25 avril
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Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!
En Belgique, abbé-évêque saint
Ermin, successeur de saint Ursmer au siège de Lobbes, depuis des siècles
à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.
Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en
plus d'une partie des saints ci-dessous :
SAINT SYLVESTRE D'OBNORSK, MOINE (+ 25.04.1479);(Etc.)
Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses
saintes et saints, par leurs prières, nous fasse
miséricorde.
To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Sun, 24 Apr 2005 20:42:31 +1200
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Subject: [celt-saints] April 25
Saints Celtes et anciens saints Anglais - 25 Avril
(traduction personnelle http://www.amdg.be )
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Keby de Cornouailles
* Saint Macaille de Croghan
* Saint Maughold de Man
* Sainte Mella de Doire-Melle
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Saint Kebius (Keby), évêque
----------------------------------
4ième siècle. Saint Kebius fut ordonné
évêque par saint Hilaire de Poitiers, et, retournant dans
sa patrie, il prêcha la conversion en Cornouailles (Husenbeth).
Saint Macaille de Croghan, évêque
(Macculi, Macull)
---------------------------------------------------
Mort vers 489. Les sources nous rapportent qu'il y aurait 2
évêques portant ce nom dont la fête a lieu en ce
jour. L'un était disciple de saint Patrick, et l'autre fut
converti par lui (bien que les récits ne nous permettent pas de
savoir lequel des 2 fut un disciple de Patrick, stricto sensu). Un
était disciple de Saint Mel et assista Mel dans la
réception des voeux de sainte Brigitte. La tradition rapporte
que Mel se trompa dans les textes et fit usage de la
consécration épiscopale, et que Macaille protesta
vivement. Saint Mel refusa d'admettre qu'il y avait une erreur,
répondant qu'il s'agissait de la volonté de Dieu.
Ce Macaille devint le premier évêque de Croghan, Offaly.
L'autre, aussi connu comme Saint Maccai, lui aussi disciple de Saint
Patrick, est vénéré dans l'île de Bute.
Le second Macaille, qui avait été converti par Patrick,
était un prince Irlandais et capitaine de bandits. Après
sa converions, il devint un nouvel homme, se fondant sur l'esprit du
Christ. Afin d'éviter les tentations du monde, il se retira dans
l'Ile de Man (Eubonia), au large des côtes du Lancashire,
Angleterre. Auparavant, saint Patrick avait envoyé son neveu,
saint Germain, comme évêque, pour implanter l'Eglise sur
l'île. Germain eut les saints Romulus et Conindrus comme
successeurs, à l'époque desquels Macaille arriva sur
l'île, et commença à y mener une vie austère
et péntientielle dans la région montagneuse
appelée à présent Saint Maughold, d'après
son nom. Après leurs morts, Macaille fut unaniment choisit comme
évêque par le peuple Manx. Macaille est
commémoré dans les calendriers Brittoniques et Irlandais.
Dans le cimetière d'une des 18 paroisses de l'île, on
trouve la source Saint Maughold. L'eau très claire de la source
est récoltée dans un grand bac en pierre. Ceux qui ont
besoin de se guérir de divers meaux, en particulier
empoisonnement, sont assis dans la chaise du saint juste au-dessus de
la source et on leur donne un verre d'eau de cette source à
boire. Le tombeau de Macaille s'y trouvait jusqu'à ce que ses
reliques soient dispersées durant la "Réforme"
(Bénédictins, Encyclopaedia, Husenbeth, Montague).
Tropaire de Saint Macaille Ton 2
Tu fut un précieux compagnon des Saints d'Irlande /
et tu oeuvra avec les saints Patrick, Mel et Brigitte. /
Protège par ta prière tout ceux qui oeuvre pour la Foi /
afin que Dieu soit glorifié, /
O juste Père Macaille.

Saint Maughold de Man, évêque
(Macaille, Maccaldus, Machalus, Machella, Maghor, Maccul)
------------------------------
Mort vers 488.
Saint Maughold était un prince Irlandais, et un chef de bande
réputé, qui fut convertit par saint Patrick. Dès
sa conversion, il devint un homme nouveau, vivant en Christ.
Une version de la légende dit que Patrick lui demanda de prendre
la mer sur un coracle sans rames comme pénitence pour ses actes
mauvais. Une autre dit qu'il fit voile afin d'éviter les
tentations du monde. Dans les 2 histoires, il se retira sur l'Ile de
Man (Eubonia), au large des côtes du Lancashire, Angleterre.
Auparavant, saint Patrick avait envoyé son neveu, saint Germain,
comme évêque, pour implanter l'Eglise sur l'île.
Germain eut les saints Romulus et Conindrus comme successeurs, à
l'époque desquels Macaille arriva sur l'île, et
commença à y mener une vie austère et
péntientielle dans la région montagneuse appelée
à présent Saint Maughold, d'après son nom.
Après leurs morts, Macaille fut unaniment choisit comme
évêque par le peuple Manx. Macaille est
commémoré dans les calendriers Brittoniques et Irlandais.
Dans le cimetière d'une des 18 paroisses de l'île, on
trouve la source Saint Maughold. L'eau très claire de la source
est récoltée dans un grand bac en pierre. Ceux qui ont
besoin de se guérir de divers meaux, en particulier
empoisonnement, sont assis dans la chaise du saint juste au-dessus de
la source et on leur donne un verre d'eau de cette source à
boire. Le tombeau de Macaille s'y trouvait jusqu'à ce que ses
reliques soient dispersées durant la "Réforme"
Maughold, commémoré dans les calendriers Brittoniques et
Irlandais, est décrit dans le Martyrologe d'Oengus comme un
"baton en or, un grand lingot, le grand évêque MacCaille".
Nombre de caractéristiques topologiques de l'Ile de Man, qui est
divisée en 25 paroisses, portent le nom de Maughold. Une
église à Castletown, Ecosse, lui est
dédiée. William Worcestre dit qu'il était natif
des Orkneys, et que son tombeau se trouve sur l'Ile de Man (Attwater,
Bénédictins, Encyclopaedia, Farmer, Gill, Husenbeth,
Montague).
Une autre Vie :
Saint Machald de Man (498)
(Manghold ou Machaldus)
------------------------------------------
Il y a plusieurs manières d'épeler son nom de MacCaille,
de Maccul et le latin Machaldus, jusqu'à Maughold, comme il est
appelé sur l'Ile e Man. Dans la Vie de saint Patrick, nous le
rencontrons comme chef de bande de brigands, fondant comme un oiseau de
proie sur les voyageurs et ne respectant ni cet évêque
missionnaire ni le Dieu qu'il proclamait. Lorsque Patrick fut à
Saul, Machald et ses desperados montèrent un complot. Un d'eux,
appelé Garban, allait faire semblant d'être mort,
recouvert d'un manteau, et se tiendrait gisant le long de la route.
Lorsque Patrick arriverait, Machald le supplierait de prier pour le
corps, et lorsqu'il découvrirait le corps, toute la bande lui
sauterait dessus.
Le stratagème ne fonctionna pas comme prévu. Lorsque le
manteau fut soulevé, Garban était vraiment mort. Le chc
des voleurs fut immense, et ils tombèrent à genoux devant
le bon évêque, confessant leur faute et le suppliant pour
leur camarade. Saint Patrick pria pour eux, et Garban retrouva la vie.
Il leur ordonna de rendre leurs biens mal acquis à leurs
légitimes propriétaires, et Machald, qui avait
demandé une plus sévère pénitence, se fit
dire de s'enchaîner à un bateau, de prendre la mer, ayant
jetté au loin les rames et la clé de ses chaînes,
s'autorisant d'aller à la dérive jusqu'à la terre
que Dieu choisirait.
Machald obéit, et il fut jetté au rivage dans une baie
sur l'Ile de Man, où 2 missionnaires Chrétiens, Conindrus
et Romulus, avaient leur installation. Plus tôt dans la
journée, ils avaient pêché un poisson dans lequel
ils avaient trouvé une clé, celle des menottes de
Machald, et c'est ainsi qu'il partagea la demeure des saints hommes et
devint leur serviteur. Ils lui apprirent à lire et
écrire, et pour finir il fut ordonné prêtre.
Lorsque Germain, que Patrick avait envoyé pour
évangéliser l'île, mourrut, Conindrus devint
évêque de Man, et Machald lui succéda comme
3ème évêque. On lui attribue l'organisation de
l'île en 17 paroisses, et il aurait visité l'Ecosse et le
Pays de Galles, bien qu'il ne rentra jamais en Irlande. Il mourrut 10
ans après saint Patrick et fut enterré dans
l'église qui porte son nom, où l'on trouve encore une
grande croix Celtique. Dans le cimetière il y avait, depuis de
très longues années, un cerceuil de pierre, qui
récoltait une eau cristalline, très prisée des
insulaires pour guérir diverses maladies, mais qui fut par la
suite détruit par les Danois.
Les Chroniques de Man, écrites par les moines de l'abbaye de
Rushen sur l'île, qui se trouvent à présent au
British Museum, rapportent qu'une fois un Viking, après la
bataille à Ramsey, avait prévu de piller l'église,
mais que durant la nuit il fut visité par saint Machald, qui le
frappa 3 fois de son bâton sur la poitrine. Il mourrut d'une
attaque cardiaque, et ses compagnons embarquèrent et firent
voile à toute hâte. Les anciennes armes du diocèse
avaient le portrait d'un évêque se tenant sur un bateau,
avec une étoile et une clé au-dessus de lui.
Saint Machald est vénéré comme le principal patron
de l'Ile de Man (Baring-Gould, Bowen).
Antiques et authentiques documents de l'Histoire Ecclésiastique
de l'île de Man :
http://www.ee.surrey.ac.uk/Contrib/manx/fulltext/wd1837/p001.htm
Site internet de l'île de Man
http://www.gov.im/mnh/
Les Croix de Manxx
http://www.isle-of-man.com/interests/crosses/index.htm
Sainte Mella de Doire-Melle, Abbesse et veuve
-------------------------------------------------------
Née dans le Connaught; morte vers 780. Sainte Mella était
la mère des Saints Cannech et Tigernach. Après le
décès de son époux, Mella embrassa la vie
religieuse et mourrut comme abbesse de Doire-Melle, Leitrim
(Bénédictins).
Sources:
========
Attwater, D. (1983). The Penguin Dictionary of Saints, NY: Penguin
Books.
Baring-Gould, S. (1882) The Lives of the Saints (15 volumes) John
Hodges.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of
Saints. NY: Macmillan.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1966). The Book of
Saints. NY: Thomas Y. Crowell.
Bowen, Paul. When We Were One: A Yearbook of the Saints of the British
Isles Complied from Ancient Calendars.
Encyclopaedia of Catholic Saints, July. (1966). Philadelphia: Chilton
Books.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford dictionary of saints. Oxford: Oxford
University Press.
Gill, F. C. (1958). The Glorious Company: Lives of Great Christians for
Daily Devotion, vol. I. London: Epworth Press.
Husenbeth, Rev. F. C., DD, VG (ed.). (1928). Butler's Lives of the
Fathers, Martyrs, and Other Principal Saints. London: Virtue & Co.
Montague, H. P. (1981). The Saints and Martyrs of Ireland. Guildford:
Billing & Sons.
*******************************
Ajouts personnels :
En Belgique, nous fêtons l'
abbé-évêque saint
Ermin,
successeur de saint Ursmer au siège de Lobbes. Né
au Ciel le dimanche suivant la fête de saint Ursmer, mais de
longues années plus tard. Un abbé-évêque..
sacré par son prédécesseur, sans passer par
quelqu'autre siège que ce soit.. comme en Irlande alors qu'ils
n'étaient pas Irlandais.. si on ne comprend pas ce que je veux
dire, je peux faire un dessin sur d'où nous sommes, nous les
Celtes de la Gaule Belgique :-)
Ce 25 avril, c'est la fête de l'Evangéliste saint Marc
dans toute la Chrétienté apostolique.. sauf en 2004 dans l'Eglise
qui a initié cette fête, celle de Rome, où on ne
fête plus les saints le dimanche, et quasiment plus les autres
jours non plus. Quelle perte terrible. Un arbre sans racine, enfin,
voyez autour de vous, nul besoin de juger pour constater à quel
désastre ça mène. Désastre qui attend les
Eglises orientales installées en Occident puisqu'elles font
pareil vis à vis des saints du coin, vraies racines de la
chrétienté locale.. elles ne tiendront pas sans racines
face à la tempête qui se lève.
Intéressante fête de cet Evangéliste aussi par les
mentions de la tradition sur le saint. Avant un certain siècle
où les chrétiens vivaient vraiment du Christ, où,
en dehors du pitoyable épisode de Victor de Rome, personne ne
cherchait à avoir un pouvoir humain sur personne, il n'y avait
pas d'Eglise qui s'inventait dès lors des mythes fondateurs.
Vint le 4ième siècle, et ses "fausses
décrètales gélasiennes", sa "donation de
Constantin" en gestation, etc. Et bien entendu le mythe totalement ridicule
d'un saint Pierre fondant l'Eglise de Rome. En Orient on ne voulut pas
rester à la traîne, et on eu le mythe de saint
André à Constantinople (qui n'existait pas encore et pour
cause), et idem à Alexandrie avec saint Marc. Rien, rien de rien
n'existe dans les documents les plus anciens, les plus antiques auteurs
n'en parlent jamais. Mais à partir de ce maudit
siècle-là, bingo, la course au pouvoir est
entamée, et tout d'un coup, les Apôtres dont rien de
certain n'était connu auparavant quant aux premières
années chrétiennes, parce que peu en était dit
dans l'Ecriture, on voit naître des mythes les concernant. Et des
affirmations dogmatiques sont inventées, à l'encontre
même de l'Evangile et des Epitres. Moins on sait, plus on
invente. On s'étonnera alors que j'aime tant les Pères
Apostoliques et que j'insiste tant sur leur témoignage, capital
pour savoir faire le tri entre le vrai et le mensonge, entre
l'apostolique et la peste du pouvoir, entre la Foi et l'illusion
orgueilleuse. C'est eux qui m'ont rendu "Orthodoxe", mais c'est eux aussi
qui me montrent que l'Orthodoxie n'est pas apostolique si elle
prétend ne pouvoir être qu'exclusivement orientale..
Dans toutes ces histoires de pouvoir ecclésial terrestre, c'est
tout de même "cocasse" que les 2 seuls Apôtres dont on soit
sûr de ce qu'ils ont posés comme fondations
ecclésiales, à savoir saint Jean et saint Paul, personne
n'a cherché à les incorporer dans ses mythes. On en
rirait s'il n'y avait ce POISON du pouvoir humain, de l'orgueil, de la
volonté de dominer l'autre, de détruire l'autre s'il ne
devient comme soi-même. Poison toujours très actif de nos
jours. Maranatha, reviens vite, Seigneur Jésus, on est
paumés.

saint Marc, évangéliaire de sainte Aure (Aurore), 9ème
siècle, Paris.
traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;
Du Synaxaire Copte Orthodoxe : 
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
17ème jour du mois bénit de Paramoude 1721

Martyre de saint Jacques l'Apôtre, frère de saint Jean
l'Apôtre
En ce jour, saint Jacques l'Apôtre, fils de
Zébédée, et frère de saint Jean
l'Apôtre, fut martyrisé. Après avoir
prêché l'Evangile en Judée et en Samarie, il partit
pour l'Espagne. Il y prêcha l'Evangile, et le peuple crût
dans le Seigneur Christ. Il retourna à Jérusalem et
poursuivit son ministère.
Il recommandait toujours à son troupeau de faire l'aumône
aux pauvres, aux nécessiteux et aux faibles. Ils
l'accusèrent devant Hérode qui l'appela et lui dit :
"Es-tu celui qui instigue le peuple à ne pas payer les
impôts à César mais à donner aux pauvres et
aux églises?" Alors il le frappa et l'épée, lui
tranchant la tête, et saint Jacques reçut la couronne du
martyre. Clément d'Alexandrie, un des pères du
2ème siècle, dit : "Le soldat qui attrapa le saint, quand
il vit son courage, il réalisa qu'il devait y avoir une
meilleure vie et demanda au Saint son pardon. Alors le soldat confessa
le Christ et reçut la couronne du martyre (Actes 12,1-2) en
même temps que l'Apôtre, en l'an 44".
Hérode ayant vu que cela plaisait aux Juifs, il fit aussi saisir
Pierre. Et quand il l'eut arrêté, il le jetta en prison,
et fit placer 4 escouades de soldats pour le garder, espérant le
présenter au peuple pour la Pâque (Acts 12,3-4).
Et ainsi un jour Hérode, vêtu d'un apparat royal, s'assis
sur son trone et leur fit une harangue. Et le peuple criait sans cesse,
"c'est la voix d'un dieu, pas celle d'un homme!" Aussitôt, un
Ange du Seigneur le frappa, parce qu'il ne rendait pas gloire à
Dieu. Et il fut dévoré par les vers et mourrut. (Actes
12,21-23)
Quand au corps de saint Jacques, les fidèles
l'emportèrent, le mirent dans un linceul et l'ensevelirent dans
le Temple. On dit que le corps de saint Jacques fut
transféré en Espagne, où Jacques le Majeur est
considéré comme leur Apôtre.
Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à
Dieu à jamais. Amen!
Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

1. SAINT APÔTRE ET EVANGELISTE MARC
Marc était le compagnon de voyage et l'assistant de
l'Apôtre Pierre qui, dans sa première épitre,
l'appelle son fils, "Celle qui est à Babylone, élue comme
vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. " (1 Pierre 5,13), non pas
selon la chair, mais un fils selon l'esprit. Pendant qu'il était
à Rome avec Pierre, les fidèles le supplièrent
d'écrire pour eux les salutaires enseignements du Seigneur
Jésus, Ses miracles, et Sa vie. C'est ainsi que Marc
rédigea le saint Evangile que l'Apôtre Pierre vit, et
attesta quant à sa véracité. Marc fut nommé
évêque par l'Apôtre Pierre et envoyé en
Egypte pour prêcher. C'est ainsi que Marc fut le premier
prédicateur de la Bonne Nouvelle (Evangile) en Egypte, et aussi
le premier évêque d'Egypte. L'Egypte était
entièrement opprimée par les profondes
ténèbres du paganisme, de l'idolâtrie, des devins
et de la méchanceté. Avec l'aide de Dieu, saint Marc
réussit à semer la semence de l'enseignement du Christ
à travers la Lybie, l'Ammonicie, et la Pentapole. De Pentopolis,
saint Marc parvint à Alexandrie où l'Esprit de Dieu le
mena. A Alexandrie, il réussit à fonder l'Eglise de Dieu
et installa des évêques, des prêtres et des diacres
et les confirma tous dans l'honorable Foi. Marc confirma sa
prédication à travers nombre de grands miracles. Lorsque
les païens élevèrent des accusations contre Marc,
comme destructeur de leur croyance idolâtre, et lorsque le
gouverneur de la ville commença à chercher Marc, il
repartit en hâte pour Pentopolis, où il continua à
renforcer son travail antérieur. 2 ans plus tard, Marc retourna
à nouveau à Alexandrie, à la grande joie de tous
les fidèles, dont le nombre s'était grandement
multiplié. A cette occasion, les païens s'emparèrent
de Marc, le lièrent fermement et commencèrent à le
trainer sur les pavés en criant : "amenons le taureau à
l'enclos". Blessé et saignant de partout, ils le
jettèrent en prison où, au départ, un Ange
céleste apparut à Marc et l'encouragea et le
renforça. Après cela, le Seigneur Jésus
Lui-même lui apparut et lui dit : "La paix soit avec toi, Marc,
Mon Evangéliste!" A cela, Marc répondit "La paix
soit avec Toi aussi, mon Seigneur Jésus-Christ!" Le lendemain,
les vicieux extrairent Marc de sa prison et recommencèrent
à le traîner dans les rues au son du même cri :
"Amenons le taureau à l'enclos". Complètement
épuisé et déchiré, Marc susura "Entre Tes
mains O Seigneur, je remet mon esprit". Marc expira et son âme
fut transférée dans un monde meilleur. Ses saintes
reliques furent honorablement enterrée par les Chrétiens
et, à travers les siècles, ses reliques donnent la
guérison au peuple, contre toutes les afflictions, douleurs et
maladies.
[ Texte regorgeant de tous les anachronismes et mythes qu'une certaine
forme de "tradition", utilisant toujours des documents fort tardifs,
sans fondements antiques et authentiques, rigoureusement apocryphes et
démontrés tels, a pourtant finit par imposer dans les
enseignements ecclésiaux. Bah. Tant qu'on ne s'en sert pas pour
revendiquer un titre de "chef de toute la terre"... JMD ]
2. SAINT ANIANUS, SECOND EVEQUE D'ALEXANDRIE
Lorsque Marc sortit du bateau qui toucha terre à Alexandrie, une
de ses 2 sandales se déchira à son pied. Alors, il vit un
cordonnier à qui il donna sa sandale à réparer. En
recousant la sandale, le cordonnier se perça avec l'aiguille
dans sa main gauche, et le sang commença à gicler, et le
cordonnier hurla de douleur. Alors l'Apôtre de Dieu mèla
de la poussière à sa salive, et enduisit la main
blessée, et soudain la main fut guérie et intacte.
Surpris de ce miracle, le cordonnier invita Marc en sa maison.
Entendant l'homélie de Marc, Anianus (car tel était le
nom du cordonnier) fut baptisé; lui et toute sa maisonné.
Anianus fit preuve d'une telle vertu et de tant de zèle pour le
travail de Dieu que saint Marc le consacra évêque. Ce
saint homme fut le 2ème évêque de l'Eglise
d'Alexandrie.
HYMNE DE LOUANGE - LE SAINT APOTRE ET EVANGELISTE MARC
L'Evangéliste Marc, vers l'Egypte il s'enfuit
Comme une abeille vers le miel. Et l'Egypte expérimenta
La douceur du miel du Christ; la douceur de la connaissance vivante,
Et le peuple commença à être supris du Christ :
Comment Lui, dans Son divin intérêt, devint Incarné
Comment Lui, Il S'humilia pour le Salut de l'homme,
Et comment Il ressuscita avec gloire et puissance.
A travers les noires ténèbres, jusqu'à
présent, nous marchions!
Les Egyptiens disent : "Et maintenant pour nous, le soleil
brille,"
Réjouissons-nous O peuple en ce jour radieux!
Mais cette merveilleuse récolte, Marc l'abreuva avec son sang,
Et à cause de cela, les idoles éclatèrent.
Et l'Egypte, la terre des pharaons, fut baptisée
Devint le champs de Dieu, l'Eglise Apostolique.
REFLEXION - Le diable trouve vite de l'ouvrage pour les mains
innocupées, et un Ange trouve vite du travail pour les mains
diligentes. Dans ce monde de mouvement permanent et de changement
constant, l'homme, qu'il le veuille ou non, doit toujours être
occupé, que ce soit à des bonnes ou à de mauvaises
oeuvres. L'oisif n'est en vérité pas un paresseux. Il est
un diligent ouvrier du diable. Un corps oisif et une âme oisive
sont le champs le plus souhaitable pour les labours et semailles du
diable. Saint Antoine le Grand dit : "Le corps a besoin d'être
soumis et plongé dans des travaux prolongés". Saint
Ephrem le Syrien enseigne : "Enseignes-toi à travailler, afin
que tu n'aie pas à apprendre à supplier". Tous les autres
saints Pères, sans exception, parlent de la
nécessité du travail pour le Salut de l'âme
humaine. Les Apôtres et tous les saints nous donnent un exemple
de labeur, continu, concentré, physique comme spirituel. Le fait
que l'oisif, par son oisiveté, ne prolonge pas pour autant sa
vie sur terre, mais au contraire la raccourcit, cela est clairement
constaté par la longévité de nombre de saints, les
plus grands travailleurs parmi les travailleurs de ce monde.
CONTEMPLATION - Pour contempler le Seigneur Jésus
Ressuscité :
1. Comment Sa Résurrection nous incite et nous renforce en
chaque bonne oeuvre; physique et spirituelle;
2. Comment Sa Résurrection éclaire chacune de nos bonnes
oeuvres avec la lumière de l'espoir dans le Dieu Vivant, Qui
compte sur nos oeuvres, les mesure et les préserve pour le Jour
du Jugement.
HOMELIE - A propos de l'amour du travail qu'avaient les Apôtres
"Nous ne nous sommes fait donner par personne le pain que nous
mangions, mais de nuit comme de jour nous étions au travail,
dans le labeur et la fatigue, pour n'être à la charge
d'aucun de vous" (2 Thessaloniciens 3,8).
D'abord mettre en pratique, ensuite l'enseigner. Tous les Apôtres
et tous les saints de Dieu ont respecté cette règle.
Ainsi l'Apôtre Paul, avant même de donner sa règle
"si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus"
(2 Thessaloniciens 3,10), déclare pour lui-même et ses
assistants dans la prédication qu'ils n'ont pas mangé le
pain de qui que ce soit pour rien, mais plutôt gagné leur
pain par leurs efforts et travaux. "Nuit et jour nous avons
travaillé!" Voyez les vrais ouvriers! Contemplez ces abeilles
porteuses du miel du Christ! Jour et nuit à la tâche :
où ont-ils du temps pour pécher? Jour et nuit à la
tâche : où auraient-ils le loisir de pécher? Jour
et nuit à la tâche : où est-ce que le diable
pourrait tisser sa toile de passions? Jour et nuit à la
tâche : en quoi auraient-ils fait scandale?
Dans certains monastères Egyptiens et Palestiniens, il
vivait jusqu'à 10.000 moines. Ils vivaient tous du travail de
leurs mains : tissant des paniers, fabriquant des ruchese, des
paillassons, et autres artisanats. Jour et nuit à la
tâche, et jour et nuit en prière. Lorsqu'un moine vendait
ses ruches en ville pour un prix plus élevé que le prix
fixé par l'abbé, pour cela, le moine expérimentait
la punition. Pour les ascètes, il n'était pas une
question d'enrichissement, mais uniquement de la nourriture la plus
essentielle, et du vêtement le plus simple. En cela, les
ascètes étaient et sont les vrais successeurs du grand
Apôtre.
Mes frères, fuyons la paresse comme si c'était une
caverne pleine de bêtes sauvages. Si par hasard nous tombions
dans une caverne de bêtes sauvages, nous nous en enfuirions au
plus vite, avant que les bêtes sauvages n'aient pu refermer
l'entrée. La caverne est la demeure où le paresseux
cherche un repos. Les bêtes sauvages sont les esprits mauvais
qui, dans une telle demeure, se sentent encore plus chez eux
qu'auprès de leur roi dans l'Hadès. O Seigneur, Toi Qui
est merveilleux dans toutes les oeuvres de Ta Création,
réveille-nous de la paresse, et encourage-nous à oeuvrer
nuit et jour par Ton encourageant Saint Esprit.
A Toi soit la gloire et la reconnaissance, à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+
05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du
Nord 
http://ocafs.oca.org/
Icône de la Mère de Dieu de Constantinople
Cette Icône de la Theotokos est vénérée
localement à l'église de la Dormition de Moscou sur
Malaya Dimitrovka. Cette image est différente de cette de
l'Icône de la très sainte Théotokos de
Constantinople célébrée le 17 septembre, bien
qu'elle semble en être une copie. L'icône miraculeuse de
Constantinople apparut le 25 avril 1071
SAINT SYLVESTRE D'OBNORSK, MOINE (+ 25.04.1479)
Le moine Sylvestre d'Obnorsk fut un des disciples et novices de saint
Serge de Radonège (+ 1392, 25 septembre et 5 juillet).
Après avoir vécu dans l'obéissance au
monastère de la Trinité, le moine Sylvestre reçut
la bénédiction pour aller vivre en ermite dans la
forêt sauvage.
Dans la forêt profonde sur la rivière Obnora, qui
s'écoulait dans le fleuve Kostroma, il planta une croix en un
lieu choisit et commença ses travaux ascétiques.
Longtemps durant, personne ne sut rien du saint ermite. Sa cellule fut
découverte par un paysan qui s'était égaré.
Il expliqua à l'ermite, bousculé, que les gens avaient vu
des rayons lumineux, et une colonne de nuages au-dessus de sa demeure.
Le moine versa des larmes de regret, car son lieu de solitude avait
été découvert. Le pèlerin sollicita du
saint qu'il lui raconte sa vie.
Saint Sylvestre dit qu'il vivait là depuis longtemps, et qu'il
mangeait des écorces d'arbre et des racines. Au départ,
il s'était affaibli, sans pain, et était tombé au
sol de faiblesse. Alors un Ange de Dieu lui était apparut sous
l'apparence d'un homme merveilleux, et avait touché sa main.
Dès cet instant, saint Sylvestre n'expérimenta plus la
détresse. Une autre fois, le paysan revint auprès du
saint et lui apporta du pain et une réserve de farine.
Cette rencontre fut suffisante pour que les exploits de l'ermite soient
connus de nombre de gens. Bientôt les paysans commencèrent
à venir vers lui, venant des exploitations environantes. Saint
Sylvestre leur permit de bâtir des cellules près de la
sienne.
Lorsque les frères se furent rassemblés, saint Sylvestre
partit pour Moscou et sollicita de saint Alexis (12 février) la
bénédiction pour la construction d'un temple en l'honneur
de la Résurrection du Christ. Le hiérarque lui donna un
antimension (tissus contenant des reliques de martyrs,
nécessaire que l'on pose sur la table pour pouvoir y
célébrer la Divine Liturgie), et le fit higoumène
du monastère.
Avec la construction de l'église, le nombre de frères
grandit vite, et le saint se retira fréquemment pour prier en
solitaire dans l'épaisse forêt. Ce lieu reçut le
nom de "Bosquet de l'ordre," parce que saint Sylvestre avait
ordonné qu'on n'y coupe pas un seul arbre. Dans ce bosquet, il
creusa 3 puits, et un 4ème au flanc d'une colline sur la
rivière Obnora. Lorsque le saint rentrait de sa solitude, nombre
de gens l'attendaient au monastère, et chacun voulait recevoir
sa bénédiction et écouter ses conseils.
Le saint fut frappé d'une maladie fatale, et les frères,
qui étaient dans la détresse à chaque fois qu'il
se retirait dans son isolement, furent encore plus affligés par
sa proche mort. "Ne vous attristez pas de cela, mes frères
bien-aimés", disait-il pour les consoler, "car tout se passe
selon la volonté de Dieu. Gardez les Commandements du Seigneur,
et ne craignez pas de souffrir de malheur en ce monde, afin de pouvoir
recevoir la récompense dans les Cieux. Si j'ai été
trouvé intrépide devant le Seigneur, et que ma vie Lui a
plut, alors ce saint lieu ne diminuera pas après mon
départ. Priez le Seigneur Dieu et Sa Toute-Pure Mère,
afin que vous soyez délivrés de la tentation". Saint
Sylvestre mourrut le 25 avril 1479, et fut enseveli du
côté droit de l'église de la Résurrection,
qui était en bois.
On a enregistré des miracles du saint et on a encore ces
récits pour l'année 1645, avec 23 miracles décrits.
Le saint guérit 12 personnes de possession démoniaque et
de délire, et 6 autres d'affliction des yeux. Un miracle
édifiant eu lieu en 1645. Le hiéromoine Job du
monastère ordonna à des paysans de couper le bosquet
interdit dans la forêt, pour avoir du bois de chauffage. Il fut
frappé de cécité. Après 4 semaines, il
reconnut son péché, se repentit et fit voeu de ne plus en
faire selon sa volonté mais de suivre les avis des
frères. Le hiéromoine servit un Moleben à
l'église, après quoi il se fit amener le reliquaire de
saint Sylvestre, et là, il recouvra la vue.
Textes à traduire plus tard :
Saint Apôtre et Evangéliste Marc
Tropaire de Saint Marc l'Evangéliste Ton 4
Dès ton enfance la lumière de la vérité
t'illumina, O Marc,
Et tu aima le labeur du Christ Sauveur.
C'est pourquoi tu suivis Pierre avec zèle
Et servit Paul comme un bon collaborateur,
Et tu illumines le monde avec ton saint Evangile.
Kondakion de Saint Marc l'Evangéliste Ton 2
Lorsque tu reçus la grâce du Saint Esprit d'en haut, O
Apôtre,
Tu déjouas les pièges des philosophes et rassemblas
toutes les nations dans ton filet,
Les amenant à ton Seigneur, O glorieux Marc,
Par la prédication du divin Evangile.
Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]
Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume
"april", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html
D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :
SAINT ERMIN, ABBÉ ET ÉVÊQUE (+ 737)
1. VIE. - Ermin ou Erminon naquit à Herly dans le pays de Laon,
de parents nobles et opulents. Admis à l'école de Laon
alors placée sous l'autorité épiscopale de
Madelgaire, il y acquit en peu d'années de grandes connaissances
profanes et sacrées. L'évêque, charmé de ses
vertus, lui conféra les saints ordres, le choisit pour son
chapelain et son confesseur, le nomma enfin chanoine de l'église
cathédrale de Notre-Dame de Laon.
Ursmer, qui le reçut ensuite comme religieux dans son abbaye de
Lobbes, ne tarda pas à apprécier les qualités
éminentes de ce nouveau disciple. Se sentant mourir, il
voulut désigner aux moines celui d'entre eux qu'il trouvait le
plus capable de les diriger dans la voie de la perfection. Comme la
vertu d'Ermin éclatait aux yeux de tous, il n'hésita pas
à le proposer comme son successeur et il lui conféra le
caractère épiscopal. Les religieux applaudirent
unanimement à ce choix; ils le reconnurent à l'instant,
s'agenouillèrent devant lui, l'installèrent dans la place
réservée à l'abbé. Ermin n'accepta cette
dignité abbatiale que sur les ordres formels de son
supérieur. La sagesse et la prudence de sa direction lui
valurent la vénération de toute la communauté: on
vit alors à Lobbes la piété et la discipline
portées à leur plus haut degré de perfection.
Lorsque les circonstances le lui permettaient, Ermin se consacrait
à la prédication. Comme évêque
régionnaire, il parcourut les contrées où son
prédécesseur avait déjà répandu les
lumières de l'Évangile, gagna partout des âmes
à Dieu, affermit dans la foi celles qu'Ursmer avait converties.
Le biographe Anson rapporte, sur le témoignage de Flabert
disciple d'Errnin, que ce saint prélat avait le don de pro
phétie; plusieurs faits tendent à confirmer l'existence
de ce don. Ainsi, une nuit après l'office, Ermin, suivant sa
coutume, était resté seul dans l'église pour prier
: malgré tous ses efforts pour rester éveillé, il
succomba au sommeil. Il lui sembla entendre une voix qui lui disait :
"La victoire est à Charles!" Lorsque les frères furent
levés le lendemain, Errnin les réunit et leur communiqua
cette vision; le bruit public ne tarda pas à la confirmer. On
sut que Charles Martel venait de remporter une victoire sur
Ragenfrède à Vinchy, dans le Cambrésis (719). Deux
ans plus tard, Ermin s'était rendu dans le village de Floyon
où était né Ursmer; il fit connaître aux
religieux qui l'accompagnaient que Radbode, duc des Frisons, venait de
mourir. Ce chef barbare, que les missionnaires avaient voulu amener au
christianisme sans y réussir, périt misérablement.
au moment même où il songeait à une nouvelle
invasion sur les terres des Francs.
Ermin s'endormit dans le Seigneur, le 25 avril 737. Son corps fut
inhumé à côté de celui d'Ursmer dans
l'église de la Colline.
Il. CULTE. - On trouve le nom d'Ermin dans un bon nombre de
martyrologes, et notamment au martyrologe romain. Son culte a
été de tout temps célèbre au
monastère de Lobbes où il était
considéré comme le second patron. On faisait sa
fête le 25 avril comme dies natalis, on commémorait la
translation du corps le 26 octobre, et, le 2 avril, la
délivrance miraculeuse de l'abbaye menacée par les
Hongrois cette faveur était attribuée à la
protection d'Ursmer et d'Ermin. - Le nouveau propre de Soissons fait
mémoire de saint Ermin le 26 avril.
Bibl. - La vie d'Ermin comme celle d'Ursmer (voir 19 avril) a
été écrite par Anson; on la trouve dans Acta
sanct., 25 avril. - J. Vos, Lobbes, son abbaye et son chapitre,
Louvain, 1865.
A Syracuse, en Sicile, les saints martyrs et frères Évode, Hermogène et
Callista (+ 304).
Évode et Hermogène, deux frères chrétiens
de Syracuse, avec Callista, leur soeur, furent mis à mort pour
la Foi en des circonstances que nous ignorons. Certains martyrologes
les nomment au 1er ou au 2 septembre. Cajetanus dans ses "Vies des
saints", nous dit qu'ils étaient honorés à
Syracuse du temps de saint Jean Damascène.
A Antioche, les saints Philon et Agathopode, diacres, dont le bienheureux Ignace,
évêque et martyr, fait une mention élogieuse dans
ses Lettres. D'après Baronius (Notes sur le martyrologe romain)
ces deux diacres de l'Église d'Antioche accompagnèrent en
l'an 107 l'évêque Ignace (voir 1er février) dans
son voyage à Rome. Après le martyre de
l'évêque, ils rapportèrent ses ossements à
Antioche. Ils auraient composé les Actes du martyre, et Philon
serait devenu évêque de Tarse. Mais on ignore où
l'on a pris les détails concernant leur martyre (Acta sanct., 25
avril).
En Irlande, saint Maccaille, évêque (+ 498).
Deux fois, on rencontre ce nom, sous la forme Macalleus ou Machalus
dans les martyrologes irlandais, par exemple de Tamlach au 25 avril.
L'un fut disciple de saint Patrice et de saint Mel, fut
évêque de Croghan; il aurait donné le voile
à sainte Brigitte. Diverses églises lui sont
dédiées en Ecosse et la fête est au 25 avril. Un
autre, converti par saint Patrice, fut évêque dans
l'île de Man. (Acta sanct., 25 avril; O'Hanlon, Irish saints, t.
4, p.486 Forbes, Calendar of Scottish saints, p. 70.)
A Lyon, saint Rustique, évêque et confesseur (+ 501).
22ième évêque de Lyon, d'après les listes
épiscopales, Rustique, suivant Ennodius, accueillit saint
Épiphane de Pavie quand celui-ci vint dans les Gaules.
L'épitaphe de Rustique, trouvée à Saint-Nizier,
où il fut enterré, marque le 25 avril 501 comme date de
la mort. C'est aussi à cette date que le nom est inscrit dans le
martyrologe hiéronymien. (Duchesne, Fastes épisc.,
t. 2, p. 163.)
LES GRANDES LITANIES
Notion. - Litanie signifie supplication à laquelle est
liée l'idée de sacrifice. On désigna sous le nom
de litanie une fonction liturgique dans laquelle l'Église
et le peuple chrétien se proposaient d'adresser une supplication
plus instante dans un sanctuaire indiqué où, partant d'un
point donné, on se rendait en procession. Les invocations
en série avec finale suppliante que l'on faisait au cours
de cette procession, et la procession elle-même, reçurent
le nom de litanies. La dénomination majeure ou mineure
indiquait la solennité ou l'importance que l'on entendait
donner à cette cérémonie.
Celle du 25 avril reçut le nom de litanie majeure ou grandes
litanies. Le vulgaire lui a donné le nom de saint Marc, mais il
faut remarquer qu'elle n'a aucun rapport avec la fête de cet
évangéliste. On faisait à Rome la litanie du 25
avril, à une époque où la fête de saint Marc
n'était pas encore connue. Aussi bien, quand il y a lieu de
renvoyer la fête de saint Marc à un autre jour, la litanie
reste fixée au 25 avril.
Origine. - Dans la Rome païenne, il y eut le 25 avril une
fête très populaire une procession se formait sur la voie
Flaminienne, gagnait le pont Milvius, se rendait de là au
sanctuaire du dieu Robigus, que l'on invoquait contre la rouille des
blés (robigo) : l'époque choisie coïncidait avec les
gelées tardives de la lune rousse. - L'usage païen
disparut, on y substitua une fête chrétienne. Le parcours
de la procession fut à peu près le même. On partait
de Saint-Laurent in Lucina, église la plus proche de la voie
Fiaminienne, à partir du pont Milvius, on se dirigeait à
gauche vers le Vatican, on s'arrêtait à un oratoire de
Sainte-Croix, puis dans l'atrium de Saint-Pierre et l'on arrivait ainsi
dans la basilique où se célébrait la messe.
Mais à quelle occasion et à quelle date s'est faite cette
transformation? On a voulu l'attribuer à saint Grégoire
le Grand, qui au début de son pontificat (590) avait
ordonné une procession de pénitence pour la cessation de
l'épidémie dont Pélage II avait été
victime. Mais le parcours de cette procession ne fut pas du tout
le même que celui du 25 avril, et cette litanie extraordinaire ne
fut pas renouvelée.
Il est bien probable que la litanie majeure fut antérieure
à saint Grégoire. On a le récit d'une procession
qui se fit sous saint Grégoire où l'on partit de
Saint-Laurent in Lucina, non pas au mois d'avril, mais sans doute le
vendredi des quatre-temps de septembre (Rev. bénéd.,
1888, t.5, p. 152 et 199).
Au 8ième siècle où la litanie majeure avait lieu
le 25 avril, le Liber pontificalis dit bien que c'était une
tradition fort ancienne, mais on manque de preuve pour affirmer que
cette tradition vient de saint Grégoire. Avant lui, du reste,
nous avons celle que le pape Pélage 1er (556-561) prescrivit de
Saint-Pancrace à Saint-Pierre; et bien avant encore saint
Léon dans un de ses sermons fait mention d'une procession qui
avait lieu annuellement en souvenir d'une délivrance de Rome.
Mais l'anniversaire de cette délivrance en 455 était au
29 juin. Comme cette procession de pénitence cadrait mal avec la
joyeuse solennité de la Saint-Pierre, la fixation en fut
laissée au pontife. En 591, saint Grégoire la mit en
septembre. Rien n'empêche qu'il ne l'ait fixée ensuite au
mois d'avril quand il restaura les stations. En somme il faut dire que
nous ignorons la date et les circonstances de cette institution, qui
passa ensuite aux autres Églises, et fut générale
au 8ième siècle. Le jour devint même un jour
férié et consacré par l'abstinence.
Importance pratique et signification. - Dans la pensée de
l'Église, la litanie majeure est une supplication de
pénitence, au milieu même des joies pascales. Saint
Grégoire le Grand l'explique clairement dans l'invitation qu'il
adresse à son peuple : "Accomplissons cette litanie", dit-il,
"avec un coeur rempli de dévotion, pour mériter
d'être ainsi purifiés de nos péchés. Il
convient de nous humilier puisque les maux qui nous affligent sont la
suite de nos transgressions et de nos offenses, et sont, dans les vues
de la Providence, un remède salutaire. Pendant les saints
mystères, rendons ainsi grâces à Dieu pour tous les
bienfaits dont il nous a comblés." - Ainsi expiation,
humiliation, reconnaissance, tels sont les sentiments qui doivent
nous animer en cette supplication. L'humble demande du repentir peut
seule nous délivrer des fléaux qui s'abattent sur le
monde; le repentir privé a son complément indispensable
dans la pénitence publique pratiquée par la
communauté chrétienne. Aussi faut-il déplorer de
nosjours l'indifférence du grand nombre à l'égard
des supplications publiques auxquelles l'Eglise nous convie.
Bibl. - A. Molien, La prière de l'Eglise, t. 11 L'année
liturgique, p. 497. - P. Paris, Litanie majeure, dans Dict. pratiq. des
connaiss. religieuses, t. 4, col. 408. -
SAINT MARC, ÉVANGÉLISTE (1er SIECLE)

1. VIE. - 1. Une question qui arrête le biographe quand il s'agit
de décrire la vie de saint Marc d'après le Nouveau
Testament est celle de savoir si le Juif compagnon des
apôtres, nommé Jean de son nom d'Israélite,
surnommé Marc d'un nom romain, est le même personnage que
Marc l'évangéliste. Des exégètes modernes,
à la suite de Baronius, Tillemont, etc., ont cru devoir
distinguer deux personnages, mais leur nombre n'est pas très
grand : la plupart des auteurs, s'appuyant d'ailleurs sur
l'antiquité, sont pour l'identification de Jean Marc et de Marc
l'évangéliste. D'après ce dernier sentiment,
disons d'abord ce que le Nouveau Testament nous apprend de Marc.
Aucun détail ne nous est fourni sur ses premières
années. La première fois qu'il est mentionné dans
les Actes des apôtres (12, 12) Jean, surnommé Marc, est
donné comme fils de Marie; il possède à
Jérusalem une maison où se réunissent les
disciples, et c'est à cette maison hospitalière que
l'apôtre saint Pierre vint frapper la nuit où il sortait
de prison, délivré par un ange (l'an 42 ou 44). On en
conclut que Marie, mère de Jean était chrétienne,
et spécialement attachée au chef des apôtres; Marc
probablement converti et peut-être baptisé par saint
Pierre devait se regarder comme son fils. Il devait être assez
jeune, car nous le voyons débuter dans la vie apostolique,
sous les auspices de son cousin Barnabé, lévite de
Chypre; lorsque Barnabé et Saul (c'est-à-dire
l'apôtre saint Paul) revinrent de Jérusalem à
Antioche, ils prirent avec eux Jean, surnommé Marc (Act.,
12, 25). Ce dernier cependant ne fut pas employé au
ministère de la prédication : il apparut plutôt
comme serviteur chargé du matériel (Act., 13, 1-5 et 15,
37) remplissant certaines fonctions extérieures de l'apostolat,
ou l'office de procureur chargé des arrangements relatifs
à la nourriture, aux Voyages.
A Pergé, en Pamphylie, Jean se sépara des deux
apôtres et revint à Jérusalem (Act., 13, 13), nous
ignorons pour quels motifs. Il était à Antioche, au
moment où allait commencer le second voyage apostolique de saint
Paul : Barnabé désirait emmener Marc avec lui, Paul s'y
refusa (Act., 15, 37). Alors se produisit un désaccord qui amena
la séparation des deux apôtres. Tandis que Paul allait
parcourir la Syrie et la Cilicie, Barnabé avec Marc prit la
direction de l'île de Chypre, au printemps de l'an 52.
Peut-être cette île était-elle la patrie de Marc,
comme elle l'était de son cousin. A partir de ce moment,
l'auteur du livre des Actes ne nous parle plus de Marc.
Il s'écoulera une dizaine d'années jusqu'au moment
où Marc se retrouva à Rome, vers 62 ou 63. Alors, il
était avec Aristarque et Jésus dit le Juste, le seul Juif
d'origine qui travaillait avec Paul pour le règne de Dieu.
Ainsi s'exprimait le grand apôtre écrivant aux Colossiens
(4, 10); il prenait soin d'indiquer l'origine juive de Marc; ce qui
confirme les renseignements fournis par le livre des Actes; il
ajoutait ce détail que Marc était cousin germain de
Barnabé. Paul avait donc oublié le dissentiment
d'Antioche; Marc s'était proposé de visiter les
chrétiens de Colosses et Paul demandait qu'on lui fît bon
accueil.
Pendant sa seconde captivité à Rome, Paul écrivant
à Timothée alors à Éphèse, lui
demandait de venir le voir et
d'amener Marc, toujours utile en vue du ministère (II Tim., 4,
11). Ces dernières expressions donnent à entendre que
Marc se contentait d'une situation subordonnée, renonçant
volontiers à briller, pour s'assujettir à des
personnalités plus hautes, s'assurant ainsi le mérite de
la modestie.
Marc vint sans doute à Rome à cette époque. Saint
Pierre, écrivant de cette ville qu'il désignait sous le
nom de Babylone, aux Églises du Pont, de la Galatie, les saluait
de la part de Marc, désignant celui-ci comme son fils (I Petr.,
5, 13). Il s'agit vraiseniblablement d'une filiation spirituelle par le
baptême (voir saint Jérôme, In Is.,65, 24; P. L., t.
24, col. 650). La date du séjour commun de Pierre et de Marc
à Rome que quelques-uns ont voulu rapporter à l'an 42,
date du premier voyage de saint Pierre en cette ville, est plus
probablement postérieure à l'an 60, et se rapproche du
moment où les deux apôtres Pierre et Paul subirent le
martyre, soit 64 ou 67. Par la façon dont s'exprime saint Pierre, on peut juger que
l'activité apostolique de Marc en Orient avait
été grande et qu'il était connu des destinataires
de l'épître.
2. Aux renseignements puisés dans le Nouveau Testament, soit
Actes, soit Épîtres, sur la personne de Marc, ajoutons
maintenant ceux que fournit la tradition.
Un texte de Papias, rapporté par Eusèbe (Hist. eccl., 3,
39, 15) dit de Marc qu' « interprète de Pierre, il
écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans
l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait. Car il n'avait pas
entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais
bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son
enseignement selon les besoins sans se proposer de mettre en ordre
les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant
écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se
souciait que d'une chose, ne rien omettre de ce qu'il avait
entendu et ne rien rapporter que de véritable. " -- Papias
donne pour garant de ce qu'il affirme, Jean le Presbytre, un disciple
des apôtres, un homme de la génération qui l'a
précédé, très bien informé sur les
origines. Avec lui saint Justin, saint Irénée, Tertullien
s'accordent pour nous donner sur Marc et son évangile le
témoignage des Églises d'Asie et d'Occident : "Marc a
été le rédacteur de l'évangile
d'après les prédications de saint Pierre. "
Nous passons sur des points de détail où la tradition
n'est pas tout à fait d'accord au sujet de Marc, pour voir ce
qu'elle nous dit de cet évangéliste comme fondateur de
l'Église d'Alexandrie. Les témoignages ici sont de nature
diverse et d'origine relativement récente. Il n'y a aucune trace
de cette tradition dans ce que nous possédons de Clément
d'Alexandrie et d'Origène. Denis d'Alexandrie parle bien de
Jean, nommé aussi Marc, mais ne fait point allusion à la
tradition alexandrine (Eusèbe, Hist. eccl, 7, 25).
Cependant cette tradition paraît avoir été
fixée à Rome dès l'an 200. Eusèbe, qui la
mentionne, l'avait probablement trouvée dans Jules Africain et
l'a rattachée à sa Chronologie (Hist. eccl., 2, 16); la
mision de Marc à Alexandrie aurait eu lieu, d'après le
texte arménien, la première année de Claude,
d'après saint Jérôme, la troisième, et il
aurait eu pour successeur Anien (voir ce jour) la huitième
année de Néron, en 62. Eusèbe se gardait bien de
dire que Marc fût mort cette année-là, d'autant
qu'on le retrouve à ce moment à Rome, d'après
le Nouveau Testament (voir plus haut). Saint Jérôme a
pourtant fait cette supposition qu'Anien avait remplacé Marc
seulement après la mort de celui-ci. Beaucoup de critiques
pensent que Marc aurait quitté Alexandrie pour aller ailleurs,
à Rome, par exemple. Toujours est-il que la tradition, au sujet
de la fondation de l'Église d'Alexandrie par saint Marc, a
dominé sans conteste à partir du 4ième
siècle. (Constit. apost., 7, 46; S. Épiphane, De
haeresibus, 1.1, 6, P. G., t. 41, col. 900.)
3. Marc fut-il réellement martyr? Aucun Père ancien, pas
même saint Jérôme, ne nous le dit. Cependant,
d'après le Chronicon pascale, il aurait été
martyrisé sous Trajan (P. G., t.92, col. 608). - Tillemont
(Mém. pour hist. eccl., t. 2, p. 513) assure que nonobstant le
silence d'Eusèbe et de saint Jérôme, on ne peut
guère douter du martyre de Marc, après ce qu'en disent
ses Actes : ceux-ci sont appuyés par Bède (son
martyrologe et les suivants du Moyen-Age), par le consentement de
l'Église grecque, par la Chronique d'Alexandrie, la Chronique
orientale, par Eutychius rendant témoignage à la
tradition de l'Église d'Égypte. De plus, le concile de
Rome tenu sous Gélase assure que saint Marc a consommé sa
vie par un glorieux martyre. Palladius (Histoire lausiaque, c. 113)
nous apprend qu'on venait de bien loin à Alexandrie pour prier
au martyre (martyrium., i. e. tombeau) de ce bienheureux
athlète. De telles expressions marquent qu'au commencement du
5ième siècle on mettait Marc au rang des martyrs. Ainsi,
il n'est plus nécessaire de confirmer cette assertion par des
autorités moins considérables, comme le
sacramentaire, ou Grégoire de Tours, ou la liturgie
éthiopienne.
Les Actes de saint Marc, que les bollandistes ont édité
au 25 avril, s'expriment ainsi au sujet de Marc à Alexandrie :
Avec Anien, Marc ordonna seulement trois prêtres, Mélie,
Sabin et Cerdon, sept diacres et onze autres personnes pour servir de
ministres. Il s'en retourna ensuite dans la Pentapole où il
demeura deux ans, confirma les fidèles, établit des
évêques et d'autres ministres. Il revint de là
à Alexandrie, où il fut ravi de voir les fidèles
augmentés en nombre, en foi et en grâce; il les encouragea
tout de nouveau, pria pour eux, puis se retira (d'après la
Chronique orientale, il alla à Rome où il fut
présent au martyre de saint Pierre et de saint Paul). Il revint
ensuite à Alexandrie : les païens, ne pouvant souffrir les
miracles que Dieu opérait par lui et les railleries que les
chrétiens faisaient de leurs idoles, crièrent que Marc
était un magicien. Dieu le cacha durant quelque temps. Un jour
de dimanche, où les chrétiens célébraient
leur grande fête de Pâques, et les païens la
fête de leur idole Sérapis (24 avril 68), ceux-ci se
saisirent de Marc, lui mirent une corde au cou et le
traînèrent en criant
« Menons ce buffle à Bucoles! » - C'était un
lieu plein de roches et de précipices, situé sur le
littoral, et destiné apparemment pour nourrir les boeufs. Ils le
traînèrent en effet depuis le matin jusqu'au soir, la
terre et les pierres furent couvertes de son sang:
quant à lui, il rendait grâces à Dieu d'être
jugé digne de souffrir pour son saint nom. Le soir venu,
ils le mirent dans une prison et délibérèrent sur
le genre de mort qu'ils lui feraient subir. Plusieurs visions, durant
la nuit, consolèrent le généreux athlète en
lui annonçant son prochain triomphe. Le lendemain, en effet, il
consomma son martyre. Non contents de lui avoir ôté la
vie, les païens voulurent brûler son corps en un lieu
appelé Ad angelos (les messagers ou les anges), mais un grand
orage les obligea de se retirer. Les chrétiens vinrent
recueillir ce qui restait de son corps, le portèrent au lieu de
Bucoles où ils avaient coutume de se réunir et
l'ensevelirent avec les cérémonies du pays en y
joignant la prière.
4. Sur la composition du second évangile par saint Marc, nous
renvoyons à ce qu'en ont écrit les commentateurs et les
exégètes dans leurs introductions. Nous mentionnerons
seulement quelques lignes empruntées au R. P. Lagrange :
« Il faut reconnaître que la tradition est unanime à
attribuer un évangile à Marc; elle ajoute que Marc a
écrit, comme disciple de saint Pierre... il est regardé
comme interprète de Pierre dans ses catéchèses de
Rome. Mais l'accord cesse, même parmi les auteurs catholiques,
quand il s'agit de préciser la date que la tradition assigne
à l'évangile. Deux dates seulement sont possibles,
ou bien 42 ou 43, ou bien entre la mort de saint Pierre et de saint
Paul et l'an 70.
« C'est à Rome, d'après la tradition alexandrine
reçue par Eusèbe et saint Jérôme, que Marc
aurait écrit son évangile. Rien n'empêche qu'il se
soit après cela rendu à Alexandrie pour y prêcher
la foi. D'après le Chronicon pascale, il mourut sous Trajan.
Voici les grandes lignes de la tradition authentique, avec les
divergences : Saint Marc était disciple de saint Pierre et
n'avait pas été disciple du Seigneur (et pourtant on en a
fait un disciple de Jésus). Il a écrit, d'après
ses souvenirs, ce que Pierre avait enseigné (on veut que
Pierre ait connu sa tentative, qu'il l'ait connue par
révélation, qu'il ait approuvé l'évangile
terminé). Cependant, d'après Papias et saint
Irénée, Marc a écrit après la mort de saint
Pierre.
Marc a prêché à Alexandrie où il a eu pour
successeur Anien, assez probablement après sa mort. Il est
naturel qu'il y ait apporté son évangile. (A cette
prédication on a voulu assigner une date très haute; de
là l'embarras chronologique qui a fait mourir Marc en 62, et
l'idée qu'il avait composé son évangile avant 43).
Et quoique l'ancienne tradition ait placé la composition de
l'évangile à Rome ou en Italie, on a dit aussi que cet
évangile avait été écrit en Egypte.
« En mettant de côté les superfétations
ordinaires de la légende, il suffit de reporter après la
mort de saint Pierre l'apostolat alexandrin, si on le regarde comme
bien établi, pour que les faits concordent d'une façon
très satisfaisante. Ce n'est pas une opération
arbitraire, car une partie de la tradition est demeurée
fidèle à cet ordre : la date de 42, assignée
à la fondation dù siège d'Alexandrie par les
chronologistes, s'explique par le désir de mettre cette
métropole sur le même rang que Rome et Antioche. »
II. CULTE. - 1. Mention dans les martyrologes. - Tous
les anciens martyrologes parlent de saint Marc. Quelques-uns, comme
l'hiéronymien, le placent au 23 septembre; Tillemont
déclare qu'on n'en sait pas la raison. La plupart le mettent au
25 avril; tels sont le martyrologe de Bède qui se base sur la
passion de saint Marc; on y déclare que le martyre eut lieu la
quatorzième année de Néron; le martyrologe de
Florus qui ajoute à Bède quelques détails
puisés dans saint Jérôme; le Vetus Romanum, et
enfin Adon qui trouve moyen d'insérer une interpolation
relative aux loca Bucoliae; le martyrologe romain dit la
huitième année de Néron (Quentin, Martyrol. hist.
du Moyen-Age, p. 85, 306, 425, 585 et 621). - Les grecs nomment encore
saint Marc, le 11 janvier, en un quartier dit le Taureau,
peut-être à cause d'une dédicace d'église.
2° Les reliques. - Le corps de saint Marc fut longtemps
vénéré à Alexandrie. Les Actes de saint
Pierre d'Alexandrie disent positivement que Marc fut martyrisé
à Bucoles, qu'il y avait là une église bâtie
vers 310 et un cimetière dit de « Saint-Marc ».
Pierre lui-même souffrit en ce lieu, et demanda à ses
bourreaux la liberté d'aller prier sur le tombeau de Marc. -
D'après Palladius (Histoire lausiaque, c.113) le saint
prêtre Philorome vint à pied de Galatie en Cappadoce pour
visiter le tombeau de saint Marc.
Le corps de saint Marc était encore vénéré
à Alexandrie au 8ième siècle, bien que la ville
fût alors sous la domination mahométane : il se
trouvait dans un tombeau de marbre en une église située
à droite de l'entrée de la ville. On prétend que,
vers 815, des marchands vénitiens emportèrent les
ossements dissimulés au fond d'un panier. Les bollandistes
donnèrent à ce sujet une relation tirée de
Baronius, mais considérée comme suspecte par Tillemont. -
Bernard, moine français, qui fit le voyage d'Orient en 870,
assure qu'alors le corps de saint Marc n'était plus à
Alexandrie, mais avait été porté à Venise.
Mais, dans cette ville, on ne savait pas précisément
où était le corps. Au 14ième siècle, le
Doge et les procurateurs de la république
prétendaient connaître seuls l'endroit où se
trouvait le corps et en faisaient un secret aux autres. - Les
Vénitiens ont pris saint Marc pour leur patron, et font
mémoire de la translation du corps, le 31 janvier.
Bibl. - Sur la personne de saint Marc, la première source
à consulter, ce sont les écrits du Nouveau
Testament. Pour ceux qui n'admettent pas l'identification avec
Jean Marc, voir Tillemont, Mém. pour hist. eccl.,t.2, p. 89;
Patrizi, De evangeliis, Fribourg en Brisg., 1853; Lamy, Introductio in
N. T., Louvain, 1893, t. 2, p. 225; Drach, Épitres de S. Paul,
p. 503. -
Pour ceux qui l'admettent, Dict. de la Bible, t. 15, col. 716;
Lagrange, Évangile selon S. Marc, Paris, 1911, Introd., p. 17.
Il y a ensuite la tradition (voir plus haut I, 2°).
II. Pour le martyre et l'apostoJat à
Alexandrie, Passio sancti Marci, Actes que l'on croit avoir
été composés au 4ième ou au 5ième
siècle. Voir Acta sanct., 25 avril avec remarques de Henschenius.
III. Translation à Venise et miracles opérés
à cette occasion, voir Acta sanct. 25 avril.
[note perso : le détail du
jeune homme s'encourant nu à Gethsemani est seulement
présent dans l'Evangile selon saint Marc. Saint Jean et saint
Matthieu, voire même saint Luc, étaient présents.
Pourquoi n'en rien dire? Ne serait-ce que parce qu'on constate que les
détails touchant la personne du rédacteur, dans les 4
Evangiles, est toujours rapporté par le concerné, pas par
les autres.. quelle délicatesse.. on en est loins.. Cela
donnerait en tout cas un "point de départ" de la présence
du jeune homme, sans en faire un disciple selon les critères des
Apôtres, puisque le disciple, saint Jean nous l'explique de A
à Z, saint Pierre ne l'est devenu qu'après la
Résurrection.]
SAINT ANIEN, EVÉQUE (+ 86)
Anien fut le premier disciple que fit saint Marc, quand il vint
annoncer la foi de Jésus-Christ dans Alexandrie. Les
Actes de saint Marc racontent qu'Anien, d'origine païenne, avait
été réduit à la misère par suite
d'un naufrage et avait été recueilli par un savetier de
la ville qui lui donnait du travail. Lorsque Marc entra dans
Alexandrie, il donna sa chaussure à raccommoder à cet
ouvrier assez malhabile. Anien fut frappé de l'éclat qui
brillait sur le visage de l'apôtre : une distraction fit qu'il se
perça le doigt avec son alène. La souffrance lui arracha
un cri de douleur; il aurait alors poussé cette exclamation
: "Unique Dieu"! que l'on peut juger vraisemblable même chez un
païen. Marc en prit occasion d'instruire cet homme après
avoir guéri son doigt. Anien lui en témoigna sa
reconnaissance en l'introduisant dans sa maison; il se fit
baptiser avec toute sa famille.
Deux ans plus tard, Marc établit Anien évêque
d'Alexandrie, ordonna trois prêtres, sept diacres et onze
autres ministres qu'il plaça sous sa direction.
Eusèbe considère Anien comme un homme aimé de Dieu
et admirable en toute sa conduite. Selon l'opinion la plus
probable, Anien gouverna l'Église d'Alexandrie 18 ans et sept
mois après la mort de Marc. On croit qu'il mourut le 26 novembre
86. Cependant le martyrologe romain marque sa fête le 25
avril avec, celle de saint Marc; d'autres la mettent au 1er ou au 2
octobre.
Bibl - Voir Actes de saint Marc pour la conversion - Eusèbe,
Hist. eccl., 1. 2, c. 24 pour l'épiscopat. - Tillemont,
Mém. pour hist. eccl., t.2,, p. 99 et 514.
SAINT PHÉBADE D'AGEN, ÉVÊQUE (+ VERS 393)
Phébade (alias Fiari), originaire d'Aquitaine et non
d'Espagne comme l'a cru Baronius, était évêque
d'Agen dès 357. Il montra son attachement à la foi de
Nicée, et fut dans les Gaules un intrépide adversaire de
l'arianisme, après saint Hilaire avec lequel il était
dans l'intimité : après l'exil de ce grand
évêque, il travailla à garantir son troupeau de
l'infection arienne. Contre la seconde formule de Sirmium, il composa
un traité qui subsiste encore. Il joua un rôle important
au concile de Rimini en 359, présida le concile de Valence en
374 et celui de Saragosse en 380. Il faut probablement l'identifier
avec le Ségatius auquel est adressée la lettre 86 de
saint Ambroise, commune à lui et à Delphin de Bordeaux.
Saint Jérôme lui a fait une place dans son traité
Des hommes illustres (c. 108). Phébade mourut après 392;
sa fête est au 25 avril, et au 26 dans le nouveau propre d'Agen.
Les reliques sont à Venerque, diocèse de Toulouse, depuis
1112.
Bibl. - Tillemont, Mém. pour hist. eccl., t. 6, p. 457. -
Duchesne, Fastes épisc., t. 2, p. 63.
SAINT ÉTIENNE D'ANTIOCHE, ÉVÊQUE ET MARTYR (+ 479)
A la faveur de Zénon, comte d'Orient et gendre de
l'empereur Léon, Pierre le Foulon, hérétique
eutychien, avait occupé le siège d'Antioche vers 464.
Léon, l'ayant appris, voulut qu'on rétablît
à Antioche l'évêque légitime nommé
Martyrius : mais celui-ci, voyant la division régner dans son
troupeau, renonça publiquement à sa dignité. Les
catholiques élurent à sa place Etienne, un homme de
sainte vie. Pierre le Foulon demeura caché dans la ville et
entretint des cabales secrètes contre le nouvel élu. A la
mort de Léon et de son petit-fils, Zénon, qui leur
succéda, ne jugea pas à propos de contrister les
fidèles d'Antioche. Mais le tyran Basilisque l'ayant
détrôné obligea Étienne à se retirer
pour céder la place à Pierre le Foulon.
Zénon, revenu au pouvoir 20 mois plus tard, fit rendre le
siège patriarcal à Étienne. Le calme
procuré par la politique de l'empereur ne fut pas de longue
durée. Pierre le Foulon n'était pas sorti d'Antioche
malgré les instances qu'avait faites le pape Simplicius
auprès de Zénon. Un jour les eutychiens furieux
entrèrent dans l'église avec le dessein de
massacrer le patriarche Étienne, ils l'attaquèrent
à l'autel, le percèrent de coups, lui donnèrent la
mort et allèrent jeter son corps dans la rivière de
l'Oronte. L'empereur averti de ce meurtre punit les coupables, mais la
paix ne fut point rendue pour cela à l'Église
désolée. Zénon voyant que l'élection ne
pouvait se faire dans Antioche même ordonna pour cette fois qu'il
y serait procédé à Constantinople par le
patriarche Acace assisté des autres évêques. On
nomma ainsi un autre Étienne, pour l'élévation
duquel on demanda l'agrément de Simplicius. La réponse du
pape à cette demande laisse entendre qu'Étienne avait eu
des compagnons de son martyre.
La fête d'Étienne est au martyrologe romain du 25 avril.
On prétend qu'à Venise il y a une partie des reliques de
cet Étienne avec celles de divers autres chrétiens
d'Orient à l'hôpital Saint-Lazare. Il n'est pas fait
mention de ce saint patriarche dans les ménologes grecs.
Bibl. - Ce que l'on sait de saint Étienne est tiré des
écrivains ecclésiastiques d'Orient, comme
Évagre, Théodore le Lecteur, Théophane, etc., et
aussi de quelques épitres du pape Simplicius. - Voir aussi Acta
sanct., 25 avril.
SAINT MACÉDONIUS II DE CONSTANTINOPLE, ÉVÊQUE (+ 516)
Macédonius, deuxième du nom, patriarche de Constanti
nople, qu'il ne faut pas confondre avec l'hérésiarque
Macédonius, l'un de ses prédécesseurs sur ce
même siège, florissait au commencement du 6ième
siècle. Son zèle pour la défense de la Foi et son
attachement à la doctrine du concile de Chalcédoine
lui attirèrent la colère de l'empereur Anastase qui
voulut le faire déposer en 510. Le clergé et le peuple de
Constantinople réclamèrent si fortement que le
prince n'osa passer outre. Toutefois, l'année suivante, Anastase
envoyait Macédonius en exil, et lui substituait un intrus,
nommé Timothée. Les actes originaux du concile de
Chalcédoine que le saint patriarche avait cachés dans son
église furent retrouvés et Anastase les fit brûler.
Macédonius mourut en exil, l'an 516.
Il est honoré chez les grecs, le 25 avril. Si l'on ne trouve pas
son nom dans le martyrologe romain, c'est parce que Baronius ne l'a
point vu dans la traduction d'un ménologe faite par le cardinal
Sirlet; c'est peut-être aussi parce que Macédonius et
Euphémius refusèrent de rayer des diptyques le nom
d'Acace. Cependant Macédonius a toujours conservé la foi
dans sa pureté; il a même cherché à se
réunir au pape en quoi il a été entravé par
l'empereur Anastase. Son nom fut remis sur les diptyques en 518 sous
Justin Ier; le pape Hormisdas l'ayant fait retrancher
l'année suivante, il y fut replacé.
Bibl. - L'histoire de ce saint patriarche est principalement dans les
Collections de Théodore le Lecteur, la Chronographie de
Théophane. - Voir aussi Acta sanct., 25 avril.
SAINT HÉRIBALD D'AUXERRE, ÉVÊQUE ET CONFESSEUR (VERS 857)
Héribald avait d'abord été abbé de
Saint-Germain d'Auxerre, il succéda à son oncle Angelelme
sur le siège de cette ville. Si l'on s'en rapporte aux Gesta,
les dates ne sont pas faciles à concilier. Ayant
été sacré par Aidric, archevêque de Sens,
ayant siégé 33 ans et étant mort vers 857, il a
dû être sacré vers 824. Or il se trouve qu'Aldric
n'est devenu archevêque de Sens qu'en 829. - En cette
année 829, Héribald assista au concile de Paris; en
833, il était à l'assemblée de Compiègne
où Louis le Pieux fut déposé; l'année
suivante, il accompagnait Lothaire en Italie.
Le 1er septembre 841, il transféra solennellement les
reliques de saint Germain, le 16 janvier 849, il recevait un
diplôme de Charles le Chauve. En 850, il signait la lettre que
l'épiscopat français adressait à
Nominoé. Il figure à diverses reprises dans la
correspondance de Loup de Ferrières. Les derniers actes
où l'on trouve le nom d'Héribald sont la charte royale du
24 août 855 en faveur de Saint-Calais, et la lettre des
évêques de la province de Sens au clergé de Paris
à l'occasion de l'élévation
d'Énée sur le siège épiscopal de cette
dernière ville.
Héribald aimait les sciences : il fit venir de tous
côtés des maîtres célèbres qui
donnèrent un nouveau lustre aux offices religieux de son
église; il embellit sa cathédrale et d'autres
églises de son diocèse. Il mourut le 5 avril 857:
cependant sa fête se place au 25 avril, que l'on croit être
l'anniversaire des funérailles.
Bibl. - Acta sanct., 25 avril. - P. L., t. 138, col. 250. - Duru,
Bibliothèque historique de l'Yonne, t.1, p. 354. - Duchesne,
Fastes épisc., t.2, p. 450.
Textes à corriger plus tard :
D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :
p.19-21
SAINT ERMIN, EVEQUE REGIONNAIRE (+ 737)
Ermin, né à Erclie, au territoire de Laon, de parents
honnêtes et vertueux, se fit remarquer dès l'enfance par
sa piété comme par son intelligence. Ses vertus croissant
avec les années, Madalgaire, évêque de Laon,
l'éleva au sacerdoce. Il embrassa ensuite la profession
monastique sous la discipline de saint Ursmer, abbé de Lobbes,
dont il fut le disciple et le compagnon. S'il aspirait à
surpasser ses frères, c'était uniquement par
l'humilité du coeur, l'austérité de la vie et
l'amour de la pauvreté évangélique. Lorsque le
saint Abbé se vit arrivé à un âge
très-avancé, sachant combien Ermin était apte au
gouvernement des âmes, il le désigna pour son successeur,
à la satisfaction de tout le monde. Pendant qu'il soutenait
dignement le fardeau de cette fonction, il reçut le
caractère épiscopal , comme Ursmer, et après lui
tous les abbés de Lobbes; mais il n'obtint aucune juridiction
précise, et il porta la lumière de l'Evangile aux peuples
circonvoisins : il était évêque régionnaire.
Après de nombreux travaux entrepris et accomplis pour la gloire
de Dieu, il en alla recevoir la récompense le 25 avril de l'an
737. Sa mémoire est l'objet d'une vénération
spéciale dans le bourg d'Erclie, qui a pris le nom de
Saint-Erme, et qui s'honore beaucoup de son patronage.
"Propre" de Soissons
SAINT PHEBADE, appelé en Gascogne Saint Fiari,
évêque d'Agen (fin du 4ème siècle)
Ce fut vers le milieu du 4ème sicèle qu'on éleva
Phébade sur le siège épiscopal d'Agen, seconde
ville d'Aquitaine. Il se montra toujours très-zélé
pour la défense de la consubstantialité du Verbe, ce qui
parut surtout dans son attachement invincible à saint Hilaire de
Poitiers. Il ne se contenta pas de rejeter la seconde formule de "foi"
dressée à Sirmium par les Ariens et souscrite par le
célèbre Osius en 358; il prit aussi la plume pour en
montrer tout le venin, et empêcha par là qu'elle ne
fût reçue dans l'Aquitaine. Nous avons encore son ouvrage.
On y remarque beaucoup de justesse et de solidilé dans les
raisonnements. Les subtilités et les équivoques des
Ariens y sont dévoilées, et la doctrine catholique la
plus orthodoxe y est défendue avec force.
On trouve cet ouvrage dans la "Bibl. des Pères", t. 4, p. 400.
Dans le concile de Rimini, qui se tint en 359, saint Phébade
s'opposa courageusement aux efforts de l'hérésie avec
saint Servais de Tongres. Il est vrai que ces 2 évêques se
laissèrent à la fin tromper par les menées
artificieuses d'Ursace et de Valens, et qu'ils admirent une proposition
captieuse à double sens; mais ils n'eurent pas plus tôt
découvert le piège qu'on leur avait tendu, qu'ils
réclamèrent hautement, et condamnèrent tout ce qui
s'était fait à Rimini (1). Le saint évêque
d'Agen répara sa faute par le zèle qu'il montra pour la
saine doctrine dans les Conciles de Paris et de Saragosse (2).
On ignore l'année précise de sa mort. Il vivait encore en
392, lorsque saint Jérôme écrivait son "Catalogue
des hommes illustres", et était alors extrêmement
âgé. L'Eglise d'Agen l'honore le 26 avril.
L'Italie a toujours mis une différence entre les
évêques qui souscrivirent les formules de Rimini et ceux
qui firent une si courageuse résistance sous l'inspiration du
Phébade et de Servais. En voici un témoignage authentique
et flatteur. Spon, dans ses "Voyages", raconte que le cardinal Spada
fit dresser une colonne dans un petit village, près du golfe
Adriatique, en mémoire de la protestation des
évêques catholiques contre les conciliabules de Rimini.
Cette colonne est dressée devant l'église
Saint-Apollinaire, paroisse de ce village, où les
évêques fidèles vinrent célébrer les
saints Mystères après la défection du plus grand
nombre, resté en possession de l'église de Rimini.
Le village lui-même prit le nom de "Catholica".
Les reliques de saint Phébade furent, dans la suite,
transportées à Périgueux, puis à Venerques,
dans le diocèse de Toulouse : elles y reposent encore dans
l'ancienne église d'une abbaye fondée par Louis le
Débonnaire. Cet édifice est remarquable : il appartient
au style roman et parait avoir été bâti au
12ème siècle. Il y avait autrefois dans Agen une
église dédiée sous son invocation : il y reste,
pour tout souvenir de lui, une rue qui porte son nom populaire de saint
Fiari. En 1653, cette ville s'était placée sous sa
protection pour être délivrée du fléau de la
peste. En mémoire de ce voeu, les autorités de la ville
d'Agen assistent encore toutes les années à la Messe
solennelle de saint Phébade qui se célèbre
à la cathédrale le 26 avril. A la fin du 17ème
siècle, le séminaire diocésain romain fut
construit hors des murs de la ville et placé sous le patronage
du saint Phébade, ce qui recommande assez, dit le Propre du
diocèse, la célébrité du saint patron.
Voir les "Annales" de Baronius; "Histoire du diocèse d'Agen",
par m. l'abbé Barrère et m. Salvan, "Hist. de l'Eglise de
Toulouse".
(1) Voir saint Hilaire, frag. 11; saint Jérôme, L. 4, in
Lucifer, n.6; Théodoret, Hist., L. 2, ch. 17; saint Sulpice
Sévère, Hist. L. 2, n. 16. Dom Rivet, "Hist.
littér. de la France", t. 1er, part. 2, attribue à saint
Phébade un savant traité contre le concile de Rimini, qui
est écrit avec d'autant plus d'élégance que de
solidité. On en trouve une traduction grecque parmi les discours
de saint Grégoire de Nazianze. C'est le 49ème discours de
ce Père. Henri Etienne imprima le traité de saint
Phébade contre les Ariens, à Paris, en 1570. M. Migne l'a
reproduit, d'après Galland, dans le tome 53 de la Patrologie, et
y a joint un traité "De Fide", ainsi que la réfuation du
concile de Rimini qu'on lui attribue.
(2) Le premier se tint en 360, et le second en 380.
Textes à corriger plus tard :
SAINT MARC L'EVANGELISTE (+ 68)
p.21-31
Fin du commentaire des Petits Bollandistes, pp.30-31:
"Le corps de saint Marc était encore conservé et
vénéré à Alexandrie au 8ème
siècle (1), quoique la ville fût alors sous la domination
des Mahométans. Il y reposait dans la terre sous un tombeau de
marbre, devant l'autel d'une église qu'on trouvait à
droite en entrant dans la ville du côlé de la terre, hors
de la porte Orientale (2). Il y avait là un monastère,
qui subsistait encore avec l'église en 870. Vers l'an 815, sous
l'empire de Léon l'Arménien (3), le corps du Saint en fut
enlevé et transporté à Venise. Les Bollandistes
nous donnent une histoire de cette translation. On y voit plusieurs
miracles opérés par la puissance de la médiation
de Saint Marc, les matelots délivrés d'un naufrage, le
corps sacré lançant du milieu du navire des rayons de
lumière et se manifestant ainsi à ceux qui ignoraient le
secret de l'équipage, les incrédules punis et les
possédés soustraits aux atteintes des esprits malins.
Le cardinal Baronius, après avoir rapporté la relation de
la translation du corps de saint Marc, ajoute que les Vénitiens
l'avaient placé dans un endroit tout à fait secret, afin
que les Français, ou d'autres peuples, ne vinssent point
l'enlever de leur ville.
Depuis 1831, il repose sous le maître-autel de l'église
qui porte son nom et qui est la principale de Venise. Cette ville a
choisi saint Marc pour son principal patron; elle a dans ses armes un
lion avec ces mots : "Pax tibi, Marce, Evangelista mi!"
c'est-à-dire, "Marc, mon Evangéliste, que la paix soit
avec toi!"
(1) Boll. 25 apr. p.353, et Bed. (an. 815)
(2) Mabil., de Bened., t.3
(3) Baron., 820, n.29, 50
On croit généralement que saint Marc a écrit son
Evasgile en grec [*]. On en conserve, dans le trésor de la
basilique de Saint-Marc, à Venise, une traduction latine,
manuscrit très-ancien et devenu complétement inutile,
tant il est détérioré.
[* divers linguistes et non des moindres ont amplement
démontré que le texte grec était un
décalque d'un texte sémite. Les spécialistes,
non-byzantins puisque ces derniers se refusent à tout ce qui
n'est pas grec, se divisent entre ceux qui penchent pour
l'araméen, et ceux pour l'hébreux. Feu l'abbé Jean
Carmignac a donné un très large aperçu de la
question dans ses divers ouvrages, avec exemples concrets, se basant
d'ailleurs sur la patristique (saint Irénée) pour
démontrer la solidité de sa thèse. JMD]
On agite une foule de questions touchant ce manuocrit. Est-ce
l'original de saint Marc? Est-il en grec ou en latin? etc. Au lieu de
les résoudre avec Mabillon, Montfaucon, Scipion Maffeï,
nous avons cru plus expéditif de nous adreeser directement au
conservateur du trésor de saint Marc. Voici la traduction
française de sa réponse écrite en italien :
'Renseignements exacts sur l'exemplaire de l'Evangile de saint Marc,
conservé dans le trésor de la basilique Saint-Marc,
à Venise.
Cet exemplaire existe réellement, et comprend les 5 premiers
cahiers de l'Evangile de saint Marc; les 2 derniers,
détachés de cet exemplaire, sont gardés dans la
cathédrale de Saint-Vito, à Prague.
C'est par erreur qu'on croit cet exemplaire écrit de la main de
l'évangéliste saint Marc; il n'est qu'une copie que l'on
estime être du 6ème siècle.
Il est écrit en latin et en lettres onciales.
Il est tellement déterioré par l'humidité, que le
papier membraneux sur lequel il est écrit, est réduit en
une espèce de pâte : un seul feuillet, moins
endommagé, est conservé entre 2 verres. On
n'aperçoit plus que de légères traces
d'écritures.
Les premiers renseignements que l'on a sur cet exemplaire remontent
à 615. A cette époque, il était gardé dans
le monastère de Saint-Jean de Timave, en Frioul. On sait que
plus tard, en 1085, il était dans le manastère de
Bélinèse, et qu'à la fin du 13ème
siècle, ou au commencement du 14ème, il passa à la
cathédrale d'Aquilée.
Il faisait partie d'un volume qui renfermait les 4 Evangélistes.
Charles 4, empereur, venu en Italie, en demanda une portion : on lui
fit don, le 3 novembre 1157, des 2 derniers cahiers contenant la fin de
l'Evangile de saint Marc. Les 5 autres cahiers, contenant le reste de
ce même Evangile, ont été transportés
à Venise, en 1420, de Cividale, où ils étaient
depuis 2 ans.
Aujourd'hui donc, la portion de ce volume qui comprend les Evangiles de
saint Matthieu, de saint Luc et de saint Jean, se conserve à
Cividale, ville de Frioul; ce qui reste des 5 premiers cahiers de
l'Evangile de saint Marc est à Venise, et Prague possède
les 2 derniers.'
Outre son Evangile et la part qu'il peut avoir eue à la
première Epitre de saint Pierre, les Syriens disent (Corn.
à Lap., in Matth., p. 41) que c'est saint Marc qui a traduit le
Nouveau Testament en leur langue. Nous avons aussi sous son nom une
Liturgie dont se servent encore aujourd'hui les Egyptiens. Elle est
intitulée : "La Divine liturgie, ou Messe du saint Apôtre
et Evangéliste Marc, disciple de saint Pierre". Elle commence
par ces mots : "Nous vous rendons grâce, ô Seigneur, notre
Dieu".
Elle respire une grande piété, une Foi vive, et un
sentiment profond de la présence de Dieu. Elle rappelle
plusieurs des grands faits du Nouveau Testament, les miracles des
Apôtres et la plupart de nos dogmes catholiques. En voici un
passage :
"Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, qui avez choisi les 12
Apôtres, et qui les avez envoyés comme 12 astres dans
l'univers, pour éclairer les hommes, pour prêcher et
enseigner l'Evangile de votre Royaume, pour guérir parmi les
peuples toutes les maladies et toutes les infirmités; qui avez
soufllé sur eux en leur disant 'Recevez le Saint-Esprit
consolateur. A quiconque vous remettrez les péchés, les
péchés seront remis...'; soufflez ainsi sur nous, vos
serviteurs, à ce moment où nous entrons dans votre
sanctuaire, pour accomplir l'oeuvre par excellence du ministère
sacré..."
Nicétas le Paphlagonian, et plusieurs autres auteurs, attribuent
à saint Marc cette Liturgie, bien qu'ils reconnaissent que
plusieurs choses y ont été ajoutées dans la suite.
Anien, disciple de saint Marc, fut son successeur sur le trône
patriarcal [*] d'Alexandrie. Sa ferveur et sa capacité
déterminèrent saint Marc à l'établir
évêque d'Alexandrie, durant son absence. Il gouverna cette
Eglise 4 ans avec saint Marc, et près de 19 ans après sa
mort, selon que le rapporte la "Chronique Orientale". Saint Anien
mourrut l'an 86, le dimanche 26 de novembre. Le martyrologe romain
marque sa fête le 25 d'avril, avec celle de saint Marc.
Eusèbe dit (1), en parlant de lui, que "c'était un homme
fort aimé de Dieu et admirable en toutes choses". Saint Epiphane
(2) dit qu'une église fut fondée à Alexandrie sous
son invocation. On la voayit au 4ème siècle.
Son successeur fut saint Mélien. C'est le premier des 3
prêtres que saint Marc avait ordonnés à Alexandrie.
Les "Constitutions Apostoliquees" (3) disent qu'il fut consacré
évêque par saint Luc.
Ce fut dans le 6ème siècle que des patriarches
d'Alexandrie donnèrent dans l'erreur d'Eutychès, qui
enseignait qu'il n'y a qu'une Nature en Jésus-Christ. Quoiqu'ils
fassent profession d'anathématiser Eutychès et
Apollinaire, ils ne reconnaissent néanmoins , dit-on, qu'une
seule Nature en Jésus-Christ, et assurent que le Verbe a pris un
corps parfait auquel Il s'est uni sans altération, sans
mélange et sans division, en une seule Nature et une seule
Personne. Ils n'ont aucune autre erreur sur les autres points de la
religion [**]. L'Eglise des Jacobites est fort étendue. Le patriarcat
d'Alexandrie comprend dans sa juridiction les Eglises de Syrie,
d'Ethiopie, d'Abbysinie, d'Arménie, de Mésopotamie.
Outre la vie du saint Evangéliste que nous avons donnée,
il en existait encore une autre que les Bollandistes trouvent moins
ancienne et moins fidèle. La première existait dès
le 3ème et le 4ème siècle. Procope, diacre, au
commencement du 7ème siècle, et Nicétas David, qui
vivait au 9ème siècle, ont fait le panégyrique de
saint Marc. Leurs discours sont conservés parmi les
écrits des Anciens.
"Acta Sanctorum", traduction de m. Maistre, "Hist. des 72 Disciples";
le p. Cahier, "Caractéristiques"; Freppel, "Clément
d'Alexandrie".
Tous les martyrologes font mémoire de saint Marc, et
généralement tous les auteurs de l'Histoire
ecclésiastique.
(1) Eusèbe, L. 2, ch. 25.
(2) Ephiph. Haeres., 69, ch. 2
(3) Const. ap. L. 7, ch. 46
[* mes remarques concernant saint Pierre à Rome ou saint
André à Constantinople sont bien entendu valables pour
saint Marc à Alexandrie. Et nottament cet usage d'un titre, pape
ou patriarche, dès le premier siècle. C'est pur
anachronisme, et ceux qui vous prétendent le contraire n'ont
qu'à vous montrer des document d'époque prouvant le
contraire. Auquel cas je ferai amende honorable. En attendant, ce titre
appartient à l'évolution de l'ecclésiologie,
à la naissance du système patriarcal quand les Eglises,
à tort ou à raison, calqueront l'organisation
ecclésiale sur celle de l'Etat païen, c'est-à-dire
l'Empire Romain.
** Depuis lors, les discussions entre théologiens auraient
montré qu'il n'y avait en réalité qu'une question
de vocabulaire - et on sait que le vocabulaire "formatte" tant la
manière de penser que la philosophie sous-jacente de la
pensée. En tout cas, au centre de formation théologique
"Saint-Jean", on nous avait indiqué que les discussions avaient
finit par aboutir à la compréhension que le "muna phusis"
de saint Cyril, pape et patriarche d'Alexandrie, qui est la formule
conservée par nos frères Coptes à ce jour, en
fidèlité à leur Père dans la Foi, ne devait
pas se comprendre de la manière dont les théologiens
Grecs ont voulu la comprendre à l'époque de
Chalcédoine, mais bien dans le sens le plus orthodoxe du terme.
Au demeurant, la traduction anglaise du traité sur
l'Unité du Christ de saint Cyril, parue aux éditions du
séminaire Saint-Vladimir de New-York, est très explicite
sur ce point dans l'introduction.
Je terminerais ma réflexion sur 2 points que m'inspirent ces
histoires de divisions terribles, qui déchirent le Corps du
Christ.
A. L'aspect politique a joué à l'époque autant, si
pas plus, que l'aspect linguistique. L'intransigeance des clercs Grecs,
qui ne voulaient pas reconnaître autre chose que de la barbarie
dans tout ce qui n'était pas hellénistique aussi dans la
manière de penser et d'exprimer les choses, n'avait
d'équivalent que leur volonté d'hégémonie
politique. Et l'Eglise était un instrument tout trouvé
pour appuyer ce qui déjà se délitait
temporellement parlant. Le Canon 28, rejetté par les 4 autres
Patriarcats de la Pentarchie à l'époque, n'était
compréhensible, si on en restait au niveau purement humain, que
lorsqu'un empereur résidait à Constantinople. L'empereur
voulait que l'évêque de sa ville de résidence aie
un statut supérieur à tous les autres d'Orient. Voyez la
complexe histoire du siège patriarcal de Constantinople.
Donc dans un cadre pareil, cette volonté d'asseoir une
préséance, cette recherche d'une dignité humaine,
de prestige mondain, bien que diamétralement contraire à
cet exemple de la recherche de la "dernière place" (ou
plutôt l'avant-dernière, le Christ occupant à
jamais la dernière!), on comprend qu'ils aient tenté de
l'asseoir de manière conciliaire. Mais l'histoire des Conciles
et la réaction UNANIME dans toute la Chrétienté
nous montre bien, de manière irréfutable, que ce Canon a
été composé hors cadre conciliaire. Et voté
en conciliabule, "à la Rimini" ou "Brigandage d'Ephèse".
Entretemps, il n'y a plus d'empereur "Chrétien". Il n'y a plus
de Constantinople. Les conditions "humainement compréhensibles",
politiques, n'existent plus. Un frein naturel, une répugnance
normale, face à une aberration anti-évangélique
peut s'estomper pour permettre une réunification. Enfin.. le
jour où on n'entendra plus dans les paroisses Grecques
"patriarche de la Nouvelle Rome", bien entendu, parce qu'il y a loin de
la coupe aux lèvres...
B. Le problème de la condamnation : elle a eu lieu en Concile
Oecuménique. Seul un nouveau Concile Oecuménique peut la
lever. Vu que les aspects théologiques sont éclaircis,
cela ne devrait pas poser de problème.. si seulement un tel
Concile était possible. Or.. dans les faits.. si toute Eglise
professant la Foi reçue des saints Apôtres,
professée sans modification ni altération par les
Mères et Pères de l'Eglise, par les Pères des
Conciles Oecuméniques (les vrais, pas ceux qui n'en ont que le
titre..), Foi qui est la norme et non pas Eglise (ou dirigeant
d'Eglise) qui le serait, si une telle Eglise, rassemblée autour
de son évêque, Père de cette Eglise locale, a donc
la plénitude de la Foi, elle a la "catholicité", en
attendant, il est impossible de nier qu'au-delà de ce niveau
"Eglise locale", il n'y a plus d'Unité. On peut se bercer
d'illusions, mais si c'était le cas, il y a belle lurette qu'un
Concile Oecuménique aurait pu être rassemblé.
Depuis l'an 870, dernier Concile à répondre aux
critères "d'oecuménicité", il n'a plus
été possible d'y parvenir. Prions que le nouvel
évêque et pape de Rome soit celui qui parvienne à
se mettre enfin à l'écoute de l'Esprit-Saint, Qui parle
aux Eglises , et ramène son Patriarcat dans le giron de la Foi
apostolique. Alors un Concile sera possible, et alors ce qui a
été déchiré par l'orgueil et
l'aveuglément humain pourra être réparé.
Oremus, frères et soeurs qui aimez le Christ Sauveur, oremus!
JMD ]
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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!
jean-michel