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30 juillet 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!

En Belgique, saints Banthe ou Banton et Béat de Trêves, prêtres,, depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.

En Belgique post-Schisme, mémoire du saint roi Baudouin 1er de Belgique, né au Ciel le 31 juillet 1993, canonisé par tout son peuple.

Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint Hiéromartyr Benjamin, métropolite de Petrograd et Gdovsk (1922);(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
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Date sent: Thu Jul 31, 2003 1:39am
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Subject: [celt-saints] 31 July

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 31 Juillet
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

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* Saint Germain d'Auxerre
* Saint Neot de Cornouailles
* Saint Joseph d'Arimathie
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Saint Germain, évêque d'Auxerre
(Germanus)
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Evêque d'Auxerre, né à Auxerre vers 380; mort à Ravenne, le 31 juillet 448. Il était le fils de Rusticus et Germanilla, et sa famille était une des plus noble des Gaules dans la dernière partie du 4ième siècle. Il reçut la meilleure des éducations donnée par les plus distinguées des écoles d'Arles et Lyon, et partit pour Rome, où il étudia la rhétorique et le droit civil. Il y pratiqua au tribunal du préfet durant quelques années, avec beaucoup de succès. Sa haute naissance et ses grands talents le mirent en contact avec la cour impériale, et il épousa Eustachie, une demoiselle fort estimée dans les cercles impériaux.
L'empereur le renvoya en Gaule, le faisant un de ses 6 ducs, lui confiant le gouvernement des provinces Gauloises. Il habita à Auxerre et s'adonna à tous les plaisirs qui pouvaient naturellement lui échoir. Ce qui finit par causer un grand désaroi à l'évêque, saint Amator. Il semblerait que Germain était accoutumé d'accrocher les trophées de ses chasses sur un arbre particulier, qui auparavant avait été l'objet d'un culte païen. Amator tenta, en vain, de le réprimander. Un jour que le duc était absent, l'évêque fit couper l'arbre et brûler les trophées. Redoutant la colère du duc, qui voulait le tuer, il s'enfuit et fit appel au préfet Julius, lui demandant la permission de conférer la tonsure à Germain. Cela lui ayant été accordé, Amator retourna, sentant que sa fin de vie était proche. Quand le duc vint à l'église, Amator fit barrer les portes et lui donna la tonsure contre sa volonté, lui disant qu'il devait dorénavant vivre comme quelqu'un destiné à lui succéder, et en faisant un diacre.
Un changement merveilleux se produisit instantanément en Germain, et il accepta dès lors tout ce qui était arrivé comme la Volonté Divine. Il s'adonna à la prière, l'étude, les oeuvres de charité, et quand peu après Amator mourut, Germain fut unanimement choisit pour occuper le siège vacant, étant sacré le 7 juillet 418. Sa magnifique éducation lui servit dès lors pour la bonne gouvernance de son diocèse, qu'il administra avec grande sagacité. Il distribua ses biens parmi les pauvres, et vécut fort austèrement. Il bâtit un grand monastère, dédié aux saints Côme et Damien, sur les bords de l'Yonne, où il prit l'habitude de se retirer dans ses moments libres.
En 429, les évêques de Grande-Bretagne envoyèrent un appel sur le continent pour demander de l'aide contre les hérétiques Pélagiens, qui étaient occupés à corrompre la foi sur l'île. Saint Prosper, qui était à Rome en 431, affirme dans sa Chronique que le pape Célestin aurait commissionné l'Eglise en Gaule pour envoyer de l'aide, et Germain et Loup de Troys furent députés pour aller en Grande-Bretagne. En chemin, Germain s'arrêta à Nanterre, où il rencontra une jeune enfant, Geneviève, destinée à devenir la patronne de Paris. Une des plus anciennes Vies de saint Patrick, Apôtre de l'Irlande, nous raconte qu'il fut dans la suite de saint Germain en cette occasion. La tradition nous rapporte que la principale confrontation avec les représentants du Pélagianisme eut lieu à Saint-Alban, et résultat dans la déconfiture totale des hérétiques. Germain demeura quelque temps en Angleterre, prêchant et fondant plusieurs écoles pour la formation du clergé. A son retour, il rendit visite au préfet d'Arles, et obtint l'allègement de certaines taxes qui écraisaient le peuple d'Auxerre. Il construisit une église en l'honneur de Saint-Alban vers cette époque-là, dans sa ville épiscopale.
En 447, il revint en Grande-Bretagne, cette fois accompagné de saint Sévère, évêque de Trèves. Il semble bien qu'il y fit énormément pour l'Eglise locale, si on en juge par les traditions conservées dans le Pays de Galles. C'est à cette occasion qu'il aurait aidé les Britons à gagner une grande victoire - appelée la "bataille du cri, Alleluia!", la victoire de l'Alleluiah - sur une armée de marauds Saxons et Pictes.
A son retour en Gaule, il partit vers l'Armorique (Bretagne) pour intercéder pour les Armoricains qui s'étaient révoltés. Leur punition fut différée à son intervention, jusqu'à ce qu'il ait pu présenter leur cas devant l'empereur. Il partit pour l'Italie, et atteint Milan le 17 juin 448. Puis il séjourna à Ravenne, où il plaida leur cause auprès de la mère de l'empereur, Galla Placidia. L'impératrice et l'évêque de la ville, saint Pierre Chrysologue, lui firent un accueil royal, et le pardon demandé fut accordé. Il mourrut pendant qu'il se trouvait là, le 31 juillet 450.
Comme il l'avait demandé étant mourrant, son corps fut transféré de retour à Auxerre, et placé dans l'oratoire de Saint-Maurice, qu'il avait bâtit. Plus tard, l'oratoire fut remplacé par une plus grande église, qui devint plus tard encore l'abbaye Bénédictine de Saint-Germain. Ce tribut à la mémoire du saint fut le cadeau de la reine Clothilde, épouse de Clovis. Plusieurs siècles plus tard, Charles le Chauve fit ouvrir le cerceuil, et le corps fut trouvé intact. Il fut embaumé et enroulé dans des draps précieux, et placé en un lieu plus visible dans l'église. Il y demeura préservé jusqu'en 1567, quand Auxerre fut envahie par les Huguenots, qui profanèrent le cercueil et jettèrent les reliques. On rapporte que les reliques furent ensuite ramassées et placées dans l'abbaye de Saint-Marien sur les rives de l'Yonne, mais il n'y a jamais eu de reconnaissance canonique de l'authenticité de ces reliques.
Saint Germain était honoré en Cornouailles, et à Saint-Alban en Angleterre avant la réforme, et il a toujours été le patron d'Auxerre.
[site ultra-romain : http://www.newadvent.org/cathen/06472b.htm ]

Un extrait de la Vie de saint Germain, par Eric d'Auxerre (8ième siècle):
"Puisque la gloire du père brille à travers l'éducation de l'enfant, parmi les nombreux enfants e Christ que saint Germain eut comme disciples en religion, qu'il suffise de mentionner ici, très brièvement, un des plus célèbres, Patrick, l'Apôtre particulier de la nation Irlandaise, comme le récit de ses oeuvres le prouve. Ayant vécu dans cette très sainte discipline durant 18 ans, il but avidement la connaissance des Saintes Ecritures, coulant du flot d'une si grande et bonne source...".

Dans l'art, Saint Germain est un évêque avec un âne à ses pieds. Parfois, l'image peut contenir des chasseurs et du gibier abbatu autour de lui, ou Germain dirigeant un dragon à 7 têtes. (Roeder).



Saint Neot de Cornouailles, ermite
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Mort vers 877-880. Selon la tradition, saint Néot fut un moine à Glastonbury, et un prêtre, qui devint ermite en Cornouailles à l'endroit qui porte à présent son nom. Ses reliques furent ensuite emportées à Saint-Neot en Huntingdonshire (Bénédictins).
Dans l'art, Saint Neot est un vieux moine avec un bâton de pélerin et un chapeau. Il être assis avec ses pieds dans une mare, avec une biche fuyant vers lui pour chercher sa protection (Roeder). Neot est vénéré à Glastonbury, Malvern et Saint-Neot (Cornouailles)(Roeder).

Saint Joseph d'Arimathie
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Premier siècle; fêté dans l'Orthodoxie orientale les 31 juillet et 27 mars. Joseph d'Arimathie, "le noble conseiller," nous en lisons dans les 4 Evangiles (Luc, Marc, Matthieu et Jean 19:38-42). Comme avec beaucoup de figures Bibliques, des légendes nombreuses ont grandit autour de son nom dans les années ultérieures.

Saint Joseph était un riche membre du conseil du Temple et un disciple secret de Jésus parce qu'il avait peur de la persécution des officiels juifs. Il a assisté à la Crucifixion, et une légende française rapporte qu'il aurait recceuilli le Sang de Jésus pendant qu'Il était sur la Croix. (Le présumé "Sacro Catino" ou saint Graal dans lequel Joseph aurait receuilli le sang du Christ à la crucifixion est à San Lorenzo, Gênes, Italie.) Joseph a persuadé Ponce Pilate de lui permettre d'avoir le corps de Jésus, l'a emballé avec un linceul et des herbes, et l'a déposé dans un tombeau taillé dans un rocher dans le flanc d'une colline, un tombeau qu'il s'était préparé.

La tradition ultérieure a enjolivé ce récit. L'apocryphe "Evangile de Nicodème" relate que Joseph a joué un rôle important comme fondateur de la communauté chrétienne à Lydda.

Une autre version dit que Joseph était un lointain parent de Jésus, qui tirait sa richesse de l'étain des mines de Cornouailles, qu'il visitait de temps à autres. Une version rapporte l'histoire de Jésus adolescant accompagnant Joseph dans une telle visite. C'est la toile de fond du poème "Jérusalem," de William Blake (1757-1827) :

"Et est-ce que ces pieds dans ces temps anciens
Ont marché sur les vertes montagnes d'Angleterre?
Et est-ce que le saint Agneau de Dieu
a été vu sur les belles pâtures anglaises?
Et est-ce que Celui qui contenait la Divinité
A brillé sur nos montagnes ennuagées?
Et est-ce que Jérusalem a été construite ici
Parmi ces sataniques moulins noirs?

Apportez-moi mon arc d'or brûlant!
Apportez-moi mes flèches de désir!
Apportez-moi mon javelot!
O nuages, dépliez-vous!
Apportez-moi mon char de feu!
Je n'arrêterai pas ce combat mental,
Ni mon épée ne sommeillera dans ma main,
Jusqu'à ce que nous ayons construit Jérusalem
Sur la terre verte et agréable d'Angleterre ."


Cette version continue en disant qu'après la Crucifixion, Saint Joseph est retourné en Cornouailles, amenant avec lui le calice de la Dernière Cène, aussi appelé le saint Graal. Le saint Graal a été caché et a tenu un rôle important dans l'histoire folklorique d'Angleterre, dans la grande épopée nationale du roi Arthur et de ses chevaliers qui le recherchent infructueusement.

En atteignant Glastonbury, il a planté son bâton, qui a pris racine et fleuri en aubépinier. C'est l'Epine Sainte, qui fleurit à Noël. Le roi Charles 1er attira l'aumônier catholique-romain de sa femme pour observer cela, bien que le pape Grégoire avait proclamé une réforme du calendrier, l'Epine de Glastonbury a négligé le décret du Pape et continué de fleurir le Jour de Noël selon le Vieux Calendrier. Un des soldats de Cromwell coupa l'Epine comme un restant de superstition. On rapporte qu'il devint aveugle à cause d'une des épines, dans la chute. Un arbre grandi d'un morceau de l'Epine originale vit encore aujourd'hui à Glastonbury (et les arbres se sont propagés de sa racine plantée dans lee sol de la Cathédrale de Washington DC, et vraisemblablement ailleurs) et on vend de ses feuilles dans tous les magasins touristiques de Glastonbury.

Le traité de William de Malmesbury sur "l'Antiquité de Glastonbury" (en compétition avec Westminster) était la source de la légende de 13ième siècle alléguant que Joseph a accompagné saint Philippe (cfr 3 mai) en Gaule à pour prêcher. Philippe envoya alors Joseph à la tête de 12 missionnaires en Angleterre. Il est dit que la compagnie, inspirée par l'archange Gabriel,
a construit une église faite de claies [d'accacia?] en l'honneur de la Vierge Marie sur une île appelée Yniswitrin, que le roi d'Angleterre leur avait donnée. (Certaines versions prétendent même que Jésus aurait Lui-même consacrée l'église!) L'église a finalement évolué pour devenir l'abbaye de Glastonbury dans le Somerset. Joseph serait soit-disant mort là-bas, et enterré sur l'île, et des miracules accomplis sur sa tombe. Ce lieu d'enterrement est peu probable.

Y-a-t'il quelque crédit dans les légendes de Saint Joseph? Peut-être. L'étain, un ingrédient essentiel du bronze, a été extrêmement apprécié dans les temps anciens, et les navires Phéniciens importaient l'étain de Cornouailles. Ce n'est pas déraisonnable de croire que quelques-uns des judéo-chrétiens du premier siècle aient pu avoir investi dans le commerce d'étain de Cornouailles. Le christianisme a pris pied très tôt en Grande-Bretagne, peut-être, partiellement, à cause du commerce de l'étain. Dans ce cas, les premiers chrétiens Britanniques auraient une tradition rapportant qu'ils avaient été évangélisés par un riche judéo-chrétien. Ayant oublié son nom, ils auraient pu avoir consulté les Ecritures et trouvé que Joseph et Saint Barnabé (cfr 11 juin) correspondaient à la description.

Du fait qu'une certaine partie de la vie de Barnabé se trouve déjà décrite dans "les Actes d'Apôtres", l'en faisant un candidat peu probable, il ne restait plus que Joseph. Ainsi, les chrétiens cherchant une connexion directe avec leur Seigneur, auraient trouvé en Joseph leur évangélisateur. La légende de Glastonbury avait pour effet d'encourager la dévotion aux détails du Jésus Incarné et de Sa Passion.

Cela a aussi joué un rôle dans la politique d'Eglise. Au Concile de Constance (1414-1418), Glastonbury a réclamé la présidence en déclarant que l'Angleterre avait reçu le Christianisme avant tout autre pays Occidental.
(Attwater, Attwater2, les Bénédictins, Bentley, Delaney, l'Encyclopédie, Farmer, Robinson, White).

Dans l'art, Saint Joseph est représenté comme un très vieil homme, portant un pot d'onguent (baume) ou un bâton fleurissant ou une paire de calices d'autel (contenant le sang et la transpiration de Jésus) (Farmer, White). Il peut être montré retirant la couronne d'épines du Christ mort. En d'autres temps, il est montré avec le linceul et la couronne d'épines, un aubépinier avec lui, ou une boîte d'épices (Roeder). Il est vénéré à Glastonbury et est le patron des fossoyeurs et entrepreneurs de pompes funêbres (Roeder, White).

Tropaire de saint Joseph d'Arimathie ton 2
Le noble Joseph descendit de la Croix Ton Corps très pur,/
l'enveloppa d'un linceul immaculé et l'oignit d'aromates,/
et L'ayant embaumé, Le déposa dans un sepulcre neuf./
Mais le troisième jour Tu Te relevas, O Seigneur, accordant au monde une grande Miséricorde.


Kondakion de saint Joseph d'Arimathie ton 2
Joseph d'Arimathie T'a descendu de la Croix comme mort, Toi, le Porteur de la Vie,/
et T'a enveloppé dans le linceul immaculé avec les aromates./
Il a langui d'étreindre et d'embrasser Ton Coprs pur avec son coeur et ses lèvres/
pourtant il s'est retenu avec crainte./
Il pleura vers Toi en se réjouissant:/
Gloire à Ta condescendance, O Amant de l'Humanité.



Pour voir le Joseph d'Arimathie de William Blake, au milieu des Rochers d'Albion, cliquez sur :
http://metalab.unc.edu/wm/paint/auth/blake/arimathea.jpg




Des icônes de Saint Joseph d'Arimathie:
http://www.cybercom.net/~htm/images/a-239.jpg
http://www.cybercom.net/~htm/mounted.htm
http://www.tidalwave.net/~ehudgins/joseph2.jpg
http://www.odox.net/Icons-Joseph.htm##1
http://groups.yahoo.com/group/temporary-celt/message/7612

saint Joseph d'Arimathie
Récits Bibliques & Légendaires
par Robert Jones
Lire cet article sur la Toile à
http://www.sundayschoolcourses.com/joseph/joscont.htm
Table des matières
Introduction
Sources canoniques



Sources:
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Ajouts personnels :

Post-Schisme :
Roi Baudouin 1er de Belgique, de bienheureuse mémoire
Né au Ciel le 31 juillet 1993, canonisé par tout son peuple. Un million de gens sont venus lui rendre les derniers hommages au palais royal;. J'y étais aussi, et l'uniforme noir du marin, c'était chaud sous le soleil de plomb. Et depuis, la crypte royale ne cesse de recevoir les visites des pélerins. Des prêtres de l'Eglise du Vatican en Belgique en font régulière mention dans leurs Offices (contre l'avis de leur cardinal, bravo!). Des Communautés "nouvelles" de cette Eglise l'ont aussi dans leurs "sanctoral personnel". Il ne manque plus que l'acte final, la reconnaissance officielle par l'Eglise de Belgique (Orthodoxe) en l'introduisant dans la Liturgie locale (originelle).


Tombe sans cesse fleurie, culte permanent visible, tout y est : Vox populi, vox Dei!
(photo JMD 25/7/2004)

Vie du roi Baudouin 1er sur le site officiel de la maison royale
Visites de la crypte royale de Laeken, où reposent tous nos anciens souverains.
Visites du Mémorial Roi Baudouin au musée Bellevue, place Royale.


SAINT BAUDOUIN 1ER DE BELGIQUE, PRIE DIEU POUR NOUS!


Discours royal du 21 juillet 1993, appelé aussi "testament politique" de feu notre bon roi Baudouin 1er, et c'est ainsi que ce discours est qualifié dans ce document officiel de la Chambre des députés du 29 septembre 2003 :
http://www.lachambre.be/FLWB/pdf/51/0234/51K0234001.pdf
"La Belgique est désormais un État fédéral. Le Parlement a voulu définir un nouvel équilibre entre une large autonomie des Régions et des Communautés d'une part, et d'autre part, l'unité et la cohésion nécessaire du pays.
Ce qui importe maintenant, c'est de faire fonctionner au mieux les nouvelles institutions. Cela nécessitera de la part de tous les responsables un esprit de conciliation, de bonne volonté, de tolérance, et de civisme fédéral. C'est ce que souhaite la très grande majorité de nos concitoyens, qui est opposée à toute forme de séparatisme, et qui n'hésite pas à le faire savoir clairement, ce dont je me réjouis.
La réforme de l'État étant votée, il est indispensable qu'une paix communautaire durable puisse à présent s'installer et que nous puissions unir nos efforts pour faire face, ensemble, à d'autres défis auxquels nous sommes confrontés.
"


Hiéromartyr Benjamin, métropolite de Petrograd et Gdovsk (1922)

Du site de la représentation de l'Eglise Russe Orthodoxe auprès des Institutions Européennes, quelques lignes sur les terribles persécutions qui décimèrent l'Eglise en Russie, et dont le saint métropolite Benjamin fut une des victimes. :
http://orthodoxeurope.org/page/14/7.aspx
" 'Qui nous séparera de l'amour du Christ?'
Discours lors de la présentation du livre d'Andrea Riccardi "Ils sont morts pour leur foi» (Bruxelles, 14 avril 2003)
Evêque Hilarion Alfeyev [ archévêque d'Autriche et représentant de l'Eglise Russe auprès de l'Union Européenne. JMD ]
Le livre du professeur Riccardi "Ils sont morts pour leur foi" (Paris: Plon/Mame, 2002) représente un apport important à l'histoire des martyrs de l'Eglise chrétienne. Le livre est consacré aux martyrs du XX siècle, pas seulement à ceux de l'Eglise catholique à laquelle l'auteur appartient, mais également aux martyrs et confesseurs d'autres confessions chrétiennes.
Un des principaux chapitres est consacré aux persécutions de l'Eglise en URSS de 1917 jusqu'à la fin des années 80. "Jamais l'histoire de l'Eglise n'avait connu de persécutions aussi systématiques et longues que dans ce pays à cette période. Aux premiers siècles du christianisme les persécutions avaient un caractère local et ne duraient généralement pas plus de quelques années. La persécution la plus terrible de Dioclétien et de ses successeurs, commencée en 303 ne s'est poursuivie que 8 ans. Les persécutions dans l'Union soviétique ont concerné un pays entier qui constituait la sixième partie de la terre; elles ont touché tous les domaines - scolaires, administratifs, scientifiques - toutes les couches sociales et tous les âges - à commencer par les enfants soumis à une éducation athée et aux persécutions pour leur foi dans les écoles maternelles et secondaires, jusqu'au vieillards. Plus de 100 millions de fidèles orthodoxes de Russie subirent tous, sans exception, des persécutions diverses, injustices, discrimination, à commencer par les affronts et le chômage jusqu'à l'exécution", souligne N. Emelianov ("Evaluation de la statistique des persécutions de l'Eglise orthodoxe russe").
L'Eglise orthodoxe russe en a souffert particulièrement. La persécution contre elle a commencé dès l'accession des bolcheviques au pouvoir. En janvier 1918 le patriarche Tikhon écrivit: "La sainte Eglise orthodoxe du Christ vit actuellement un temps difficile en Russie: des ennemies manifestes ou latents de la vérité du Christ se sont dressés contre elle et tentent de faire périr l'ouvre du Christ... Nous vous exhortons tous, enfants fidèles de l'Eglise: défendez notre Sainte Mère humiliée et persécutée_ Et s'il faut souffrir pour l'ouvre du Christ nous vous appelons à ces souffrances avec nous par les paroles du saint apôtre: `Qui nous séparera de l'amour du Christ: chagrin, peine, persécution, famine, nudité, malheur ou glaive?' (Rom. 8, 35)".
Pendant la guerre civile du début des années 20 un grand nombre de fidèles orthodoxes, dont les évêques, les prêtres et les moines, fut fusillé et incarcéré. Un de ceux qui a souffert pendant la campagne de la nationalisation des biens ecclésiaux fut le métropolite Benjamin de Petrograd. La veille de son exécution il écrivit dans sa prison: "Dans mon enfance et adolescence je me passionnais pour la lecture des vies des saints dont l'héroïsme m'impressionnait; je regrettais de toute mon âme que les temps avaient changé et qu'il n'y avait plus d'occasion de vivre ce qu'ils avaient vécu. Mais les temps ont changé de nouveau la possibilité se présente de souffrir pour le Christ de la part des siens et des étrangers. Il est difficile de souffrir, mais au fur et à mesure que nos peines augmentent, abondent aussi la grâce et la consolation de Dieu".
Dès les premiers jours de leur existence les autorités soviétiques se sont donné comme objectif l'élimination totale et cruelle de l'Eglise orthodoxe. Cette décision transparaît dans la lettre de Lénine du 19 mai 1922 au sujet de la nationalisation des biens ecclésiaux adressée aux membres du Bureau politique: "L'enlèvement des biens, en particulier de ceux des laures, monastères et églises riches doit être effectué avec une résolution impitoyable, sans s'arrêter sous aucun prétexte et dans les délais les plus brefs possibles. Plus on pourra fusiller de bourgeois et ecclésiastiques réactionnaire, mieux ce sera."
Les persécutions contre l'Eglise, commencées par Lénine et ses collaborateurs, furent poursuivies par Staline. Elles ont pris une grande ampleur en 1937 où des centaines des milliers de chrétiens furent fusillés par fausse accusation d'activité anti-soviétique. Vers la fin des années 30 tous les monastères, toutes les écoles théologiques et presque toutes les paroisses de l'Eglise russe furent fermés. Parmi les 60.000 églises ouvertes vers 1917, moins d'une centaine ne furent pas fermées vers 1939 dans tout le pays. Parmi 300 évêques d'avant la révolution, seulement 4 étaient en liberté. La plus grande partie de l'épiscopat et du clergé fut exécutée; ceux qui y avaient échappé, terminaient leurs jours dans les camps de concentration.
Le changement de la politique de l'Etat et le rétablissement de la vie ecclésiale n'ont commencé que pendant la seconde guerre mondiale et étaient les conséquences de la tragédie de tout un peuple. Cependant, ce renoncement à l'objectif de déraciner l'Eglise ne signifiait pas la fin des persécutions. Dans une mesure moindre, les arrestations des évêques, des prêtres et des laïcs engagés se poursuivirent après la guerre. Sous Khrouchtchev (fin des années 50 et les années 60) une nouvelle vague de persécutions s'est déclarée, pendant laquelle plus de la moitié de 10.000 églises ouvertes en 1953 fut fermée.
Il est difficile d'évaluer le nombre de ceux qui ont souffert pour le Christ sous le régime soviétique. Des sources diverses parlent de 500.000 à un million de personnes. Parmi eux 100.000 furent des clercs. Evidemment, les noms de tous ces martyrs ne sont pas connus. Pendant les premières années de la révolution les persécutions se sont déroulées partout avec un sadisme et une haine singuliers; il ne reste aucune trace de bien des cas de ce genre. Ce ne sont que des renseignements bien pauvres qui atteignaient l'émigration et pouvaient être publiés. C'est pourquoi les noms de plusieurs milliers de martyrs ne seront jamais glorifiés sur cette terre. Mais Dieu les connaît tous. L'Eglise aussi garde le souvenir de ces nombreux martyrs anonymes.
Pour cette raison le concile épiscopal de l'Eglise russe de 2000 a pris la décision de canoniser ensemble avec des centaines de néo-martyrs et confesseurs dont les noms sont connus, les nombreux autres dont Dieu seul se souvient. A la fin du deuxième millénaire chrétien, lorsque le monde célébrait le jubilé de l'Incarnation de Dieu, l'Eglise russe a offert au Christ le fruit de ses souffrances, sa Golgotha, un grand chour de martyrs et de confesseurs, ceux "à qui il fut donné non seulement de croire en Christ, mais également de souffrir pour lui" (Phil. 1, 29). La glorification de ces saints est un grand évènement spirituel pour notre Eglise qui témoigne de l'action incessante de l'Esprit dans l'Eglise du Christ, de l'union entre les chrétiens d'aujourd'hui avec leurs glorieux prédécesseurs.
"Dans nos jours troublés, le Seigneur a fait surgir de nouveaux martyrs, écrivait en 1918 le saint patriarche Tikhon, si le Seigneur nous envoie des épreuves, des persécutions, des chaînes, des souffrances et même la mort, nous supporterons tout patiemment, croyant que cela nous adviendrait non sans la volonté divine et que notre exploit ne restera pas stérile, mais sera comme les souffrances des martyrs chrétiens qui ont gagné le monde à l'enseignement du Christ". Les attentes de ce saint sont en train de se réaliser, car l'Eglise en Russie et en dehors de ses frontières renaît sur le sang des martyrs.
L'exploit des martyrs est commun aux chrétiens de toutes les confessions: le professeur Riccardi le montre dans son livre. En URSS ce sont les orthodoxes, les catholiques et les protestants qui furent persécutés. Ce n'était pas rare que des chrétiens des confessions différentes se trouvent dans la même cellule de prison. Les barrières confessionnelles disparaissaient alors, des différences doctrinales s'effaçaient. Ce qui unissait les chrétiens, à savoir l'amour du Christ, était bien plus important que ce qui les distinguait.
Je voudrais exprimer mon espoir que l'exemple des martyrs nous incitera aujourd'hui non seulement à vivre en Christ et à être fidèle à son Eglise, mais également à ouvrer pour surmonter les divisions entre les chrétiens. Ce qui nous unit est bien supérieur à ce qui nous sépare. Le péché est la cause des divisions ecclésiales, tandis que la sainteté est la source de l'union. Que le sang des martyrs du 20ième siècle soit le gage de l'unité de chrétiens que nous attendons tous."


Du site "S.O.S totalitarismes" (intéressant à visiter si un ami désinformé veut vous vanter les mérites du communisme "non-trahi", version "pure de Lénine"...):
http://users.skynet.be/sostotalitarismes/SOS4.htm
(extrait)
"Extraits de A. N. Yakovlev, de l'Académie des Sciences Russe, Obschaya Gazeta, N° 3, 20/1/2000 :
http://www.og.ru/archieve/03/mat/its1.shtml
Dès 1918, on fusille les prêtres dans toute la Russie.
Le métropolite de Kiev Vladimir, est mutilé, écartelé, fusillé et jeté nu à la profanation.
Le métropolite de Pétersbourg, Benjamin qui devait succéder au patriarche fut transformé en une colonne de glace. D'abord, on l'aspergea d'eau alors qu'il gelait, ensuite on le noya.
L'évêque de Tobolsk Hermogène, qui avait accompagné volontairement l'empereur en exil fut attaché vivant à une locomotive et réduit en morceaux.
L'archevêque de Perm Andronique, qui avait été missionnaire au Japon, fut enterré vivant.
L'archevêque de Tchernigov Basile fut crucifié et brûlé vif.
Les documents témoignent de ce que de nombreux prêtres, moniales et moines furent soumis aux tortures les plus barbares, furent crucifiés sur les iconostases, furent plongés dans du goudron bouillant, furent scalpés, furent étranglés avec des étoles, "reçurent la communion" avec du plomb fondu, furent noyés sous la glace."
(un site internet à visiter en son entièreté, il dénonce le vrai Lénine, loin de l'iconographie officielle dûe à l'intelligentsia staliniste de France)

Et sur le beau site V.C.O. du hiéromoine Cassien :
http://membres.lycos.fr/orthodoxievco/bul/23.htm
(extrait)
"MARTYRS DE L'ÉGLISE DES CATACOMBES EN RUSSIE
Le hiéromartyr Benjamin, métropolite de Petrograd [...]
Le 2 mai 1922, Sa Sainteté le patriarche Tikhon fut arrêté pour avoir promulgué un ukase éclaircissant le décret du gouvernement soviétique, qui ordonnait que toutes les églises chrétiennes donnent leur or et leur argent à l'État. Le patriarche précisait que les ustensiles en or et en argent qui avaient déjà servi pour la célébration du mystère de la sainte Eucharistie n'étaient pas concernés par le décret, selon les canons de l'Église. Mais 3 évêques exprimèrent leur désaccord avec Sa Sainteté. Il s'agissait d'Evdokim, Antoine et Leonid, accompagnés des prêtres Vvedenski, Krasnitski, Boyarski, Biélkov, et d'autres. Ceux-ci renièrent la décision du patriarche en signant une déclaration disant que le patriarche interdisait illégalement le décret, mais qu'eux le permettaient. C'est ainsi que le patriarche fut arrêté et emprisonné.
Prenant connaissance de cette situation, Sa Sainteté le patriarche Tikhon passa la direction de l'Église au premier intérimaire désigné par le Concile local, le métropolite Agathangel de Yaroslav. Le métropolite prit cette responsabilité le 3 mai. Alors qu'il annonçait cela à tous les prêtres et laïcs, il les informa aussi que désormais chaque évêque devait conduire son troupeau selon sa conscience et le serment qu'il avait prêté lors de son ordination. Mais que pour les problèmes difficiles à résoudre, chacun devait s'adresser à son " humilité " (le métropolite Agathangel). Mais aussitôt l'ukase promulgué, le métropolite fut arrêté et envoyé en Sibérie. Tandis que les ex-évêques Evdokim, Antoine et Leonid ont immédiatement accordé le titre de " métropolite " aux prêtres qui les suivaient. Dans le même temps, ces soi-disant " métropolites " établirent l'Administration Supérieure de l'Église (ASE). Ils furent immédiatement reconnus et soutenus par le pouvoir soviétique. Et cette "Administration " commença à diriger les affaires ecclésiastiques de toute la Russie.
Ils promulguèrent un programme en 28 points affirmant que le Seigneur Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais seulement une personne douée.
Dans ce même document, la toute-sainte Enfantrice de Dieu, premièrement n'est pas "Enfantrice de Dieu", deuxièmement, n'est bien sûr pas Vierge, mais simplement "femme". Et ainsi de suite, toujours dans ce même esprit hérétique.
Il est clair que cette fausse doctrine était l'hérésie arienne dans son intégralité, plusieurs fois condamnée par les Sept Conciles oecuméniques. Et ces nouveaux Ariens dirigèrent leur premier coup vers Moscou. Il y remportèrent un succès considérable à cause de la "crainte des Juifs". L'ASE exigea de tous l'acceptation des "28 points". Le 27 mai, en moins d'un mois, leur tâche fut achevée à Moscou. Quiconque parmi les prêtres n'acceptait pas les "28 points" pouvait désormais s'attendre à être arrêté et emprisonné à tout moment par les autorités soviétiques.
Le 28 mai, ils arrivèrent à Petrograd. Après avoir fait les préparatifs nécessaires "à un endroit pas très éloigné", ils rencontrèrent le métropolite Benjamin dans la soirée. Ils lui présentèrent le programme des "28 points".
Le sage hiérarque leur dit : "J'ai été élu à ce siège par le peuple. Sans le peuple, je ne peux rien décider. Demain, c'est dimanche. Le peuple sera libre. Assemblons les croyants. Vous leur expliquerez vos buts et tout le programme de "l'Église Vivante". Et si le peuple l'accepte, je pourrai alors vous donner une réponse. "
Ils furent d'accord. Le lendemain, le métropolite Benjamin servait dans la Laure Alexandre Nevski. Une réunion des croyants fut arrangée pour examiner le programme de "l'Église Vivante".
A la fin de la Divine Liturgie, le métropolite Benjamin s'adressa au peuple en ces termes :
"Des représentants de "l'Église Vivante" sont venus de Moscou. Ils nous proposent d'accepter leur programme et leur enseignement. Écoutez attentivement. Sans vous, je ne peux pas décider. Mais vous, décidez vous-mêmes si oui ou non vous devez accepter cette doctrine. Ensuite, j'exprimerai moi aussi mon opinion ! "
A 10 heures du matin, le peuple avait déjà commencé à se rassembler. Tous ceux qui désiraient être présents à cette réunion inscrivaient leur nom dans des cahiers. Il y avait environ 12.000 personnes assemblées avec les prêtres de toutes les églises de Petrograd.
Le métropolite proposa d'élire un praesidium (comité). Ses membres étaient le métropolite lui-même, 4 membres du clergé et 3 laïcs. Le hiérarque ouvrit la séance. Le soi-disant "métropolite" sortit sur l'ambon. Il dit : "Jusqu'ici, nous avons été des sujets du Tsar. Mais maintenant, nous sommes libres. Le peuple lui-même doit diriger l'Église. C'est pourquoi nous voulons nous libérer des liens dont nous étions liés dans le passé. Plus de 1900 ans ont passé depuis qu'on a ordonné de croire que le Seigneur Jésus-Christ est Fils de Dieu et Dieu, et qu'il est né de la Vierge Marie. Mais qui peut souscrire à cela ? Bien sûr qu'il n'est pas Dieu. C'est clair pour tout le monde. Nous reconnaissons Dieu. Il est vraiment le Seigneur Dieu Sabaoth. Toute la Bible en est témoin. Tous les prophètes en ont parlé. Et nous reconnaissons tout cela. Mais Jésus Christ n'est évidemment pas Dieu. Il était tout simplement un homme génial. Et jugez par vous-mêmes comment celle qui l'a enfanté peut être vierge. Nous devons nous unir - Orthodoxes, Catholiques et Juifs - dans une seule Église Vivante (et pas morte) pour tous les peuples !.. "
Quand il eut dit cela, tout le peuple s'écria : "Nous ne voulons pas d'une telle "Église". Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ est Fils de Dieu et Dieu, et nous reconnaissons que la Mère de Dieu est Vierge !.. "
Puis, le "métropolite" Krastnisky de "l'Église Vivante" parla. Il rejeta le Baptême des enfants comme étant donné à des êtres non-conscients. Selon lui, l'enfant doit d'abord grandir, puis recevoir le baptême en étant parfaitement conscient de ce qu'il reçoit. Il rejeta également le sacrement du mariage. Selon le "métropolite", on ne doit pas se marier à l'aveuglette. Il faut d'abord se marier civilement. Puis, on doit voir si le couple est bien assorti. Si ce n'est pas le cas, les conjoints doivent se séparer. Seuls ceux qui s'entendent bien peuvent se marier à l'église. [Il poursuivit :] " Nous ne reconnaissons pas de saintes reliques, ni aucune autre relique." " Nous ne reconnaissons pas le monachisme non plus ; un homme ne peut être sans femme, ni un femme sans homme. Les évêques doivent prendre femme. Un prêtre veuf peut se remarier une deuxième et une troisième fois. "
Le "métropolite" Boyarski sortit à son tour. Il commença par une objection au discours de Vvedenski : "Bien que Vvedenski ait dit que Jésus-Christ n'est pas Dieu mais un homme génial, et la Mère de Dieu n'est pas une vierge, je ne suis pas d'accord avec lui. Je reconnais que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et que la Mère de Dieu est une vierge. Mais le mariage, les saintes reliques, le monachisme - je ne les reconnais pas !.. "
Lorsqu'il eut dit cela, le peuple s'écria : "Nous ne voulons pas de vos explications. Nous n'avons pas besoin de votre nouvelle "Église Vivante". Honte, honte !.. "
Le métropolite Benjamin, en tant que président, se leva et calma le peuple. Puis il dit :
"Vous avez tous entendu de la bouche des représentants de la soi-disant "Église Vivante" les explications sur ce que cette "Église" représente. Vous avez entendu que l'"Église Vivante" attaque et rejette notre Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Et que cette "Église Vivante" reconnaît comme vraie une doctrine fausse et blasphématoire. Par conséquent, si vous êtes d'accord avec eux et prêts à passer de leur côté, joignez-vous à ceux qui ont parlé. Mais moi, en tant que votre archiprêtre, celui qui a été placé dans la sainte Église pour garder la pureté de la foi et pour chasser loin d'elle les " loups qui la détruisent ", je suis obligé de dire ce que je vais dire. Ce sont des loups sous des peaux de brebis ! Le saint apôtre a prophétisé d'eux ainsi : " Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. Veillez donc. " (Ac 20, 29-31). " Et je témoigne ici devant vous que ces loups sont maintenant entrés parmi nous pour faire leurs affaires de loups chez nous aussi. Ils sont entrés avec nos habits, mais ils ne sont pas des nôtres. Attention, méfiez-vous d'eux !.. Moi, en tant que votre archiprêtre, je vous l'ai annoncé. " - " Ce blasphème que vous avez entendu a déjà été prêché par Arius et ses disciples. Mais Arius et ses disciples ont été condamnés par les Sept Conciles oecuméniques et voués à l'anathème, à la séparation d'avec l'Église du Christ. En conséquence de quoi, moi aussi, en accord avec les saints Conciles oecuméniques, je suis obligé de livrer tous les chefs de cette nouvelle "Église Vivante" hérétique et tous ceux qui les suivent à l'anathème ! "
Après ces paroles, il retourna aux Portes Royales et prononça les paroles suivantes :
"Au nom de notre Seigneur Jésus Christ, le Fils de Dieu, et de sa toute-pure, immaculée et toujours Vierge Mère, l'Enfantrice de Dieu, je livre à l'anathème la soi-disant "Église Vivante" et ses chefs, et son troupeau ! "
Et aussitôt le protodiacre prononça l'anathème sur tous les docteurs et disciples de "l'Église Vivante". Mais pendant qu'ils scandaient : " Anathème, anathème, anathème ! ", Vvedenski, s'enfuit par une porte latérale de l'autel dans la cour de la Laure Alexandre Nevski et informa le GPU par téléphone de ce qui s'était passé. Le métropolite Benjamin, par contre, commença un sermon sur cette hérésie.
Pendant qu'il parlait des autorités, des représentants des autorités soviétiques arrivèrent et l'arrêtèrent avec tout le Synode . Il les emmenèrent dans la rue Gorotchovaya où était le GPU. Tout le peuple qui avait été dans la laure et dans ses alentours alla y demander leur libération. Mais les autorités ne les relâchèrent pas. Dans la soirée, 30.000 personnes environ étaient rassemblées dans la rue du GPU et dans les rues voisines. La foule ne se dispersa pas et continua à demander sa libération. Puis, le soir, les autorités envoyèrent une unité de cavalerie droit sur la foule et commença à écraser les gens sous les pieds des chevaux. Combien de personnes y trouvèrent la mort ? Selon la Cour, quelques centaines. Mais combien furent arrêtées et soumises à la répression - il est impossible de le dire, même approximativement. Ils condamnèrent 10 personnes à être fusillées. Pour 6 autres personnes, ils transformèrent la sentence de mort en prison. Les autres personnes arrêtées furent également emprisonnées pour des périodes de temps de longueur variable.
Parmi les hiérarques appartenant au Synode, le métropolite Benjamin, l'archimandrite Serge qui disait sans crainte toute la vérité à ses exécuteurs, et d'autres, furent fusillés. Tous se conduisirent avec la plus grande dignité. Mais le métropolite Benjamin frappa tout le monde par sa douceur, son humilité et en même temps sa confiance complète en la volonté de Dieu et sa fermeté inébranlable dans la confession de la foi chrétienne. Lui et ses co-lutteurs subirent le martyre la nuit du 31 juillet au 1er août.
Saint hiéromartyr et hiérarque Benjamin et ceux qui ont souffert avec toi pour le Christ, priez Dieu pour nous !
Tel est le récit de ces événements et de la mort du métropolite donné par l'archevêque Pitirim (c'est-à-dire l'évêque Pierre).
à suivre" (l'évêque Pierre est mort à 94 ans)





traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
Tobi 23, 1721 AM



Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!






Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm




Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/


Saint Joseph d'Arimathie (1er siècle)

Saint Joseph d'Arimathie fut un disciple secret de Notre Seigneur Jésus-Christ. Comme membre du Sanhérdin, il ne participa au conseil et aux actions des Juifs ayant condamné à mort Jésus-Christ. Après la Crucifiction et la Mort du Sauveur, il osa aller chez Pilate et lui demander le Corps du Seigneur, Auquel il donna sépulture avec l'aide du Juste Nicodème, qui était aussi un disciple secret du Seigneur.
Ils descendirent le Corps du Sauveur de la Croix, l'enveloppèrent dans un linceul, et le plaçèrent dans un nouveau tombeau, dans lequel personne n'avait jamais été enseveli, dans les Jardins de Gethsemani, en présence de la Mère de Dieu et des saintes Femmes Myrophores (Saint Joseph avait préparé cette tombe pour lui-même). Ayant roulé la lourde pierre devant l'entrée de la tombe, ils repartirent. (Jn. 19,37-42; Mt. 27,57-61; Mc. 15,43-47; Lc. 24,50-56).
Saint Joseph voyagea ensuite à travers le monde, proclamant l'Evangile du Christ. Il mourrut en paix en Angleterre.





Textes à traduire plus tard :


Nouveau hiéromartyr Benjamin, métropolite de Petrograd et Gdovsk (+ 1922) et ses compagnons : l'Archimandrite Serge et les laïcs Yuri et Jean


[ JMD : vous trouverez, en français, une fort belle page sur ces néomartyrs de Russie, sur le site du monastère des saints Elie et Elisée :
http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/fetemobile/dimancheneomartyrsrusse.html ]


Today's Readings:
Epistle: Romans 14:6-9
Gospel: Matthew 15:32-39


Avant-fête de la Procession de l'adorable et vivificatrice Croix du Seigneur

Tropaire de la Procession de la Vivifiante Croix du Seigneur ton 1
O Seigneur, sauve Ton peuple,
Et bénît Ton héritage!
Accorde les victoires aux Chrétiens Orthodoxes
Sur leurs adversaires.
Et par la vertu de la Croix,
Préserve Ta maison!


Kondakion de la Procession de la Vivifiante Croix du Seigneur ton 4
De même que Tu fus volontairement crucifié pour notre Salut,
Accorde la Miséricorde à ceux qui sont appelés de Ton nom;
Réjouis tous les Chrétiens Orthodoxes par Ta puissance,
Accorde-leur des victoires sur leurs adversaires,
En plaçant sur eux l'invincible trophée, Ton arme de paix!






Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]








Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "juli", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :



SAINT PIERRE 2, ÉVÊQUE DE RAVENNE, CONFESSEUR (+ 519?)
Pierre 2 (le premier, c'est saint Pierre Chrysologue) fut consacré le 15 septembre 494. Le pape de Rome Gélase 1er lui écrivit plusieurs fois vers 495-496. Le 8 août 501, il reçut une lettre du roi Théodoric adressée aux évêques de Milan, d'Aquilée, à lui et "à tous les évêques (d'Italie) résidant à Rome". En 502, il signait au synode romain; on retrouve son nom en 503, en 516-517. En 519, malgré leur évêque, les Ravennates incendièrent les synagogues de leur ville et le roi Théodoric adressait de Vérone à Pierre l'ordre de les reconstruire.
Pierre bâtit pour l'église Petriana, à Classe, un baptistère. Il fit commencer le Tricoli à Ravenne, et le "monastère" saint-André (qu'on appelle aujourd'hui chapelle Saint-Pierre-Chrysologue, chapelle du palais épiscopal réservée au sacrement de pénitence).
Pierre serait mort le 3 décembre et enterré à Classe au "monastère" Saint-Jacques, près des fonts de la cathédrale qu'il avait élevée. Testi-Rasponi soutient que saint Pierre 1er Chrysologue a été enterré le 31 juillet, et non le 3 décembre,
et que la date de la mort de Pierre 2 a été attribuée indûment à Pierre 1er.
L'ancien catalogue épiscopal de Ravenne est réputé bon.
Pierre 2 y figure le 22ième, dans la liste donnée au Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie. Toutefois E. Stem, Beitràge zur Geschichte von Ravenna.., dans Klio, 1920, p. 40-59, propose une chronologie, différente pour les
évêques du n. 17 au n. 30.
Bibl. - Acta sanct., 31 juillet, t.7, p. 181-184. - Testi-Rasponi, Codex pont. Eccl. Ravennensis, dans Muratori, Rerum ital. Script., Bologne, 1924, etc.


Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :

p.136-138

A Césarée de Mauritanie (aujourd'hui Cherchell, sur la côte nord de l'Afrique), le martyre de saint Fabius, qui, refusant de porter les enseignes du gouverneur de la province, fut d'abord enfermé quelque temps dans un cachot; ensuite, après 2 interrogatoires, où il persévéra constamment dans le confession de Jésus-Christ, il fut condamné par le juge à perdre la tète. -

Au diocèse de Trèves, saint Banthe ou Banton, confesseur, frère de saint Béat, cité au martyrologe de France du 26 juillet, où nous avons dit quelques mots de sa vie. Après avoir été longtemps, avec son frère, le plus éclatant flambeau de la ville de Trèves, il se rendit dans les montagnes des Vosges pour y mener la vie érémitique. Il parcourut d'un pied ferme et d'une course égale le chemin ardu de la perfection, durant plusieurs années, et sortit de cette vie, non sans miracles. Ses saintes reliques, déposées dans une chapelle de l'église métropolitaine, ont procuré le soulagement et la santé à nombre de malades. -

A Metz, saint Gosselin ou Ansolin, évêque de ce siège et confesseur. D'après Du Saussey, il succéda à saint Agatimbre dont il sut imiter les vertus, et tint glorieusement, pendant 18 ans, le siège épiscopal de Metz, n'ayant nul souci de ses intérèts personnels, mais plein d'un zèle pieux pour ceux de son Eglise. 460. -
Au monastère de Moyen-Moutier (Medianum monasterium, sous l'invocation de la Sainte Vierge et de Saint-Grégoire, et fondé au diocèse de Saint-Dié par saint Hidulphe, archévêque de Trèves, qui en fut le premier abbé), les saints Jean, prêtre, et Bénigne, diacre, frères jumeaux et moines sous saint Hidulphe lui-même. Ils ont été mentionnés déjà au martyrologe de France du 21 juillet. Vers 720. -

A Ravenne, en Italie, saint Pierre, surnommé "le Jeune", évêque de ce siége et confesseur. Syrien d'origine, il succéda à saint Jean 2 sur le siége épiscopal de Ravenne à l'époque où le roi Thierry assiégeait cette ville : il eut beaucoup à souffrir des exactions de ce prince. Il assista et souscrivit aux Conciles tenus à Rome sous le pape Symnaque, et s'y montra grand zèlateur de la foi orthodoxe et ennemi déclaré du parti schismatique. Il bâtit dans sa villa épiscopale, en l'honneur de saint Pierre, son patron, une église qui a été longtemps considérée comme une des merveilles de l'Italie. C'est au milieu de ces travaux que le mort vint le surprendre. Il fut enseveli dans cette même basilique. 425. -


En Angleterre, saint Néot, appelé vulgairement saint Needs, moine de Glastonbury, dans le Somerset, et confesseur. De race royale, il quitta de bonne heure les richesses de la maison paternelle, et, se faisant pauvre pour l'amour de Jésus-Christ, il s'enferma dans un monastère qu'il édifia par l'exemple de toutes les vertus. Il construisit lui-même une abbaye, et ses vertus y attirèrent un grand nombre de religieux. Vers 817.


SAINT GERMAIN, ÉVÊQUE D'AUXERRE ET DESTRUCTEUR DU PÉLAGIANISME DANS LA GRANDE-BRETAGNE (+ 450)

germain-auxerre.html

Textes à corriger plus tard :







Post-Schisme romain :
Rome fête saint Ignace de Loyola, le célèbre fondateur des Jésuites. Si on peut légitimement contester pas mal de choses dans son expérience et sa démarche, dont une partie est due à l'influence très néfaste de Suarez et de sa philosophie ultra-platonicienne, il faut cependant reconnaître que tout Chrétien gagnerait à lire son "récit du pélerin", autobiographie qui est un chef-d'oeuvre du niveau des "Confessio" de saint Augustin, et où il se livre, sans dogmatisme erroné. JMD




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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


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