5 juin
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, SAINTE , depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Théodore Yaroslavich; saint Anoub; saint Pierre de Koriga;;(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Fri, 4 Jun 2004 14:12:30 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 5 June
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 5 Juin
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Tudno de Caernarvon
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Saint Tudno de Caernarvon
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6ième siècle. On ne sait plus grand chose concernant
saint Tudno en dehors des traditions Galloises le concernant. Llandudno
dans le Carnarvonshire fut nommée d'après lui
(Bénédictins).
Plus d'informations par un membre de la liste, Noel, de Llandudno:
Mes salutations, Père Emrys, en cette fête de Saint Tudno,
de Llandudno dans le nord du Pays de Galles. La paroisse de Llandudno
est une île au sens ecclésiastique du terme. Ses 4
églises, l'ancienne Saint-Tudno dans un creux sur une pente nord
du Grand Orme en face de la mer d'Irlande (2 miles de la ville
moderne), et les églises en ville, Saint-George, Sainte
Trinité et l'église de Notre-Sauveur, forment une enclave
du Siège de Bangor. Llandudno est entourée
côté terre par la paroisse Saint-Asaph de Llanrhos avec
ses 4 églises (Saints Sennen et Hilaire, avec Saint Paul Craig y
Don, Saint David à Penrhynside et Tous-les-Saints à
Deganwy). La plus grande partie de la ville moderne fut autrefois un
marécage sans routes et les évêques
médiévaux de Bangor, avec leur palais au Grand Orme,
devait faire leurs visites par bateau
Tudno serait un des 7 fils du roi Seithenyn, dont le royaume
légendaire dans la Baie de Cardigan fut submergé par
l'activité des marées. En réparation de la
négligence de leur père - c'est ainsi qu'on comprenait
les choses - chaque fils étudia au collège Saint-Dunawd
à Bangor Iscoed. Plus tard, Tudno établit l'église
à Cyngreawdr (le grand rocher - Great Orme). L'Ogof Llech fut sa
cellule - c'est une petite caverne sur un promontoire, difficile
d'accès, avec avec une source d'eau claire.
Son ancienne église a été profondément
restaurée à de nombreuses reprises, au point qu'il ne
subsiste plus rien de celle de Tudno de nos jours. L'église a
néanmoins un emblème médiéval en bois
gravé au dessus de la marche du choeur, représentant les
5 blessures du Christ - un tel emblème survivant dans le Pays de
Galles est quasiment unique, le seul autre connu étant celui de
la proche paroisse de Llanrhos. [From the Church Guide book by T.F.
Wynne]
Sources:
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Ajouts personnels :
SAINT DOROTHÉE DE GAZA (+ 580)
Vu que la vie de ce géant de la "Foi orthodoxe dans l'Eglise
catholique" est largement connue, je vais plutôt vous partager
l'extrait de ses "Instructions spirituelles" que j'ai lues à la
prière de ce soir (en 2004), en famille. Que par les prières de
saint Dorothée de Gaza, son pays d'origine trouve grâce
aux yeux de Dieu, qu'y brille à nouveau la flamme de l'Evangile,
la seule et vraie Foi qui sauve, et qu'il nous bénisse. JMD
"INSTRUCTIONS, II, § 26-37
II. DE L'HUMILITÉ
26. " Avant tout, dit un vieillard, nous avons
besoin de l'humilité, et devons être prêts à
dire : Pardon pour toute parole que nous entendons, car c'est par
l'humilité que sont anéantis tous les
maléfices de notre ennemi et antagoniste. » Cherchons quel
est le sens de cette parole du vieillard. Pourquoi dit-il : «
Avant tout, nous avons besoin de l'humilité" , et non pas
plutôt: "Avant tout, nous avons besoin de la
tempérance" ? L'Apôtre dit en effet « Le lutteur se
prive de tout » (1 Cor. 9, 25). Ou pourquoi le vieillard ne
dit-il pas : "Avant tout, nous avons besoin de la crainte de Dieu",
puisque l'Écriture affirme que « le commencement de la
sagesse, c'est la crainte du Seigneur" (Ps. 110, 10) et qu' "on
se détourne du mal par la crainte du Seigneur " (Prov. 15,
27)? Pourquoi pas non plus : "Avant tout, nous avons besoin de
l'aumône, ou de la foi"? Il est écrit en effet : «
Par les aumônes et la foi, les péchés sont
purifiés » (Prov. 15, 27). L'Apôtre dit aussi que
« sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu »
(Héb. 11, 6). Si donc « il est impossible de plaire sans
la foi" , si "par les aumônes et la foi les
péchés sont purifiés », si « par la
crainte du Seigneur l'homme se détourne du mal", si « la
crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse" , si enfin
"le lutteur se prive de tout », pourquoi le vieillard dit-il :
« Avant tout, nous avons besoin de l'humilité" , en
laissant de côté tout cela, qui est si
nécessaire? C'est qu'il veut nous montrer que ni la crainte
de Dieu elle-même, ni l'aumône, ni la foi, ni la
tempérance, ni aucune autre vertu, ne peut exister sans
l'humilité. Et c'est pour cette raison qu'il dit « Avant
tout, nous avons besoin de l'humilité, et devons être
prêts à dire Pardon! pour toute parole que nous entendons,
car c'est par l'humilité que sont anéantis tous les
maléfices de notre ennemi et antagoniste.
27. Vous voyez, frères, quelle est la
puissance de l'humilité. Vous voyez combien il est efficace de
dire « Pardon ! » Mais pourquoi le diable est-il
appelé non seulement « ennemi », mais encore «
antagoniste"? On l'appelle « ennemi » à cause de sa
haine insidieuse pour l'homme et pour le bien; « antagoniste
», parce qu'il s'efforce d'entraver toute bonne oeuvre. Quelqu'un
veut-il prier? Il s'y oppose et y met obstacle par des mauvaises
pensées, par la distraction obsédante, par
l'acédie. Un autre veut-il faire l'aumône? Il
l'arrête par l'avarice, par la ladrerie. Un autre veut-il
veiller? Il l'empêche par la paresse, par la nonchalance. Bref,
il s'oppose à tout ce que nous entreprenons de bon. C'est
pourquoi on l'appelle non seulement « ennemi", mais aussi «
antagoniste ». Donc « par l'humilité sont
anéantis tous les maléfices de notre ennemi et
antagoniste".
28. Car elle est vraiment grande, l'humilité.
Tous les saints ont marché par cette voie de l'humilité
et en ont abrégé le parcours par la peine, selon la
parole : « Vois mon humilité et ma peine, et enlève
tous mes péchés" (Ps. 24, 18). « Même seule,
l'humilité peut, comme le disait l'abbé Jean, nous
introduire, quoique plus lentement. » Humilions-nous donc un peu,
nous aussi, et nous serons sauvés. Même si nous ne
pouvons, faibles comme nous le sommes, accomplir de pénibles
travaux, tâchons de nous humilier. Et j'ai confiance en la
miséricorde de Dieu que le peu que nous aurons fait humblement
nous vaudra d'être, nous aussi, parmi ces saints qui ont beaucoup
peiné au service de Dieu. Oui, nous sommes faibles et incapables
de nous livrer à ces labeurs, mais ne pouvons-nous pas nous
humilier?
29. Bienheureux, frères, celui qui
possède l'humilité! Grande est l'humilité, et il
désignait fort bien celui qui possède une
véritable humilité, ce saint qui disait «
L'humilité ne s'irrite pas et n'irrite personne. » Ceci
pourtant ne semble pas convenir, car l'humilité s'oppose
à la seule vaine gloire, dont elle préserve l'homme. Or,
on s'irrite à propos de richesses et à propos de
nourritures. Comment peut-on dire alors que « l'humilité
ne s'irrite pas et n'irrite personne »? C'est que
l'humilité, nous l'avons dit, est grande. Elle est si puissante
qu'elle attire la grâce de Dieu dans l'âme, et la
grâce de Dieu une fois présente, protège
l'âme contre ces deux graves passions. Qu'y a-t-il en effet de
plus grave que de s'irriter et d'irriter le prochain? Évagre le
disait: « Il ne convient absolument pas au moine de se mettre en
colère. » Oui, vraiment, si celui qui s'irrite n'est pas
aussitôt défendu par l'humilité, il glisse peu
à peu dans un état démoniaque, troublant les
autres et se troublant lui-même. Et c'est pour cette raison que
le vieillard dit : « L'humilité ne s'irrite pas et
n'irrite personne."
30. Mais que dis-je? Est-ce seulement de ces deux
passions que l'humilité protège? C'est bien plutôt
de toute passion, de toute tentation qu'elle protège
l'âme. Quand saint Antoine eut contemplé toutes les
embûches tendues par le diable, il demanda à Dieu en
gémissant : "Qui les surmontera?" Que lui répondit Dieu?
"L'humilité les surmontera." Et quelle autre parole admirable
ajouta Dieu? "Et elles n'ont pas prise sur elle. » Voyez-vous,
Révérends, la puissance, voyez-vous la grâce d'une
vertu? En vérité, rien n'est plus puissant que
l'humilité, rien ne l'emporte sur elle. Si quelque chose de
fâcheux arrive à l'humble, aussitôt il s'en prend
à lui-même, aussitôt il juge qu'il l'a
mérité, il ne souffre pas d'en faire reproche à
quelqu'un, ni d'en rejeter la faute sur un autre. Il supporte
simplement, sans trouble, sans accablement, et en toute
quiétude. C'est pourquoi "l'humilité ne s'irrite pas et
n'irrite personne ». Aussi le saint a-t-il bien fait de dire
"Avant tout, nous avons besoin de l'humilité."
31. Il y a 2 espèces d'humilité,
comme il y a 2 espèces d'orgueil. La première
espèce d'orgueil consiste à mépriser son
frère, à ne faire aucun cas de lui, comme s'il
n'était rien, et à se croire supérieur à
lui. Si l'on ne fait pas preuve aussitôt d'une sérieuse
vigilance, on en vient peu à peu à la seconde
espèce qui consiste à s'élever contre Dieu
même, et à attribuer ses bonnes oeuvres à soi et
non à Dieu.
En vérité, mes frères, j'ai connu quelqu'un qui
était tombé dans cet état pitoyable. Au
début, quand un frère lui parlait, il le méprisait
et disait: "Qu'est-ce que celui-là? Il n'y a au monde que
Zosime et ses disciples." Puis ceux-là aussi, il se mit à
les mépriser et à dire : « Il n'y a que Macaire
», et peu après : "Qu'est-ce que Macaire? Il n'y a que
Basile et Grégoire ! » Mais il les méprisa
bientôt, eux aussi : « Qu'est-ce que Basile? Qu'est-ce que
Grégoire, disait-il. Il n'y a que Pierre et Paul. » -
« Certainement, frère, lui dis-je, tu mépriseras
aussi Pierre et Paul." Et croyez-moi, peu de temps après,
il se mit à dire:
"Qu'est-ce que Pierre et qu'est-ce que Paul? Il n'y a que la Sainte
Trinité." Finalement, il s'éleva contre Dieu même,
et ce fut sa ruine. C'est pourquoi, mes frères, nous devons
lutter contre la première espèce d'orgueil, pour ne pas
tomber peu à peu dans l'orgueil complet.
32. Il y a aussi un orgueil mondain et un orgueil
monastique. L'orgueil mondain consiste à s'élever
contre son frère parce qu'on est plus riche, plus beau, mieux
vêtu ou plus noble que lui. Quand nous voyons que nous nous
glorifions de ces choses, ou de ce que notre monastère est plus
grand, plus riche ou plus nombreux, sachons que nous sommes encore dans
l'orgueil mondain. Il en est de même quand on tire vanité
de qualités naturelles : par exemple, on se glorifie d'avoir une
belle voix et de bien psalmodier, ou d'être habile, de travailler
et de servir correctement. Ces motifs sont plus élevés
que les premiers, pourtant c'est encore de l'orgueil mondain. L'orgueil
monastique consiste à se glorifier de ses veilles, de ses
jeûnes, de sa piété, de ses observances, de son
zèle, ou encore à s'humilier par gloriole. Tout cela est
de l'orgueil monastique. Si nous devons nécessairement nous
enorgueillir, il convient que notre orgueil porte du moins sur des
choses monastiques et non sur des choses mondaines. Nous avons donc
expliqué quelle est la première espèce d'orgueil
et quelle est la seconde; nous avons défini
également l'orgueil mondain et l'orgueil monastique.
Montrons maintenant quelles sont les deux espèces
d'humilité.
38. La première consiste à tenir son
frère pour plus intelligent que soi et supérieur en tout;
c'est en somme, comme le disait un saint, « se mettre au-dessous
de tous ». La seconde espèce d'humilité, c'est
d'attribuer à Dieu les bonnes oeuvres. Telle est la parfaite
humilité des saints. Elle naît naturellement dans
l'âme de la pratique des commandements. Voyez en effet les arbres
abondamment chargés de fruits : ces fruits font plier et baisser
les branches. Au contraire, la branche qui ne porte pas de fruit se
dresse en l'air et pousse droite. Il y a même certains arbres
dont les branches ne portent pas de fruit, tant qu'elles poussent droit
vers le ciel. Mais si on y suspend une pierre pour les attirer en bas,
alors elles produisent du fruit. Ainsi en est-il de l'âme : quand
elle s'humilie, elle porte du fruit, et plus elle en produit, plus elle
s'humilie. Car plus les saints approchent de Dieu, plus ils se voient
pécheurs.
34. Je me souvicns que nous parlions un jour de
l'humilité, et un notable de Gaza nous entendant dire que
plus on approche de Dieu, plus on se voit pécheur, était
dans l'étonnement : "Comment est-ce possible?" disait-il. Il ne
comprenait pas et voulait avoir l'explication. - "Monsieur le notable,
lui demandai-je, dites-moi, que pensez-vous être dans votre
cité? - Un grand personnage, me répondit-il, le premier
de la cité. - Si vous alliez à Césarée,
pour qui vous tiendriez-vous là-bas? - Pour inférieur aux
grands de cette ville. - Et si vous alliez à Antioche? - Je m'y
considérerais comme un villageois. - Et à Constantinople
auprès de l'Empereur? - Comme un miséreux. - Et
voilà, lui dis-je. Tels sont les saints : plus ils approchent de
Dieu, plus ils se voient pécheurs. Abraham, quand il vit le
Seigneur, s'appela « terre et cendre » (Gen. 18, 27).
Isaïe disait: « O misérable et impur que je suis
» (Is. 6, 5). De même lorsque Daniel était dans la
fosse aux lions et qu'Habacuc arriva avec le déjeuner, en lui
disant: «Prends le déjeuner que Dieu t'envoie", que dit
Daniel? « Le Seigneur s'est donc souvenu de moi! » (Dan.
14, 36-37). Voyez-vous quelle humilité possédait son
coeur? Il était dans la fosse, au milieu des lions, ceux-ci ne
lui faisaient aucun mal, et cela non seulement une première
fois, mais une seconde (cf. Dan. 6 et 14) ; cependant, après
tout cela, il s'étonnait et disait : « Le Seigneur s'est
donc souvenu de moi! "
35. Voyez l'humilité des saints! voyez les
dispositions de leur coeur! Même envoyés par Dieu au
secours des hommes, ils refusaient par humilité et fuyaient
l'honneur. Si l'on jette une loque malpropre sur un homme tout
habillé de soie, il cherche à l'éviter pour ne pas
salir son précieux vêtement. De même les saints,
revêtus des vertus, fuient la gloire humaine de peur d'en
être souillés. Au contraire, ceux qui désirent la
gloire ressemblent à un homme nu qui ne cesse de chercher un
lambeau d'étoffe ou n'importe quoi pour couvrir son
indécence. Ainsi celui qui est dénué de vertus
recherche la gloire des hommes.
Envoyés par Dieu au secours d'autrui, les saints refusaient donc
par humilité. Moïse disait : « Je vous en supplie,
prenez un autre qui soit capable; moi, je suis bègue, et ma
langue est embarrassée. » (Ex. 4, 10). Et
Jérémie : « Je suis trop jeune! »
(Jér. 1, 6). Tous les saints en général, ont
acquis cette humilité, nous l'avons dit, par la pratique des
commandements. Comment elle est ou comment elle naît dans
l'âme, nul ne peut l'exprimer par des mots à quiconque ne
l'a pas apprise de l'expérience; personne ne saurait l'apprendre
par de simples paroles.
36. Un jour, l'abbé Zosime parlait de
l'humilité, et un sophiste qui se trouvait là, entendant
ses propos, voulut en avoir le sens précis : « Dis-moi,
lui demanda-t-il, comment peux-tu te croire pécheur? Ne sais-tu
pas que tu es saint, que tu possèdes des vertus? Tu vois bien
que tu pratiques les commandements! Comment, dans ces conditions,
peux-tu croire que tu es un pécheur ? Le vieillard ne trouvait
pas la réponse à lui donner, mais il lui dit : « Je
ne sais pas comment te le dire, mais c'est ainsi ! » Le sophiste
cependant le harcelait pour avoir l'explication. Mais le vieillard, ne
trouvant toujours pas comment lui exposer la chose, se mit à
dire avec sa sainte simplicité : « Ne me tourmente pas; je
sais bien, moi, qu'il en est ainsi. »
Voyant que le vieillard ne savait que répondre, je lui dis :
« N'est-ce pas comme la sophistique ou la médecine?
Lorsqu'on apprend bien ces arts et qu'on les pratique, on acquiert peu
à peu par cet exercice même, une sorte d' "habitus" de
médecin ou de sophiste. Nul ne pourrait dire, ni ne saurait
expliquer comment lui est venu cet `habitus'. Peu à peu, comme
je l'ai dit, et inconsciemment l'âme l'a acquis par l'exercice de
son art. On peut penser la même chose de l'humilité de la
pratique des commandements naît une disposition
d'humilité, qui ne peut être expliquée par des
paroles." A ces mots, l'abbé Zosime fut rempli de joie et
m'embrassa aussitôt en me disant : "Tu as trouvé
l'explication. C'est bien comme tu le dis. » Quant
au sophiste, il fut satisfait et admit lui aussi le raisonnement.
37. En effet, certaines paroles des vieillards nous
font bien entrevoir cette humilité, mais la disposition
psychique elle-même, nul ne saurait dire ce qu'elle est. Lorsque
l'abbé Agathon fut près de sa fin, les frères lui
dirent : « Toi aussi, Père, tu as de la crainte? »
Il répondit: « Sans doute, j'ai fait mon possible pour
garder les commandements, mais je suis un homme; et comment
pourrais-je savoir si mes oeuvres ont plu à Dieu? Car autre est
le jugement de Dieu, autre celui des hommes". Voyez, ce vieillard nous
a ouvert les yeux pour entrevoir l'humilité et nous a
indiqué une voie pour l'atteindre. Mais comment elle est ou
comment elle naît dans l'âme, je l'ai dit souvent, nul ne
saurait le dire; et on ne peut non plus la saisir par un raisonnement,
si l'âme par ses oeuvres n'a pas mérité de
l'apprendre. Ce qui la procure, les Pères l'ont dit. Il est
raconté on effet dans le Géronticon qu'un frère
demanda à un vieillard : « Qu'est-ce que
l'humilité?» Le vieillard répondit : «
L'humilité est une oeuvre grande et divine. La voie de
l'humilité, ce sont les labeurs corporels accomplis `avec
science', c'est se tenir au-dessous de tous, et prier Dieu sans cesse.
» Telle est la voie de l'humilité, mais l'humilité
elle-même est divine et incompréhensible."
In : Saint Dorothée de Gaza, Oeuvres spirituelles, Sources
Chrétiennes n°92 (ed. 1963), traduction Dom Regnault et de
Préville (Solesmes), éditions du Cerf, Paris.
SAINT BONIFACE, ARCHEVÊQUE DE MAYENCE, APÔTRE DE LA GERMANIE ET MARTYR (680-734)
un pélerinage à saint Boniface 1999
un pélerinage à saint Boniface 2004

Iles Orkneys, croix de la paroisse Saint Boniface
(Orkney Museum)

Croix incisée, tracée au compas, de Saint Boniface, fin
du 7ème ou début du 8ème siècle.
Intéressant de constater la présence de son culte dans
des endroits aussi éloignés, et impossible à
expliquer sans.. présence Chrétienne active.. Les
"Papars", les moines Irlandais!
http://www.rcahms.gov.uk/papar/download.html

Martyre de saint Boniface
miniature du "Fuldaer Sacramentarium", Udine, Italie, vers 975
source

pierre tombale d'un prêtre, avec la plus ancienne
représentation connue de Boniface. Seconde moitié
du 9ème siècle. Se trouve au musée de
"l'évêché" à Mainz
source
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
28ème jour du mois bénit de Bashans 1721

Commémoration de la Translation du corps de saint Epiphane
En ce jour de l'an 403, le corps de saint Epiphane (biographie au 17 de
Bashans) arriva à l'île de Chypre. Le bateau qui
transportait arrivait à Chypre venant de Constantinople, le 28
de Bashans. Les prêtres et le peuple vinrent avec des croix, des
évangéliaires, des cierges et de l'encens, et
transportèrent son corps à l'église. Quand ils
voulurent commencer à creuser sa tombe, 2 diacres ne le leur
permirent pas. Ils avaient été excommuniés par le
saint pour leur mauvaise réputation. Le corps demeura dans
l'église 4 jours durant sans changement ni pourrissement. Son
corps donnait l'impression qu'il dormait. Un saint diacre vint
auprès du corps et dit : "Je connais ta relation avec Dieu, et
que tu sais contenir ces opposants maléfiques." Il regarda alors
une hache, et en frappa le sol. Les 2 diacres opposants
s'effondrèrent aussitôt, et ils furent emmenés
à leurs maisons, et mourrurent le 3ème jour.
Le corps du saint fut oint et enveloppé, ils l'ensevelirent dans
un sarcophage de marbre dans son église. Nombre de miracles
eurent lieu par son corps.
Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à
Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

3. SAINT ANOUB
Anoub fut un des grands moines Egyptiens. Il souffrit beaucoup pour la
Vraie Foi. Peu avant sa mort, 3 ermites âgés vinrent le
visiter, et lui, "qui savait discerner les pensées de l'homme",
leur révèla tous les secrets de leurs coeurs. Anoub
mourrut en paix dans la 2ème moitié du 5ème
siècle.
4. SAINT IGOR
Igor était prince de Chernigov et Kiev. Persécuté
par sa parenté, il se retira du monde et fut tonsuré
moine. Les habitants de Kiev, mécontents de la dynastie
Olgovitch, voulurent l'exterminer. Ils envahirent le monastère,
capturèrent l'innocent et jeune Schemnik Igor, et le
tuèrent. Suite à ce crime, nombre de malheurs
s'abattirent sur les habitants de Kiev, et on vit
régulièrement sur la tombe de ce saint moine des cierges
s'allumer spontanément, et une colonne de feu fut aperçue
au-dessus de l'église où il était enterré.
Ceci eut lieu en 1147.
5. SAINT PIERRE DE KORISHE (Koriga, vers 1337-1351)
Pierre naquit dans le village de Korishe, près du
monastère Saint-Marc près de Prizren. (D'après une
autre tradition, il serait d'un village près de Pec). Jeune
homme, il labourait avec un boeuf borgne. Pierre était
exceptionnellement doux et de bon tempérament. Il se retira
étant encore jeune pour mener une vie d'ascète, comme le
fit sa soeur Hélène. Il se mortifia très
strictement et constamment. Dans le difficile combat contre les
tentations démoniaques, Pierre se prouva victorieux. Il fut
l'enseignant de nombre de moines qui se rassemblèrent autour de
lui. Fuyant la gloire des hommes, il se cacha un temps durant
près de la Mer Noire, où plus tard, saint Joanicius de
Devich mènera une vie d'ascète. Pierre mourrut fort
âgé, dans sa caverne de Korishe. La nuit où il
mourrut, on vit la lumière de nombre de cierges dans sa caverne,
et un chant angélique se fit entendre. Ce saint vécut
probablement au 13ème siècle. Le tsar Dusan bâtit
une église au-dessus de ses reliques miraculeuses, église
dépendant (métochie) du monastère d'Hilendar
[monastère Serbe sur le Mont Athos]. A une époque plus
récente, le reste des reliques de saint Pierre fut
transféré secrètement sur la Mer Noire, où
il repose à présent.
6. SAINT CONSTANTINE, METROPOLITE DE KIEV
Aux jours du bienheureux Prince Igor, alors qu'il règnait de
grands litiges et beaucoup de confusion entre les princes Russes, il y
avait aussi du désordre dans l'Eglise, et de fréquents
changements de trône des hiérarques. Ainsi, après
le décès du métropolite Michael de Kiev, le prince
Izyaslav amena le célèbre et érudit moine Klim
pour métropolite, sans solliciter la bénédiction
du patriarche de Constantinople, contrairement à l'antique
tradition locale. Alors le patriarche envoya le métropolite
Constantine pour investiguer les faits. Constantine destitua Klim et
bânit tous les clercs de l'Eglise qui l'avaient ordonné. A
cause de cela, le peuple se divisa; certains tenaient pour Klim, et
d'autres pour Constantine. Alors, d'après les voeux des princes
Russes, le patriarche envoya un troisième, Théodore, et
Klim et Constantine furent retirés. Lorsque Constantine mourrut
en 1159, ils ouvrirent ses volontés, et dedans ils lurent qu'il
demandait à ne pas être enterré, mais que son corps
soit jetté dans un champs pour être dévoré
par les chiens, parce qu'il se considérait comme responsable de
la confusion dans l'Eglise. N'osant pas désobéir à
son testament, mais cependant avec beaucoup d'horreur, les hommes
emmenèrent le corps du métropolite et le jettèrent
dans un champs où il demeura 3 jours durant. Le 3ème
jour, il se fit un terrible tonnerre au-dessus de Kiev, avec des
éclairs partout, la foudra frappa et la terre trembla. 8 hommes
périrent de la foudre. 3 colonnes lumineuses apparurent
par-dessus le corps sans vie de Constantine. Voyant cela, le prince de
Kiev ordonna que le corps de Constantine soit rapporté et
honorablement enterré dans l'église où se trouvait
la tombe d'Igor. Immédiatement après cla, le calme se fit
dans la nature. Ainsi, Dieu avait justifié Son humble serviteur.
REFLEXION - N'enfreignez jamais le jeûne du mercredi et du
vendredi. Ce jeûne est recommandé par l'Eglise, et est
bien expliqué. Si dans votre vie vous avez une fois enfreint ce
jeûne, priez Dieu qu'Il vous pardonne et ne péchez plus.
L'homme saint et pieux ne se considère pas comme dispensé
de ce jeûne, pas même en voyage, encore moins en maladie.
Saint Pacôme rencontra des hommes portant un corps, et il vit 2
Anges dans la procession funéraire. Il pria Dieu de lui
révèler le mystère de la présenc de ces
Anges aux funérailles de cet homme. Quel bien cet homme avait-il
pu faire pour que les saints Anges de Dieu l'accompagnent en procession
au tombeau? Par la Providence de Dieu, les 2 Anges approchèrent
de Pacôme et, de cette manière, lui expliquèrent :
"Un des Anges est l'Ange du mercredi et l'autre est l'Ange du vendredi.
Voyant comment cet homme avait toujours, même jusqu'à sa
mort, jeûné les mercredi et vendredi, dès lors nous
lui rendons honneur en accompagnant son corps. Puisque jusqu'à
sa mort il a respecté le jeûne, ainsi nous le glorifions."
CONTEMPLATION - Pour contempler la guérison miraculeuse du
paralytique :
"Et voici qu'on lui apportait un paralytique étendu sur un lit.
Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: "Aie confiance,
mon enfant, tes péchés sont remis." (Saint Mathieu 9,2) :
1. Comment le bon Seigneur restaura la santé du paralytique en
lui disant : "Lèves-toi et marche!" (Saint Mathieu 9,6);
2. Comment l'Eglise amène mon âme paralysée devant
le Seigneur, afin que le Seigneur puisse lui rendre la santé,
mais seulement si je le désire.
HOMELIE - A propos de la justification du don de l'aumône.
"Ne refuse pas un bienfait à qui y a droit quand il est en ton
pouvoir de le faire." (Proverbes 3,27).
Le Seigneur ne vous refuse pas ce dont vous avez besoin, de même
vous ne devriez pas repousser l'homme que le Seigneur vous a
envoyé afin de mettre votre coeur à l'épreuve. Si
un mendiant vous temps la main, une fois dans votre vie, donner-lui et
ne refusez pas. Souvenez-vous combien d'années il y a dans votre
vie, et combien d'heures il y a dans un jour, et combien de minutes
dans une heure, et chaque minute de toutes celles-là, des
milliers par jours, vous tendez votre main vers le Seigneur, et le
Seigneur donne et ne refuse pas. Souvenez-vous de la Miséricorde
de Dieu, et votre manque de miséricorde vous brûlera comme
un charbon ardent, et ne vous laissera plus en paix jusqu'à ce
que vous vous soyez repentis et ayez adouci votre coeur.
Ne dites jamais : "Ces mendiants m'ennuient!." Il y a des milliards
d'hommes qui vivent sur terre, et tous sont mendiants devant le
Seigneur; les empereurs comme les laboureurs, les riches comme les
serviteurs, tous sont mendiants devant le Seigneur, et le Seigneur ne
dit jamais : "Ces mendiants M'ennuient!." O homme, rends grâce
à Dieu que quelqu'un demande quelque chose de bon de ta part,
que ce soit matériel, ou spirituel! Cela signifie que tu es un
homme en qui Dieu a confiance : Dieu t'a confié quelques uns de
Ses biens, car tous les biens appartiennent à Dieu. Montres-toi
digne de cette confiance, montres-toi digne dans les moindres choses,
afin que te soient confiées de plus grandes encore.
O Seigneur, le plus riche, adoucis nos coeurs et illumines notre
compréhension, afin que nous soyons miséricordieux dans
les biens que Toi, le Tout-Miséricordieux, nous a confiés.
A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
Repos de saint Théodore Yaroslavich, frère ainé de saint Alexandre Nevsky à Novgorod
Le saint Prince Théodore de Novgorod, frère
aîné de Saint Alexandre Nevsky, naquit en 1218. Son
service princier à son pays natal très jeune. En 1229,
les deux frères furent laissés comme ses
représentants à Novgorod par leur père Yaroslav
Vsevolodovich. Mais moins d'un an plus tard, les jeunes princes eurent
à quitter Novgorod. Le peuple fort turbulent de Novgorod, par
son "veche" ("conseil de gouvernement"), avait décidé
d'inviter un autre prince. Mais dès l'année suivante, en
1230, une famine et une épidémie frappèrent, et
les Novogodoriens invitèrent à nouveau Yaroslav à
les diriger. Le 30 décembre 1230, il s'installa pour la
4ième fois comme prince de Novgorod, mais il ne resta dans la
ville que 2 semaines, pour y installer ses fils, puis partir pour
Pereyaslavl-Zalessk. En 1232, âgé de 14 ans, le prince
Théodore fut appelé à non seulement servir Dieu
par la prière, mais aussi par l'épée. Il prit part
à la campagne des troupes Russes contre les princes païens
Mordovian.
En 1233, selon les souhaits de son père, il fut obligé de
contracter mariage avec Théodoulia, la fille du saint prince
Michel de Chernigov. Alors que les hôtes s'étaient
déjà rassemblés pour la fête nuptiale, le
futur marié mourrut soudainement. Après le
décès inatendu de son fiancé, la princesse quitta
le monde et fut tonsurée dans un des monastères de
Suzdal, et devint célèbre par ses efforts monastiques
sous le nom de sainte Euphrosyne de Suzdal (+ 25 septembre 1250).
Saint Théodore fut enterré au monastère Yuriev de
Novgorod. En 1614, les Suédois, ayant pillé le
monastère, profanèrent la
tombe du prince et le découvrirent entier et incorrompu. Ils
outragèrent les saints reliques et finallement
abandonnèrent le corps dans le jardin de l'église. Des
années plus tard, le Métropolite Isidore de Novgorod
transféra les reliques vers la cathédrale Sainte Sophie
de Novgorod, les plaçant dans la chapelle du saint
Prophète, Précurseur et Baptiste Jean. Elles y
demeurèrent jusqu'en 1919, quand les Bolchéviques les
enlevèrent.
![]()
L'office à saint Théodore fut compilé en
1787 par le Métropolite Gabriel de Petersbourg et Novgorod (+
1801).
Invention des reliques des saints Vassian et Jonas de Pertominsk,
monastère de Solovki (1599)
Ces 2 moines du monastère de la Transfiguration à Solovki
étaient disciples de l'higoumène Philippe, qui devint par
la suite métropolite de Moscou (+ 9 janvier 1570).
Les saints moines furent glorifiés par le Seigneur après
leur mort (1561).
Les pècheurs et les marins vinrent prier dans la chapelle,
érigée en 1599, sur l'emplacement de leur
sépulture par l'Ancien Mamant, du monastère de la
Trinité-Saint-Serge. Là, en 1623, le hiéromoine
Jacques fonda un monastère, appelé Pertominsk.
Saints Martyrs Marcian, Nicander, Hyperechius, Apollonius, Leonidas,
Arius, Gorgias, Pambo, et saintes martyres Selenia et Irene, en Egypte
Ces saints martyrs étaient natifs d'Egypte et souffrirent durant
le règne de Maximien (305-311). Pour leur ferme confession de la
Foi en Christ, ils furent soumis à de terribles traitements.
Après avoir été jettés à
moitié morts en prison, un Ange leur apparut et soigna leurs
blessures. Les saints martyrs mourrurent en prison, de faim et de soif.
Saint Théodore le Thaumaturge, ermite sur le Jourdain
(6ème s.)
Le moine Théodore le Thaumaturge vécut durant le
6ème siècle. Durant sa jeunesse, il quitta le monde,
embrassa la vie monastique, et se retira dans le désert du
Jourdain. Il reçut de Dieu le don d'accomplir des miracles.
Ainsi, alors qu'il voyageait sur un navire vers Constantinople, saint
Théodore supplia le Seigneur afin que l'eau tirée de la
mer devienne douce, afin d'assouvir la soif de ses compagnons.
A ceux qui le remerciaient pour cela, le moine dit que Dieu avait
accomplit un tel miracle par pitié pour leur intense soif,
plutôt que pour ses vertus.
Icône "Igorevsk" de la Mère de Dieu (1147)
![]()
L'icône "Igor" de la Mère de Dieu - Le saint
Porteur-de-la-Passion et Grand-Prince de Kiev Igor Ol'govich (+19
Septembre 1147), pria devant cette icône durant les derniers
moments de sa vie. Elle se trouvait dans la chapelle de Saint Jean le
Théologien, dans la cathédrale de la Dormition de la
Laure des Cavernes de Kiev. Cette icône a une ancienne origine
Grecque, et porte une inscription précisant qu'elle appartient
à saint Igor.
Saint Martyr Marc de Smyrne (+1801)
Le Néomartyr Marc était natif de la ville de Smyrne. Il
fut arrêté pour un crime (délit) près de Nea
Ephesus (Asie Mineure), mais le juge lui proposa de lui épargner
sa vie s'il devenait musulman. Il accepta, mais par la suite ressentit
du remords pour son apostasie. Il confessa son péché
à un prêtre, qui aida saint Marc et son épouse
à s'échapper. Après avoir erré à
travers nombre d'endroits, ils décidèrent de rentrer
à Nea Ephesus. Saint Marc révèla à son
père spirituel son désir pour le martyre, afin de pouvoir
laver son reniement du Christ en répandant son sang pour Lui.
Le prêtre lui dit que les Turcs de cet endroit s'agitteraient et
causeraient de grandes souffrances aux Chrétiens s'il allait les
provoquer de la sorte. Dès lors, saint Marc partit pour Chios,
où il confessa courageusement le Christ devant un juge Turc. Il
fut torturé et décapité en 1801.
Textes à traduire plus tard :
Saint Anube le Confesseur et habitant du désert d'Egypte
(4ème s.)
Saint Abba Dorothée, du monastère d'Abba Serid en
Palestine (+ vers 620)
Saint Pierre de Korcha, Albanie (+ vers 1337-1351)
Hiéromartyr Dorothée, évêque de Tyre
Translation des reliques de saint George (Igor), tonsuré
Gabriel, Grand Prince de Chernigov et Kiev (+ 1150)
Saint Constantine, métropolite de Kiev
Repos de saint Théodore Yaroslavich, frère ainé de
saint Alexandre Nevsky à Novgorod
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"juni", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
SAINT DOROTHÉE LE THÉBAIN, ANACHORÈTE (4ième SIÈCLE)
Saint Dorothée le Thébain naquit à Thèbes
en Égypte; il abandonna sa ville natale pour s'enfermer dans un
monastère où il fut initié aux pratiques
ascétiques; il se retira ensuite, en 328, dans une caverne entre
Alexandrie et Nitrie. Il ne mangeait chaque jour que six onces de
pain avec une poignée de légumes et dormait sur le sol
sans étendre les jambes; il passait la journée à
ramasser des pierres pour construire les cellules des moines vivant
dans le même désert, et la nuit à tresser des
paniers ou des cordes. Comme on le suppliait de ménager son
pauvre corps, il répondit : « Il voulait me
détruire. Je suis résolu à le détruire.
» Il menait la vie érémitique depuis 60 ans quand
Pallade vint se mettre sous sa conduite; c'est ce dernier, dans son
Histoire lausiaque, qui lui donne le titre de saint.
Dorothée mourut vers l'année 395.
Bibl. - Acta sanct., 5 juin, t. 1, p. 596. - C. Butier, Lausiac History of Palladius, t. 2, 1904.
SAINT GENÈS, CONFESSEUR (+ VERS 710)
Genès était comte d'Auvergne et était si
aimé de ses administrés qu'ils voulurent le
contraindre à succéder à l'évêque
Garivald qui n'avait occupé le siège d'Auvergne que
pendant 40 jours. Genès refusa en alléguant les canons
conciliaires qui, à maintes reprises, avaient
défendu de choisir des laïcs, et détourna
l'attention sur l'abbé de Chantoin, Prix, qui fut élu.
Le nouveau prélat n'eut pas de meilleur ami que Genès qui
employa son autorité et sa fortune à l'aider. C'est ainsi
qu'ils fondèrent ensemble le monastère de
Chamalières. Prix fut assassiné le 25 janvier 676,
à Volvic. Genès l'invoqua alors
comme un saint et continua sa vie de prières et de bonnes
oeuvres jusqu'à sa mort, qui survint en 710. Son corps repose
à Combronde (Puy-de-Dôme).
Bibl. - Acta sanct., 5 juin, p. 505.
LE BIENHEUREUX SANCHE, MARTYR (+ 851)
Le bienheureux Sanche (en latin Sanctus) naquit en Gaule, probablement
à Albi. Ayant été emmené captif en Espagne
dans son enfance, il fut élevé à la cour du
khalife de Cordoue, Abdérame II. Pendant une persécution,
en 851, il subit le supplice du pal, le vendredi 5 juin, au Campo
de la Verdad (champ de la Vérité). -
Bibl. - Acta sanct., 5 juin, t. 1, p. 506. - Enciclopedia universal ilustrada, t. 53 p. 1244.
LE BIENHEUREUX MEINWERK, ÉVÊQUE DE PADERBORN (+ 1036)
Meinwerk fut une des plus nobles figures du 11ième
siècle, un prélat d'une haute valeur intellectuelle et
morale.
Fils d'un comte saxon, il fut formé au sacerdoce à
Halberstadt, puis à l'école épiscopale de
Hildesheim où il devint l'ami du futur empereur Henri 2. Il
obtint un canonicat à Halberstadt et le titre de chapelain de
l'empereur Othon III, qui avait pour lui une grande estime. Avec Henri
2, il bénéficia encore mieux de la faveur
impériale. Il fut sacré évêque de Paderborn
le 13 mars 1009. Dès lors il fut le grand bienfaiteur de
cette cité, si bien qu'on l'appela son deuxième
fondateur. Il rebâtit la cathédrale, dévorée
par le feu, éleva un palais épiscopal, fonda un
monastère pour les moines de Cluny à Abdinghof. Il
protégea sa cité de murs solides, restaura bien des
monuments dans son diocèse. Il eut également le souci des
constructions spirituelles : il rendit illustre son école
épiscopale en y assemblant des maîtres habiles. La
discipline y était sévère : défense aux
élèves de parler sans témoin à qui que ce
fût du dehors. Les parloirs des moniales cloîtrées
ne sont pas plus austères!
L'empereur saint Henri appréciait la sagesse de ses conseils. Il
le prenait volontiers pour compagnon de voyage. Meinwerk en profitait
pour récolter de belles reliques des saints. Lorsqu'il
accompagna l'impératrice sainte Cunégonde à Rome
pour le couronnement de l'empereur Henri, il reçut du pape [de
Rome] Benoît 8 plusieurs reliques insignes.
Au reste, Meinwerk recourait opportunément et
importunément à ses illustres amis pour équilibrer
son budget des oeuvres. Parfois le saint empereur rusait, pour esquiver
l'excellent quémandeur. En 1024, l'évêque eut
la douleur de présider les obsèques de ce vieil ami si
précieux. Son successeur, Conrad 2, témoigna lui aussi au
prélat une grande bienveillance.
En 1036, Meinwerk célébra la dédicace d'une
église construite sur le modèle de celle du
Saint-Sépulcre, pour honorer des
reliques apportées de Jérusalem. Et le grand
bâtisseur fut enlevé pour devenir une pierre vivante de la
Jérusalem du ciel.
Bibl. - Acta sanct., 5 juin, t. 1, p. 508-553. - F. Tenckhoff, Vita
Meinwerci, Hannoverae, 1921. - Westfal. Lebensbilder, t. 1, 1930. -
Westfal. Zeitschrift, t. 90, 1934.
SAINT DOROTHÉE LE JEUNE, ABBÉ (11ième SIÈCLE)
Saint Dorothée le Jeune vécut au commencement du
11ième siècle; son père, de famille noble,
exerçait une magistrature; il passa sa jeunesse à
Trébizonde, sur la mer Noire, où il était
né. A 12 ans, ayant compris que ses parents cherchaient
déjà à le marier et qu'il ne pourrait pas
s'opposer à leur projet, il s'enfuit de la maison paternelle et
se fit recevoir dans le monastère de la Nativité,
à Amise, ville au bord de la mer, entre Trébizonde
et Sinope; il y brilla par son intelligence et toutes les vertus. Ayant
été ordonné prêtre, il ne manqua pas un seul
jour de célébrer la messe, pendant laquelle une flamme
surnaturelle apparaissait sur son visage. Une vision l'invita
à fonder ou restaurer, sur une colline voisine, un
monastère en l'honneur de la sainte Trinité. Il
n'eut d'abord qu'un compagnon, donné par l'abbé, puis
d'autres se joignirent à eux; il leur donna la règle de
saint Arsène qu'il réforma; ils ne devaient s'occuper
matériellement que de ce qui est absolument nécessaire
pour maintenir la vie; il vécut là, à Chiliocome,
sans jamais sortir, favorisé des grâces les plus hautes de
la contemplation. Avant sa mort, qu'il avait prévue, il passa
dans les cellules de tous les frères pour leur demander pardon.
Il mourut paisiblement, entouré par les moines; il y avait
soixante-deux ans qu'il avait reçu le sacerdoce.
Les grecs le fêtent au 5 janvier.
Bibl. - Acta Sanct. p.605-614
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
p.463-465
SAINT BONIFACE, ARCHEVÊQUE DE MAYENCE, APÔTRE DE LA GERMANIE ET MARTYR (680-734)
(ajouter phrase de l'évêque Boniface de Mayence au Concile
de Tibur en 895, qu'il tenait de son illustre
prédécesseur & martyr : "Autrefois des prêtres
d'or célébraient avec des calices de bois; maintenant des
prêtres de bois ont des calices d'or")

Evêques de Rome : Agathon; Etienne 2 - Rois des Francs : Thierry
3; Pépin le Bref
Vae mihi si non evangelisavero.
Malheur à moi si je ne prêche pas l'Evangile.
1 Cor. 4,17
Saint Boniface, appelé d'abord Winfrid, naquit à Kirton,
dans le Devonshire, de parents considérables, et qui eurent un
grand soin de son éducation. Dès l'age de 5 ans, ayant vu
dans la maison paternelle quelques moines qui faisaient des missions
dans le pays, il demanda à les suivre dans leur
monastère; toutefois, son père, prenant ses souhaits pour
des fantaisies d'enfant, lui refusa absolument ce qu'il demandait. Mais
il eut beau faire, l'aspiration à la vie monastique croissait
dans le coeur de son fils, et, comme il s'y opposait, il tomba
dangereusement malade; il y vit un signe de la volonté de Dieu,
et permit à Winfrid de suivre sa vocation. Notre Saint passa 13
ans dans le monastère d'Adesean-Castre, aujourd'hui Exeter, qui
était sous la conduite d'un saint abbé nommé
Wolphard. Il passa ensuite dans l'abbaye de Nutcell, dont le
vénérable Winbert était abbé; il n'y fit
pas un moindre progrès dans les lettres humaines que dans la
vertu.
Après avoir été écolier, il devint
maître, et enseigna aux autres ce qu'il avait appris avec tant de
soin. Beaucoup d'élèves, de couvents
éloignés, accouraient à ses leçons. A l'age
de 30 ans, il fut ordonné prêtre. Peu de temps
après, le roi Ina et le clergé, réunis dans un
synode, le chargèrent d'une ambassade auprès de
Britkwald, archevêque de Cantorbéry, qui devait approuver
les décisions de ce synode; il s'acquitta de cette
négociation avec tant d'habilité et de prudence, qu'il
jouit dès lors de la plus grande considération; on
l'invitait à presque tous les synodes.
Mais Winfrid était destiné par la Providence à une
plus grande mission.
La Grande-Bretagne travailla pendant un siècle à
christianiser la Germanie : notre Saint devait achever cette sainte
entreprise et organiser définitivement l'Eglise chez les peuples
germaniques.
Il vint d'abord dans la Frise, et s'avança jusqu'à
Utrecht, la capitale de ce pays; mais le roi Radbod, qui
persécutait le Christianisme, rendit inutiles tous les efforts
de l'Apôtre. Il fut obligé de revenir en Angleterre,
où on le nomma abbé de son monastère.
Après un séjour de 2 ans (718), il résolut de
recommencer son apostolat. Muni de lettres de recommandation de son
évêque, le sage Daniel, de Winchester, il partit pour
Rome, afin de recevoir l'appui du pape romain. Grégoire 2,
après avoir éprouvé sa foi, sa vertu et la
pureté de ses intentions, l'encouragea par de sages conseils et
confirma sa mission, le 15 mai 719. Il lui donna aussi des saintes
reliques et des lettres de recommandation pour les souverains
christianisés qui se trouveraient sur sa route.
Comblé de faveurs et muni d'utiles recommendations, le Saint
partit de Rome; et, après avoir visité en passant
Luitprand, roi des Lombards, qui lui fit très-bon accueil, il
entra en Germaine, et alla jusqu'en Thuringe, où il
séjourna quelque temps, exhortant les princes et les notables de
la province à embrasser la Foi de Jésus-Christ. Il y
réforma aussi quelques prêtres qui s'étaient
abandonnés à plusieurs déréglements. Mais
ayant entendu dire que Radbod, roi des Frisons et ennemi juré de
la Foi chrétienne, était mort, il monta sur un bateau
pour passer en Frise; et, y étant arrivé, il travailla
glorieusement à la conversion des infidèles. Il
obéissait, en tous ses travaux, à saint Willibrod,
archevêque d'Utrecht. Celui-ci voulait l'avoir pour coadjuteur et
comme successeur mais le Saint refusa cette dignité, disant
qu'il devait évangéliser les idolâtres de toute la
Germanie. Après être resté 3 ans dans la Frise, il
parcourut de nouveau la Thuringe et la Hesse, que les armes de
Charles-Martel lui avaient ouvertes, en délivrant les 2 pays des
Saxons. Il fonda le couvent de Hamelbourg, sur la Saale.
Ensuite, il envoya au pape Grégoire un de ses disciples et de
ses associés, pour lui annoncer les progrès de
l'Evangile, et pour lui demander conseil sur quelques
difficultés touchant la discipline ecclésiastique, et sur
la manière dont il se devait comporter avec les nouveaux
convertis. Le Pape de Rome lui répondit article par article;
mais voulant être plus amplement informé du succès
de cette grande mission, il lui manda de le venir trouver à
Rome. Winfrid s'y rendit aussitôt, et lui fit connaître de
vive voix ce qu'il lui avait mandé dans ses lettres. Il lui
donna aussi, par écrit, sa profession de Foi; après quoi
Winfrid y fut consacré évêque régionnaire,
le 30 novembre 723. De plus, il lui changea le nom de Winfrid, qu'il
avait porté jusqu'alors, en celui de Boniface, et lui fit
présent d'un livre contenant les règles et les
institutions canoniques et des ordonnances, tirées des saints
Conciles. Il lui mit encore entre les mains des lettres, non-seulement
pour Charles-Martel, qui gouvernait alors le royaume des Francs, mais
aussi pour les ecclésiastiques et les princes de Germanie; il
exhortait les uns à le favoriser et à le secourir dans
ses besoins, et les autres à la persévérance dans
la Foi Chrétienne. Il y en avait aussi pour le peuple de
Thuringe, où il l'instruisait de quelques points de la foi et
lui recommandait de rendre toute sorte d'obéissance à
Bouiface, son père évêque, et de le recevoir comme
celui qui lui était envoyé, non pas pour profiter de ses
biens temporels, mais pour gagner les âmes à
Jésus-Christ. Il n'y eut pas même jusqu'aux Saxons
nouvellement convertis que ce vigilant Pape n'honorât d'une
lettre, pour les exhorter à demeurer constants dans la Foi
qu'ils venaient d'embrasser.
Boniface étant muni de ces lettres et recommendations, s'en vint
en Austrasie pour présenter les lettres du Pape à
Charles-Martel, qui lui en donna en même temps d'autres de faveur
et de protection pour les souverains de Germanie. Cependant, avec
toutes ces puissantes recommandations, il ne manqua pas de
difficultés dans l'exécution de ses desseins,
particulièrement lorsqu'il prêcha aux Hessois et aux Goths
qui étaient extrêmement attachés aux superstitions
du paganisme : il osa entreprendre d'abattre le principal sanctuaire
païen de la contrée : c'était le chêne de Thor
ou du Tonnerre, arbre gigantesque, près du village de Geismar.
Les idolâtres menaçaient Boniface de le massacrer; mais le
chêne s'étant fendu en 4, et étant tombé au
premier coup de cognée qu'il lui donna, ils en furent si
épouvantés, que, plusieurs ouvrant les yeux à la
lumière de l'Evangile, se convertirent à la Foi. A la
suite de ce miracle, il fit bâtir, dans le même endroit, du
bois même de cet arbre, une petite chapelle qu'il consacra en
l'honneur du prince des Apôtres, et ce fut la première
église de ces pays.
Saint Boniface, vivant ainsi parmi les païens et les
infidèles, souffrait de grandes nécessités; mais
Dieu suscita plusieurs bonnes personnes pour le secourir; de plus, ses
amis et ses compatriotes en étant informés, firent leur
possible pour l'assister : les uns lui envoyant des habits, d'autres
des provisions pour sa nourriture, et d'autres des livres et des
lettres pleines de consolation. Daniel, évêque de
Winchester, dont nous avons déjà parlé, lui envoya
une brève instruction pour convaincre les païens de leurs
erreurs et de la vanité de leurs faux dieux. L'abbesse Eadburge,
parente du roi de Kent, lui fit aussi présent de quelques livres
sacrés pour l'instruction des peuples, particulièrement
des Epitres de saint Pierre, écrites en lettres d'or, que le
Saint lui avait demandées avec instance. Enfin, Dieu même
pourvut à ses nécessités par des moyens
extraordinaires. Un jour, qu'après avoir dédié une
église à saint Michel, auprès du fleuve d'Oraha,
et avoir été consolé par une vision de cet
Archange, il n'avait rien pour son dîner, un grand oiseau, volant
au-dessus de sa table, y laissa tomber un fort beau poisson; il en fit
sa réfection, en remerciant la divine Bonté d'une faveur
si miraculeuse. Comme il travaillait sans relâche à la
vigne du Seigneur, les fruits de sa mission s'augmentèrent
tellement de jour en jour, qu'il fut contraint de faire venir
d'Angleterre plusieurs nouveaux ouvriers: il les nomma recteurs des
églises qu'il avait fait bâtir.
On vit sortir aussi des couvents de la Grande-Bretagne un essaim de
veuves et de vierges, mères, soeurs, parentes des missionnaires,
jalouses de partager leurs vertus et leurs périls. Chunihild et
Berathgit, sa fille, s'arrêtèrent en Thuringe. Chunidrat
fut envoyée en Bavière; Thecla demeura à
Kitzingen, sur le Mein. Lioba, "belle comme les Anges, ravissante dans
ses discours, savante dans les Ecritures et les saints Canons",
gouverna l'abbaye de Bischofsheim. Les farouches Germains, qui
autrefois aimaient le sang et se mêlaient aux batailles, venaient
maintenant s'agenouiller au pied de ces douces maîtresses. Le
silence et l'humilité ont caché leurs travaux aux regards
du monde; mais l'histoire marque leur place aux origines de la
civilisation germanique : la providence a mis des femmes auprès
de tous ces berceaux. (Ozanam, "Etudes germaniques")
Au bout de quelques années, l'Apôtre comptait 100.000
converties.
Tandis que saint Boniface était occupé en Germanie,
non-seulement à prêcher aux infidèles, mais aussi
à corriger les moeurs déréglées des
néo-Chrétiens de Thuringe, qui, par la négligence
des pasteurs, commençaient à chanceler en la Foi,
Grégoire 2 passa de cette vie à une meilleure, et
Grégoire 3 fut élu en sa place pour remplir le
Siège de Rome. Notre Saint envoya à Rome des
délégués pour rendre ses respects au nouveau
Patriarche d'Occident; et il le consulta, par le même moyen, sur
quelques doutes qui concernaient sa mission. Le Pontife romain lui fit
une réponse très-favorable, et lui accorda même le
Pallium pour marque de sa dignité archiépiscopale, et lui
permettant ainsi de créer de nouveaux évêques,
selon qu'il le jugerait plus nécessaire pour le progrès
de la diffusion de la Foi.
L'an 738, il vint effectuer un 3ème pèlerinage aux
tombeaux des saints Apôtres Pierre et Paul. Il en profita pour
s'entretenir avec l'évêque de Rome sur plusieurs articles
importants pour le Salut des âmes. Il reçut un très
bon accueil, et pareil à celui que ses
prédécesseurs avaient fait autrefois à saint
Athanase, à saint Epiphane et à d'autres grands
personnages qui avaient bien servi l'Eglise. A son départ, il
lui donna plusieurs reliques qu'il lui avait demandées; il lui
donna aussi Wilibaud, religieux Anglais du Mont-Cassin, pour l'aider
dans ses fonctions apostoliques. Boniface se dirigea vers la ville de
Pavie, tant pour visiter Luitprand, roi des Lombards, que pour y
vénérer les saintes reliques de saint Augustin d'Hippone,
apportées depuis quelques années de l'lle de Sardaigne,
par les soins de ce prince.
Il passa ensuite en Bavière; après avoir
délivré la province de plusieurs faux ministres, qui
usurpaient l'office des prêtres, et de quelques autres qui se
disaient évêques, il érigea 3
évêchés : celui de Salzbourg, celui de Freisingen
et celui de Ratisbonne, ou aussi celui de Passau qui était
déjà établi. Il en avertit le pontife Romain, qui
approuva, avec ce bel éloge : qu'après Dieu, la
conversion de 100.000 païens lui était due, à lui et
à Charles-Martel, prince des Francs, qui l'avait beaucoup
assisté dans cette entreprise.
L'an 742, il assembla, à la demande de Grégoire 3, le
Concile de Germanie, dans lequel il fit faire plusieurs saints
décrets pour l'heureux établissement de ces nouvelles
églises. Il présida, en 744, le concile de Soissons,
où l'on rétablit l'autorité des
métropolitains, ébranlée en quelques endroits. Il
présida encore d'autres conciles. Il était puissamment
soutenu par Carloman et Pépin, qui avaient succédé
à Charles-Martel leur père, en 741. Dans l'année
744, il posa les bases du couvent de Fulda, ce grand monastère
qui fut pour la Germanie centrale ce que furent le Mont-Cassin pour
l'Italie, Saint-Gall pour la Germanie méridionale, la nouvelle
Corbie pour la Saxe et le nord de la Germanie.
Gewilied, évêque de Mayence, ayant été
déposé, le pape de Rome Zacharie fit nommer Boniface
archevêque de Mayence. Il devenait ainsi le métropolite,
primat de toute la Germanie (747), et des certains diocèses se
trouvant actuellement en France et Belgique. En cette qualité il
sacra, à Soissons, en 752, roi des Francs, Pépin le Bref,
tige de nos rois appelés Carlovingiens, à cause de
Charlemagne, fils aîné de ce prince, comme la
première s'appelait des Mérovingiens, à cause de
Mérovée, fils de Pharamond.
Enfin, Dieu voulant récompenser les illustres travaux de Son
serviteur par la couronne du martyre, lui donna l'inspiration de
retourner en Frise, où le peuple, qu'il avait converti plusieurs
années auparavant, s'était replongé dans
l'idolâtrie. Il demanda conseil au pape de Rome, qui l'autorisa
à quitter sa métropole pour reprendre la mission en
Frise. Ensuite il écrivit à Fulrade, abbé de
Saint-Denis, premier aumônier du roi, afin qu'il suppliât
Pépin de l'assister de son autorité dans cette
entreprise, et de secourir aussi ses disciples qui étaient dans
la dernière indigence. Enfin, ayant ordonné en sa place
un saint prêtre appelé Lulle, selon son pouvoir de
métropolite, et l'ayant prié d'avoir soin, quand il
aurait reçu les nouvelles de sa mort, de retirer son corps pour
le faire inhumer, il partit de Mayence et s'embarqua sur le Rhin, avec
Eoban, évêque, 3 diacres et 4 moines. Ils
arrivèrent tous heureusement en Frise où ils
baptisèrent en peu de jours plusieurs milliers de personnes.
Un jour, le 5 juin, le pavillon de l'archevêque avait
été dressé près de Dockum, au bord de la
Burda, qui sépare les Frisons orientaux et les occidentaux.
L'autel était prêt et les vases sacrés
disposés pour le saint Sacrifice, car une grande multitude
était convoquée pour recevoir l'imposition des mains.
Après le lever du soleil, une nuée de barbares,
armés de lances et de boucliers, parut dans la plaine et vint
fondre sur le camp. Les serviteurs coururent aux armes et se
préparèrent à défendre militairement leurs
maîtres. Mais l'homme de Dieu, au premier tumulte de l'attaque,
sortit de sa tente entouré de ses clercs et portant les saintes
reliques, qui ne le quittaient point : "Cessez ce combat, mes enfants!"
s'écria-t-il; "souvenez-vous que l'Ecriture nous apprend
à rendre le bien pour le mal. Car ce jour est celui que j'ai
désiré longtemps, et l'heure de notre délivrance
est venue. Soyez forts dans le Seigneur, espérez en lui, et il
sauvera vos âmes." Puis, se retournant vers les prêtres,
les diacres et les autres clercs, il leur dit ces paroles :
"Frères, soyez fermes, et ne craignez point ceux qui ne peuvent
rien sur l'âme; mais réjouissez-vous en Dieu, qui vous
prépare une demeure dans la cité des Anges. Ne regrettez
pas les vaines joies du monde, mais traversez courageusement ce court
passage de la mort, qui sous mène à un royaume
éternel." Aussitôt une bande furieuse de barbares les
enveloppa, égorgea les serviteurs de Dieu, et se
précipita dans les tentes, où, au lieu d'or et d'argent,
ils ne trouvèrent que des reliques, des livres, et le vin
réservé pour le saint Sacrifice. Irrités de la
stérilité du pillage, ils s'enivrèrent, ils se
querellèrent et se tuèrent entre eux. Les
Chrétiens, se levant en armes de toutes parts,
exterminèrent [!!] ce qui était resté de ces
misérables.
Saint Boniface tenait en mourant le livre des Evangiles entre les mains
: ces infidèles le percèrent d'un coup
d'épée; mais ils n'en coupèrent pas une seule
lettre : ce qui ne se put faire sans miracle.
Son corps fut d'abord porté à Maastricht, ensuite
à Mayence, et, de là, il fut solennellement
transféré au monastère de Fulda, comme il l'avait
ordonné. Il a fait, depuis, beaucoup de miracles, que l'on peut
voir dans ses actes. (l'église collégiale de
Saint-Quentin, dans l'Aisne, possède une partie du crâne
de saint Boniface. Nous avons fait des recherches pour savoir comment
cette relique insigne était arrivée en la possession de
cette église sans avoir pu y parvenir).
Nous ne voulons pas omettre ici un très-bel apophthegme qui est
attribué à ce saint Apôtre et Martyr, au concile de
Tivoli. Faisant allusion à la mauvaise vie de quelques
prêtres de son temps, il disait: "Qu'autrefois les prêtres
étaient d'or, et se servaient de calices de bois; mais qu'alors
ils étaient de bois, et se servaient de calices d'or."
On peint saint Boniface tenant un livre qui est traversé par une
épée. Comme cette épée n'endommagea pas le
texte sacré, les tailleurs qui ont besoin d'avoir le coup de
ciseaux sûr et adroit, ont choisi saint Boniface pour leur patron.
ÉCRITS DE SAINT BONIFACE.
Nous avons de saint Boniface : 1° des Lettres; 2° des Sermons;
3° une Grammaire latine; 4° un grand Poème. - On lui
attribue aussi une Copie des Evangiles : Ce volume est écrit sur
parchemin, in-12, en caractères courants de Saxe. Des lettres en
or qui se trouvent sur la dernière page et qui sont d'une date
plus récente, disent formellement que ce livre est de la main
même de saint Boniface. Il est conservé dans la
bibliothèque publique de Fulda.
Serrarius publia, en 1605, un recueil de lettres du saint Boniface;
mais de 152 lettres que contient ce recueil, il n'y en a que 39 qui
soient du Saint; les autres lui ont été adressées
par des Papes de Rome et des évêques, des princes, etc. On
voit par les épîtres de saint Boniface, qu'il ne se
proposait en tout que la gloire de Dieu.
D. Martène et D. Durant ont publié un grand nombre de
lettres du Saint qui sont fort curieuses, et qui n'avaient jamais
été imprimées (Thesaur. anecdot., t. 9). Ils ont
donné aussi (ibid.) 19 homélies du même auteur.
Voici ce qui est dit dans la 4ème, de la nécessité
de la confession : "Si nous cachons nos péchés, Dieu les
découvrira publiquement malgré nous. Il vaut mieux les
confesser à un homme, que de s'exposer à être
couvert de confusion à la vue de tous les habitants du Ciel, de
la terre et de l'enfer." On trouve, dans le "Spicilège"
d'Achéry, tome 9, un recueil de canons que saint Bonifoce avait
faits pour la conduite de son clergé. Il y a un sermon du
même Saint sur la "renonciation qui se fait au Baptême",
dans le "Thesaurus anecdotorum novissimus", que D. Bernard Pez publia
à Augsbourg en 1729. (tome 3)
Le style de saint Boniface est clair, grave et simple; ses
pensées sont justes et solides. On remarque dans tous ses
écrits beaucoup d'onction et un esprit vraiment apostolique.
Toutes ses lettres sont en latin, quoique, selon les plus habiles
antiquaires, la langue anglo-saxonne fût si semblable à
celle de la plupart des peuples de Germanie, que les missionnaires de
ce pays n'avaient pas besoin d'interprètes pour se faire
entendre.
Sa Vie a été écrite d'abord par saint Willibaud,
un de ses disciples, et ensuite par Othon, prêtre de Mayence,
à la prière des moines de Fulda. Le premier se trouve
dans Baronius au tome 9 de ses "Annales", et tous les 2 sont chez
le Chartreux Laurent Surius. On peut lire aussi : "Boniface,
Apôtre des Allemands, sa vie, ses oeuvres", par J-Ch-A. Selters,
prêtre romain de Goettingen, Mayence, 1845. - Cf. Ozanam, "Etudes
germaniques".
SAINT ALLYRE, 4ième EVEQUE DE CLERMONT (+ 383)
Allyre ou Illide, né en Auvergne d'une famille noble, sous le
règne de Constantin, fut élu évêque de
Clermont par l'inspiration de Dieu et à la demande du
clergé et du peuple de cette Eglise. Le renom de sa
sainteté étant venu aux oreilles de Clément
Maxime, qui régnait à Trèves, comme sa fille se
trouvait tourmentée par un esprit impur, ce prince envoya des
députés au saint évêque pour l'inviter le
venir voir. Aliyre fut reçu à la cour avec une grande
vénération, et, après une nuit passée en
prières, il mit ses doigts dans la bouche de la jeune fille et
chassa le démon.
L'empereur voulait payer ce service avec des monceaux d'or et d'argent;
mais le saint évêque, refusant ces richesses, demanda
seulement et obtint que la cité Arverne payât en or le
tribut qu'elle payait en blé et en vin. Le saint pontife, qui
était non moins chargé d'années que de vertus,
termina sa carrière dans ce voyage; il alla jouir de la vue de
Notre-Seigneur, environ l'an 385. Il fut rapporté dans sa ville
et déposé dans l'église de Sainte-Marie.
Saint Grégoire de Tours rapporte plusieurs miracles qui
s'opérèrent au tombeau de saint Allyre. "Dans le temps",
dit-il, "que Gallus, d'heureuse mémoire, gouvernait l'Eglise,
moi, Grégoire, qui trace ces lignes, étant encore jeune,
je souffris d'une forte fièvre et d'un mal à l'aine
jusqu'à ce que j'eus obtenu de ma mère que l'on me portit
au tombeau de saint Alyre. J'y fus porté, et je recouvrai la
santé." Un fil, qui avait servi le lier les reliques de saint
Allyre ayant été dans le feu, fut retrouvé intact
longtemps après. Un comte, qui était aveugle, recouvra la
vue au même tombeau.
"Propres" de Saint-Flour et de Clermont.
SAINT PORCHAIRE, ABBE (fin du 4ième siècle)
Porchaire, abbé de la basilique de Saint-Hilaire de Poitiers,
florissait vers le commencement du 6ème siècle. On ne
connaît ni sa patrie, ni sa famille. Il se comporta très
dignement dans cette charge et s'acquit une grande renommés de
vertu et de sainteté. Saint Grégoire de Tours en est
témoin, lorsqu'il raconte que, à l'occasion des troubles
qui éclatèrent dans le monastère fondé
à Poitiers par sainte Radegonde, Porchaire fut envoyé par
l'évêque de Poitiers, Mérovée, auprès
de Gondegesile, évêque de bordeaux, et des autres
évêques de la province, avec la mission de les rendre plus
indulgents pour les religieuses dispersées. Saint Porchaire
accomplit heureusement cette mission.
Quand il fut avancé en âge, suivant l'exemple des saints
de ce temps dont la vie doit nous inspirer, il abdiqua le gouvernement
de son abbaye et se retira dans une chapelle dédiés
à notre Sauveur, laquelle portait le non du Bois-du-Seigneur ou
Bois-Sacré, parce qu'on y conservait un fragment de la Vraie
Croix. Il passa là le reste de ses jours dans la
méditation de la mort, dans la contemplation des choses
célestes et dans tous les exercices de la vie
cénobitique. Enfin, il sortit de ce monde au déclin du
6ème siècle et fut enseveli au même endroit. Mais,
dans la suite, cette humble chapelle étant devenue trop
étroite pour contenir la foule des pèlerins
attirés par la fréquence et l'éclat des miracles
que Dieu accomplissait par ses saintes reliques, le corps du Saint fut
transféré dans une basilique qui a pris le nom de
Saint-Porchaire, et qui est depuis une église paroissiale.
Lorsque, au milieu du 16ème siècle, les hordes
protestantes qui dévastaient la France, se faisaient un
sacrilège et douteux honneur de profaner les reliques de toutes
les églises, le maire de Poitiers, Rogier de Migné, elles
autres magistrats voulurent, par une juste prévision des
violences que devait souffrir la malheureuse ville, soustraire aux
fureurs de l'ennemi public le dépôt
vénéré de l'illustre Eglise. lls firent entourer
d'un mur le tombeau du Saint, en 1558, lequel demeura si bien
caché, qu'on s'en souvenait à peine lorsqu'il fut
découvert en 1676. Les plus considérables des
précieux ossements furent placés, le 26 mai, par Gilbert
de Clerambaud, évèque romain à Poitiers, dans une
châsse dargent, et les moindres demeurèrent dans leur
ancienne sépulture pour y satisfaire habituellement la
dévotion des fidèles. Mais le malheur qu'on avait
évité une fois ne put être conjuré en
d'autres épreuves de l'Eglise. Les Révolutionnaires de
1792 arrivèrent. Disciples et imitateurs des Calvinistes par la
cupidité impie qui s'attaquait aux dépouilles des autels;
apostats d'un genre nouveau qui ne tremblaient pas de profaner, sous le
voile d'une réforme mal inspirée, les objets
sacrés à leurs respects de la veille, ils
s'emparèrent de la chasse d'argent et jetèrent à
qui voulut les ramasser les restes vénérables qu'elle
contenait... Dans ce désordre sacrilège, une côte
du Saint fut recueillie secrètement par des mains dignes de la
toucher : elle fut confiée aux pieuses Filles de la Visitation,
et celles-ci, fidèles gardiennes du trésor caché
pendant les orages, s'en défirent en partie, après la
retour du calme, en faveur de l'église paroissiale qui porte
toujours le nom de Saint-Porchaire.
M. l'abbé Auber, "Vies des Saints de l'Eglise de Poitiers".
Textes à corriger plus tard :
SAINT EUTROPE II, EVEQUE D'ORANGE (1er siècle) (p.470-472)
LES SAINTS MARTYRS DE CAUNES ET NOTRE-DAME DU CROS (Commencement du 4ième siècle) (p.472-474)
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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel