Sint Idesbald (village de l'agglomération de Koksijde,
côte belge)
Le Bienheureux Idesbald van der gracht.
5 avril 2002 - saint Idesbald, statue moderne, paroisse OLV-ter-duinen
Idesbald naquit aux environs de l'an 1090 à Eggewaartskapelle.
Il était le fils d'Eggewaart, un gentleman-farmer de la noblesse
terrienne, qui érigea une chapelle et l'offrit à l'abbaye
Saint Bertin, de Saint Omer. Ainsi se perdait le nom original du
domaine "Ter gracht", et le village était appelé
Eggewaarstkapelle (chapelle d'Eggewaart), selon le nom du donateur.
Quand Idesbald offrit en 1121, pour continuer l'oeuvre pieuse de son
père, à l'abbaye Saint Bertin de Saint Omer, une donation
d'une partie de son domaine, sa femme et quelques uns de ses enfants
étaient morts.
Durant 30 ans, Idesbald joue un rôle important dans la
région du "Veurne-ambacht". Il reste lié à la cour
des Comtes de Flandres, sous le règne du bienheureux
Charles-le-bon, Guillaume de Normandie et Thierry d'Alsace. En 1149 il
est devenu échevin régional à Veurne (Furnes). A
cette époque son nom disparaît des actes comtaux.
Le sexagénaire gentleman-farmer et veuf est devenu moine de
l'Abbaye-aux-dunes de Koksijde. Cette abbaye a adopté en 1130 la
règle des Cisterciens. Saint Bernard y a installé comme
abbé son ami le Bienheureux Robert de Bruges.
Sous l'autorité de Robert, Idesbald fait son entrée. Il
est ordonné prêtre probablement par l'évêque
Milon de Thérouanne et devient chantre de l'abbaye.
Après la mort de Saint Bernard en 1153, Robert de Bruges lui
succède à Citeaux. Son successeur à Ter Duinen,
Albero, démissionne en 1155 comme abbé. Les moines
élisent, convaincus de sa sainteté, Idesbald, qui compte
à peine 6 années de vie monacale, comme successeur
d'Albero.
Les 12 années de direction d'Idesbald sont une
bénédiction pour l'abbaye, au spirituel et au temporel.
Il ne marche pas seulement devant ses moines par une vie
édifiante et parvient à gagner de nouveaux moines pour
l'abbaye, mais il obtient plusieurs héritages pour son abbaye,
qui devient le centre économique de la région.
Idesbald mourut le 18 avril 1167. Il fut, à cause de sa
sainteté, à l'encontre des habitudes de son Ordre,
enseveli dans un cercueil de plomb. Quand ce cercueil fût ouvert
en 1239, en 1624 et de nouveau le 13/8/1625 en présence de
l'Archiduchesse Isabelle, le corps d'Idesbald fût retrouvé
intact.
Quand les moines déménagèrent en 1627 pour
s'installer dans leur nouvelle abbaye à Brugge, l'actuel
Séminaire, ils emportèrent les reliques d'Idesbald.
Depuis 1831, elles sont gardées à l'église de la
Poterie.
Le culte d'Idesbald fût reconnu officiellement par le pape
Léon XIII le 10/7/1894. Jour de fête : 18 avril.
Le 23 juin 1968, une partie des reliques est emportée à
la crypte de l'église de Notre-Dame-aux-Dunes
(Onze-Lieve-Vrouw-ter-Duinen kerk, à Koksijde-bad).
A l'occasion de la restauration de l'église, cette relique est
transmise de la crypte dans un nouveau monument dans l'église,
le 18/7/1999. Dans le petit stèle est placée une relique
du Bienheureux Idesbald, prise de son bras.
Idesbald est le patron des pêcheurs, des cultivateurs des polders
et de la noblesse flamande.
Idesbald dérive du germanique "Idis Baltha", intrépide.
Nous connaissons l'abbréviation "Ides".
Prière. Seigneur notre Dieu, dans votre bonté ineffable
vous avez appelé le Bienheureux Idesbald de la vanité du
monde, et l'avez fait un ornement de la perfection
évangélique. Nous vous prions que par ses mérites
nous puissions progresser à son exemple, jour après jour,
dans la vie spirituelle. Par Jésus-Christ, votre Fils et notre
Seigneur. Amen.
Ce texte est la version francophone du panneau explicatif illustrant
l'aile "Sint-Idesbald" de l'église O-L-Vrouw-ter-duinen à
Koksijde. L'église Sint-Idesbald se trouve elle dans le village
du même nom, entité de Koksijde. Dans la statuaire, on y
trouve au dessus de l'entrée un petit moine en terre cuite,
typique de l'époque où vécut Idesbald. Et à
l'intérieur, une belle statue du saint tenant un navire entre
les mains, de type "nef" comme il en voguait tant à
l'époque. Le tout se trouve dans cette belle région des
polders, où on a la "Foi du charbonnier", églises
ouvertes et bien entretenues, "calvaires" et petites chapelles à
l'entrée des grosses fermes parsemées dans le paysage.
Eglises larges et basses, avec des clochers souvent carrés et
massifs, peu de "flèches" : en bord de mer, il y a de grosses
tempêtes à affronter..
Et la Mère de Dieu veille pour y aider!