30 avril
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, saint Forannan, abbé de Waulsort,
ancien évêque d'Armagh, depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
En Belgique post-Schisme, saint Raoul le Silencieux, moine d'Afflighem.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
SAINT IGNACE BRIANCHANINOV (1807-1867), Evêque du Caucase et de la Mer
Noire; 30/4/1558: "INVENTION" DES RELIQUES DE SAINT NIKITA DE NOVGOROD
(+ 31/1/1103);(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Fri, 29 Apr 2005 14:36:17 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] April 30
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 30 Avril
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Cynwl du Pays de Galles
* Saint Erconwald de Londres
* Saint Forannan
* Saint Swithbert le Jeune
* Sainte Onenn de Bretagne
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Saint Cynwl du Pays de Galles, ermite
------------------------------------
6ème siècle. Cynwl, frère de saint Deiniol
(Daniel), fut le 1er évêque de Bangor (Pays de
Galles.) Il mena une vie austère dans le nord du Pays de Galles.
Beaucoup d'églises lui sont dédiées
(Bénédictins).
Tropaire de saint Cynwl ton 7
Tu fus un digne frère de l'évêque Deiniol de Bangor, /
O saint ermite Cynwl. /
Etant passé d'une vie austère sur cette terre /
à la gloire éternelle au Ciel,/
prie le Christ notre Dieu pour les gens de ces pays, /
qu'Il nous accorde Sa grande Miséricorde.
Saint Erconwald, évêque de Londres, abbé de Chertsey
(Erkenwald)
-------------------------------------------------------------

Né dans l'Est-Anglie; est mort à Barking, le 30
avril, vers 686-693; deuxième jour de fête le 13 mai.
Erconwald était de sang royal, fils d'Annas ou Offa. En 675,
saint Théodore de Cantorbéry nomma Erconwald
évêque des Saxons de l'Est avec Londres pour siège,
et s'étendant jusqu'à l'Essex et Middlesex. Son
épiscopat fut le plus important dans ce diocèse entre
celui de saint Mellitus et celui de saint Dunstan. Son tombeau dans la
Cathédrale Saint-Paul était un des nombreux lieux de
pélerinage visités durant le Moyen-Age, où des
miracles ont été rapportés jusqu'au 16ième
siècle, bien qu'on ne sache plus que peu de sa vie, sinon qu'il
fonda un monastère à Chertsey dans le Surrey, qu'il
gouverna, et un couvent à Barking dans l'Essex où il
installa sa soeur Ethelburge comme abbesse. Erconwald est en partie
l'auteur de la réconciliation entre saint Théodore et
saint Wilfrid. A l'époque de saint Bede, ces miracles furent
rapportés à la suite du toucher dulit qu'Erconwald
utilisa dans ses dernières années. A sa mort, les
reliques d'Erconwald furent réclamées par Barking,
Chertsey, et Londres; il fut finalement enterré dans la
Cathédrale Saint-Paul de Londres, qu'il avait agrandie. Les
reliques échapèrent à l'incendie de 1087 et furent
placées dans la crypte. Le 14 novembre 1148, il y eu une
nouvelle translation vers un nouveau tombeau derrière le
maître-autel, vers où elles furent à nouveau
déplacées le 1er février 1326 (Attwater,
Bénédictins, Encyclopaedia, Farmer)
Dans l'art, on dépeint Erconwald comme un évêque
dans un petit 'char' (l'équivalent Saxon d'un fauteuil
roulant) dans lequel il a voyagé à cause de sa goutte.
Parfois il y a une femme le touchant ou il peut être
montré avec sainte Ethelburge de Barking (Roeder). Erconwald est
invoqué contre la goutte (Roeder).
Une autre Vie:
On pense qu'il fut un des premiers convertis de la mission menée
par saint Mellitus. Erconwald fonda 2 maisons religieuses, une sur
chaque rive de la Tamise, selon un modèle qui sera
ultérieurement adopté par Saint Benoît Biscop,
quand il construira les monastères jumeaux de Saint-Pierre,
Moine Wearmouth et Saint-Paul, Jarrow. Erconwald devint abbé de
l'abbaye qu'il construisit à Chertsey, mais l'autre, à
Barking, il la donna à sa soeur sainte Ethelburge, rappelant
sainte Hildelid de France pour qu'elle l'entraîne à la vie
religieuse et la direction d'un monastère double, de moines et
de religieuses. Sa soeur resta très proche à lui et plus
tard, quand il deviendra évêque de Londres, l'accompagnera
régulièrement dans ses périples. Sur le tard, il
sera handicapé par une crise de goutte et devra être
aidé par un siège à roulettes, ancêtre du
fauteuil roulant, et dont les restes sont conservés dans
l'ancien Saint-Paul et montrés comme reliques.
Lorsque saint Cedd mourrut de la pesete en 664, Erconwald, qui
descendait de la maison d'Uffa, une famille royale des Angles d'Est,
fut recommandé par le Roi Sebbi, à l'Archevêque
Théodore, pour devenir le nouvel évêque de Londres.
Son ministère durant les 11 années suivantes fut celui de
la réconciliation. Il y avait encore quelques Bretons dans son
diocèse, qui étaient restés après que les
terres aient été envahies par les Saxons, mais les
envahisseurs étaient la population prédominante. Ils
avaient reçu la Foi Chrétienne tout d'abord par le
clergé romain envoyé par saint Grégoire [le
Grand], mais elle avait été affermie par les moines de
Lindisfarne sous saint Cedd, qui étaient de l'Eglise Celte, ce
qui fait que son siège avait une tradition mixte. De plus, il y
avait une certaine résistance aux réformes introduites
par saint Théodore, et Erconwald mena une action de
guérison des divisions de l'Eglise Anglaise dans son ensemble,
à un point tel que la querelle entre Wilfrid et Théodore
fut finalement réglée dans la maison d'Erconwald
immédiatement avant la mort de l'Archevêque.
La sainteté et le tempérament d'artisan de paix
d'Erconwald lui ont valu une place de prédilection dans le
coeur des Londoniens. On rapporte aussi nombre de miracles. Un curieux
récit a été conservé sur comment, pendant
la reconstruction de Saint-Paul, un cercueil fut découvert
contenant le corps d'un homme portant une couronne et avec un sceptre
dans sa main. Il n'y avait pas d'indication sur qui était cet
homme en parfait état de conservation et, le lendemain, saint
Erconwald célébra la Messe pour lui, puis demanda au
cadavre qui il était. Le cadavre lui répondit
aussitôt qu'il avait été juge de New Troy, un nom
légendaire pour Londres, et parce qu'il était si
renommé pour ses jugements exemplaires il avait reçut le
nom de roi des Juges. L'évêque lui demanda où il
était maintenant, et le juge répondit que parce qu'il
était mort sans le baptême, il s'était vu refuser
l'entrée dans la Ville Eternelle. Saint Erconwald en fut si
affligé qu'il commença à pleurer, disant combien
il aurait souhaité pouvoir le baptiser au Nom du Père, et
du Fils et du Saint-Esprit. Une partie des larmes tombèrent sur
la face du juge vertueux, et d'un grand cri de joie, il remercia le
saint de l'avoir libéré de son état terrestre par
le lavement avec les larmes au Nom de la Trinité, et
aussitôt son corps se désintégra en
poussière.
Saint Erconwald mourrut à l'abbaye de sa soeur à Barking,
et il y eut une dispute entre les prêtres de Saint-Paul et les
moines de Barking concernant le lieu où il fallait l'ensevelir.
Un grand orage éclata au dehors, la rivière
déborda, mais le soleil perça à travers les
nuages, indiquant un chemin doré vers la Cathédrale. Son
corps fut enterré dans la crypte, mais quand l'église fut
reconstruite en 1148, il y eu une translation dans un tombeau
derrière le Maître-Autel. C'était un des lieux de
pélerinage préférés jusqu'au 16ième
siècle et on conserva son jour de fête au 30 avril, avec
grand faste. Le 14 novembre, on fête la translation de ses
saintes reliques.
(Baring Gould, Bowen, Stanton, Shortt).
Une belle icône de saint Erkenwald :
http://www.orthodoxengland.btinternet.co.uk/erkenwal.htm
Saint Forannan, abbé
[Florannan]
---------------------------
Mort en 982. Evêque [d'Armagh], saint Forannan quitta
l'Irlande pour rejoindre une communauté à l'abbaye de
Waulsort sur la Meuse, et en 962, il en devint l'abbé. Il
vécut quelques temps à Gorze, pour étudier les
observances monastiques établies par saint Jean, afin de les
introduire à Waulsort, ce qu'il fit avec succès.
(Bénédictins, Encyclopaedia).
[Il est invoqué dans la région de Givet (08) contre le mal de dents des enfants]
Saint Swithbert le Jeune, évêque
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Né en Angleterre; est mort en 807. Swithbert pourrait avoir été moine. Il rejoignit les missionnaires et
arriva en Allemagne et devint finalement évêque de Werden en Westphalie (Bénédictins).
Sainte Onenn de Bretagne
(Santez Onenn, Onenna)
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Onenne était la fille du roi de Domnonée (Armorique
septentrionale) Judaël. Elle fut canonisée par le peuple et
devint patronne de la paroisse de Tréhorenteuc. Vivant à
la fin du 6ième siécle et au début du
7ième, elle connut un destin extrêmement modeste en
dépit de ses origines. Elle fit voeu de pauvreté et
devint gardienne d'oies. Ce sont d'ailleurs ses oies qui, par
leurs cris, alertèrent la population et la sauvèrent des
agissements d'un agresseur. Onenne serait morte d'hydropisie.
Aujourd'hui, elle est encore honorée dans le Morbihan,
à Tréhorenteuc (canton de Mauron) où
l'église et une fontaine sont placées sous son vocable.
Les pélerins se rendent dans l'église construite à
l'emplacement du lieu de sa sépulture. Ils demandent
guérison de leurs maladies d'yeux. La fontaine, située
sur un terrain privé, n'est accessible que deux fois l'an,
lors de pèlerinages organisés. Autrefois, la procession
vers la fontaine guérisseuse champêtre était
précédée d'un petit groupe d'oies. Cet usage
tendrait à reprendre de nos jours. Elle est aussi
invoquée contre l'Hydropisie.
(Hippolyte Gancel)
statue de sainte Onenne à Tréhorenteuc (Morbihan) :

Sources:
========
Attwater, D. (1983). The Penguin Dictionary of Saints, NY: Penguin Books.
Baring-Gould, S. (1882) The Lives of the Saints (15 volumes) John Hodges.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of Saints. NY: Macmillan.
Bowen, Paul. When We Were One: A Yearbook of the Saints of the British Isles Complied from Ancient Calendars.
Encyclopaedia of Catholic saints, April. (1966). Philadelphia: Chilton Books.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.
Gancel, Hippolyte, (2000) Les Saints qui Guérissent en Bretagne", vol 1, p.45, ISBN 2-7373-2513-7
Shortt, L M. (1914). Lives & Legends of English Saints Methuen & Co. Ltd.
Stanton, R A. (1887). Menology of England and Wales Burns & Oates.
*******************************
Ajouts personnels :
saint Raoul le Silencieux,
moine d'Afflighem, premier endroit dans ma vie où j'ai pu me
passionner sur le terrain pour l'archéologie, quand
j'étais jeune..
SAINT IGNACE BRIANCHANINOV (1807-1867), Evêque du Caucase et de la Mer Noire

http://fraternitesaintmarc.free.fr/peres/pere7.htm target="_blank"
"Père de l'Eglise orthodoxe, il est fêté le 30
avril. Né en 1807 dans la province de Vologda, il fut
nommé Dimitri au Saint Baptême. D'origine noble, et
d'éducation soignée, Ignace Briantchaninov entre dans
l'armée et y devient officier du Tsar. Il y fait des
études d'ingénieur, puis obtient la permission du Tsar
Nicolas 1er de se retirer dans un monastère. Par la suite, il
sera nommé Higoumène du Monastère de Lopov, dans
le diocèse de Vologda. Puis, nommé évêque du
Caucase et de la Mer Noire, il reste moine, vivant la simplicité
et la charité évangéliques. Il devient staretz
[pneuvmatikon / conseiller spirituel] d'un grand nombre de
fidèles. Il meurt le 30 avril 1867. Son culte a
été officiellement reconnu par le Patriarcat de Moscou en
1988, à l'occasion du Millénaire du Baptême de la
Russie. Il est l'auteur de plusieurs articles et livres de grande
profondeur spirituelle. Il entretient une volumineuse correspondance
(publiée en russe) avec des personnes de toute la Russie qui
cherchent conseil auprès de lui. Publications traduites en
français : La Prière de Jésus (Présence,
1976) ; Introduction à la tradition ascétique de
l'Église d'Orient (Présence, 1979). Approches de la
prière de Jésus (Bellefontaine, 1983). Les Miettes du
Festin ou Contribution au Monachisme contemporain, (éd.
Présence, 1978.)"
Belle page sur saint Ignace sur le site du monastère des saints Elie et Elisée :
http://monastere-orthodoxe.chez.tiscali.fr/sts/stsavril/avril30.html
Sa vie résumée sur le site de la conférence des évêques catholiques-romains de France :
http://nominis.cef.fr/index.php?page=st&x1=6753
St Ignace BRIANCHANINOV - "De la lecture de l'Evangile"
(texte trouvé sur plusieurs sites francophones)
"Lorsque tu lis l'évangile, ne recherche pas la satisfaction, ne
recherche pas le ravissement, ne recherche pas les pensées
merveilleuses: cherche à découvrir de manière
infaillible la sainte vérité.
Ne te contente pas d'une lecture de l'évangile qui n'apporte pas
de fruits; efforce-toi d'accomplir ses préceptes, lis-le en
actes. C'est le livre de vie et il faut le lire en le vivant.
Ne pense pas que c'est sans raison que le plus sacré des livres,
les quatre évangiles, commence par l'évangile selon saint
Matthieu et se termine par l'évangile selon saint Jean. Matthieu
enseigne davantage la manière d'accomplir la Volonté
divine, et ses préceptes conviennent à ceux qui
commencent à suivre la voie de Dieu. Jean expose le mode d'union
de Dieu avec l'homme renouvelé par les commandements, ce qui
n'est accessible qu'à ceux qui progressent dans la voie de Dieu.
Lorsque tu ouvres le saint évangile pour le lire, souviens-toi
qu'il décide de ton destin éternel. C'est d'après
lui que nous serons jugés et c'est selon notre attitude envers
lui ici-bas, sur terre, que nous recevrons en partage soit la
béatitude éternelle, soit le châtiment
éternel (voir Mt 25,26).
Dieu a révélé sa Volonté à un grain
de poussière insignifiant - l'homme! Le livre dans lequel est
exposée cette grande et très sainte Volonté, est
entre tes mains! Tu peux accepter autant que rejeter la Volonté
de ton Créateur et Sauveur, selon ce que tu désires. Ta
vie éternelle et ta mort éternelle sont dans tes mains:
discerne donc combien il te faut être sage et prudent. Ne joue
pas avec ton destin éternel.
Prie le Seigneur avec un esprit contrit, afin qu'Il t'ouvre les yeux
pour voir les merveilles cachées dans sa loi (voir ps 118,18)
qui est l'évangile. Les yeux s'ouvrent et l'on découvre
la merveilleuse guérison de l'âme du péché,
accomplie par le Verbe de Dieu. La guérison des maladies du
corps n'était que la preuve de la guérison de
l'âme, la preuve pour les hommes charnels, pour les esprits
aveuglés par la sensualité. (voir Luc 5,24)
Lis l'évangile avec une piété et une attention
extrême. Ne considère rien de ce qui est en lui comme de
peu d'importance, peu digne d'intérêt. Du mépris de
la vie résulte la mort.
Lorsque tu lis les passages relatifs aux lépreux, aux
paralytiques, aux aveugles, aux boiteux, aux possédés,
que le Seigneur a guéris, pense que ton âme, qui porte
dans leur très grande diversité les plaies du
péché et se trouve en captivité chez les
démons, est semblable à ces malades. Tire de
l'évangile la foi. Le Seigneur qui les a guéris te
guérira également, si tu Le pries assidûment de te
guérir.
Acquiers une telle disposition de l'âme, afin d'être apte
à recevoir la guérison. Sont aptes à la recevoir
ceux qui sont conscients de leur état de pécheur et sont
décidés à le quitter. (voir Jn 9,39-42) Le
Seigneur est inutile à celui qui est orgueilleusement juste,
c'est-à-dire au pécheur qui ne voit pas son état
(voir Mt 9,13).
La vue des péchés, la vue de cette chute, dans laquelle
se trouve tout le genre humain, est un don particulier de Dieu. Implore
le Seigneur pour obtenir ce don, et le livre du Médecin
céleste - l'évangile - te sera plus compréhensible.
Efforce-toi de faire en sorte que l'évangile s'assimile à
ton esprit et à ton coeur, afin que ton esprit nage en lui, pour
ainsi dire, vive en lui: alors ton activité s'accordera
aisément avec l'évangile. Cela peut être atteint
par la lecture incessante et pieuse, par l'étude de
l'évangile.
Saint Pacôme le Grand, l'un des plus illustres pères
anciens, connaissait par coeur le saint évangile, et imposait
à ses disciples, grâce à une
révélation divine, le devoir impératif de
l'apprendre. Ainsi l'évangile les accompagnait partout et les
dirigeait constamment.
Pourquoi donc les éducateurs chrétiens de nos jours
n'embelliraient-ils pas la mémoire des enfants innocents avec
l'évangile, plutôt que de la surcharger par l'étude
des fables d'Esope et autres nullités?
Quel bonheur, quelle richesse que d'acquérir l'évangile
par la mémoire! Il est impossible de prévoir les
bouleversements et les malheurs qui peuvent nous arriver au cours de
notre vie terrestre. L'évangile, qui appartient à la
mémoire, est lu par l'aveugle, accompagne le détenu en
prison, parle avec le cultivateur dans le champ, dirige le juge au
cours de l'audience même, dirige le négociant dans le
commerce, réjouit le malade pendant l'insomnie accablante et la
pénible solitude.
N'aie pas l'audace de commenter toi-même l'évangile et les
autres livres de la sainte Écriture. L'Écriture est
prononcée par les saints prophètes et les apôtres,
elle n'est pas prononcée arbitrairement, mais selon
l'inspiration de l'Esprit saint. (voir 2 Pi 1,21). Ne serait-il pas
insensé de la commenter arbitrairement?
Le saint Esprit qui a prononcé par la bouche des
prophètes et des apôtres la parole divine, l'a
commentée par les saints pères. Ainsi, la parole de Dieu,
autant que son interprétation sont-elles des dons du saint
Esprit. C'est l'unique interprétation qu'accepte la sainte
Eglise orthodoxe. C'est l'unique interprétation qu'acceptent les
fidèles enfants.
Celui qui explique l'évangile et toute l'Écriture
arbitrairement, réprouve par ce fait même
l'interprétation qui en est donnée par les saints
pères, par le saint Esprit. Celui qui réprouve
l'interprétation de l'Écriture par le saint Esprit
rejette, sans aucun doute, la sainte Écriture même.
La parole de Dieu, la parole du salut devient alors pour ses
interprètes audacieux une odeur de mort, un glaive à
double tranchant, avec lequel ils se poignardent pour la ruine
éternelle. (voir 2 Pi 3,16 et 2 Cor 2,15-16) C'est avec elle que
se sont donnés la mort Arius, Nestorius, Euthychès et les
autres hérétiques lorsque, par son interprétation
arbitraire et audacieuse, ils tombèrent dans le blasphème.
"Celui qui attire mes regards, c'est l'affligé, le coeur contrit
qui craint ma parole" (Is 66,2), dit le Seigneur. Sois ainsi envers
l'évangile et envers le Seigneur qui est présent en lui.
Abandonne la vie de péché abandonne les passions et les
jouissances terrestres, renonce à ton âme, et
l'évangile te sera alors accessible et compréhensible.
"Celui qui hait son âme dans ce monde," dit le Seigneur -
l'âme pour laquelle, à cause de la chute, l'amour du
péché est devenu pour ainsi dire naturel, pour ainsi dire
la vie - la conservera pour la vie éternelle." (Jn 12,25) Pour
celui qui aime son âme, pour celui qui ne se décide pas
à l'abnégation, l'évangile est fermé: il
lit les caractères, mais la parole de vie, comme l'Esprit, reste
derrière un rideau impénétrable.
Lorsque le Seigneur était sur terre dans sa très sainte
chair, beaucoup Le virent tout en ne le voyant pas. Quel profit y
a-t-il pour l'homme de regarder avec les yeux corporels, que les
animaux ont eux aussi, alors qu'il ne voit rien avec les yeux de
l'âme, de l'esprit et du coeur? De nos jours, nombreux sont ceux
qui lisent l'évangile chaque jour, mais ne l'ont en fait jamais
lu et ne le connaissent pas du tout.
L'évangile, dit un saint ermite, doit être lu avec un
esprit pur: il est compris dans la mesure de l'accomplissement en actes
de ses préceptes. Mais il est impossible d'acquérir par
ses propres efforts une découverte précise et parfaite de
l'évangile: c'est un don du Christ (saint Marc l'ascète,
Sur la foi spirituelle, chap. 32).
L'Esprit saint qui a élu demeure en son serviteur fidèle
et véritable, fait de lui un lecteur parfait et un homme qui
accomplit véritablement l'évangile.
L'évangile est l'image des caractéristiques de l'homme
nouveau, qui est le Seigneur venu du ciel ( voir 1 Cor 15,48) Cet homme
nouveau est Dieu selon la nature. Il fait de la sainte
génération des hommes qui croient en Lui et se
transfigurent selon Lui, des dieux selon la grâce.
Vous qui vous vautrez dans le marais fétide et sale des
péchés et qui y trouvez du plaisir! Levez vos
têtes, regardez le ciel pur; là est votre place! Dieu vous
donne la dignité des dieux; et vous, en rejetant cette
dignité, vous en choisissez une autre: la dignité
d'animaux, et des plus impurs. Reprenez vos esprits! Quittez le marais
fétide; nettoyez-vous par la confession des
péchés; lavez-vous par les larmes du repentir; ornez-vous
des larmes d'attendrissement; hissez-vous au-dessus de la terre; montez
vers les cieux; l'évangile vous y élèvera. Pendant
que vous avez la lumière - l'évangile qui renferme le
Christ - "croyez en la Lumière; ainsi vous deviendrez enfants de
la Lumière" du Christ (Jn 12 36)
Une référence sur la "prière de Jésus" ou "prière hésychaste" :
http://www.pagesorthodoxes.net/coeur/mystere2.htm
Conseils et réflexions pour la prière et ses diverses formes, sur le site de l'Eglise Copte-Orthodoxe de France :
http://eocf.free.fr/text_antho_spi_ortho6.htm
Dans la partie "Sur l'âme après la mort", quelques passages de saint Ignace :
http://membres.lycos.fr/orthodoxievco/bul/11.htm
(excellent site VCO du hiéromoine Cassien Braun)
Santez Onenn, Onenna, sainte Onenne - 30 avril.
Onenne was the daughter of king Judael of northern Armorica. She was
"canonized" by the local people and become the local patron saint of the
parish of Tr‚horenteuc. Living at the end of the 6th century and begining
of the 7th century, she had a very humble destiny, despite her noble origin.
She vowed herself to poverty, and became goose-keeper. Thanks to those birds,
one day, she was saved from an agressor, the population hearing their noise
came to her rescue.
Today, she is still venerated in the Morbihan, in Tr‚horenteuc (canton of
Mauron), where the church and a well are placed under her name. Pilgrims are
coming to that church builded on the place of her burial. They ask for the
healing of eye-illnesses. The well, being on a private ground, is only
accessible 2 days a year, during the pilgrimages.
In an earlier time, there was a procession to that healing-well, with a
group of geeses walking first in the procession. In our days, this use
tends to regain.
in : "les saints qui guérissent en Bretagne", vol 1, p.45, by Hippolyte Gancel,
Ouest-France editor, 2000, isbn 2-7373-2513-7
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
22ème jour du mois bénit de Paramoude 1721

1. Départ de saint Isaac (Ishaq), d'Hourin.
2. Départ de saint Alexandre 1er, 19ème Pape du
Siège de saint Marc.
3. Départ de saint Marc 11, 49ème Pape du Siège de
saint Marc.
4. Départ de saint Michael 11, 53ème Pape du Siège
de saint Marc.
4. En ce jour aussi, de l'an 567 A.M. (17 avril 851apJC), le saint
père Pape Michael (Khail), 53ème pape d'Alexandrie,
partit. Ce père était un moine juste, et il fut
ordonné higoumène du monastère du saint Abba Jean.
De par sa bonne conduite, ils le choisirent comme Patriarche, et il fut
élevé au trône le 24 du mois d'Hatour 566 AM (20
novembre 849).
Lorsque vint le Saint Carême, il partit au désert de
Sceté pour y jeûner. Il se rappela sa vie passée
dans le désert, alors il demanda à Dieu, dans les larmes
et supplications : "O Seigneur, tu sais combien j'aimais la vie
solitaire et combien je n'ai pas d'aptitude pour la position où
je me trouve". Le Seigneur agréa sa demande et il partit en paix
après la fête de Pâques. Il était
resté 1 an, 4 mois et 28 jour sur le Siège.
Puissent leurs intercessions être avec nous, et Gloire soit à
Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
30/4/1558: "INVENTION" DES RELIQUES DE SAINT NIKITA DE NOVGOROD (+ 31/1/1103)
![]()
Le récit de sa vie se trouve au 31 Janvier.
Les reliques du saint furent découvertes, encore en
vêtements liturgiques, le 30 Avril 1558. Le jour de l'Invention
des Reliques de Saint Nikita fut marqué par la guérison
de nombre de gens. A présent, ses saintes reliques reposent dans
la cathédrale de Novgorod dédiée au saint
Apôtre Philippe.
SAINT IGNACE BRIANCHANINOV (1807-1867), Evêque du Caucase et de
la Mer Noire
(pas encore de texte en anglais pour saint Ignace)
Icône dela Mère de Dieu de "la Passion"
Textes à traduire plus tard :
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"april", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
A Reims, saint Maternien, évêque et confesseur (+ 368)
Maternien, frère de Materne, évêque de Milan,
devint évêque de Reims vers 348. Il mourut saintement le 7
juillet 368. Hincmar fit au 9ème siècle
l'élévation de son corps, un 30 avril, d'où
l'anniversaire est marqué à cette dernière date
dans le martyrologe d'Usuard (Acta Sanct., 30 avril; Duchesne, Fastes
épisc., t. 3, p. 81)
A Trente, sainte Maxence, veuve (vers 400)
Maxence, dame Romaine, était la mère des saints Vigile,
Claudien et Majorien : elle les suivit dans le Tyrol, mourut à
Trente dont Vigile était évêque. Ses reliques sont
vénérées à la cathédrale. Fête
le 30 avril. (Acta Sanct., 30 avril)
Au diocèse de Sens, saint Michomer, confesseur (+ 444)
Michomer, Irlandais dont les parents étaient pélagiens,
fut converti par saint Germain d'Auxerre qui l'emmena en Gaule. Il fut
renvoyé en Angleterre où il prêcha quelque temps,
retourna en Gaule et assista à un Concile d'Arles en 429. En se
rendant à Besançon, il fut hébergé par un
seigneur de Tonnerre, y tomba malade et mourut. Son culte est
immémorial à Tonnerre où l'on
célèbre sa fête le 30 avril. (Acta Sanct., 30
avril; O'Hanlon, Irish Saints, t.4, p.568)
Ville de Tonnerre (89700, Yonne, Bourgogne) :

http://www.tonnerre.fr
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/doyennes/tonnerrois.htm
http://www.ipoint.fr/cschmidt/tonnerre/default.htm

mais dans cette ancienne cité mérovingienne, dont le nom
celtique d'après le 3ème site, donne donc une
ancienneté encore plus grande, le culte de saint Michomer semble
à présent oublié, les racines
détachées... la vigne peut-elle vivre, sans racines?..
La Bienheureuse Hildegarde, reine (+ 783)
Hildegarde, fille de Childebrand, roi des Suèves, fut
mariée à Charlemagne en 771, quand celui-ci eut
répudié Hermengarde, fille de Didier, roi des Lombards.
Elle donna sur le trône l'exemple des plus grandes vertus, et,
par sa piété, sut se préserver des contagions du
monde. Pendant les 12 années de son mariage, elle eut 9 enfants,
dont 3 mourrurent en bas âge. En 778, elle voulut accompagner son
mari dans son expédition contre les Arabes en Espagne. Elle dut
s'arrêter dans la résidence royale de Cassineuil,
où elle mit au monde Louis le Débonnaire et Lothaire; ce
dernier mourrut âgé de 2 ans.
A la mort de cette princesse qui avait fondé des
monastères et fait diverses autres bonnes oeuvres, la monarchie
française fut plongée dans le deuil : elle n'avait
usé de son influence que pour faire le bien. La mort arriva
à Thionville, le 30 avril 783. Le corps fut enterré
à Saint-Arnoul de Metz. En 872, une partie des reliques fut
transférée en Souabe, à l'abbaye de Kempten, l'une
des fondations d'Hildegarde. Il y eut une élévation en
963, et cette princesse a toujours été honorée
comme bienheureuse à la date du 30 avril.
Bibl. - Acta Sanct., 30 avril.
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
" A Waulsort, près
de Dinant, sur la Meuse, au diocèse de Liège, saint Forannan, qui fut abbé de ce
lieu après avoir abdiqué
l'archévéché d'Armagh, en Irlande. 982. -
[à présent diocèse de Namur, diocèse tardif créé par les Romains au
16ième siècle. JMD]
SAINTE HOILDE, VIERGE (5ième SIECLE)
Hoïlde, vierge illustre, eut pour père Sigmare et pour
mère Leutrade. Ses parents, d'une noblesse distinguée,
comte et comtesse de Perthes, en Champagne, eurent 7 filles aussi
pieuses que nobles. L'aînée se nommait Amée, la
plus jeune Manégilde ou Ménehould; Hoïlde
était du nombre des intermédiaires. Toutes grandirent
à l'ombre de la vigilance de leurs parents, le coeur
cultivé et formé par les bonnes moeurs et les sages
enseignements. Ayant reçu de leurs parents un corps sain
et de Dieu une âme excellente, elles furent agréables
à Dieu et aux hommes, et comme il sied à des Vierges bien
nées et bien élevées, elles eurent toujours une
sagesse supérieure à leur âge.
Eclairées dès leurs tendres années par la
grâce de Dieu, et voyant combien le monde était
assujéti au règne du Mal, elles résolurent, d'un
consentement unanime, de mépriser ses attraits, ainsi que les
fausses délices de la chair, pour s'unir à
Jésus-Christ seul et pour lui garder leur fleur de
virginité. Amée exhortait ses soeurs, Ménehould
appuyait ses exhortations; Hoïlde voulait que ce fût un
parti pris.
En ce temps, saint Alpin, évêque de Châlon, visitant
les églises de son diocèse, se rendit à Perthes,
où il reçut, avec un pieux empressement, les 7 jeunes
soeurs que leurs dévots parents lui présentèrent.
De leur plein consentement, il les consacra à Dieu, leur fit
connaître encore mieux le prix de la virginité, leur donna
une règle de vie et de sages prescriptions, les enrichit de sa
bénédiction, et, en se retirant, les recommanda à
leurs parents, non plus simplmeent comme leurs filles, mais comme les
fiancées de Dieu même. Elles suivirent toute leur vie la
règle que leur avait donnée saint Alpin. Amée,
Ménehould et Hoïlde parvinrent à une sainteté
plus haute que les autres; et, après avoir supporté en
cette vie les travaux des bonnes oeuvres, elles s'envolèrent
dans le séjour de la gloire.
Plusieurs siècles après, le comte de Champagne, Henri le
Libéral, eut une vision, pendant son sommeil, dans laquelle il
lui sembla qu'il était tombé dans un puits, et qu'un
terrible malheur avait frappé sa vie; mais sainte Hoïlde
vint à son aide et le délivra. A son réveil, ayant
demandé et appris qui était sainte Hoïlde, il fit
rechercher son corps. Il le découvrit et le fit
transférer à l'église Saint-Etienne de Troyes,
qu'il avait construite et dédiée au premier martyr. Cette
translation eut lieu en 1159, au mois de septembre. Dieu l'approuva par
des miracles, et le bruit qu'ils produisirent fit que la comtesse de
Bar demadna et obtint un bras de sainte Hoïlde, pour le
déposer dans un monastère de religieuses, de l'Ordre de
Citeaux, lequel prit le nom de Sainte-Hoïlde. Dieu glorifia une si
grande Sainte par des miracles. Pour obtenir de l'eau en un temps
d'extrème sécheresse, les chanoines, ayant porté
le corps de sainte Hoïlde en procession, furent inondés
d'une pluie abondante. Un homme, atteint d'une maladie si grave qu'il
ne pouvait marcher, ni porter sa main à sa bouche, fut averti
par sa femme, la veille de la fête de sainte Hoïlde, de
faire un voeu à cette Sainte, et de se recommander à
elle; le lendemain matin, on le porta auprès de la châsse
de la Sainte; quand il eut accompli son voeu et fait sa prière,
il se trouva guéri et put revenir à la maison sans aide.
Une femme, récemment accouchée, minée par une
fièvre incessante et étouffée par un dangereux
abcès à la gorge, avait été vainement
traitée par les médecins qui désespéraient
de sa vie; mais, avertie par son frère, qui était
chanoine de Saint-Etienne, d'offrir un voeu et des prières
à sainte Hoïlde, elle suivit ce conseil, et à
l'instant elle vomit le pus de son abcès, fut
délivrée de la fièvre et rendue pleinement
à la santé. Le corps de sainte Hoïlde reposait dans
une châsse dorée et recevait de nombreux hommages.
Ancien "Propre" de Troyes de 1648
SAINTS AMATOR, PIERRE, LUDOVIC ET JEAN, MARTYRS A CORDOUE (+ 855)
Saint Euloge, évêque et martyr de Cordoue, en Espagne,
nous a conservé le nom de 4 héroïques confesseurs,
dont les Maures versèrent le sang en l'année 855. Le
premier et le plus intrépide était un jeune prêtre,
nommé Amator, qui avait quitté sa petite ville de
province - le bourg de Martos - et s'était rendu, avec sa
famille, à Cordoue, pour y faire ses études. Ses
compagnons de martyre furent un moine, nommé Pierre, et Ludovic,
tous deux nés à Cordoue, de familles bourgeoises. Ils
s'étaient dévoués par zèle à la
conversion des Mahométans; mais l'exécution de ce projet
mit dans une telle fureur les ennemis de la Foi, qu'ils fondirent sur
eux et les égorgèrent. Leurs corps furent jetés
dans le Guadalquivir, fleuve qui passe à Cordoue. Les
chrétiens de diverses localités les recueillirent et leur
donnèrent la sépulture. Ils sont honorés d'un
culte public à Cordoue, où ils ont un office particulier
du rite semi-double.
Le bienheureux Pierre fut enseveli au monastère de
Saint-Sauveur, presque aux portes de Cordoue, et le bienheureux Ludovic
à quelques milles de là, dans la ville de Palma, dont les
comtes prirent souvent le nom de Louis, par dévotion envers ce
glorieux Martyr. Quant au bienheureux Amator, il fut transporté
dans sa patrie, qui changea de nom en sa mémoire et prit celui
de Martos, altération d'Amator. On joint à ces 3 Martyrs
le bienheureux Jean, qui n'est pas nommé par le martyrologe
romain.
A Lambèse, en Numidie, la naissance au Ciel des saints martyrs
Marien, lecteur, Jacques, diacre : le premier, après avoir
déjà surmonté les rigueurs de la
persécution de Dèce, en confessant le Christ, fut de
nouveau arrêté avec son très-illustre
collègue, et tous 2 ensemble ayant été,
après des supplices cruels et recherchés,
réconfortés jusqu'à 2 fois par des
révélations divines, furent enfin, avec beaucoup
d'autres, achevés par le glaive. 260. -
A Saintes, le bienheureux Eutrope, évêque et martyr, que
saint Clément dirigea vers la Gaule, après l'avoir
nommé évêque, et qui, ayant prêché
longtemps l'Evangile, eut la tête brisée pour le
témoignage rendu à Jésus-Christ, et termina sa vie
par cette victoire. - A Cordoue, les saints martyrs Amator,
prêtre, Pierre, moine, et Ludovic. 855. -
A Novare, saint Laurent, prêtre, et plusieurs enfants dont il
faisait l'éducation, martyrisés avec lui. Ces martyrs de
Novare souffrirent sous l'empereur Valentinien. Ils furent mis à
mort sans aucune formalité légale par la multitude
païenne. Voici une petite pièce en vers qui a
été anciennement gravée sur le tombeau qui
contenait les ossements des Martyrs, et d'où découlait
une liqueur salutaire aux malades :
"Vois-tu ce marbre en forme de tombeau? Il est solide à
l'intérieur, nulle fente ne s'y ouvre, d'où la terre
pourrait verser des eaux cachées. C'est des ossements ensevelis
en ce lieu que vient cette liqueur. Si tu doutes, enlève du
sépulcre les reliques qui donnent ces gouttes, tu diras alors :
Où est maintenant cette onde salutaire?" - Baronius.
A Ferno, dans la marche d'Ancône, sainte Sophie, vierge et
martyre. - A Naples, saint Sévère, évêque,
qui, entre autres miracles, rappela pour un temps un mort de son
sépulcre, afin de convaincre un imposteur qui tourmentait une
veuve et des pupilles pour une fausse dette. 5ième
siècle. - A Euria, dans l'Epire, saint Donat,
évêque, qui brilla au temps de l'empereur Théodose
par une sainteté extraordinaire. 387. Les reliques de saint
Donat furent apportées par les Vénitiens dans
l'église Sainte-Marie de Marane. - A Londres, en Angleterre,
saint Erkonwald, évêque, qui brilla par beaucoup de
miracles. 698. - A Reims, saint Maternien, évêque,
frère de saint Materne de Milan; il décéda le 7
juillet, mais sa fête se fait principalement ce jour, auquel
l'archévêque Hincmar leva son corps de terre et l'envoya
comme un riche présent à Louis, roi de Germanie. 349-370.
- A Maastricht, saint Quirille, évêque. Vers 489. -
A Châlon-sur-Saône, saint Jean, saint Didier, saint Flavius
et autres bienheureux évêques de cette ville, dont la
fête commune se faisait autrefois en ce jour. Aujourd'hui leurs
fêtes se célèbrent au diocèse d'Autun :
celle de saint Jean, le 15 mai; celle de saitn Flavius, le 13 du
même mois; celle de saint Didier, le 26 juin. - Au même
lieu, saint Désiré, prêtre, qui a part à la
solennité de ces saints prélats.
Décédé à gourdon, où il avait
vécu dans la solitude, il fut transféré à
Châlon, en l'église de l'hopital des Lépreux. Il
s'en fit une seconde translation, à laquelle assista le pape de
Rome Jean VIII, à son retour du concile de Troyes. Saint
Grégoire de Tours écrit qu'il était invoqué
contre le mal de dents. Vers 569. -
A Tonnerre, saint Michemer, confesseur, disciple de saint Germain
d'Auxerre. 441. - Dans le diocèse de Besançon, la
fête de saint Sigismond, roi de Bourgogne. 524 -
Dans le Perthois, en Champagne, sainte Hoïlde ou sainte Houe,
vierge, qui reçut le voile des mains de saint Alpin,
évêque de Châlons; son corps, après quelques
siècles, fut porté à Saint-Etienne de Troyes; un
de ses ossements fut transféré à Sainte-Houe,
abbaye de Cisterciennes, dans l'ancien duché de Bar, en
Lorraine, et un autre à Paris, dans l'église des
Petites-Cordelières. 5ième siècle. Une ferme,
près de Bussy-la-Côte, canton de Revigny, arrondissement
de Bar-le-Duc, rappelle seule aujourd'hui le nom de sainte Houe et
marque l'emplacement de l'ancien monastère, qui était de
l'Ordre de Citeaux. -
A Cologne, la translation de saint Quirin, honoré aussi au
diocèse de Troyes le même jour. - A Verdun,
l'entrée au Ciel de saint Pulchrone, évêque de
cette ville. 470. -
A Autun, saint Placide, abbé du célèbre
monastère de Saint-Symphorien : les traditions donnent le nom
d'anges aux religieux de cette communauté. Qui le mérita
mieux que Placide, dont l'histoire oublieuse ne nous a rien
conservé, mais que l'Eglise a voué à
l'immortalité en le plaçant sur nos autels? Saint Placide
est le dernier des religieux de Saint-Symphorien qui ait
mérité les honneurs du culte public. L'époque
n'était pas éloignée où les Sarrasins
allaient coucher l'abbaye dans un linceul de poussière.
8ième siècle. Voir l'histoire de la fondation de ce
monastère à la vie de saint Euphrone d'Autun et à
celle de saint Symphorien. -
A Urcitana, ville aujourd'hui détruite, à 2 lieues
d'Almeria, dans l'ancien royaume de Grenade, en Espagne, saint
Indalèce, évêque de cette ville, qui fut
ordonné à Rome par saint Pierre et saint Paul [!!], et
fut envoyé prêcher l'Evangile dans la Péninsule
Ibérique avec Torquat, Second, Euphrasius, Cécilius,
Tésiphont et Eusitius, missionnaires comme lui. Les reliques de
saint Indalèce furent transférées en 1080 au
monastère de Saint-Jean de la Penha, et glorifiées par de
nombreux miracles. 1er siècle. -
Chez les Grecs, saint Maxime, martyr, qui périt d'un coup
d'épée dans le ventre : il est différent du martyr
du même nom mentionné au romain. Epoque incertaine. - A
Rome, saint Quirin, évêque et martyr, enseveli dans la
catacombe de Prétextat. C'était peut-être un
évêque d'un pays lointain, mort en accomplissant sa visite
aux seuils des Apôtres. - A Aphrodisia (de Carie, Lycie ou Trace,
on ne sait laquelle des 3 villes est la bonne), les saints Martyrs
Radicianus, diacre; Térence, Marin, prêtres; Dagarus avec
12 autres; Méturus, Clément, Lucinus, Télesphore,
Primosus, Saturnin, Emélien, Maïorica, Saturnina, dont les
noms seulement sont parvenus jusqu'à nous. - Et ailleurs, les
funérailles de saint Polychrone, évêque, dont le
siège est inconnu. - A Forlli, dans les montagnes, saitn
Mercurial, évêque de cette ville. 156 ou 405. -
A Trente, sainte Maxence, veuve. Vers l'an 400. Cette illustre veuve
est la mère de 3 Saints : Claudien, Majorien et Vigile. Ce
dernier devint évêque de Trente et fut un de
prélats remarquables du 4ième siècle. Veuve de
bonne heure, sainte Maxence quitta Rome pour échapper aux
importunités de ceux qui sollicitaient sa main. L'église
de Trente célèbre sa fête sous le rit double :
à quelque distance de cette ville se trouve un village
nommé de son nom Santa-Masenza. (Voir la vie de saint Vigile). -
Chez les Grecs, saint Clément, confesseur et poète, qui,
après avoir charmé la terre par ses chants, alla à
son tour entendre dans le Ciel les mélodies des anges. Vers le
9ième siècle. - A Kempten, en Souabe, la bienheureuse
Hildegarde, reine, femme de Charlemagne, mère de Charles le
Chauve, de Pépin et de Louis le Pieux, et fondatrice du
monastère de Kempten (Campidona), où ses reliques
opérèrent beaucoup de miracles. 783. - A Ferden ou
Werden, en Saxe, saint Switbert dit le Jeune, évêque. 807.
- A Vérone et à Augsbourg, saint Gualfard qui,
après avoir exercé la profession de sellier et
distribué aux pauvres l'argent qu'il avait amassé par son
travail, vécut 20 ans de la vie des solitaires. 1127. - A
Montaciano, en Toscane, le bienheureux Antoine de l'Ordre des Ermites
de Saint-Augustin, sur le tombeau duquel des lis fleurirent
spontanément. Après l'an 800. - " Etc !!!
Textes à corriger plus tard :
SAINT EUTROPE, VULGAIREMENT YTROPE, EVEQUE DE SAINTES, ET SAINTE EUSTELLE, VIERGE (1er SIECLE)
p.94-99
SAINTS JACQUES, MARIEN, AGAPIUS, EMILIEN, MARTYRS EN NUMIDIE (ALGERIE) (+ 260)
p.100-106
SAINT PULCHRONE, 5ième EVEQUE (CONNU) DE VERDUN (454-470)
p.107-111
SAINT MAXIME, MARCHAND EN ASIE, MARTYR (+ 251)
p.145-146
Post-Schisme romain :
A l'abbaye d'Afflighem, en Belgique [20km de Bruxelles, Brabant
flamand], le bienheureux Raoul, surnommé le Silencieux, à
cause du silence qu'il garda pendant 7 ans. Un incendie ayant
éclaté, un jour, à peu de distance du lieu
où il se trouvait, Dieu lui inspira de prononcer cette parole :
"Flamme, arrête-toi", et la flamme s'arrêta. Il
était contemporain de saint Bernard. -
==================================================
que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel