9 mai

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10 mai 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs! 

En Belgique, sainte Languida de Tournai et la translation de saint Macaire d'Antioche & Gand, depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.


Méditation : "10.6 Mais, diras-tu, le peuple avait reçu la circoncision comme sceau de l'Alliance et, pareillement, tous les Syriens, tous les Arabes, et tous les prêtres des idoles. Appartiennent-ils eux aussi à leur alliance? Les Egyptiens eux-mêmes observent cet usage". Epitre de Barnabé, vers 130 après Jésus-Christ.



Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Shio de Mgvim, Syrie et Géorgie (6ième siècle);(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Mon, 9 May 2005 11:38:13 +1200
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Subject: [celt-saints] 9 May

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 9 Mai
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Gofor de Llanover
* Saint Sanctan de Kill-da-Les
* Saint Tudy de Landevennec
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=


Saint Gofor de Llanover
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Date inconnue. Le patron Gallois de Llanover, Monmouthshire, Pays de Galles
(Bénédictins).


Saint Sanctan, évêque de Kill-da-Les
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6ième siècle. Saint Sanctan fut évêque de of Kill-da-Les et Kill-na-Sanctan (à présent Dublin), ancient sièges d'Irlande.
Il naquit probablement en Angleterre (Bénédictins).


Saint Tudy de Landevennec, Abbé
(Tudec, Tudinus, Tegwin, Thetgo)
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5ième ou 6ième siècle. Saint Tudy fut un ermite qui fonda 2 monastère et évangélisa en Bretagne, où des noms de lieux et des dédicaces rappelent son activité ou celle de ses disciples, dans des endroits comme Ile-Tudy à l'embourchure de l'Odet (Finistère), près de Quimper. Il semble qu'il ait été disciple de saint Mawes (18 novembre) et un collaborateur de saint Corentin (12 décembre). On trouve aussi dans les Cornouailles une paroisse qui lui est dédiée, ce qui pourrait indiquer sa présence là aussi. Il dût aussi être compagnon de saint Brieuc (1er mai) (Bénédictins, Farmer).

Sources:
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Benedictine Monks of Saint  Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of Saints. NY: Macmillan.
Benedictine Monks of Saint  Augustine Abbey, Ramsgate. (1966). The Book of Saints. NY: Thomas Y. Crowell.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.

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Ajouts personnels :

Le grand Saint Pacôme, ami de saint Antoine le Grand, con-fondateur du monachisme égyptien, à l'honneur dans l'Eglise Copte et l'Eglise de Rome.

Anciennement, le calendrier romain fêtait ce jour saint Grégoire le Théologien, évêque de Nazianze, qui eut à lutter contre toutes les hérésies présentes dans la si peu orthodoxe Constantinople (il n'y avait qu'une seule paroisse qui l'était à son arrivée!). Je n'ai pas trouvé la raison objective de ce choix de date différente par rapport à la fête originelle, et le nouveau calendrier romain ne le reprend plus à ce jour.


À BASSILISSA.

Lettre de direction spirituelle. Date incertaine.

"S'il n'est pas superflu d'inciter au travail une personne travailleuse, je ne refuserai pas, dans l'intérêt de notre commune sécurité, de fortifier ton ardeur de tout mon pouvoir. Je ne te donnerai pas des préceptes nouveaux et étrangers, je te rappellerai seulement ce que nous t'avons dit souvent et ce que tu as l'habitude de pratiquer.
Le voici.
Tiens ton âme au-dessus de toutes les afflictions, en t'occupant de ce qu'il y a de plus noble.
Bannis de ton esprit tout ce qui est étranger à la vertu et indigne d'occuper tes pensées; oriente ton esprit vers la piété et vers tout ce qui est bien ordonné; exerce-le à ne rien admettre, à ne rien penser sans l'avoir bien examiné; fortifie-le en tout temps et de toute manière en réfléchissant aux principes énoncés par les saints qui nous ont précédés.
Fais passer avant toute inimitié et avant toute amitié la justice envers tes proches et envers les étrangers.
Fais habiter avec toi la tempérance; qu'elle ne te quitte jamais, qu'elle s'enracine profondément et se fixe solidement dans ton âme.
Ne change pas ta ligne de conduite malgré les inégalités et les vicissitudes de la vie. Il est, en effet, peu glorieux de perdre sa dignité dans la pauvreté, et il n'est pas sans danger de s'enorgueillir dans la prospérité ; le mieux est donc de s'exercer à la modération dans le bonheur et au courage dans le malheur.
Il faut aussi oublier ta richesse d'autrefois, ne demander que le nécessaire, te contenter de ce que l'on te donne, espérer ce qui vaut davantage, supporter doucement la maladie, ne te plaindre et ne t'affliger de rien, remercier la Providence, quoi qu'il arrive, cacher souvent les causes de ce qui se fait et ne pas négliger ta dignité. Les yeux fixés sur elle, réfléchis, avant de parler, à ce que tu dois dire, et avant d'agir, à ce que tu dois faire ; ainsi, tu n'auras jamais à te repentir d'une seule de tes paroles ou de tes actions.
Ne considère pas les vêtements comme une parure. Regarde la frugalité comme la vraie et solide richesse, car la vraie richesse n'est pas de posséder beaucoup, mais d'avoir peu de besoins. Dans ce dernier cas, ta fortune est bien à toi; dans l'autre, elle t'est étrangère.
Règle ta conduite par la tempérance, ton caractère par le calme, ta langue par la sobriété des paroles. Prends donc soin d'orner ta tête en la voilant, tes paupières en les abaissant, tes yeux en ne jetant que des regards brefs et modestes, ta bouche en ne prononçant aucune parole déplacée, tes oreilles en n'écoutant que des propos sérieux, ton visage tout entier en lui donnant les couleurs de la modestie.
Conserve partout et toujours ta pureté, comme un trésor intact; car la véritable parure des femmes, celle qui leur convient le mieux, c'est la gravité, la constance, la chasteté.
Considère la frugalité de la table comme le régal le plus beau, et aussi le plus facile. La frugalité, déjà louable en elle-même, est très utile pour avoir une vie chaste ; c'est aussi excellent pour la santé et ce n'est pas inutile pour l'équilibre, le bon ordre et la formation.
+ Grigorios"

In : Pierre Gallay, "Grégoire de Nazianze, Poèmes et Lettres", éditions Vitte, Lyon-Paris 1941. Republication dans "Saint Grégoire de Nazianze, textes choisis et présentés par Edmond Devolder", éditions du Soleil Levant, collection "les écrits des Saints", Namur, Belgique, imprimatur 5 janvier 1960.



Saint Christophe était-il "cynocéphale"? ("à tête de chien")
http://orthodoxie.club.fr/bul2/107/107.htm
Très belle analyse d'une erreur d'iconographie et d'hagiographie



traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
1er jour du mois bénit de Bashans 1721AM


Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu
En ce jour, l'Eglise célèbre la naissance de la pure Vierge sainte Marie, la Mère de Dieu (Theotokos), à travers qui le Salut vint à l'humanité. Elle naquit dans la ville de Nazareth, où vivaient ses parents. Son père était attristé en son coeur car il ne pouvait pas offrir une offrande à Dieu car il n'avait pas d'enfant. Lorsque la plénitude du temps arriva selon la Volonté Divine, l'ange du Seigneur fut envoyé pour annoncer à Joachim, son père, pendant qu'il était sur une montagne à prier, et lui dit : "Le Seigneur te donnera une descendance par qui le Salut viendra au monde."
Il descendit aussitôt de la montagne en croyant ce que l'Ange lui avait dit, et il raconta à son épouse Anne ce qu'il avait vu et entendu. Elle se réjouit, rendit grâce au Seigneur, et fit le voeu que l'enfant qui naîtrait d'elle deviendrait serviteur dans la maison du Seigneur tous les jours de sa vie. Elle conçut, et elle donna naissance à cette Sainte, et l'appela Marie, celle qui est devenue la Reine de toutes les femmes du monde, et à travers elle nous avons reçut la Grâce.



Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!






Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm



3. SAINT MARTYR CHRISTOPHE
Christophe fut un grand thaumaturge. Il est particulièrement vénéré en Espagne. Les gens le prient en particulier pour être protégé contre les maladies contagieuses et les grandes pestes. Il souffrit pour le Christ et fut glorifié par le Christ en l'an 249.

HYMNE DE LOUANGE - SAINT ETIENNE DE DECANI
[STEPHAN DECANSKI]
Dans le Champs du Mouton, dormait l'aveugle Etienne
Et dans un rêve, il subissait le malheur sans paix.
Son corps tremblait, ses yeux en sang,
Plutôt qu'une telle vie, la mort était sûrement préférable,
A ce moment, dans un songe, un homme lui apparut,
Dans un rayonnement céleste, dans une gloire céleste.
Je suis Nicolas, de Myre en Lycie, lui dit-il,
Et toi tu es un des élus de Dieu.
Dans ma main droite, regarde, O Etienne,
Vois tes yeux, ils y sont préservés!
Tu es sans yeux, et tes yeux sont avec moi,
Je te les donnerai, quand le Seigneur voudra.
Cinq ans passèrent, et Etienne dans les ténèbres,
Un fort espoir, il l'a, avec une forte foi :
A moi, Nicolas reviendra,
Avec l'aide de Dieu, il m'aidera.
Et ainsi une fois Etienne pensait dans l'église,
Et le saint bien-aimé, en larmes, il pria.
Et pendant qu'il était sur la chaise, il sombra en songe,
Mais voilà que saint Nicolas revient à lui!
Les 2 yeux du roi dans sa paume droite :
Regarde, dit-il, pour le roi se lève le jour!
Au Nom du Seigneur Qui, aux aveugles, donne la vue
Regarde et crie : A Dieu soit la gloire!
Et les yeux aveugles, le saint toucha,
Et l'obscurité des yeux, comme avec un rideau se retira
.


REFLEXION - Chaque Chrétien peut accepter pour lui-même le martyre pour la Foi, en temps de persécution comme en temps de paix. Abba Athanasius dit : "Soyez torturés par votre conscience, mourrez au péché, soumettez les organes terrestres, et vous serez un martyr selon vos souhaits. Eux (les persécutés et les martyrs) ont combattu les empereurs et les princes; vous aussi, vous avez le roi des péchés - le diable et les princes démoniaques. Avant, il y avait les idoles, les temples païens, et ceux qui offraient des sacrifices aux idoles. Et à présent, il existent en pensées dans les âmes. Celui qui est esclave de la débauche adore l'idole d'Aphrodite. Celui qui se met en colère et enrage adore l'idole d'Ares. Celui qui est avare et se ferme face à la douleur et à la misère de son voisin adore l'idole Hermès. Si vous vous abstenez de tout ceci, et vous préservez des passions, alors vous aurez vaincu les idoles, vous aurez rejetté la croyance mauvaaise, et serez devenu un martyr de la Vraie Foi." Dès lors, un homme ne doit pas nécessairement aspirer à la persécution et au martyre. Chacun peut et en tout temps endurer le martyre pour l'amour du Christ et de Son Evangile.


CONTEMPLATION - Pour contempler la Descente de Dieu le Saint Esprit sur les Apôtres :
1. Comment tous les gens s'étonnent et s'émerveillent en entendant les Apôtres parler en diverses langues;
2. Comment certains se moquent d'eux en disant : "Ils ont bu trop de vin nouveau" (Actes d'Apôtres 2,13).

HOMELIE - A propos de la malédiction qui frappe celui qui se confie en l'homme.
"Ainsi parle le Seigneur: Maudit l'homme qui se confie en l'homme, qui fait de la chair son appui et dont le coeur s'écarte du Seigneur." (Jérémie 17,5).
Lorsque l'homme écarte Dieu loin de son coeur, en général il se confie dans les hommes et en lui-même, car en qui pourrait-il autrement faire confiance s'il a détaché l'amare qui le reliait au navire de Dieu? Du fait qu'il a déjà détaché l'amare du navire de Dieu, en quoi pourrait-il faire confiance, si ce n'est en sa propre barque ou celle de ses voisins? Faible confiance, mais il n'y en a nulle autre pou rlui! Pleurer après la confiance et la préférer aux abysses de la destruction, mais il n'y a rien d'autre!
Mais, O Cieux et terre, pourquoi est-ce que l'homme a détaché sa barque du navire de Dieu? Qu'est-il advenu à l'homme qu'il fuie loin de sa sécurité? Quelle sorte de calcul a-t'il réalisé pour arriver à ce résultat où il pensa découvrir qu'il lui serait mieux d'être seul sur les vagues de la tempête plutôt que dans la maisonnée de Dieu et près  du sein de Dieu! Avec qui a-t'il fait alliance lorsqu'il a révoqué l'Alliance avec Dieu? Est-ce que c'est quelqu'un de plus fort que Dieu? Folies, folies, folies! "Maudit est l'homme qui se confie en l'homme." Ceci, Dieu l'a dit une fois, et des hommes l'ont répêté des milliers de fois. Etant déçus par leur confiance en l'homme, des hommes ont maudit des milliers de fois des gens qui s'étaient confiés en l'homme. Dieu n'a dit en effet que ce que des hommes n'ont que trop expérimenté, et confirmé par leur expérience, à savoir, qu'en effet, maudit est l'homme qui se confie en l'homme!
Frères, c'est pourquoi nous devons nous confier en Dieu Qui est le navire stable dans la tempête, et Qui ne trahit pas.
Ne nous confions qu'en Lui, car toutes les autres confiances ne sont qu'une illusion diabolique. Nous nous confions en Toi, O Seigneur, notre forteresse et notre refuge. Attache-nous à Toi, et ne nous permet pas de nous détacher, si par notre folie et notre malédiction, nous tentions de nous détacher de nous-mêmes de Toi.

A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.


Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/

Saint Shio de Mgvim, Syrie et Géorgie (6ième siècle)

Le moine Shio (Siméon) de Mgvim naquit à Antioche de Syrie. Ses parents étaient Chrétiens et élevèrent leur fils comme l'unique héritier. Le jeune reçut une excellente éducation, il étudia la Sainte Ecriture et dès ses jeunes années il devint capable d'exposer la Parole de Dieu. Ayant ouï parler d'un saint ascète nommé Jean, Shio quitta secrètement le domicile parental et partit rejoindre le saint. Jean renvoya le jeune vers ses parents, après lui avoir prédit que ses parents embrasseraient la vie monastique. La prédiction s'accomplit peu après. Shio distribua son héritage et reçut la tonsure de saint Jean.

Vingt ans plus tard, Shio partit pour la Géorgie afin d'y prêcher la Parole de Dieu avec 12 autres disciples choisis par saint Jean. Avec la bénédiction de son enseignant et du Catholicicos Gruzinien Eulabius, saint Shio s'installa dans une caverne à l'ouest de la ville de Mtskhet, où il accomplit d'austères efforts ascétiques et fut gratifié de visions miraculeuses. La vie solitaire de l'ascète commença à être connue, et bientôt le lieu des combats spirituels du saint se transforma en monastère, où une église en l'honneur de la Très Sainte Trinité fut établie par le moine.

Plus tard, on construisit d'autres églises, en l'honneur de la Mère de Dieu et de Saint Jean le Précurseur. Toutes les églises furent consacrées parle Catholicos Macaire. Le nombre de frères augmentant, le moine donna sa bénédiction pour fonder le monastère de Mgvim, pendant que lui continuait ses exploits de salut en reclus. Le moine Shio reposa le 9 mai, après avoir communié au Saints Mystères la veille au soir, et il donna aux frères une salvifique instruction finale. Les reliques du saint de Dieu furent enterrées au monastère qu'il avait fondé. Saint Shio est l'auteur de 160 préceptes pour les frères.


Martyres Callinike et Aquilina de Lycie
Saintes Callinike et Aquilina furent converties par saint Christophe, et souffrirent pour le Christ.
Lorsque saint Christophe fut amené devant l'empereur, ce dernier tenta de le forcer à renoncer au Christ, non par la menace mais par la ruse. Il fit mander 2 femmes aux moeurs légères, Callinike et Aquilina, et leur ordonna de persuader Christophe de renier le Christ, et d'offrir des sacrifices aux idoles. Au lieu de cela, les femmes furent converties au Christ par saint Christophe. Lorsqu'elles retournèrent auprès de l'empereur, elles se déclarèrent être devenues Chrétiennes. Dès lors, elles furent cruellement battues, et reçurent la couronne du martyre.

Translation des reliques de Saint Nicolas le Thaumaturge, de Myre à Bari

Pour la Vie de saint Nicolas de Myre, voir au 6 décembre.
Au 11ème siècle, l'empire Byzantin vivait des heures terribles. Les Turcs mirent un terme à son influence en Asie Mineure, détruisant villes et villages, massacrant les habitants, et accompagnant leurs terribles ravages par la profanation des églises, des saintes reliques, des icônes et des livres. Les musulmans tentèrent aussi de détruire les reliques de saint Nicolas, profondément vénéré dans tout le monde Chrétien.
En 792, le calife Aaron Al'-Rashid envoya Khumeid à la tête d'une flotte pour piller l'île de Rhodes. Ayant semé la désolation sur l'île, Khumeid embarqua pour Myre en Lycie, avec l'intention d'y piller le tombeau de saint Nicolas. Mais il pilla à la place une autre tombe, qui se trouvait dans la crypte à côté de celle du saint. A peine avaient-ils achevé leur sacrilège qu'une énorme tempête se leva en mer, et quasiment tous les navires furent mis en pièce.
La profanation de choses saintes ne choqua pas seulement les Chrétiens d'Orient, mais aussi d'Occident. En Italie, les Chrétiens étaient particulièrement inquiets pour les reliques de saint Nicolas, et parmi eux il y avait nombre de Grecs. Les habitants de la ville de Bari, qui se trouve sur les bords de la mer Adriatique, se décidèrent à aller sauver les reliques de saint Nicolas.
En 1087, des marchands de Bari et de Venise partirent commercer à Antioche. Eux et d'autres aussi proposèrent de prendre les reliques de saint Nicolas et de les transporter en Italie lors du voyage de retour. Dans ce plan, les hommes de Bari commandèrent aux Vénitiens de les débarquer à Myre. D'abord, on y envoya 2 hommes, qui rapportèrent en revenant que toute la ville était calme. Dans l'église où les reliques glorifiées reposaient, ils n'avaient recontré que 4 moines. Aussitôt, 47 hommes en arme partirent pour l'église de Saint-Nicolas. Les gardes, ne se doutant de rien, leur montrèrent la plateforme surélevée en dessous de laquelle était cachée la tombe du saint, et ils oignirent les étrangers avec de la myrhe coulant des reliques du saint.
A ce moment-là, les moines leur racontèrent l'apparition de saint Nicolas à un Ancien, ce même soir. Dans cette vision, saint Nicolas ordonnait la précautionneuse sauvegarde de ses reliques. Ce récit encouragea les chefs, ils virent une confirmation pour eux dans cette vision, comme qui dirait un décret de la part du saint. Afin de faciliter leur tâche, ils révèlèrent leurs intentions aux moines, et leur offrèrent 300 pièces d'or. Les gardes refusèrent l'argent et voulurent alerter les habitants à propos du malheur qui les menaçait. Mais les nouvellement venu les attachèrent et placèrent leurs propres gardes à la porte.
Ils déplacèrent la plateforme qui recouvrait dans l'église la tombe avec les reliques. Dans cet effort, le jeune Matthieu fut un peu trop zèlé, vouant trouver les reliques de saint Nicolas le plus vite possible. Dans son impatience, il brisa le couvercle, et les chefs virent que le sarcophage était remplit d'une sainte myrhe odoriférante. Les compatriotes des chefs, les prêtres Luppus et Drogus, chantèrent une Litanie, après laquelle la faille faite par Matthieu commença à se remplir de myrhe sortant du sarcophage du saint. Ceci eu lieu le 20 avril 1087.
Voyant l'absence d'un coffre, le prêtre Drogus enveloppa les reliques dans le tissus, et en compagnie des chefs, il les emmena au navire. Les moines ayant réussi à se libérer, ils alertèrent la ville au sujet de la mauvaise nouvelle de l'enlèvement des reliques du Thaumaturge Nicolas, par des étrangers. Une foule de gens s'élança vers le rivage, mais il était trop tard.
Le 8 mai, les navires abordèrent à Bari, et vite la joyeuxe nouvelle se répandità travers toute la ville. Le lendemain 9 mai 1087, ils transportèrent solennellement les reliques de saint Nicolas à l'église de Saint-Etienne, pas loin de la mer. La translation solennelle des reliques s'accompagna de nombreuses guérisons de malades, ce qui inspira encore plus de vénération respectueuse envers le saint de Dieu. Un an plus tard, une église fut bâtie au nom de saint Nicolas, et consacrée par le pape de Rome Urbain 2.
Cet évènement, en liaison avec la translation des reliques de saint Nicolas, suscita une vénération particulière du Thaumaturge Nicolas, et fut marquée par l'établissement d'un jour de Fête spécial au 9 mai. Au départ, ce jour de Fête de la Translation des Reliques de saint Nicolas fut seulement observée par le peuple de la ville de Bari. Elle ne fut pas adoptée dans les autres pays de l'Orient et de l'Occident Chrétien, malgré le fait que la translation des reliques était largement connue. La raison qui l'explique est qu'au Moyen-Age, on avait pour coutume de vénérer principalement les reliques des saints locaux. De plus, l'Eglise Grecque n'établit par de célébration de commémoration, car ils considéraient la perte des reliques de saint Nicolas comme un triste évènement.
La célébration dans l'Eglise Russe Orthodoxe de la mémore de la Translation des Reliques de saint Nicolas de Myre en Lycie jusqu'à Bari en Italie au 9 mai fut établie fort vite après l'an 1087, du fait qu'il existait déjà une vénération par le peuple Russe de ce grand saint de Dieu, amené de Grèce en même temps que l'acceptation du Christianisme. Les glorieux récits de miracles accomplis par ce saint tant à terre qu'en mer étaient largement connus du peuple Russe. Leur inépuisable force et abondance attestent de l'aide du grand saint de Dieu pour l'humanité souffrante. L'image de saint Nicolas, un puissant thaumaturge et bienfaiteur, devint particulièrement chère au coeur du peuple Russe, car elle lui inspira une profonde Foi, et l'espoir en son intercession. La foi du peuple Russe dans l'abondante aide du saint de Dieu a été marquée par d'innombrables miracles.
Un important corpus de littérature fut compilé à son sujet dans les antiques écrits Russes. Des récits des miracles de saint Nicolas accomplis en terre Russe furent enregistrés dès les débuts. Peu après la Translation des Reliques de saint Nicolas de Myre à Bari, une version Russe de sa Vie et un récit de la Translation de ses saintes reliques furent rédigés par un contemporain de l'évènement. Plus tôt encore un panégyrique au Thaumaturge avait été rédigé. Chaque semaine, le jedu, l'Eglise Orthodoxe Russe honore particulièrement sa mémoire.
Nombre d'églises et de monastères ont été bâtis en l'honneur de saint Nicolas, et le peuple Russe est habitué de donner son nom aux enfants lors de leur Baptême. En Russie, on a conservé nombre d'icônes miraculeuses de ce saint. Les plus célèbres d'entre elles sont les icônes de Mozhaisk, Zaraisk, Volokolamsk, Ugreshsk et Ratny. Il n'y avait pas de maison ou de temple sur la terre Russe où il n'y avait pas une icône de saint Nicolas le Thaumaturge. L'importance de l'intercession du grand saint de Dieu est exprimée par l'ancien compilateur de la Vie, par ces mots sur saint Nicolas qui "accomplit nombre de glorieux miracles sur terre et sur mer, aidant les opprimés par le malheur et sauvant ceux qui se noyaient, les ramenant sur la terre sèche en les retirant des profondeurs des mers, relevant d'autres de la corruption de la mort et les ramenant à la maison, libérant des chaines et prisons, empêchant que ne tranche l'épée et libérant de la mort, et accordant la guérison à nombreux; la vue aux aveugles, la marche au paralysés, l'ouïe aux sourds, et la parole aux muets. Il apporta des richesses à nombreux qui subissaient une abjecte misère matérielle, et donna de la nourriture aux affamés, et pour chacun de leurs besoins, il apparut prêt à les aider, un avide défenseur et un rapide intercesseur et protecteur, et qui à peine invoqué était là à aider et à délivrer de l'adversité. Tant l'Orient que l'Occident connaissent ce grand Thaumaturge, et toutes les extrémités de la terre connaissent ses grands miracles."






Textes à traduire plus tard :



SAINT CHRISTOPHE, MARTYR EN LYCIE (3e s.)

(25 juillet dans le calendrier romain)


Saint Prophète Isaïe




Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]








Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "mei", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :

En Saxe, le bienheureux Adalgar (Adger, Auger, Alger), évêque et confesseur (+ 909)
Après avoir été moine de Corvey ou Corbie-la-Jeune, il fut coadjuteur de saint Rembert comme évêque d'Hambourg et Brême. Sous son épiscopat, le diocèse eut beaucoup à souffrir de l'invasion des Slaves. La mort arriva le 9 mai 909. La fête est au 11 mai. (Dict. d'hist. et de géogr. eccl., t.1, col.455)

SAINT PACOME, ABBE ET CONFESSEUR (+ 348)
fêté dans l'Eglise Copte, son Eglise d'origine, le 9 mai, et aussi à Rome, mais chez les Grecs le 15 mai]
http://www.amdg.be/sankt/pacome.html
à venir en ligne, 6 pages]



Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :

SAINT BEAT OU BIE, ANACHORETE A LAON (3ième siècle)
Saint Béat est né en Italie, de parents nobles et riches, au commencement du 3ième siècle. De bonne heure, il se sentit touché de la grâce; et, voulant vivre dans l'humilité et la pénitence, il quitta la maison paternelle et passa dans les Gaules en habits de mendiant. Il était accompagné d'un jeune homme nommé Isle qu'il formait à la piété et à qui il rendait les services les plus humiliants. Béat se dirigea d'abord vers la source de la Garonne pour y annoncer l'Evangile. Il se trouve en effet, environ à 2 lieues de Bagnères-de-Luchon, une petite ville du nom de Saint-Béat; elle ne se compose que de 2 rues qui communiquent par un beau pont en pierre. C'est un souvenir du fruit des prédication sde ce pieux missionnaire. Animé d'un saint zèle pour étendre le royaume de Jésus-Christ, il parcourut ensuite plusieurs provinces, alla à Nantes, à Vendôme, et en beaucoup d'autres lieux, convertissant partout un grand nombre d'infidèles par des instructions touchantes, soutenues par une vie irréprochable et par le don des miracles. Enfin il vint à Laon, et choisit pour retraite une grotte dite de Chevreson ou Chevresson, laquelle était située à la pointe orientale de la montagne; aujourd'hui elle se trouve ensevelie sous l'un des bastions de la citadelle actuelle. Là, Béat menait la vie la plus sainte et la plus austère. Il passait ordinairement 3 jours de suite sans manger, prenait peu de repos et se livrait à la prière et à un travail continuel. Son occupation était de faire des paniers et des nattes de joncs. Il les vendait pour subvenir à sa subsistance et avoir la facilité de faire des aumônes. Il enseignait la voie du Salut à ceux qui venaient le trouver. De temps en temps aussi il allait à Laon et y annonçait Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Il cherchait à toucher les coeurs en racontant les circonstances douloureuses de la passion du Sauveur, mort pour le Salut du genre humain. La vie mortifiée qu'il menait, les vertus qu'il pratiquait, étaient pour ses auditeurs une preuve de la vérité des dogmes qu'il enseignait. Béat eut le bonheur d'implanter la Foi dans le pays Laonnois, et il en est regardé comme l'Apôtre. A son arrivée, il avait trouvé dans toute la contrée environnante un nombre considérable de païens. Souvent, il se trouva obligé, pour éviter les persécutions, de réunir ses néophytes dans les grottes qui se prolongeaient fort loin dans les flancs de la montagne, particulièrement au-dessus du faubourg de Vaux, et jusque sous l'emplacement actuel de la cathédrale.
Le Seigneur l'aida à triompher de tous les obstacles, et lorsqu'il mourut, à la fin du 3ième siècle, dans un âge très-avancé, il bénissait Dieu en voyant qu'il laissait après lui des adorateurs en esprit et en vérité du Christ qu'il leur avait si souvent prêché. - Ces fidèles déposèrent avec respect son corps dans la caverne qui avait été son séjour habituel. De nombreux miracles s'opérèrent à son tombeau et augmentèrent la confiance en sa puissante intercession. Son pélerinage devint célèbre dans toute la contrée où il était spécialement invoqué pour la guérison du cancer.
Au bout de quelque temps son corps fut levé de terre et exposé à la vénération des fidèles. En 1228, l'évêque Anselme fit faire une magnifique châsse en vermeil et y déposa les reliques de saint Béat, en y ajoutant quelques côtes de saint Gennebaud, un bras de saint Montain, et la tête de sainte Preuve. On portait solennellement cette châsse en procession jusqu'à la caverne du Saint, le 9 mai de chaque année; depuis la disparition de cette caverne, la châsse était portée en triomphe dans les rues de Laon. En 1564, Gautier de Mortagne, évêque de Laon, céda un os du bras de saint Béat à Gérard, abbé de la Trinité de Vendôme, à la condition expresse que, chaque année, ledit abbé et ses successeurs feraient célébrer un service pour les chanoines de Laon décédés.
L'église de Nizy-le-Comte (Minaticum ou Ninnaticum), bâtie en 1751, fut consacrée sous le vocable de saint Béat; elle obtint en 1772 un doigt du Saint et quelques reliques de saint Gennebaud, de saint Maurice, de saint Guillaume et de sainte Preuve. Ces précieux restes ont été, en 1858, renfermés dans une même châsse. La fête du 9 mai se célèbre dans cette paroisse avec la plus grande solennité, et toute oeuvre servile y est interrompue.
La châsse de saint Béat, qui est exposée tous les ans dans la cathédrale de Laon, renferme un os du fémur et un morceau du crâne. Ces reliques ont été reconnues authentiques par Mgr de Simony, évêque de Soissons et de Laon (Henri Congnet, doyen du Chapitre de Soissons).
L'église de la Sainte-Trinité de Vendôme possède encore les reliques de saint Béat. L'église paroissiale de son nom, qui se trouvait dans cette ville, a été détruite sur la fin du 18ième siècle.
Enfin, il y a, dans le diocèse du Mans, une paroisse qui s'appelle de son nom Saint-Bié ou Belin.
On le représente appuyé sur un bâton et étendant à ses pieds un dragon, celui de l'idolâtrie sans doute, quoiqu'en racontent les habitants de Château-sur-Loir.
Ce qui précède est tiré en grande partie de l'Histoire du diocèse de Laon, par dom Lelong, religieux bénédictin, 1783. Nous y avons ajouté ce qui concerne ses reliques.
C'est le cas de dire ici : chacun prêche pour son Saint. Le Propre de Blois et de Chartres disent que saint Béat mourut dans sa solitude, près de Vendôme. Dom Piolin, Histoire du Mans, dit que ce fut à Château-sur-Loir, au diocèse du Mans. Enfin, la tradition et les monuments de Laon, dont nous avons adopté la donnée, affirment que ce fut auprès de cette ville que saint Bié termina sa vie. Nous nous contentons de rapporter le différend sans vouloir nous charger de l'arranger.


En Perse, 310 bienheureux martyrs - A Cagli, sur la voie Flaminienne, saint Géronce, évêque de Cervia. Saint Géronce de Cervia passe pour être celui qui assista le pape Symmaque au 4ième concile de Rome, célébré en 502. Un autre, du même nom, évêque de Camerino, vécut dans le même siècle et assista au concile de Rome, sous le pape Hilaire. On en trouve un 3ième parmi les évêques de la Gaule, auxquels le pape saint Léon adresa sa 52ième épitre. - A Vendôme, le décès de saint Bié, confesseur. 3ième siècle. - A Constantinople, la translation des corps de saint André, Apôtre, et saint Luc, Evangéliste, apportés d'Achaïe, et de celui de saint Timothée, disciple de l'Apôtre saint Paul, apporté d'Ephèse. 4ième sicèle. Longtemps après, le corps de saint André fut transféré à Amalfi, où il est honoré par un pieux concours de fidèles : de son tombeau il coule sans cesse une liqueur pour la guérison des malades. 1208. - A Rome aussi, la translation du corps de saint Jérôme, prêtre et docteur de l'Eglise, apporté de Bethléem de Juda dans la basilique de Sainte-Marie à la Crèche. - A Bari, dans la pouille, encore la translation du corps de saint Nicolas, évêque, apporté de Myre, ville de Lycie. 1087. - A Vienne, en Dauphiné, saint Denys, 6ième évêque de cette ville. - A Quimper, en Basse-Bretagne, saint Tudin ou Tudy, abbé, compagnon des travaux de saint Corentin; on en fait sa fête le 11 de ce mois. - A Lierneux, prèsde Stavelot, en Belgique, la translation du corps de saint Simitre, prêtre romain, mis à mort avec 2 autres. On fait sa fête le 26 de ce mois. Règne d'Antonin. 159. - A Tournai, sainte Languida ou Langoureuse, compagne de sainte Ursule. 3ième siècle. - A Nocera, en Campanie, saint Prisque, évêque, patron de cette ville. - A Nicomédie et aux environs, les saints Cadrat ou Quadrat, Saturnin, Rufin et leurs compagnons, martyrs. Sous le règne de Valérien. - A Axiopolis, en Bulgarie, les saints Quirile, Quindée ou Gindée et Zénon, martyrs. - A Tarse, en Cilicie, les saints Aphrodise, Joconde et Ferme, martyrs, indiqués par le Martyrologe de saint Jérôme. - A Milan, les saints Ephénique, Caste et Polyme, diacre, martyrs, mentionnés à la même source. - A Pavie, sainte Honorée, sainte Lumineuse ou Luminose, sainte Libérate, sainte Spécieuse ou Spéciose, toutes les 4 seus de saint Epiphane, qui leur donna lui-même le voile des vierges. Honorée et Lumineuse, ayant été emenées en captivité par Odoacre, chef des Hérules, le barbare les traita cependant honorablement, par considération pour leur saint frère, qui les racheta bientôt et les ramena à leur couvent. Honorée, la plus jeune, décéda le 11 janvier, vers 500; Lumineuse le 9 mai 496; Libérate le 16 janvier vers 495; et Spéciose, le 16 juin 510. C'est à Lumineuse que saint Ephiphane avait confié la tutelle de leur plus jeune soeur, Honorée, qui était née d'une seconde épouse de leur père, nommée Focarie. - En Espagne, le vénérable Jean d'Avila,que quelques-uns qualifient de bienheureux. Nous avons donné sa vie à la suite de celle de saint Jean de Dieu. - A Avella, en Italie, le bienheureux Fort Gabrielli, qui vécut d'abord solitaire, dans les Apennins, et que le désir de pratiquer l'obéissance porta à embrasser la vie de communauté dans le monastère de Font-Avellana, fondé depuis peu par le bienheureux Robert. Il est surtout honoré à Gubio, sa patrie. 1040. -
A Rome, saint Hermas, dont l'apôtre Saint Paul fait mention dans son épitre aux Romains. S'étant généreusement sacrifié lui-même, il devint une hostie agréable à Dieu, et illustre par ses vertus, il entra dans le royaume céleste. Vers 95. Il s'agit de l'auteur du célèbre ouvrage connu sous le nom de "Pasteur", dont un manuscrit apporté ces dernières anénes du mont Sinaï, nous a enfin restitué le texte grec. Hermas semble être un Helléniste converti par saint Paul (Rom 16,4). On n'a d'autres renseignements biographiques sur cet écrivain que ceux qu'il a laissés lui-même. Né dans l'esclavage, affranchi plus tard et devenu père de famille, il s'accuse d'avoir, comme jadis le grand prêtre Héli, trop négligé l'éducation de ses enfants. On ne sait si dans la suite Hermas embrassa le sacerdoce; il était laïque au moment où il écrivait, et sa femme n'avait point jusque-là fait profession de continence; c'est du moins ce qu'il est permis de conclure d'un passage où il exprime l'espérance de pouvoir un jour lui donner le nom de soeur. Hermas avait été riche. Vraisemblablement il avait dû sa fortune au négoce lucratif qui établissait, entre l'Asie et Rome, des relations d'affaires et des échanges si considérables. Il s'accuse d'avoir, dans ce trafic, multiplié les dissimulations et le mensonge. Sa prospérité temporelle ne dura point. En lui ôtant les biens de ce monde, Dieu lui ouvrit le trésor des richesses immortelles. L'Ange de la pénitence lui apparut sous la forme d'un pasteur vêtu d'un manteau blanc, une punetière sur l'épaule, une houlette à la main. Cet Ange devait conduire Hermas à Jésus-Christ, et ses instrucitons, receuillies par l'heureux pénitent, forment le livre du "Pasteur". Toute l'antiquité chrétienne, depuis saint Irénée jusqu'à saint Jérôme, a louangé cet ouvrage. Le "Pasteur" d'Hermas était lu dans les assemblées des fidèles, non point comme une lecture canonique, mais comme un traité de théologie morale, une sorte d'Apocalypse pratique, où les vertus de l'Evangile se présentaient tout à tout en un gracieux tableau, sous forme de vision, de préceptes et de similitudes.
Le nom du pontife Clément (67-76), à qui Hermas remit un des exemplaires de son ouvrage, "pour que la doctrine en fût communiquée aux nations étrangères", nous donne la date des visions d'Hermas.
Cf. Frappel, Les Pères Apostoliques; Darras, Hist. de l'Eglise; Dom Ceillier, nouv. éd. -" Etc !!!

notes jmd : saint Clément n'était pas "pontife" mais presbytre, l'organisation de type pontifical à Rome datant de plus d'un siècle après; et on ne possède aucune date sûre ni sur Clément ni sur aucun des premiers presbytres romains. La science exégétique actuelle a repousé la rédaction du "Pasteur" aux alentours de 150, cfr son édition en "texte critique" au Cerf, Sources Chrétiennes n°53, ou son introduction dans la version "traduction seule" au Cerf toujours dans le livre reprennant tous les Pères Apostoliques, collection "Foi Vivante". Le texte prétendant la remise d'un exemplaire à saint Clément est un exemple typique des ajouts postérieurs pour donner "autorité" à l'écrit; les exégètes qui présentent le texte au Cerf font remarquer que les détails de vie prétendue de l'auteur ne "collent" pas mais sont plutôt un cadre inventé pour y placer un enseignement de théologie. La remarque des Petits Bollandistes sur la lecture "non-canonique" est aussi rendue caduque par le fait que le texte est présent dans le manuscrit "Sinaïticus", manuscrit de type romain contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire : cette lettre était "canonique" pour l'Eglise des Romains; idem celle de saint Clément, l'authentique comme la fausse. On voit bien chez nos frères Grecs nombre d'antiques manuscrits où est absente l'Apocalypse selon saint Jean, lettre que même de nos jours ils ne reconnaissent pas encore pleinement et qui ne fait donc pas partie de leur cycle de lectures liturgiques!! Et dans l'Orthodoxie d'Ethiopie, des livres apocryphes comme l'Apocalypse de Pierre, si je ne m'abuse, sont présents de nos jours. Mon Dieu, que la formation du canon biblique a été longue..]


Textes à corriger plus tard :

SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE, DOCTEUR DE L'EGLISE, ARCHEVEQUE & PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE (+ 389)(p.415-428)




Post-Schisme, quelques victimes du clergé romain de France pendant la période du triomphe de "l'humanisme" athée (Révolution française), victimes dont on fera mémoire ce 9 mai, ayant confessé le Christ face à l'anti-Christ et donc vénérables dans n'importe quelle Eglise :
Noël-Joseph Deschamps, né à Courson, près de Villedieu (diocèse de Coutances), le  9 mai 1763, vicaire à Ambrières (diocèse du Mans); ne prêta aucun des serments révolutionnaires et ne satisfit point à la loi de déportation; arrêté et assassiné par quelques soldats du bataillon d'Aunis qui couraient en colonnes mobiles à la recherche des prêtres. 1797. - Claude Richard, né à Lérouville (Meuse, arrondissement et canton de Commercy) en 1741, prêtre, religieux Bénédictin de la Congrégation de Saint-Vannes et de Saint-Hidulphe, au monastère abbatial de Saint-Léopold de Nancy; ne fit point serment de 1791 et resta dans cette dernière ville; arrêté en 1793; conduit à Rochefort; déporté au-delà des mers; mort pendant la traversée, à l'âge de 53 ans; inhumé dans l'île d'Aix. 1794. - Amable-Firmin Vigneron, prêtre, religieux de l'Ordre des Carmes au diocèse d'Amiens; ne fit point le serment schismatique de 1791 et resta à Amiens après la suppression des cloîtres; arrêté vers la fin de 1793; condamné à mort comme prêtre réfractaire par le tribunal criminel du département de la Somme, siégeant à Amiens. 1794.



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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


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