourrait indiquer sa
présence là aussi. Il dût aussi être
compagnon de saint Brieuc (1er mai) (Bénédictins, Farmer).
Sources:
========
Benedictine Monks of Saint Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The
Book of Saints. NY: Macmillan.
Benedictine Monks of Saint Augustine Abbey, Ramsgate. (1966). The
Book of Saints. NY: Thomas Y. Crowell.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford
University Press.
*******************************
Ajouts personnels :
Le grand Saint Pacôme, ami de saint Antoine le Grand,
con-fondateur du monachisme égyptien, à l'honneur dans
l'Eglise Copte et l'Eglise de Rome.
Anciennement, le calendrier romain fêtait ce jour saint
Grégoire le Théologien, évêque de Nazianze,
qui eut à lutter contre toutes les hérésies
présentes dans la si peu orthodoxe Constantinople (il n'y avait
qu'une seule paroisse qui l'était à son arrivée!).
Je n'ai pas trouvé la raison objective de ce choix de date
différente par rapport à la fête originelle, et le
nouveau calendrier romain ne le reprend plus à ce jour.
À BASSILISSA.
Lettre de direction spirituelle. Date incertaine.
"S'il n'est pas superflu d'inciter au travail une personne travailleuse,
je ne refuserai pas, dans l'intérêt de notre commune
sécurité, de fortifier ton ardeur de tout mon pouvoir. Je
ne te donnerai pas des préceptes nouveaux et étrangers,
je te rappellerai seulement ce que nous t'avons dit souvent et ce que
tu as l'habitude de pratiquer.
Le voici.
Tiens ton âme au-dessus de toutes les afflictions, en
t'occupant de ce qu'il y a de plus noble.
Bannis de ton esprit tout ce qui est étranger à la
vertu et indigne d'occuper tes pensées; oriente ton esprit vers
la piété et vers tout ce qui est bien ordonné;
exerce-le à ne rien admettre, à ne rien penser sans
l'avoir bien examiné; fortifie-le en tout temps et de toute
manière en réfléchissant aux principes
énoncés par les saints qui nous ont
précédés.
Fais passer avant toute inimitié et avant toute amitié la
justice envers tes proches et envers les étrangers.
Fais habiter avec toi la tempérance; qu'elle ne te quitte
jamais, qu'elle s'enracine profondément et se fixe solidement
dans ton âme.
Ne change pas ta ligne de conduite malgré les
inégalités et les vicissitudes de la vie. Il est, en
effet, peu glorieux de perdre sa dignité dans la
pauvreté, et il n'est pas sans danger de s'enorgueillir dans la
prospérité ; le mieux est donc de s'exercer à la
modération dans le bonheur et au courage dans le malheur.
Il faut aussi oublier ta richesse d'autrefois, ne demander que le
nécessaire, te contenter de ce que l'on te donne, espérer
ce qui vaut davantage, supporter doucement la maladie, ne te plaindre
et ne t'affliger de rien, remercier la Providence, quoi qu'il arrive,
cacher souvent les causes de ce qui se fait et ne pas négliger
ta dignité. Les yeux fixés sur elle,
réfléchis, avant de parler, à ce que tu dois dire,
et avant d'agir, à ce que tu dois faire ; ainsi, tu n'auras
jamais à te repentir d'une seule de tes paroles ou de tes
actions.
Ne considère pas les vêtements comme une parure.
Regarde la frugalité comme la vraie et solide richesse, car la
vraie richesse n'est pas de posséder beaucoup, mais d'avoir peu
de besoins. Dans ce dernier cas, ta fortune est bien à toi; dans
l'autre, elle t'est étrangère.
Règle ta conduite par la tempérance, ton
caractère par le calme, ta langue par la sobriété
des paroles. Prends donc soin d'orner ta tête en la voilant, tes
paupières en les abaissant, tes yeux en ne jetant que des
regards brefs et modestes, ta bouche en ne prononçant aucune
parole déplacée, tes oreilles en n'écoutant que
des propos sérieux, ton visage tout entier en lui donnant les
couleurs de la modestie.
Conserve partout et toujours ta pureté, comme un
trésor intact; car la véritable parure des femmes, celle
qui leur convient le mieux, c'est la gravité, la constance, la
chasteté.
Considère la frugalité de la table comme le
régal le plus beau, et aussi le plus facile. La
frugalité, déjà louable en elle-même, est
très utile pour avoir une vie chaste ; c'est aussi excellent
pour la santé et ce n'est pas inutile pour l'équilibre,
le bon ordre et la formation.
+ Grigorios"
In : Pierre Gallay, "Grégoire de Nazianze, Poèmes et Lettres",
éditions Vitte, Lyon-Paris 1941. Republication dans "Saint
Grégoire de Nazianze, textes choisis et présentés
par Edmond Devolder", éditions du Soleil Levant, collection "les
écrits des Saints", Namur, Belgique, imprimatur 5 janvier 1960.
Saint Christophe était-il "cynocéphale"? ("à
tête de chien")
http://orthodoxie.club.fr/bul2/107/107.htm
Très belle analyse d'une erreur d'iconographie et d'hagiographie
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
1er jour du mois bénit de Bashans 1721AM

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu
En ce jour, l'Eglise célèbre la naissance de la pure
Vierge sainte Marie, la Mère de Dieu (Theotokos), à
travers qui le Salut vint à l'humanité. Elle naquit dans
la ville de Nazareth, où vivaient ses parents. Son père
était attristé en son coeur car il ne pouvait pas offrir
une offrande à Dieu car il n'avait pas d'enfant. Lorsque la
plénitude du temps arriva selon la Volonté Divine, l'ange
du Seigneur fut envoyé pour annoncer à Joachim, son
père, pendant qu'il était sur une montagne à
prier, et lui dit : "Le Seigneur te donnera une descendance par qui le
Salut viendra au monde."
Il descendit aussitôt de la montagne en croyant ce que l'Ange lui
avait dit, et il raconta à son épouse Anne ce qu'il avait
vu et entendu. Elle se réjouit, rendit grâce au Seigneur,
et fit le voeu que l'enfant qui naîtrait d'elle deviendrait
serviteur dans la maison du Seigneur tous les jours de sa vie. Elle
conçut, et elle donna naissance à cette Sainte, et
l'appela Marie, celle qui est devenue la Reine de toutes les femmes du
monde, et à travers elle nous avons reçut la Grâce.
Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à
Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

3. SAINT MARTYR CHRISTOPHE
Christophe fut un grand thaumaturge. Il est particulièrement
vénéré en Espagne. Les gens le prient en particulier
pour être protégé contre les maladies contagieuses
et les grandes pestes. Il souffrit pour le Christ et fut
glorifié par le Christ en l'an 249.
HYMNE DE LOUANGE - SAINT ETIENNE DE DECANI
[STEPHAN DECANSKI]
Dans le Champs du Mouton, dormait l'aveugle Etienne
Et dans un rêve, il subissait le malheur sans paix.
Son corps tremblait, ses yeux en sang,
Plutôt qu'une telle vie, la mort était sûrement
préférable,
A ce moment, dans un songe, un homme lui apparut,
Dans un rayonnement céleste, dans une gloire céleste.
Je suis Nicolas, de Myre en Lycie, lui dit-il,
Et toi tu es un des élus de Dieu.
Dans ma main droite, regarde, O Etienne,
Vois tes yeux, ils y sont préservés!
Tu es sans yeux, et tes yeux sont avec moi,
Je te les donnerai, quand le Seigneur voudra.
Cinq ans passèrent, et Etienne dans les ténèbres,
Un fort espoir, il l'a, avec une forte foi :
A moi, Nicolas reviendra,
Avec l'aide de Dieu, il m'aidera.
Et ainsi une fois Etienne pensait dans l'église,
Et le saint bien-aimé, en larmes, il pria.
Et pendant qu'il était sur la chaise, il sombra en songe,
Mais voilà que saint Nicolas revient à lui!
Les 2 yeux du roi dans sa paume droite :
Regarde, dit-il, pour le roi se lève le jour!
Au Nom du Seigneur Qui, aux aveugles, donne la vue
Regarde et crie : A Dieu soit la gloire!
Et les yeux aveugles, le saint toucha,
Et l'obscurité des yeux, comme avec un rideau se retira.
REFLEXION - Chaque Chrétien peut accepter pour lui-même le
martyre pour la Foi, en temps de persécution comme en temps de
paix. Abba Athanasius dit : "Soyez torturés par votre
conscience, mourrez au péché, soumettez les organes
terrestres, et vous serez un martyr selon vos souhaits. Eux (les
persécutés et les martyrs) ont combattu les empereurs et
les princes; vous aussi, vous avez le roi des péchés - le
diable et les princes démoniaques. Avant, il y avait les idoles,
les temples païens, et ceux qui offraient des sacrifices aux
idoles. Et à présent, il existent en pensées dans
les âmes. Celui qui est esclave de la débauche adore
l'idole d'Aphrodite. Celui qui se met en colère et enrage adore
l'idole d'Ares. Celui qui est avare et se ferme face à la
douleur et à la misère de son voisin adore l'idole
Hermès. Si vous vous abstenez de tout ceci, et vous
préservez des passions, alors vous aurez vaincu les idoles, vous
aurez rejetté la croyance mauvaaise, et serez devenu un martyr
de la Vraie Foi." Dès lors, un homme ne doit pas
nécessairement aspirer à la persécution et au
martyre. Chacun peut et en tout temps endurer le martyre pour l'amour
du Christ et de Son Evangile.
CONTEMPLATION - Pour contempler la Descente de Dieu le Saint Esprit sur
les Apôtres :
1. Comment tous les gens s'étonnent et s'émerveillent en
entendant les Apôtres parler en diverses langues;
2. Comment certains se moquent d'eux en disant : "Ils ont bu trop de
vin nouveau" (Actes d'Apôtres 2,13).
HOMELIE - A propos de la malédiction qui frappe celui qui se
confie en l'homme.
"Ainsi parle le Seigneur: Maudit l'homme qui se confie en
l'homme, qui fait de la chair son appui et dont le coeur
s'écarte du Seigneur." (Jérémie 17,5).
Lorsque l'homme écarte Dieu loin de son coeur, en
général il se confie dans les hommes et en
lui-même, car en qui pourrait-il autrement faire confiance s'il a
détaché l'amare qui le reliait au navire de Dieu? Du fait
qu'il a déjà détaché l'amare du navire de
Dieu, en quoi pourrait-il faire confiance, si ce n'est en sa propre
barque ou celle de ses voisins? Faible confiance, mais il n'y en a
nulle autre pou rlui! Pleurer après la confiance et la
préférer aux abysses de la destruction, mais il n'y a
rien d'autre!
Mais, O Cieux et terre, pourquoi est-ce que l'homme a
détaché sa barque du navire de Dieu? Qu'est-il advenu
à l'homme qu'il fuie loin de sa sécurité? Quelle
sorte de calcul a-t'il réalisé pour arriver à ce
résultat où il pensa découvrir qu'il lui serait
mieux d'être seul sur les vagues de la tempête plutôt
que dans la maisonnée de Dieu et près du sein de
Dieu! Avec qui a-t'il fait alliance lorsqu'il a révoqué
l'Alliance avec Dieu? Est-ce que c'est quelqu'un de plus fort que Dieu?
Folies, folies, folies! "Maudit est l'homme qui se confie en l'homme."
Ceci, Dieu l'a dit une fois, et des hommes l'ont
répêté des milliers de fois. Etant
déçus par leur confiance en l'homme, des hommes ont
maudit des milliers de fois des gens qui s'étaient
confiés en l'homme. Dieu n'a dit en effet que ce que des hommes
n'ont que trop expérimenté, et confirmé par leur
expérience, à savoir, qu'en effet, maudit est l'homme qui
se confie en l'homme!
Frères, c'est pourquoi nous devons nous confier en Dieu Qui est
le navire stable dans la tempête, et Qui ne trahit pas.
Ne nous confions qu'en Lui, car toutes les autres confiances ne sont
qu'une illusion diabolique. Nous nous confions en Toi, O Seigneur,
notre forteresse et notre refuge. Attache-nous à Toi, et ne nous
permet pas de nous détacher, si par notre folie et notre
malédiction, nous tentions de nous détacher de
nous-mêmes de Toi.
A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
Saint Shio de Mgvim, Syrie et Géorgie
(6ième siècle)
Le moine Shio (Siméon) de Mgvim naquit à Antioche de
Syrie. Ses parents étaient Chrétiens et
élevèrent leur fils comme l'unique héritier. Le
jeune reçut une excellente éducation, il étudia la
Sainte Ecriture et dès ses jeunes années il devint
capable d'exposer la Parole de Dieu. Ayant ouï parler d'un saint
ascète nommé Jean, Shio quitta secrètement le
domicile parental et partit rejoindre le saint. Jean renvoya le jeune
vers ses parents, après lui avoir prédit que ses parents
embrasseraient la vie monastique. La prédiction s'accomplit peu
après. Shio distribua son héritage et reçut la
tonsure de saint Jean.
Vingt ans plus tard, Shio partit pour la Géorgie afin d'y
prêcher la Parole de Dieu avec 12 autres disciples choisis par
saint Jean. Avec la bénédiction de son enseignant et du
Catholicicos Gruzinien Eulabius, saint Shio s'installa dans une caverne
à l'ouest de la ville de Mtskhet, où il accomplit
d'austères efforts ascétiques et fut gratifié de
visions miraculeuses. La vie solitaire de l'ascète
commença à être connue, et bientôt le lieu
des combats spirituels du saint se transforma en monastère,
où une église en l'honneur de la Très Sainte
Trinité fut établie par le moine.
Plus tard, on construisit d'autres églises, en l'honneur de la
Mère de Dieu et de Saint Jean le Précurseur. Toutes les
églises furent consacrées parle Catholicos Macaire. Le
nombre de frères augmentant, le moine donna sa
bénédiction pour fonder le monastère de Mgvim,
pendant que lui continuait ses exploits de salut en reclus. Le moine
Shio reposa le 9 mai, après avoir communié au Saints
Mystères la veille au soir, et il donna aux frères une
salvifique instruction finale. Les reliques du saint de Dieu furent
enterrées au monastère qu'il avait fondé. Saint
Shio est l'auteur de 160 préceptes pour les frères.
Martyres Callinike et Aquilina de Lycie
Saintes Callinike et Aquilina furent converties par saint Christophe,
et souffrirent pour le Christ.
Lorsque saint Christophe fut amené devant l'empereur, ce dernier
tenta de le forcer à renoncer au Christ, non par la menace mais
par la ruse. Il fit mander 2 femmes aux moeurs légères,
Callinike et Aquilina, et leur ordonna de persuader Christophe de
renier le Christ, et d'offrir des sacrifices aux idoles. Au lieu de
cela, les femmes furent converties au Christ par saint Christophe.
Lorsqu'elles retournèrent auprès de l'empereur, elles se
déclarèrent être devenues Chrétiennes.
Dès lors, elles furent cruellement battues, et reçurent
la couronne du martyre.
Translation des reliques de Saint Nicolas le Thaumaturge, de Myre
à Bari
Pour la Vie de saint Nicolas de Myre, voir au 6 décembre.
Au 11ème siècle, l'empire Byzantin vivait des heures
terribles. Les Turcs mirent un terme à son influence en Asie
Mineure, détruisant villes et villages, massacrant les
habitants, et accompagnant leurs terribles ravages par la profanation
des églises, des saintes reliques, des icônes et des
livres. Les musulmans tentèrent aussi de détruire les
reliques de saint Nicolas, profondément
vénéré dans tout le monde Chrétien.
En 792, le calife Aaron Al'-Rashid envoya Khumeid à la
tête d'une flotte pour piller l'île de Rhodes. Ayant
semé la désolation sur l'île, Khumeid embarqua pour
Myre en Lycie, avec l'intention d'y piller le tombeau de saint Nicolas.
Mais il pilla à la place une autre tombe, qui se trouvait dans
la crypte à côté de celle du saint. A peine
avaient-ils achevé leur sacrilège qu'une énorme
tempête se leva en mer, et quasiment tous les navires furent mis
en pièce.
La profanation de choses saintes ne choqua pas seulement les
Chrétiens d'Orient, mais aussi d'Occident. En Italie, les
Chrétiens étaient particulièrement inquiets pour
les reliques de saint Nicolas, et parmi eux il y avait nombre de Grecs.
Les habitants de la ville de Bari, qui se trouve sur les bords de la
mer Adriatique, se décidèrent à aller sauver les
reliques de saint Nicolas.
En 1087, des marchands de Bari et de Venise partirent commercer
à Antioche. Eux et d'autres aussi proposèrent de prendre
les reliques de saint Nicolas et de les transporter en Italie lors du
voyage de retour. Dans ce plan, les hommes de Bari commandèrent
aux Vénitiens de les débarquer à Myre. D'abord, on
y envoya 2 hommes, qui rapportèrent en revenant que toute la
ville était calme. Dans l'église où les reliques
glorifiées reposaient, ils n'avaient recontré que 4
moines. Aussitôt, 47 hommes en arme partirent pour
l'église de Saint-Nicolas. Les gardes, ne se doutant de rien,
leur montrèrent la plateforme surélevée en dessous
de laquelle était cachée la tombe du saint, et ils
oignirent les étrangers avec de la myrhe coulant des reliques du
saint.
A ce moment-là, les moines leur racontèrent l'apparition
de saint Nicolas à un Ancien, ce même soir. Dans cette
vision, saint Nicolas ordonnait la précautionneuse sauvegarde de
ses reliques. Ce récit encouragea les chefs, ils virent une
confirmation pour eux dans cette vision, comme qui dirait un
décret de la part du saint. Afin de faciliter leur tâche,
ils révèlèrent leurs intentions aux moines, et
leur offrèrent 300 pièces d'or. Les gardes
refusèrent l'argent et voulurent alerter les habitants à
propos du malheur qui les menaçait. Mais les nouvellement venu
les attachèrent et placèrent leurs propres gardes
à la porte.
Ils déplacèrent la plateforme qui recouvrait dans
l'église la tombe avec les reliques. Dans cet effort, le jeune
Matthieu fut un peu trop zèlé, vouant trouver les
reliques de saint Nicolas le plus vite possible. Dans son impatience,
il brisa le couvercle, et les chefs virent que le sarcophage
était remplit d'une sainte myrhe odoriférante. Les
compatriotes des chefs, les prêtres Luppus et Drogus,
chantèrent une Litanie, après laquelle la faille faite
par Matthieu commença à se remplir de myrhe sortant du
sarcophage du saint. Ceci eu lieu le 20 avril 1087.
Voyant l'absence d'un coffre, le prêtre Drogus enveloppa les
reliques dans le tissus, et en compagnie des chefs, il les emmena au
navire. Les moines ayant réussi à se libérer, ils
alertèrent la ville au sujet de la mauvaise nouvelle de
l'enlèvement des reliques du Thaumaturge Nicolas, par des
étrangers. Une foule de gens s'élança vers le
rivage, mais il était trop tard.
Le 8 mai, les navires abordèrent à Bari, et vite la
joyeuxe nouvelle se répandità travers toute la ville. Le
lendemain 9 mai 1087, ils transportèrent solennellement les
reliques de saint Nicolas à l'église de Saint-Etienne,
pas loin de la mer. La translation solennelle des reliques
s'accompagna de nombreuses guérisons de malades, ce qui inspira
encore plus de vénération respectueuse envers le saint de
Dieu. Un an plus tard, une église fut bâtie au nom de
saint Nicolas, et consacrée par le pape de Rome Urbain 2.
Cet évènement, en liaison avec la translation des
reliques de saint Nicolas, suscita une vénération
particulière du Thaumaturge Nicolas, et fut marquée par
l'établissement d'un jour de Fête spécial au 9 mai.
Au départ, ce jour de Fête de la Translation des Reliques
de saint Nicolas fut seulement observée par le peuple de la
ville de Bari. Elle ne fut pas adoptée dans les autres pays de
l'Orient et de l'Occident Chrétien, malgré le fait que la
translation des reliques était largement connue. La raison qui
l'explique est qu'au Moyen-Age, on avait pour coutume de
vénérer principalement les reliques des saints locaux. De
plus, l'Eglise Grecque n'établit par de
célébration de commémoration, car ils
considéraient la perte des reliques de saint Nicolas comme un
triste évènement.
La célébration dans l'Eglise Russe Orthodoxe de la
mémore de la Translation des Reliques de saint Nicolas de Myre
en Lycie jusqu'à Bari en Italie au 9 mai fut établie fort
vite après l'an 1087, du fait qu'il existait déjà
une vénération par le peuple Russe de ce grand saint de
Dieu, amené de Grèce en même temps que
l'acceptation du Christianisme. Les glorieux récits de miracles
accomplis par ce saint tant à terre qu'en mer étaient
largement connus du peuple Russe. Leur inépuisable force et
abondance attestent de l'aide du grand saint de Dieu pour
l'humanité souffrante. L'image de saint Nicolas, un puissant
thaumaturge et bienfaiteur, devint particulièrement chère
au coeur du peuple Russe, car elle lui inspira une profonde Foi, et
l'espoir en son intercession. La foi du peuple Russe dans l'abondante
aide du saint de Dieu a été marquée par
d'innombrables miracles.
Un important corpus de littérature fut compilé à
son sujet dans les antiques écrits Russes. Des récits des
miracles de saint Nicolas accomplis en terre Russe furent
enregistrés dès les débuts. Peu après la
Translation des Reliques de saint Nicolas de Myre à Bari, une
version Russe de sa Vie et un récit de la Translation de ses
saintes reliques furent rédigés par un contemporain de
l'évènement. Plus tôt encore un panégyrique
au Thaumaturge avait été rédigé. Chaque
semaine, le jedu, l'Eglise Orthodoxe Russe honore
particulièrement sa mémoire.
Nombre d'églises et de monastères ont été
bâtis en l'honneur de saint Nicolas, et le peuple Russe est
habitué de donner son nom aux enfants lors de leur
Baptême. En Russie, on a conservé nombre d'icônes
miraculeuses de ce saint. Les plus célèbres d'entre elles
sont les icônes de Mozhaisk, Zaraisk, Volokolamsk, Ugreshsk et
Ratny. Il n'y avait pas de maison ou de temple sur la terre Russe
où il n'y avait pas une icône de saint Nicolas le
Thaumaturge. L'importance de l'intercession du grand saint de Dieu est
exprimée par l'ancien compilateur de la Vie, par ces mots sur
saint Nicolas qui "accomplit nombre de glorieux miracles sur terre et
sur mer, aidant les opprimés par le malheur et sauvant ceux qui
se noyaient, les ramenant sur la terre sèche en les retirant des
profondeurs des mers, relevant d'autres de la corruption de la mort et
les ramenant à la maison, libérant des chaines et
prisons, empêchant que ne tranche l'épée et
libérant de la mort, et accordant la guérison à
nombreux; la vue aux aveugles, la marche au paralysés,
l'ouïe aux sourds, et la parole aux muets. Il apporta des
richesses à nombreux qui subissaient une abjecte misère
matérielle, et donna de la nourriture aux affamés, et
pour chacun de leurs besoins, il apparut prêt à les aider,
un avide défenseur et un rapide intercesseur et protecteur, et
qui à peine invoqué était là à aider
et à délivrer de l'adversité. Tant l'Orient que
l'Occident connaissent ce grand Thaumaturge, et toutes les
extrémités de la terre connaissent ses grands miracles."
Textes à traduire plus tard :
SAINT CHRISTOPHE, MARTYR EN LYCIE (3e s.)
(25 juillet dans le calendrier romain)
Saint Prophète Isaïe
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
En Saxe, le bienheureux Adalgar (Adger, Auger, Alger),
évêque et confesseur (+ 909)
Après avoir été moine de Corvey ou
Corbie-la-Jeune, il fut coadjuteur de saint Rembert comme
évêque d'Hambourg et Brême. Sous son
épiscopat, le diocèse eut beaucoup à souffrir de
l'invasion des Slaves. La mort arriva le 9 mai 909. La fête est
au 11 mai. (Dict. d'hist. et de géogr. eccl., t.1, col.455)
SAINT PACOME, ABBE ET CONFESSEUR (+ 348)
fêté dans l'Eglise Copte, son Eglise d'origine, le 9 mai,
et aussi à Rome, mais chez les Grecs le 15 mai]
http://www.amdg.be/sankt/pacome.html
à venir en ligne, 6 pages]
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
SAINT BEAT OU BIE, ANACHORETE A LAON (3ième siècle)
Saint Béat est né en Italie, de parents nobles et riches,
au commencement du 3ième siècle. De bonne heure, il se
sentit touché de la grâce; et, voulant vivre dans
l'humilité et la pénitence, il quitta la maison
paternelle et passa dans les Gaules en habits de mendiant. Il
était accompagné d'un jeune homme nommé Isle qu'il
formait à la piété et à qui il rendait les
services les plus humiliants. Béat se dirigea d'abord vers la
source de la Garonne pour y annoncer l'Evangile. Il se trouve en effet,
environ à 2 lieues de Bagnères-de-Luchon, une petite
ville du nom de Saint-Béat; elle ne se compose que de 2 rues qui
communiquent par un beau pont en pierre. C'est un souvenir du fruit des
prédication sde ce pieux missionnaire. Animé d'un saint
zèle pour étendre le royaume de Jésus-Christ, il
parcourut ensuite plusieurs provinces, alla à Nantes, à
Vendôme, et en beaucoup d'autres lieux, convertissant partout un
grand nombre d'infidèles par des instructions touchantes,
soutenues par une vie irréprochable et par le don des miracles.
Enfin il vint à Laon, et choisit pour retraite une grotte dite
de Chevreson ou Chevresson, laquelle était située
à la pointe orientale de la montagne; aujourd'hui elle se trouve
ensevelie sous l'un des bastions de la citadelle actuelle. Là,
Béat menait la vie la plus sainte et la plus austère. Il
passait ordinairement 3 jours de suite sans manger, prenait peu de
repos et se livrait à la prière et à un travail
continuel. Son occupation était de faire des paniers et des
nattes de joncs. Il les vendait pour subvenir à sa subsistance
et avoir la facilité de faire des aumônes. Il enseignait
la voie du Salut à ceux qui venaient le trouver. De temps en
temps aussi il allait à Laon et y annonçait
Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Il cherchait à
toucher les coeurs en racontant les circonstances douloureuses de la
passion du Sauveur, mort pour le Salut du genre humain. La vie
mortifiée qu'il menait, les vertus qu'il pratiquait,
étaient pour ses auditeurs une preuve de la vérité
des dogmes qu'il enseignait. Béat eut le bonheur d'implanter la
Foi dans le pays Laonnois, et il en est regardé comme
l'Apôtre. A son arrivée, il avait trouvé dans toute
la contrée environnante un nombre considérable de
païens. Souvent, il se trouva obligé, pour éviter
les persécutions, de réunir ses néophytes dans les
grottes qui se prolongeaient fort loin dans les flancs de la montagne,
particulièrement au-dessus du faubourg de Vaux, et jusque sous
l'emplacement actuel de la cathédrale.
Le Seigneur l'aida à triompher de tous les obstacles, et
lorsqu'il mourut, à la fin du 3ième siècle, dans
un âge très-avancé, il bénissait Dieu en
voyant qu'il laissait après lui des adorateurs en esprit et en
vérité du Christ qu'il leur avait si souvent
prêché. - Ces fidèles déposèrent avec
respect son corps dans la caverne qui avait été son
séjour habituel. De nombreux miracles s'opérèrent
à son tombeau et augmentèrent la confiance en sa
puissante intercession. Son pélerinage devint
célèbre dans toute la contrée où il
était spécialement invoqué pour la guérison
du cancer.
Au bout de quelque temps son corps fut levé de terre et
exposé à la vénération des fidèles.
En 1228, l'évêque Anselme fit faire une magnifique
châsse en vermeil et y déposa les reliques de saint
Béat, en y ajoutant quelques côtes de saint Gennebaud, un
bras de saint Montain, et la tête de sainte Preuve. On portait
solennellement cette châsse en procession jusqu'à la
caverne du Saint, le 9 mai de chaque année; depuis la
disparition de cette caverne, la châsse était
portée en triomphe dans les rues de Laon. En 1564, Gautier de
Mortagne, évêque de Laon, céda un os du bras de
saint Béat à Gérard, abbé de la
Trinité de Vendôme, à la condition expresse que,
chaque année, ledit abbé et ses successeurs feraient
célébrer un service pour les chanoines de Laon
décédés.
L'église de Nizy-le-Comte (Minaticum ou Ninnaticum), bâtie
en 1751, fut consacrée sous le vocable de saint Béat;
elle obtint en 1772 un doigt du Saint et quelques reliques de saint
Gennebaud, de saint Maurice, de saint Guillaume et de sainte Preuve.
Ces précieux restes ont été, en 1858,
renfermés dans une même châsse. La fête du 9
mai se célèbre dans cette paroisse avec la plus grande
solennité, et toute oeuvre servile y est interrompue.
La châsse de saint Béat, qui est exposée tous les
ans dans la cathédrale de Laon, renferme un os du fémur
et un morceau du crâne. Ces reliques ont été
reconnues authentiques par Mgr de Simony, évêque de
Soissons et de Laon (Henri Congnet, doyen du Chapitre de Soissons).
L'église de la Sainte-Trinité de Vendôme
possède encore les reliques de saint Béat.
L'église paroissiale de son nom, qui se trouvait dans cette
ville, a été détruite sur la fin du 18ième
siècle.
Enfin, il y a, dans le diocèse du Mans, une paroisse qui
s'appelle de son nom Saint-Bié ou Belin.
On le représente appuyé sur un bâton et
étendant à ses pieds un dragon, celui de
l'idolâtrie sans doute, quoiqu'en racontent les habitants de
Château-sur-Loir.
Ce qui précède est tiré en grande partie de
l'Histoire du diocèse de Laon, par dom Lelong, religieux
bénédictin, 1783. Nous y avons ajouté ce qui
concerne ses reliques.
C'est le cas de dire ici : chacun prêche pour son Saint. Le
Propre de Blois et de Chartres disent que saint Béat mourut dans
sa solitude, près de Vendôme. Dom Piolin, Histoire du
Mans, dit que ce fut à Château-sur-Loir, au diocèse
du Mans. Enfin, la tradition et les monuments de Laon, dont nous avons
adopté la donnée, affirment que ce fut auprès de
cette ville que saint Bié termina sa vie. Nous nous contentons
de rapporter le différend sans vouloir nous charger de
l'arranger.
En Perse, 310 bienheureux martyrs - A Cagli, sur la voie Flaminienne,
saint Géronce, évêque de Cervia. Saint
Géronce de Cervia passe pour être celui qui assista le
pape Symmaque au 4ième concile de Rome,
célébré en 502. Un autre, du même nom,
évêque de Camerino, vécut dans le même
siècle et assista au concile de Rome, sous le pape Hilaire. On
en trouve un 3ième parmi les évêques de la Gaule,
auxquels le pape saint Léon adresa sa 52ième
épitre. - A Vendôme, le décès de saint
Bié, confesseur. 3ième siècle. - A Constantinople,
la translation des corps de saint André, Apôtre, et saint
Luc, Evangéliste, apportés d'Achaïe, et de celui de
saint Timothée, disciple de l'Apôtre saint Paul,
apporté d'Ephèse. 4ième sicèle. Longtemps
après, le corps de saint André fut
transféré à Amalfi, où il est honoré
par un pieux concours de fidèles : de son tombeau il coule sans
cesse une liqueur pour la guérison des malades. 1208. - A Rome
aussi, la translation du corps de saint Jérôme,
prêtre et docteur de l'Eglise, apporté de Bethléem
de Juda dans la basilique de Sainte-Marie à la Crèche. -
A Bari, dans la pouille, encore la translation du corps de saint
Nicolas, évêque, apporté de Myre, ville de Lycie.
1087. - A Vienne, en Dauphiné, saint Denys, 6ième
évêque de cette ville. - A Quimper, en Basse-Bretagne,
saint Tudin ou Tudy, abbé, compagnon des travaux de saint
Corentin; on en fait sa fête le 11 de ce mois. - A Lierneux,
prèsde Stavelot, en Belgique, la translation du corps de saint
Simitre, prêtre romain, mis à mort avec 2 autres. On fait
sa fête le 26 de ce mois. Règne d'Antonin. 159. - A
Tournai, sainte Languida ou Langoureuse, compagne de sainte Ursule.
3ième siècle. - A Nocera, en Campanie, saint Prisque,
évêque, patron de cette ville. - A Nicomédie et aux
environs, les saints Cadrat ou Quadrat, Saturnin, Rufin et leurs
compagnons, martyrs. Sous le règne de Valérien. - A
Axiopolis, en Bulgarie, les saints Quirile, Quindée ou
Gindée et Zénon, martyrs. - A Tarse, en Cilicie, les
saints Aphrodise, Joconde et Ferme, martyrs, indiqués par le
Martyrologe de saint Jérôme. - A Milan, les saints
Ephénique, Caste et Polyme, diacre, martyrs, mentionnés
à la même source. - A Pavie, sainte Honorée, sainte
Lumineuse ou Luminose, sainte Libérate, sainte Spécieuse
ou Spéciose, toutes les 4 seus de saint Epiphane, qui leur donna
lui-même le voile des vierges. Honorée et Lumineuse, ayant
été emenées en captivité par Odoacre, chef
des Hérules, le barbare les traita cependant honorablement, par
considération pour leur saint frère, qui les racheta
bientôt et les ramena à leur couvent. Honorée, la
plus jeune, décéda le 11 janvier, vers 500; Lumineuse le
9 mai 496; Libérate le 16 janvier vers 495; et Spéciose,
le 16 juin 510. C'est à Lumineuse que saint Ephiphane avait
confié la tutelle de leur plus jeune soeur, Honorée, qui
était née d'une seconde épouse de leur
père, nommée Focarie. - En Espagne, le
vénérable Jean d'Avila,que quelques-uns qualifient de
bienheureux. Nous avons donné sa vie à la suite de celle
de saint Jean de Dieu. - A Avella, en Italie, le bienheureux Fort
Gabrielli, qui vécut d'abord solitaire, dans les Apennins, et
que le désir de pratiquer l'obéissance porta à
embrasser la vie de communauté dans le monastère de
Font-Avellana, fondé depuis peu par le bienheureux Robert. Il
est surtout honoré à Gubio, sa patrie. 1040. -
A Rome, saint Hermas, dont l'apôtre Saint Paul fait mention dans
son épitre aux Romains. S'étant
généreusement sacrifié lui-même, il devint
une hostie agréable à Dieu, et illustre par ses vertus,
il entra dans le royaume céleste. Vers 95. Il s'agit de l'auteur
du célèbre ouvrage connu sous le nom de "Pasteur", dont
un manuscrit apporté ces dernières anénes du mont
Sinaï, nous a enfin restitué le texte grec. Hermas semble
être un Helléniste converti par saint Paul (Rom 16,4). On
n'a d'autres renseignements biographiques sur cet écrivain que
ceux qu'il a laissés lui-même. Né dans l'esclavage,
affranchi plus tard et devenu père de famille, il s'accuse
d'avoir, comme jadis le grand prêtre Héli, trop
négligé l'éducation de ses enfants. On ne sait si
dans la suite Hermas embrassa le sacerdoce; il était laïque
au moment où il écrivait, et sa femme n'avait point
jusque-là fait profession de continence; c'est du moins ce qu'il
est permis de conclure d'un passage où il exprime
l'espérance de pouvoir un jour lui donner le nom de soeur.
Hermas avait été riche. Vraisemblablement il avait
dû sa fortune au négoce lucratif qui établissait,
entre l'Asie et Rome, des relations d'affaires et des échanges
si considérables. Il s'accuse d'avoir, dans ce trafic,
multiplié les dissimulations et le mensonge. Sa
prospérité temporelle ne dura point. En lui ôtant
les biens de ce monde, Dieu lui ouvrit le trésor des richesses
immortelles. L'Ange de la pénitence lui apparut sous la forme
d'un pasteur vêtu d'un manteau blanc, une punetière sur
l'épaule, une houlette à la main. Cet Ange devait
conduire Hermas à Jésus-Christ, et ses instrucitons,
receuillies par l'heureux pénitent, forment le livre du
"Pasteur". Toute l'antiquité chrétienne, depuis saint
Irénée jusqu'à saint Jérôme, a
louangé cet ouvrage. Le "Pasteur" d'Hermas était lu dans
les assemblées des fidèles, non point comme une lecture
canonique, mais comme un traité de théologie morale, une
sorte d'Apocalypse pratique, où les vertus de l'Evangile se
présentaient tout à tout en un gracieux tableau, sous
forme de vision, de préceptes et de similitudes.
Le nom du pontife Clément (67-76), à qui Hermas remit un
des exemplaires de son ouvrage, "pour que la doctrine en fût
communiquée aux nations étrangères", nous donne la
date des visions d'Hermas.
Cf. Frappel, Les Pères Apostoliques; Darras, Hist. de l'Eglise;
Dom Ceillier, nouv. éd. -" Etc !!!
notes jmd : saint Clément n'était pas "pontife" mais
presbytre, l'organisation de type pontifical à Rome datant de
plus d'un siècle après; et on ne possède aucune
date sûre ni sur Clément ni sur aucun des premiers
presbytres romains. La science exégétique actuelle a
repousé la rédaction du "Pasteur" aux alentours de 150,
cfr son édition en "texte critique" au Cerf, Sources
Chrétiennes n°53, ou son introduction dans la version
"traduction seule" au Cerf toujours dans le livre reprennant tous les
Pères Apostoliques, collection "Foi Vivante". Le texte
prétendant la remise d'un exemplaire à saint
Clément est un exemple typique des ajouts postérieurs
pour donner "autorité" à l'écrit; les
exégètes qui présentent le texte au Cerf font
remarquer que les détails de vie prétendue de l'auteur ne
"collent" pas mais sont plutôt un cadre inventé pour y
placer un enseignement de théologie. La remarque des Petits
Bollandistes sur la lecture "non-canonique" est aussi rendue caduque
par le fait que le texte est présent dans le manuscrit
"Sinaïticus", manuscrit de type romain contrairement à ce
que son nom pourrait laisser croire : cette lettre était
"canonique" pour l'Eglise des Romains; idem celle de saint
Clément, l'authentique comme la fausse. On voit bien chez nos
frères Grecs nombre d'antiques manuscrits où est absente
l'Apocalypse selon saint Jean, lettre que même de nos jours ils
ne reconnaissent pas encore pleinement et qui ne fait donc pas partie
de leur cycle de lectures liturgiques!! Et dans l'Orthodoxie
d'Ethiopie, des livres apocryphes comme l'Apocalypse de Pierre, si je
ne m'abuse, sont présents de nos jours. Mon Dieu, que la
formation du canon biblique a été longue..]
Textes à corriger plus tard :
SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE, DOCTEUR DE L'EGLISE, ARCHEVEQUE & PATRIARCHE DE
CONSTANTINOPLE (+ 389)(p.415-428)
Post-Schisme, quelques victimes du
clergé romain de France pendant la période du triomphe de
"l'humanisme" athée (Révolution française),
victimes dont on fera mémoire ce 9 mai, ayant confessé le
Christ face à l'anti-Christ et donc vénérables dans n'importe
quelle Eglise :
Noël-Joseph Deschamps, né à Courson, près de
Villedieu (diocèse de Coutances), le 9 mai 1763, vicaire
à Ambrières (diocèse du Mans); ne prêta
aucun des serments révolutionnaires et ne satisfit point
à la loi de déportation; arrêté et
assassiné par quelques soldats du bataillon d'Aunis qui
couraient en colonnes mobiles à la recherche des prêtres.
1797. - Claude Richard, né à Lérouville (Meuse,
arrondissement et canton de Commercy) en 1741, prêtre, religieux
Bénédictin de la Congrégation de Saint-Vannes et
de Saint-Hidulphe, au monastère abbatial de Saint-Léopold
de Nancy; ne fit point serment de 1791 et resta dans cette
dernière ville; arrêté en 1793; conduit à
Rochefort; déporté au-delà des mers; mort pendant
la traversée, à l'âge de 53 ans; inhumé dans
l'île d'Aix. 1794. - Amable-Firmin Vigneron, prêtre,
religieux de l'Ordre des Carmes au diocèse d'Amiens; ne fit
point le serment schismatique de 1791 et resta à Amiens
après la suppression des cloîtres; arrêté
vers la fin de 1793; condamné à mort comme prêtre
réfractaire par le tribunal criminel du département de la
Somme, siégeant à Amiens. 1794.
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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel